Itraconazole
4 spécialités en Tunisie · 81 interactions répertoriées
Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière Vérifier une association
- Classe pharmacologique
- Inhibiteurs puissants du cyp3a4
- Code ATC
- J02AC02
Spécialités disponibles en Tunisie
| Marque | Composition | Laboratoire | Formes | Prix à partir de | Reste à charge min. | CNAM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ITRACIM | Itraconazole | ACINO SUPPLY AG, ACINO pharma AG | Gél., Gélules | 21,380 DT | 21,380 DT | non |
| ITRA SKIN | Itraconazole | OPALIA PHARMA, OPALIA PHARMA S.A. | Gél., Gélules | 78,570 DT | 78,570 DT | non |
| ITRA GYN | Itraconazole | OPALIA PHARMA, OPALIA PHARMA S.A. | Gél., Gélules | non | ||
| ITRAZOL | Itraconazole | ADWYA | Gél., Gélules | non |
Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.
Interactions médicamenteuses de itraconazole
Contre-indication 17
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'atorvastatine).
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Contre-indication : - avec les macrolides Association déconseillée : - avec les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir et le cobicistat Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Augmentation de plus du double des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec majoration du risque de saignement.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Augmentation des concentrations plasmatiques de dompéridone par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur).
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte de chaque IPDE5 avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, il convient de se reporter aux AMM specifiques à chacun d'eux. Augmentation (très importante pour l'avanafil et le vardénafil) des concentrations plasmatiques de l'IPDE5, avec risque d'hypotension (sévère avec le vardénafil).
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse par diminution du métabolisme de la simvastatine.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte de chaque IPDE5 avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, il convient de se reporter aux AMM specifiques à chacun d'eux. Augmentation (très importante pour l'avanafil et le vardénafil) des concentrations plasmatiques de l'IPDE5, avec risque d'hypotension (sévère avec le vardénafil).
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.
Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.
Association déconseillée 42
Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’alfuzosine et de ses effets indésirables.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Augmentation des concentrations plasmatiques de l’apixaban par l'inhibiteur, avec majoration du risque de saignement.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Risque de majoration des effets indésirables de l’irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec le midazolam per os Précaution d'emploi avec : - avec le midazolam IV et sublingual Surveillance clinique et réduction de la posologie de midazolam en cas de traitement par l'inhibiteur. Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Risque d’augmentation des effets indésirables de la silodosine par l’inhibiteur, notamment à type d’hypotension orthostatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Précaution d'emploi 9
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4. Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par l’inhibiteur enzymatique. Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et biologique pendant l’association. Risque majoré des effets indésirables du bosentan, notamment d’atteintes hépatiques, par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et, s'il y a lieu, de l'ECG et de la digoxinémie avec adaptation de la posologie de la digoxine pendant le traitement par l'itraconazole et après son arrêt. Augmentation de la digoxinémie avec nausées, vomissements, troubles du rythme.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du disopyramide. Risque d’augmentation des effets indésirables du disopyramide par diminution de son métabolisme.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique. Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par l’inhibiteur enzymatique.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4. Risque d'augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par légère diminution de son métabolisme hépatique.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique pendant l’association. Augmentation des concentrations plasmatiques du nintédanib par augmentation de son absorption par l'itraconazole.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Adaptation de la posologie de la trétinoïne pendant le traitement par l’inhibiteur et après son arrêt. Décrit pour les antifongiques azolés Augmentation des concentrations de trétinoïne par diminution de son métabolisme, avec risque de majoration de sa toxicité (pseudo- tumor cerebrii, hypercalcémie…)
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
À prendre en compte 13
Possible augmentation de l'effet sédatif de l'alprazolam.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation des concentrations d’aprépitant par diminution de son métabolisme hépatique par l’itraconazole.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation importante des concentrations de salmétérol par diminution de son métabolisme hépatique par l'itraconazole.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation des concentrations de venlafaxine avec risque de surdosage.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Légère augmentation de l'effet sédatif du zolpidem.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).
Grossesse et allaitement
Grossesse
Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.
Allaitement
Pas de fiche CRAT pour cette molécule.
Notice de référence
RCP de Sporanox 100 mg, gélule (JANSSEN CILAG), rattaché à la marque tunisienne ITRACIM. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
Mycoses superficielles
- Kératites fongiques notamment à Aspergillus
- Dermatomycoses : Pityriasis versicolor, dermatophyties cutanées incluant les zones fortement kératinisées telles que le pied d’athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : lorsque ces infections ne peuvent être traitées localement du fait de l'étendue des lésions ou de la résistance aux traitements antifongiques habituels.
- L'efficacité de l'itraconazole n'a pas été déterminée dans les onychomycoses.
Mycoses systémiques ou viscérales
- Aspergillomes inopérables symptomatiques.
- Aspergillose bronchopulmonaire et pulmonaire nécrosante, y compris chez l'immunodéprimé.
- Aspergillose invasive de l'immunodéprimé : l'expérience est encore trop limitée pour préciser la place de l'itraconazole par rapport à l'amphotéricine B, en particulier chez le neutropénique. Quelques observations suggèrent son intérêt en relais de l'amphotéricine B sans qu'il soit possible de préciser la durée utile du traitement d'attaque par l'amphotéricine B.
- Chromoblastomycose (anciennement chromomycoses).
- Histoplasmoses.
- Paracoccidioïdomycoses.
- Sporotrichoses et autres mycoses rares à germes sensibles.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Mycoses superficielles
L'élimination de l'itraconazole de la peau est plus lente que celle du plasma ; la réponse clinique et mycologique optimale est ainsi atteinte 2 à 4 semaines après l’arrêt du traitement pour les infections cutanées.
- Kératites fongiques : 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 21 jours. La durée du traitement pourra être ajustée selon la réponse clinique obtenue.
- Pityriasis versicolor : 2 gélules (200 mg) une fois par jour ou 1 gélule (100 mg) 2 fois par jour pendant 5 à 7 jours.
- Dermatophyties cutanées : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 15 jours ou 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 7 jours.
- Dermatomycoses dans les zones fortement kératinisées telles que le pied d’athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 30 jours ou 2 gélules (200 mg) deux fois par jour pendant 7 jours.
Mycoses systémiques ou viscérales
2 à 4 gélules par jour, les plus fortes posologies sont notamment recommandées chez l'immunodéprimé.
La durée du traitement doit être adaptée en fonction de la réponse clinique et mycologique. Il convient de tenir compte des recommandations officielles les plus récentes concernant l'utilisation des antifongiques.
Les durées de traitement ci-dessous sont mentionnées à titre indicatif :
- Chromoblastomycoses (anciennement chromomycoses) : 2 à 4 gélules (200 à 400 mg) une fois par jour pendant 6 mois.
- Aspergilloses : 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 2 à 5 mois. Augmenter la dose à 200 mg 2 fois par jour en cas de maladie invasive ou disséminée.
- Histoplasmoses : 2 gélules (200 mg) une fois par jour ou 2 gélules (200 mg) 2 fois par jour pendant 8 mois.
- Paracoccidioïdomycoses : 1 gélule (100 mg) une fois par jour pendant 6 mois (les données d’efficacité de Sporanox gélules à ce dosage dans le traitement des paracoccidioïdomycoses chez les malades du SIDA ne sont pas disponibles).
Mode d'administration
Les gélules doivent être absorbées sans être ouvertes, immédiatement après un repas, de préférence en une seule prise.
Populations particulières
Utilisation dans la population pédiatrique
Les données cliniques disponibles chez les enfants âgés de moins de 18 ans étant limitées, ce médicament ne sera utilisé chez ces patients que si le bénéfice attendu l’emporte sur les risques potentiels (voir rubrique 5.2).
Utilisation chez le sujet âgé
Les données cliniques sur l’utilisation de Sporanox gélule chez les patients âgés étant limitées, ce médicament ne sera utilisé chez ces patients que si le bénéfice attendu l’emporte sur les risques potentiels.
Utilisation chez l'insuffisant hépatique
Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants hépatiques sont limitées. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients. (Voir rubrique 4.4 et 5.2).
Utilisation chez l'insuffisant rénal
L’hémodialyse ou la dialyse rétropéritonéale résulte en une extraction minimale de l’itraconazole.
Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants rénaux sont limitées. L’exposition à l’itraconazole peut être plus faible chez certains patients atteints d’une insuffisance rénale. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients et un ajustement de la dose peut être envisagé (voir rubrique 4.4 et 5.2).
Contre indications
- Ce médicament est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à l’itraconazole ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
- Sporanox gélule ne doit pas être administré aux patients ayant une dysfonction ventriculaire démontrée tels qu’une insuffisance cardiaque congestive (ICC) ou des antécédents d’insuffisance cardiaque congestive sauf en cas d’infections sévères ou mettant en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.4).
- Sporanox gélule ne doit pas être utilisé pendant la grossesse pour des pathologies ne mettant pas en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.6).
- Les femmes en âge de procréer, et traitées par Sporanox doivent utiliser un moyen de contraception efficace. Une contraception efficace doit être poursuivie jusqu’au début des règles suivant l’arrêt du traitement par Sporanox.
- La co-administration de Sporanox gélule est contre-indiquée avec un certain nombre de substrats du CYP3A4, tels que les exemples énumérés ci-dessous (voir rubriques 4.4 et 4.5). Une augmentation de la concentration plasmatique de ces médicaments, provoquée par la co-administration avec Sporanox gélule, peut augmenter ou prolonger les effets thérapeutiques ou indésirables à un tel niveau que des situations potentiellement graves peuvent survenir.
- Par exemple l’augmentation de la concentration plasmatique de certains de ces médicaments peut entrainer un allongement de l’intervalle QT et des tachycardies ventriculaires incluant la survenue de torsades de pointes, une arythmie potentiellement létale (voir rubrique 4.5).
| Analgésiques ; anesthésiques | ||||
| Alcaloïdes de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergométrine) | ||||
| Antibactériens à usage systémique ; antimycobactériens ; antimycotiques à usage systémique | ||||
| Isavuconazole | ||||
| Anthelminthiques ; antiprotozoaires | ||||
| Halofantrine | ||||
| Antihistaminiques à usage systémique | ||||
| Astémizole | Mizolastine | Terfénadine | ||
| Agents antinéoplasiques | ||||
| Irinotécan | Vénétoclax (chez les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique pendant la phase d’initiation et de titration de dose de vénétoclax) | |||
| Agents antithrombotiques | ||||
| Dabigatran | Ticagrélor | |||
| Antiviraux à usage systémique | ||||
| Ombitasvir/Paritaprévir/Ritonavir (avec ou sans dasabuvir) | ||||
| Système cardiovasculaire (agents agissant sur le système rénine-angiotensine ; antihypertenseurs : bêtabloquants ; inhibiteurs des canaux calciques ; traitements cardiaques ; diurétiques) | ||||
| Aliskiren | Éplérénone | Quinidine | ||
| Bépridil | Finérénone | Ranolazine | ||
| Disopyramide | Ivabradine | Sildénafil (hypertension pulmonaire) | ||
| Dofétilide | Lercanidipine | |||
| Dronédarone | Nisoldipine | |||
| Médicaments gastrointestinaux, y compris antidiarrhéiques, anti-inflammatoires intestinaux/agents anti-infectieux ; antiémétiques et anti-nauséeux ; médicaments pour traiter la constipation ; médicaments pour traiter les troubles gastro-intestinaux fonctionnels | ||||
| Cisapride | Dompéridone | Naloxégol | ||
| Immunosuppresseurs | ||||
| Voclosporine | ||||
| Agents modifiant les lipides | ||||
| Lovastatine | Lomitapide | Simvastatine | ||
| Psychoanaleptiques ; psycholeptiques (par exemple, antipsychotiques, anxiolytiques et hypnotiques) | ||||
| Lurasidone | Pimozide | Sertindole | ||
| Midazolam (oral) | Quétiapine | Triazolam | ||
| Urologiques | ||||
| Avanafil | Darifénacine | Solifénacine (chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance hépatique modérée à sévère) | ||
| Dapoxétine | Fésotérodine (chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou d’insuffisance hépatique modérée à sévère). | Vardénafil (chez les patients de plus de 75 ans). | ||
| Médicaments divers et autres substances | ||||
| Colchicine (chez les patients insuffisants rénaux ou hépatiques) | Éliglustat (chez les patients métaboliseurs lents (ML) du CYP2D6, métaboliseurs intermédiaires (MI) du CYP2D6 ou métaboliseurs rapides (MR) du CYP2D6 qui prennent des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP2D6). | |||
Mises en garde et précautions d'emploi
Effets hépatiques
De très rares cas de toxicité hépatique grave, incluant quelques cas d’insuffisance hépatique aiguë d’évolution fatale ont été rapportés chez des patients traités par Sporanox. La plupart de ces cas sont survenus chez des patients ayant une maladie hépatique pré-existante, traités pour des mycoses systémiques, ayant des pathologies concomitantes significatives et/ou traités par d’autres médicaments hépatotoxiques. Quelques patients ne présentaient pas de facteurs de risque patents de maladie hépatique. Quelques cas ont été observés au cours du 1 er mois de traitement, et pour certains au cours de la 1 ère semaine de traitement. Il est recommandé de surveiller la fonction hépatique chez les patients traités par Sporanox. Les patients doivent être informés qu’ils doivent avertir très rapidement leur médecin en cas d’apparition de signes et de symptômes suggérant une atteinte hépatique en particulier anorexie, nausées, vomissements, asthénie, douleurs abdominales ou urines foncées. En cas de survenue de l’un de ces symptômes, le traitement doit être immédiatement interrompu et des examens de la fonction hépatique doivent être réalisés.
Chez les patients ayant une élévation des enzymes hépatiques ou présentant une maladie hépatique active, ou chez qui d'autres médicaments ont déjà entraîné une toxicité hépatique, le traitement ne doit pas être débuté à moins que le patient se trouve dans une situation grave ou mettant en jeu le pronostic vital pour laquelle le bénéfice attendu de Sporanox l’emporte sur le risque d’atteinte hépatique. Si le traitement est débuté, la fonction hépatique doit être surveillée.
Effets cardiaques
Une étude réalisée chez le volontaire sain avec Sporanox IV a montré une diminution transitoire asymptomatique de la fraction d'éjection ventriculaire gauche ; se résolvant avant la perfusion suivante. La signification clinique de cette observation, pour les formes orales, n'est pas connue.
L'itraconazole a montré un effet inotrope négatif et Sporanox a été associé à des cas d'insuffisance cardiaque congestive après administration par voie orale.
Dans les notifications spontanées, les insuffisances cardiaques ont été plus fréquemment rapportées lorsque la dose journalière totale d’itraconazole était de 400 mg par rapport à une dose journalière totale plus faible, ce qui suggère que le risque d’insuffisance cardiaque peut être dose-dépendant.
Sporanox ne doit être utilisé chez des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive ou des antécédents d'insuffisance cardiaque congestive que si le bénéfice est nettement supérieur aux risques.
L'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque doit prendre en compte des facteurs tels que la sévérité de l'indication, la posologie (i.e. la dose totale journalière) et les facteurs de risques individuels d'insuffisance cardiaque congestive. Ces facteurs de risque comprennent des maladies cardiaques telles que les maladies ischémiques et valvulaires, des maladies pulmonaires significatives telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive, l'insuffisance rénale et d'autres troubles œdémateux. Ces patients doivent être informés des signes et symptômes de l'insuffisance cardiaque congestive, ils doivent être traités avec précautions et doivent faire l'objet d'un suivi des signes et symptômes de l'insuffisance cardiaque congestive au cours du traitement. Si de tels signes ou symptômes apparaissent au cours du traitement, Sporanox doit être arrêté.
Les inhibiteurs calciques peuvent avoir des effets inotropes négatifs qui peuvent s'ajouter à ceux de l'itraconazole ; l'itraconazole peut inhiber le métabolisme des inhibiteurs calciques. En conséquence, la prudence s'impose en cas de co-administration d'itraconazole et d'inhibiteurs calciques en raison d’un risque augmenté d’insuffisance cardiaque congestive (voir rubrique 4.5).
Hypersensibilité croisée
Les informations relatives à une hypersensibilité croisée entre l’itraconazole et d’autres antifongiques azolés sont limitées. La prudence est de rigueur lorsque ce médicament est prescrit à des patients ayant présenté une hypersensibilité à d’autres azolés.
Acidité gastrique
L’absorption de l’itraconazole contenu dans Sporanox gélule est diminuée lorsque l’acidité gastrique est réduite.
Chez les patients ayant une acidité gastrique réduite, liée à une maladie (par exemple, patients avec une achlorhydrie) ou à la prise concomitante de médicaments (par exemple, patients prenant des médicaments réduisant l’acidité gastrique comme les anti-H2 ou les inhibiteurs de la pompe à protons), il est conseillé d’administrer Sporanox gélule avec une boisson acide (telle que du cola classique).
Par ailleurs, avec les topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants, Sporanox gélule doit être administré 2 heures avant ou 2 heures après la prise de ces médicaments.
Une vigilance particulière est requise en cas de co-administration de ces médicaments (voir rubrique 4.5 et 5.2).
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.
Allaitement
L’allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.
Interaction potentielle
Les médicaments contre-indiqués, non recommandés ou recommandés avec prudence en association avec l’itraconazole sont répertoriés dans la rubrique 4.3 Contre-indications et la rubrique 4.5 Interaction avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions.
Insuffisance rénale
L’hémodialyse ou la dialyse rétropéritonéale résulte en une extraction minimale de l’itraconazole.
Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les insuffisants rénaux sont limitées. L’exposition à l’itraconazole peut être plus faible chez certains patients atteints d’une insuffisance rénale. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients et un ajustement de la dose peut être envisagé (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Les données relatives à l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants hépatiques sont limitées. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients. Il est préconisé de surveiller étroitement les patients insuffisants hépatiques en cas de prise d’itraconazole (voir rubrique 4.2).
Lors de la décision d’initier un traitement avec d’autres médicaments métabolisés par le CYP3A4, il est recommandé de prendre en compte la prolongation de la demi-vie d’élimination de l’itraconazole observée dans un essai clinique conduit avec l’itraconazole administré à dose unique sous forme de gélules chez des patients cirrhotiques (voir rubrique 5.2).
Perte auditive
Des cas de perte auditive transitoire ou permanente ont été rapportés chez des patients traités par de l’itraconazole. Plusieurs de ces cas comprenaient l’administration concomitante de quinidine, qui est une association contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). La perte auditive se dissipe généralement à l’arrêt du traitement, mais elle peut persister chez certains patients.
Patients atteints du SIDA
Chez les patients atteints de SIDA ayant été traités pour une infection fongique systémique telle qu’une sporotrichose ou une histoplasmose et présentant un risque de récidive, le médecin traitant doit évaluer la nécessité d'un traitement d'entretien.
Sujets immunodéprimés (par exemple : patients neutropéniques, patients infectés par le VIH ou transplantés)
Chez certains patients immunodéprimés ( par exemple, patients neutropéniques , atteints de SIDA ou transplantés ), la biodisponibilité orale de Sporanox gélule peut être diminuée.
Les concentrations à l’état stationnaire sont généralement plus faibles chez les immunodéprimés et justifient l’utilisation de posologies élevées (400 mg/jour). La surveillance des concentrations plasmatiques peut être utile en début de traitement surtout s’il existe des éléments susceptibles de modifier l’absorption (prises à jeun, réaction du greffon contre l’hôte, diarrhée, mucite), et en cas de suspicion d’échec.
Sujets présentant des infections fongiques systémiques mettant directement en jeu le pronostic vital :
En raison de ses propriétés pharmacocinétiques (se reporter à la rubrique 5.2), Sporanox gélule ne devra pas être utilisé en traitement d’initiation chez ces patients.
Neuropathie
En cas d’apparition d’une neuropathie qui pourrait être imputée à ce médicament, il convient d’interrompre le traitement.
Résistance croisée
En cas de candidoses systémiques, si des souches de Candida sont suspectées résistantes au fluconazole, on ne peut prédire leur sensibilité à l'itraconazole ; donc celle-ci devra être testée avant d’initier le traitement par l’itraconazole.
Interchangeabilité
Il n’est pas recommandé d’interchanger Sporanox gélule et Sporanox solution buvable car pour une même dose administrée l’exposition à ce médicament est supérieure avec la solution buvable qu’avec les gélules.
Mucoviscidose
Chez les patients atteints de mucoviscidose, une variabilité des concentrations plasmatiques d’itraconazole à l’état d’équilibre avec la solution buvable a été observée. En l’absence de réponse au traitement par Sporanox gélule, une alternative thérapeutique doit être envisagée.
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Grossesse
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence un effet tératogène (voir rubrique 5.3).
Il a été montré que l’itraconazole traverse le placenta dans un modèle chez le rat.
Des cas d'anomalies congénitales ont été rapportés au cours de la commercialisation de Sporanox, sans qu’aucun lien de cause à effet avec la prise de Sporanox n'ait été établi. Ces cas incluaient notamment des malformations du squelette et des altérations chromosomiques.
Les données cliniques sur l'utilisation de Sporanox pendant la grossesse sont globalement limitées. Par conséquent, Sporanox gélule ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf dans les pathologies mettant en jeu le pronostic vital, où le bénéfice potentiel pour la mère l'emporte sur le préjudice potentiel pour le fœtus (voir rubrique 4.3).
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer, et traitées par Sporanox, gélule doivent utiliser un moyen de contraception efficace. Une contraception efficace doit être poursuivie jusqu’au début des règles suivant l’arrêt du traitement par Sporanox.
Allaitement
En raison de l’excrétion de l’itraconazole dans le lait maternel et compte-tenu de son profil d’effets secondaires, l’allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.
Fertilité
Les données animales chez le rat n’ont pas mis en évidence un effet de l’itraconazole sur la fertilité mâle ou femelle.
Effets indésirables
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec Sporanox gélules dans les essais cliniques et/ou à partir des notifications spontanées ont été les céphalées, les douleurs abdominales et les nausées. Les effets indésirables les plus sévères ont été les réactions allergiques sévères, l’insuffisance cardiaque congestive/œdème pulmonaire, la pancréatite, l’hépatotoxicité sévère (incluant quelques cas d’insuffisance hépatique aiguë fatale), et les réactions cutanées sévères. Se référer à la sous-rubrique « Liste tabulée des effets indésirables » pour les fréquences et les autres effets indésirables observés. Se référer à la rubrique 4.4 (Mises en garde spéciales et précautions d’emploi) pour des informations complémentaires sur les autres effets sévères.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés lors des études cliniques réalisées avec les gélules d’itraconazole et/ou sont issus des notifications spontanées rapportées après la commercialisation de l’itraconazole, toute formulation confondue.
Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables classés selon les systèmes d’organe. Au sein de chaque classe, les effets sont présentés selon l’incidence en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
| Classe de systèmes organes | Effets indésirables | |||
| Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) | Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) | Rare ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000) | Fréquence indéterminée | |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Leucopénie | Neutropénie, Thrombopénie, | ||
| Affections du système immunitaire | Hypersensibilité* | Réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes, Œdème de Quincke, Maladie sérique | ||
| Affections endocriniennes | Pseudohyperaldostéronisme | |||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hypertriglycéridémie | Hypokaliémie | ||
| Affections du système nerveux | Céphalées | Vertiges | Tremblements, Paresthésie, Hypoesthésie, Dysgueusie | Neuropathie périphérique*, Sensations vertigineuses** |
| Affections oculaires | Troubles visuels (incluant diplopie et vision floue) | |||
| Affections de l'oreille et du labyrinthe | Perte auditive passagère ou permanente*, Acouphène | |||
| Affections cardiaques | Insuffisance cardiaque congestive*, Bradycardie | Insuffisance cardiaque** | ||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée | Œdème pulmonaire, Toux** | ||
| Affections gastro-intestinales | Douleurs abdominales, Nausées | Diarrhées,Vomissements, Constipation, Dyspepsie, Flatulence | Pancréatite | |
| Affections hépatobiliaires | Augmentation des enzymes hépatiques (notamment ALAT, ASAT) | Hépatotoxicité sévère* (incluant des cas d’insuffisance hépatique aiguë fatale), Hépatite*, Insuffisance hépatique*, Hyperbilirubinémie | ||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Rash, Urticaire, Prurit | Nécrolyse épidermique toxique, Syndrome de Stevens-Johnson, Pustulose exanthématique aiguë généralisée, Erythème polymorphe, Dermatite exfoliative, Vascularite leucocytoclasique, Alopécie, Photosensibilité | ||
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | Myalgie, Arthralgie | |||
| Affections du rein et des voies urinaires | Pollakiurie | Incontinence urinaire | ||
| Affections des organes de reproduction et du sein | Troubles menstruels | Dysfonction érectile | ||
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Œdème, Pyrexie | |||
| Investigations | Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine |
* Voir rubrique 4.4
** Effet(s) indésirables associés à l’itraconazole dans les essais cliniques avec Sporanox solution buvable
Population pédiatrique
Les données de sécurité d’emploi dans la population pédiatrique sont limitées. Sporanox gélule a été administré chez 165 patients pédiatriques âgés de 1 à 17 ans ayant participé à 14 essais cliniques (4 essais en double aveugle contrôlés versus placebo, 9 essais en ouvert ; et 1 essai ayant une phase en ouvert suivie d’une phase en double aveugle).
Sur la base des données de tolérance poolées issues de ces essais cliniques, les effets indésirables fréquemment rapportés chez les patients pédiatriques ayant reçu au moins une dose de Sporanox gélule ont été céphalées (3,0%), vomissement (3,0%), douleur abdominale (2,4%), diarrhée (2,4%), fonction hépatique anormale (1,2%), hypotension (1,2%), nausée (1,2%) et urticaire (1,2%). De manière générale, la nature des effets indésirables chez les patients pédiatriques est similaire à celle observée chez les sujets adultes, mais la fréquence est plus élevée chez les patients pédiatriques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Surdosage
Symptômes et signes
De manière générale, les effets indésirables rapportés en cas de surdosage ont été cohérents avec ceux rapportés lors de l’utilisation de l’itraconazole (voir rubrique 4.8).
Traitement
En cas de surdosage, un traitement symptomatique sera mis en place.
L'itraconazole n'est pas éliminé par hémodialyse.
Il n'existe aucun antidote spécifique.
Il est recommandé de contacter un centre antipoison afin de connaître les dernières recommandations pour la prise en charge d’un surdosage.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antimycosiques à usage systémique, dérivés triazolés et tétrazolés.
Code ATC : J02A C02
Mécanisme d’action
L’itraconazole inhibe l’enzyme fongique lanosterol 14 alpha-demethylase (CYP51), qui catalyse une étape indispensable de la biosynthèse de l’ergostérol, un constituant essentiel de la membrane fongique.
Relation pharmacocinétique (PK) / pharmacodynamique (PD)
Pour les agents triazolés antifongiques, incluant l’itraconazole, le ratio de l’aire sous la courbe des concentrations en fonction du temps/concentration minimale inhibitrice (ASC/CMI) est le paramètre le plus étroitement associé à l’efficacité.
Microbiologie
L’itraconazole a démontré être actif in vitro contre les microorganismes suivants :
Candida spp. (dont Candida albicans, C. tropicalis, C. parapsilosis et Candida dubliniensis), Aspergillus spp. (dont, A. fumigatus A. flavus, A. nidulans et A. terreus), Histoplasma capsulatum, Paracoccidioides brasiliensis, Epidermophyton floccosum, Malassezia furfur, Malassezia globosa, Microsporum spp. Cladophialophora carrionii, Fonsecaea pedrosoi et Phialophora verrucosa, Trichophyton sp, Sporothrix schenckii.
Candida krusei, Candida glabrata et Candida guillermondii sont généralement les espèces de Candida les moins sensibles, avec quelques isolats ayant montré in vitro une résistance sans équivoque à l’itraconazole
Les principaux types de champignons non inhibés par l’itraconazole sont : Zygomycetes (tels que Rhizopus spp., Rhizomucor spp., Mucor spp. et Absidia spp.), Fusarium spp., Scedosporium spp. et Scopulariopsis spp.
Résistance
Les principaux mécanismes de résistance incluent l’acquisition de mutations entrainant la surexpression du gène codant pour l’enzyme cible lanosterol 14 alpha-demethylase, des mutations ponctuelles résultant en une substitution d’acides aminés de l’enzyme cible conduisant à une diminution de l’affinité pour la cible et/ou une surexpression du transporteur, responsables d’une augmentation de l’efflux.
Concentrations critiques
Les concentrations critiques de l’itraconazole ont été établies dans le document « European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) breakpoints », version 10.0, valide à compter du 04/02/2020.
| Espèces de Candida et d’Aspergillus | Concentration critique de CMI (mg/L) | |
| ≤ S (sensible) | > R (résistant) | |
| Candida albicans | 0,06 | 0,06 |
| Candida dubliniensis | 0,06 | 0,06 |
| Candida parapsilosis | 0,125 | 0,125 |
| Candida tropicalis | 0,125 | 0,125 |
| Aspergillus flavus 1,2 | 1 | 1 |
| Aspergillus fumigatus 1,2 | 1 | 1 |
| Aspergillus nidulans 1,2 | 1 | 1 |
| Aspergillus terreus 1,2 | 1 | 1 |
Les preuves actuelles sont insuffisantes pour établir des concentrations critiques cliniques pour Candida glabrata 3 , C. krusei 3 , C. guilliermondi 3 , Cryptococcus neoformans et des concentrations critiques non liées à l’espèce pour Candida .
Les preuves actuelles sont insuffisantes pour établir des concentrations critiques cliniques pour Aspergillus niger 4,5 et des concentrations critiques non liées à l’espèce pour Aspergillus spp 5 .
1 Il est recommandé de surveiller les concentrations minimales d’azole chez les patients traités pour une infection fongique.
2 La zone d’incertitude technique (ATU) est : 2. Reporter comme résultat Résistant avec le commentaire suivant : « Dans certaines situations cliniques (formes d’infections non invasives), l’itraconazole peut être utilisé dans la mesure où une exposition suffisante est assurée ».
3 Les valeurs de seuil épidémiologique (ECOFF) pour ces espèces sont généralement supérieures à celles de C. albicans .
4 Les valeurs de seuil épidémiologique (ECOFF) pour ces espèces se situent généralement à une dilution au demi au-dessus de celle d’ A. fumigatus .
5 Les valeurs de CMI pour les isolats d’ A. niger et d’ A. versicolor sont généralement supérieures à celles d’ A. fumigatus . Il reste inconnu si cela se traduit par une réponse clinique plus limitée
Les concentrations critiques d’interprétation de l’itraconazole pour les espèces de Candida et pour les champignons filamenteux n’ont pas été établies par les méthodes du Clinical and Laboratory Standards (CLSI), M60, Performance Standards for Antifungal Susceptibility Testing of Yeasts. 2 e édition, 2020.
Molécules de la même classe ATC (J02AC)
| Molécule | ATC | Marques | Prix à partir de | CNAM | OMS | Grossesse (CRAT) | Interactions |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Itraconazole | J02AC02 | 4 | 21,380 DT | non | liste 2025 | 81 | |
| Fluconazole | J02AC01 | 15 | 5,555 DT | oui | liste 2025 | Compatible | 26 |
| Voriconazole | J02AC03 | 3 | non | liste 2025 | 73 |
Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.
Recommandations internationales
Itraconazole figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Itraconazole) : Antifungal medicines.
Classification ATC (OMS) : J02AC02