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Sirolimus

1 spécialité en Tunisie · 51 interactions répertoriées

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Code ATC
L04AH01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
RAPAMUNE Sirolimus PFIZER EXPORT B.V. (Ex-PFIZER ENTERPRISES SARL) Comp. Enr. hôpital

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de sirolimus

Association déconseillée 5
Clarithromycine · ex. XYLAR, CLARITHRO, CLARID, ZECLAR, DOMINAR, CLARIMAX

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Erythromycine · ex. ERYTHRO 250, ERYTHRO, ABBOTICINE, ERYTHROCINE, ERYSOL, ERYFLUID

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Itraconazole · ex. ITRACIM, ITRA GYN, ITRAZOL, ITRA SKIN

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ketoconazole · ex. KETOLIN, KETODERM, KODERM, KETOZOL, KETOGEL, KETODERM 2%

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Voriconazole · ex. V-ZOLEX, VFEND, VORICO

Association déconseillée - avec l'évérolimus, le sirolimus, et le temsirolimus. Précaution d'emploi - avec la ciclosporine et le tacrolimus : dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt. Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique par le voriconazole.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 10
Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur. Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Il est recommandé d’administrer le sirolimus 4 heures après la ciclosporine. Contrôle de la fonction rénale, pendant l’association et après son arrêt. Augmentation des concentrations sanguines de sirolimus par la ciclosporine. La néphrotoxicité de la ciclosporine est également augmentée lors de l’association.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Diltiazem · ex. TILDIEM, BI TILDIEM, MONO-TILDIEM, CARDIADIL 200, MONO-TIAZEM, CARDIADIL 300

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt. Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par diminution de son métabolisme.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluconazole · ex. FUNZOL, DIFLUZOL gélu., FLUCAZOLE, FLUKAS, DIFLUZOL, FLINZOL

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt. Risque d'augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme et de la créatininémie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nicardipine · ex. LOXEN Com, LOXEN, LOXEN L., NICARDIPINE MEDIS IV

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant le traitement et après l'arrêt. Augmentation des concentrations sanguines de l'immunodépresseur, par inhibition de son métabolisme.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur. Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur. Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pristinamycine · ex. PYOSTACINE 500

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de sa posologie pendant l'association et après son arrêt. Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Rifampicine · ex. RIFADIN Pdre/prép, RIFADINE

Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de l'inducteur. Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Verapamil chlorhydrate · ex. ISOPTINE

Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l’association et après son arrêt. Augmentation des concentrations sanguines du sirolimus (diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 36
Azacitidine · ex. AZACITIDINE NEAPOLIS, VIDAZA

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Azathioprine · ex. AZATHIOPRINE VIATRIS, AZATHIOPRINE AQVIDA, IMUREK, IMURAN, IMUREL

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Bendamustine · ex. LEVACT 100mg (), LEVACT

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Bortezomib · ex. BORTEZOMIB NEAPOLIS, VELCADE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Capecitabine · ex. CAPECITABINE MYLAN, CAPECITABINE NEAPOLIS, DIROGIT

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Captopril · ex. CAPTO-PRIL ALLIANCE, CONVERTAL, HYPOTENSYL, CAPOCARD, TENSOPRIL, CAPRIL

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Carboplatine · ex. CYTOKAR, KARBOTEEN, MEGAPLATIN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cisplatine · ex. CISPLATIN-EBEWE, CISPLATINE MYLAN, CYTOCIS

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cladribine · ex. LITAK 10mg ()

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cyclophosphamide · ex. ENDOXAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cytarabine · ex. ALEXAN, ALEXAN 1gr, ARACYTINE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Dacarbazine · ex. DETIMEDAC

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Docetaxel · ex. CYTOTERE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Doxorubicine · ex. ADRIBLASTINE, CYTODOX

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Enalapril · ex. ENAPRIL, ANGIOTEC, HYPRIL, ANGIOZIDE, ZANEXTRA

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Epirubicine · ex. CYTOBICINE, EPIRUBICIN THYMOORGAN, FARMORUBICINE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Etoposide · ex. ETOPOSIDE MYLAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Fluorouracile · ex. CYTOFLU 1gr/20ml (), CYTOFLU 250mg/5ml (), CYTOFLU 500mg/10ml ()

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Gemcitabine · ex. CYTOGEM 40mg ( r), CYTOGEM 40mg ( ), GEMCITABINE HOSPIRA, GEMCITABINE NEAPOLIS, GEMSOL 40mg ( ), GEZT

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Hydroxycarbamide · ex. CUREAML

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Idarubicine · ex. ZAVEDOS 10

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ifosfamide · ex. HOLOXAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Irinotecan · ex. CAMPTO 20mg ( ), CYTOTECAN, IRINOTECAN KABI 100mg, IRINOTECAN KABI 40mg, IRINOTECAN MYLAN 20mg ( )

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Mercaptopurine · ex. PURINETHOL

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Methotrexate · ex. METHOTREXATE EBEWE, METHOTREXATE, EBETREXAT, LEDERTREXATE, METHOTREXATE BIODIM, METHOTREXATE MYLAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Mitoxantrone · ex. MITOXANTRON EBEWE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxaliplatine · ex. CYTOXALINE, OXALIPLATIN AQVIDA 5mg ( ), OXALIPLATINE KABI 5mg ( )

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Paclitaxel · ex. CYTOPAXEL, DRIFEN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pemetrexed · ex. PEMETREXED NEAPOLIS, TREXAM

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Perindopril · ex. COSIMPREL, CARDOSYL, THERAPRIL, COVERSYL, BI-THERAPRIL, BIPRETERAX

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Quinapril · ex. ACUILIX, ACUITEL, ACUITEL 5

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ramipril · ex. RAMIPRIL WINTHROP, PREVENSYL, TRIATEC, RAPRIL, TRITAZIDE, CORAPRIL

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Temozolomide · ex. TEGOZOL

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Trandolapril · ex. ODRIK

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Vinorelbine · ex. NAVELBINE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Zofenopril · ex. ZANTIPRES, ZANTIPRIDE

Majoration du risque d’angio-oedème.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice de référence

RCP de Rapamune 1 mg/ml solution buvable (PFIZER EUROPE MA EEIG (BELGIQUE)), rattaché à la marque tunisienne RAPAMUNE. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Indications thérapeutiques

Rapamune est indiqué chez les patients adultes présentant un risque immunologique faible à modéré recevant une transplantation rénale, en prévention du rejet d’organe. Il est recommandé d’initier le traitement par Rapamune en association avec la ciclosporine microémulsion et les corticoïdes pendant 2 à 3 mois. Rapamune peut être poursuivi en traitement d’entretien avec des corticoïdes seulement si la

ciclosporine microémulsion peut être arrêtée progressivement (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Rapamune est indiqué en traitement de la lymphangioléiomyomatose sporadique avec atteinte pulmonaire modérée ou détérioration de la fonction pulmonaire (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Posologie et mode d'administration

Posologie et mode d’administration

Posologie

Prévention du rejet de greffe d’organe

Le traitement doit être instauré et suivi sous la surveillance d’un spécialiste dûment qualifié en transplantation.

Traitement d’initiation (pendant les 2 à 3 mois après la transplantation) Le schéma posologique usuel consiste en une dose de charge unique de 6 mg de Rapamune par voie orale, administrée dès que possible après la transplantation, suivie d’une dose de 2 mg une fois par jour jusqu’à ce que les résultats de suivi des concentrations thérapeutiques soient disponibles (voir Suivi des concentrations thérapeutiques et ajustement posologique). La posologie de Rapamune doit ensuite être adaptée individuellement afin d’obtenir des concentrations résiduelles dans le sang total comprises entre 4 et 12 ng/ml (dosage chromatographique). Le traitement par Rapamune doit être optimisé par diminution progressive de la posologie des stéroïdes et de la ciclosporine microémulsion. Les concentrations résiduelles limites recommandées de ciclosporine durant les 2 à 3 premiers mois après la transplantation sont de 150-400 ng/ml (dosage monoclonal ou méthode équivalente) (voir rubrique 4.5).

Afin de minimiser les fluctuations, Rapamune doit être pris à la même heure par rapport à la prise de ciclosporine, soit 4 heures après la dose de ciclosporine, et soit toujours avec, soit toujours sans nourriture (voir rubrique 5.2).

Traitement d’entretien La ciclosporine doit être progressivement supprimée sur une période de 4 à 8 semaines, et la posologie de Rapamune doit être ajustée afin d’obtenir des concentrations résiduelles dans le sang total comprises entre 12 et 20 ng/ml (dosage chromatographique ; voir Suivi des concentrations thérapeutiques et ajustement posologique). Rapamune doit être associé à des corticoïdes. Chez les patients pour lesquels l’arrêt de la ciclosporine est un échec ou ne peut être envisagé, l’association de ciclosporine et de Rapamune ne doit pas être poursuivie au-delà de 3 mois après la transplantation. Chez ces patients, Rapamune doit être arrêté et un autre protocole immunosuppresseur doit être instauré quand cela est cliniquement nécessaire.

Suivi des concentrations thérapeutiques et ajustement posologique Les concentrations de sirolimus dans le sang total doivent être étroitement surveillées dans les populations suivantes :

(1) patients présentant une insuffisance hépatique (2) lorsque des inducteurs ou des inhibiteurs du cytochrome CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine-P (P-gp) sont administrés concomitamment, ainsi qu’après arrêt de leur administration (voir rubrique

Contre indications

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Mises en garde et précautions d'emploi

Glomérulo- sclérose segmentaire et focale*

Affections des organes de reproduction et du sein Troubles menstruels (incluant aménorrhée et ménorragie) Kystes ovariens

Classe de systèmes d’organes Très fréquent (≥1/10)

Fréquent (≥1/100 à <1/10)

Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100)

Rare (≥1/10 000 à <1/1 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) Troubles généraux et anomalies au site d’administra- tion Œdème, Œdème périphérique, Fièvre, Douleur, Cicatrisation altérée*

Investigations Elévation de la lacticodéshy- drogénase sanguine, Elévation de la créatininémie

*Voir rubrique ci-dessous

Description des effets indésirables identifiés par un astérisque

L’immunosuppression augmente le risque de développement de lymphomes et autres tumeurs malignes, en particulier cutanées (voir rubrique 4.4).

Des cas de néphropathies à BK virus, ainsi que des cas de leucoencéphalopathies multifocales progressives (LMP) liées au JC virus ont été rapportés chez des patients traités par immunosuppresseurs, dont Rapamune.

Une hépatotoxicité a été rapportée. Le risque peut augmenter avec l’élévation de la concentration résiduelle de sirolimus. De rares cas de nécrose hépatique fatale ont été rapportés avec des concentrations résiduelles élevées de sirolimus.

Des cas de pathologies interstitielles pulmonaires (incluant des pneumopathies inflammatoires et rarement des bronchiolites oblitérantes (BOOP) et des fibroses pulmonaires), dont certaines fatales, sans étiologie infectieuse identifiée sont survenus chez des patients qui recevaient des traitements immunosuppresseurs comprenant Rapamune. Dans certains cas, la pathologie interstitielle pulmonaire a régressé à l’arrêt ou à la diminution des doses de Rapamune. Le risque peut augmenter avec l’élévation des concentrations résiduelles de sirolimus.

Une cicatrisation altérée à la suite d’une transplantation a été rapportée, incluant une déhiscence des fascias, une hernie incisionnelle, et une rupture anastomotique (par exemple plaie, vaisseaux, voie aérienne, uretère, voie biliaire).

Des altérations des paramètres spermatiques ont été observées chez certains patients traités par Rapamune. Ces effets ont été réversibles après arrêt de Rapamune dans la plupart des cas (voir rubrique 5.3).

Chez les patients ayant une reprise retardée de la fonction du greffon, le sirolimus peut retarder la reprise de la fonction rénale.

L’utilisation concomitante du sirolimus avec un inhibiteur de la calcineurine peut augmenter le risque de survenue de SHU/PTT/MAT induit par les inhibiteurs de la calcineurine.

Des cas de glomérulosclérose segmentaire et focale ont été rapportés.

Des cas de collection liquidienne, notamment des oedèmes périphériques, des lymphoedèmes, des épanchements pleuraux et des épanchements péricardiques (comprenant des épanchements hémodynamiquement significatifs chez les enfants et les adultes), ont également été rapportés chez des patients recevant Rapamune.

Dans une étude évaluant la sécurité et l’efficacité de la substitution des inhibiteurs de la calcineurine par sirolimus (concentrations cibles de 12-20 ng/ml) en traitement d’entretien des patients transplantés rénaux, le recrutement a été arrêté dans le sous-groupe de patients (n=90) ayant, à l’entrée dans l’étude, un débit de filtration glomérulaire inférieur à 40 ml/min (voir rubrique 5.1). L’incidence d’événements indésirables graves (dont pneumonie, rejet aigu, perte du greffon et décès) était plus élevée dans le bras traité par sirolimus (n=60, médiane du temps après la transplantation étant de 36 mois).

Des kystes ovariens et des troubles menstruels (comprenant aménorrhée et ménorragie) ont été rapportés. Les patientes présentant des kystes ovariens symptomatiques doivent être adressées à un spécialiste pour des examens plus approfondis. L’incidence des kystes ovariens peut être supérieure chez les femmes préménopausées comparée aux femmes postménopausées. Dans certains cas, les kystes ovariens et ces troubles menstruels se sont résolus après l’arrêt de Rapamune.

Population pédiatrique

Des études cliniques contrôlées avec une posologie de Rapamune comparable à celle indiquée actuellement chez l’adulte n’ont pas été menées chez les enfants ou adolescents (âgés de moins de 18 ans).

La sécurité a été évaluée lors d’une étude clinique contrôlée réalisée chez des patients âgés de moins de 18 ans transplantés rénaux à haut risque immunologique, défini par un antécédent d’un ou plusieurs épisodes de rejet aigu d’allogreffe et/ou par la présence d’une néphropathie chronique d’allogreffe prouvée par biopsie (voir rubrique 5.1). L’utilisation de Rapamune en association avec des inhibiteurs de la calcineurine et des corticoïdes est associée à un risque accru de dégradation de la fonction rénale, d’anomalies des lipides sériques (incluant mais ne se limitant pas à une élévation des triglycérides sériques et du cholestérol) et d’infections du tractus urinaire. Le protocole de traitement étudié (utilisation continue de Rapamune en association avec un inhibiteur de la calcineurine) n’est pas indiqué chez l’adulte et l’enfant (voir rubrique 4.1).

Lors d’une autre étude réalisée chez des patients âgés de 20 ans ou moins transplantés rénaux ayant pour but d’évaluer la sécurité d’un arrêt progressif des corticoïdes (à partir du 6ème mois suivant la transplantation) dans le cadre d’un protocole immunosuppresseur initié suite à la transplantation utilisant une immunosuppression à dose complète de Rapamune et d’inhibiteur de la calcineurine associé à une induction par basiliximab, 19 patients (6,9 %) sur les 274 patients inclus ont développé un syndrome lymphoprolifératif post-transplantation (PTLD). Sur les 89 patients diagnostiqués séronégatifs pour le virus d’Epstein-Barr (EBV) avant la transplantation, 13 (15,6 %) ont développé un PTLD. Tous les patients ayant développé un PTLD étaient âgés de moins de 18 ans.

L’expérience est insuffisante pour recommander l’utilisation de Rapamune chez l’enfant et l’adolescent (voir rubrique 4.2).

Effets indésirables observés chez les patients présentant une S-LAM

La sécurité a été évaluée lors d’une étude contrôlée portant sur 89 patients présentant une LAM, dont 81 patients présentaient une S-LAM et dont 46 ont été traités par Rapamune (voir rubrique 5.1). Les effets indésirables observés chez les patients présentant une S-LAM ont été concordants avec le profil de tolérance connu du produit dans le cadre de l’indication de prévention du rejet d’organe lors d’une transplantation rénale à l’exception de la perte de poids qui a été rapportée au cours de cette étude avec une incidence plus élevée chez les patients traités par Rapamune comparativement à ceux traités par placebo (fréquent 9,5 % vs. fréquent 2,6 %).

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer

Une contraception efficace doit être utilisée au cours du traitement par Rapamune et pendant 12 semaines après l’arrêt de Rapamune (voir rubrique 4.5).

Grossesse

Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation de sirolimus chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique n’est pas connu. Rapamune ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins d’une nécessité absolue. Une contraception efficace doit être utilisée au cours du traitement par Rapamune et pendant 12 semaines après l’arrêt de Rapamune.

Allaitement

Après l’administration de sirolimus radiomarqué, la radioactivité est excrétée dans le lait des rates allaitantes. On ne sait pas si le sirolimus est excrété dans le lait maternel. Le sirolimus pouvant entraîner des effets indésirables chez le nourrisson allaité, l’allaitement doit être interrompu au cours du traitement par Rapamune.

Fertilité

Des altérations des paramètres spermatiques ont été observées chez certains patients traités par Rapamune. Ces effets ont été réversibles après arrêt de Rapamune dans la plupart des cas (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Effets indésirables

Effets indésirables observés dans la prévention du rejet de greffe d’organe lors d’une transplantation rénale

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (survenant chez plus de 10% des patients) sont : thrombocytopénie, anémie, fièvre, hypertension, hypokaliémie, hypophosphatémie, infection du tractus urinaire, hypercholestérolémie, hyperglycémie, hypertriglycéridémie, douleur abdominale, lymphocèle, œdème périphérique, arthralgie, acné, diarrhée, douleur, constipation, nausée, céphalées, élévation de la créatininémie, et élévation de la lacticodéshydrogénase sanguine (LDH).

L’incidence de tous les effets indésirables peut augmenter avec l’élévation de la concentration résiduelle de sirolimus.

La liste ci-dessous des effets indésirables est issue de l’expérience des études cliniques et de l’expérience post-commercialisation.

Selon le système de classification par organe, les effets indésirables sont listés par ordre de fréquence (nombre de patient susceptibles de présenter un effet donné), en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, <1/10); peu fréquent (≥1/1 000, <1/100); rare (≥1/10 000, <1/1 000); fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

La plupart des patients recevaient un traitement immunosuppresseur qui incluait Rapamune en association avec d’autres agents immunosuppresseurs.

Classe de systèmes d’organes Très fréquent (≥1/10)

Fréquent (≥1/100 à <1/10)

Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100)

Rare (≥1/10 000 à <1/1 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) Infections et infestations Pneumonie, Infection fongique, Infection virale, Infection bactérienne, Infection à Herpès simplex, Infection du tractus urinaire Sepsis, Pyélonéphrite, Infection à Cytomégalovir us, Herpes zoster causé par le virus varicelle-zona

Colite à Clostridium difficile, Infection mycobactérienn e (incluant tuberculose), Infection au virus d'Epstein- Barr

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

Cancer cutané non mélanomateux * Lymphome*, Mélanome malin*, Syndrome lymphoprolifér atif post- transplanta-tion

Carcinome neuroendocrine cutané * Affections hématologiques et du système lymphatique Thrombocyto- pénie, Anémie, Leucopénie Syndrome hémolytique et urémique, Neutropénie Pancytopénie, Purpura thrombotique thrombocyto- pénique

Affections du système immunitaire

Hypersensibilit é (incluant angioedème, réaction anaphylactique et réaction anaphylactoïde)

Troubles du métabolisme et de la nutrition Hypokaliémie, Hypophospha- témie, Hyperlipidémie (incluant hypercholestéro- lémie), Hyperglycémie, Hypertriglycéri- démie, Diabète

Affections du système nerveux Céphalées

Syndrome d’encéphalopat hie postérieure réversible Affections cardiaques Tachycardie Epanchement péricardique

Classe de systèmes d’organes Très fréquent (≥1/10)

Fréquent (≥1/100 à <1/10)

Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100)

Rare (≥1/10 000 à <1/1 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) Affections vasculaires Lymphocèle, Hypertension Thrombose veineuse (incluant thrombose veineuse profonde) Lymphœdème

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Embolie pulmonaire, Pneumopathies Inflammatoires *, Epanchement pleural, Epistaxis Hémorragie pulmonaire Protéinose alvéolaire

Affections gastro- intestinales Douleur abdominale, Diarrhée, Constipation, Nausée Pancréatite, Stomatite, Ascite

Affections hépatobiliaires Anomalie du bilan hépatique (notamment augmentation de l’alanine aminotransférase et de l’aspartate aminotransférase)

Insuffisance hépatique*

Affections de la peau et du tissus sous- cutané Eruption cutanée, Acné

Erythrodermie Vascularite d'hypersensib ilité

Affections musculo- squelettiques et systémiques Arthralgie Ostéonécrose

Affections du rein et des voies urinaires Protéinurie

Syndrome néphrotique (voir rubrique

Surdosage

Surdosage

A ce jour, l’expérience concernant le surdosage est minime. Un patient a présenté un épisode de fibrillation auriculaire après l’ingestion de 150 mg de Rapamune. En général, les effets secondaires d’un surdosage sont concordants avec ceux listés dans la rubrique 4.8. Des soins généraux de réanimation doivent être instaurés dans tous les cas de surdosage. Etant donné la faible solubilité aqueuse et la forte liaison de Rapamune aux érythrocytes et aux protéines plasmatiques, on suppose que Rapamune ne sera pas significativement dialysable.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Propriétés pharmacodynamiques

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, code ATC : L04AH01.

Le sirolimus inhibe l’activation des cellules T induite par la plupart des stimuli en bloquant la transduction des signaux intracellulaires, tant dépendante qu’indépendante du calcium. Les études ont démontré que ses effets sont médiés par un mécanisme différent de celui de la ciclosporine, du tacrolimus et des autres agents immunosuppresseurs. Les données expérimentales suggèrent que le sirolimus se lie à la protéine cytosolique spécifique FKPB-12 et que le complexe FKPB 12-sirolimus inhibe l’activation de la cible de la rapamycine (Target Of Rapamycin) chez les mammifères (mTOR), qui est une kinase indispensable à la progression du cycle cellulaire. L’inhibition de la mTOR entraîne le blocage de plusieurs voies spécifiques de transduction des signaux. Le résultat net est une inhibition de l’activation lymphocytaire, à l’origine d’une immunosuppression.

Chez l’animal, le sirolimus a un effet direct sur l’activation des cellules T et B, inhibant les réactions à médiation immunitaire telles que le rejet d’allogreffe.

La LAM consiste en un envahissement du tissu pulmonaire par des cellules semblables à celles des muscles lisses hébergeant des mutations inactivatrices du gène du complexe de la sclérose tubéreuse (CST) (cellules LAM). La perte de la fonction du gène CST active la voie de signalisation mTOR, ce qui entraîne la prolifération cellulaire et la libération de facteurs de croissance lymphangiogéniques. Le sirolimus inhibe la voie mTOR activée et donc la prolifération des cellules LAM.

Etudes cliniques

Prévention du rejet de greffe d’organe

Des patients à risque immunologique faible à modéré ont été étudiés au cours d’une étude de phase 3 d’élimination de la ciclosporine-suivie d’un traitement d’entretien par Rapamune qui ont inclus des patients ayant reçu une allogreffe rénale provenant d’un donneur mort ou vivant. De plus, les receveurs d’une seconde greffe, avec survie de la première greffe d’au moins 6 mois après la transplantation, ont été inclus. La ciclosporine n’a pas été arrêtée chez les patients suivants : patients ayant présenté un rejet aigu de grade 3 selon la classification de Banff, patients nécessitant une dialyse, patients ayant une créatinine sérique supérieure à 400 µmol/l, ou chez ceux ayant une fonction rénale impropre à tolérer l’arrêt de la ciclosporine. Les patients à haut risque de rejet de greffe n’ont pas été étudiés en un nombre suffisant au cours des études d’élimination de la ciclosporine-suivie d’un traitement d’entretien par Rapamune et il n’est pas recommandé de leur prescrire ce protocole thérapeutique.

À 12, 24 et 36 mois, la survie du greffon et la survie du patient étaient similaires dans les deux groupes. À 48 mois, il y avait une différence statistiquement significative dans la survie du greffon en faveur de Rapamune après arrêt de la ciclosporine comparativement à l’association Rapamune + ciclosporine (en tenant compte ou non des perdus de vue). A 12 mois post-randomisation, le taux de premier rejet prouvé par biopsie était significativement plus élevé dans le groupe ayant arrêté la ciclosporine versus le groupe où la ciclosporine était maintenue (respectivement 9.8 % contre 4.2 %). Par la suite, la différence entre les deux groupes n’était pas significative.

Le taux moyen de filtration glomérulaire calculé (TFG) à 12, 24, 36, 48 et 60 mois était significativement plus élevé chez des patients recevant Rapamune après élimination de la ciclosporine versus ceux recevant Rapamune avec la ciclosporine. Selon l’analyse des données à 36 mois et au- delà, il a été montré une majoration de la différence concernant la survie du greffon et l’amélioration de la fonction rénale, ainsi qu’une diminution significative de la pression artérielle dans le groupe ayant arrêté la ciclosporine ; il a été décidé d’arrêter le traitement des patients qui recevaient Rapamune avec la ciclosporine. À 60 mois, l’incidence des cancers non cutanés était significativement plus élevée dans la cohorte qui a continué la ciclosporine en comparaison à celle qui l’a arrêté (respectivement 8.4 % versus 3.8 %). Le délai médian d’apparition du premier cancer cutané a été significativement retardé.

La sécurité et l’efficacité du remplacement des inhibiteurs de la calcineurine par Rapamune en traitement d’entretien du greffon rénal (6-120 mois après la transplantation) ont été évaluées dans une étude randomisée, multicentrique, contrôlée, stratifiée par le TFG calculé par rapport à la valeur initiale (20-40 ml/min contre au-dessus de 40 ml/min). Les agents immunosuppresseurs concomitants incluaient le mycophénolate mofétil, l’azathioprine et les corticoïdes. L’inclusion dans le groupe des patients ayant un TFG calculé en-dessous de 40 ml/min a été arrêtée en raison d’un déséquilibre dans la survenue des événements indésirables (voir rubrique 4.8).

Dans le groupe de patients ayant un TFG calculé au-dessus de 40 ml/min, la fonction rénale n’a généralement pas été améliorée. Les taux de rejet aigu, de la perte du greffon et de décès étaient similaires à 1 et 2 ans. Les événements indésirables apparus sous traitement étaient plus fréquents pendant les 6 premiers mois suivant le remplacement par Rapamune. A 24 mois, les rapports protéinurie/créatinurie moyen et médian dans le groupe de patients ayant un TFG calculé au-dessus de 40 ml/min étaient significativement plus élevés dans le groupe traité par Rapamune comparativement à celui maintenu sous inhibiteurs de la calcineurine (voir rubrique 4.4). Un premier épisode de syndrome néphrotique a également été rapporté (voir rubrique 4.8).

À 2 ans, le taux de cancers cutanés non-mélanomateux était significativement plus bas dans le groupe traité par Rapamune versus celui maintenu sous inhibiteurs de la calcineurine (1.8 % et 6.9 %). Dans un sous-groupe de patients de l’étude avec un TFG au-dessus de 40 ml/min et une protéinurie normale, le TFG calculé était plus élevé à 1 et 2 ans chez des patients traités par Rapamune versus le sous- groupe des patients traités par des inhibiteurs de la calcineurine. Les taux de rejet aigu, de perte du greffon et de décès étaient similaires mais la protéinurie a été augmentée chez des patients de ce sous- groupe traités par Rapamune.

Dans une étude ouverte, randomisée, comparative, multicentrique au cours de laquelle des patients transplantés rénaux soit bénéficiaient d’une conversion du tacrolimus au sirolimus 3 ou 5 mois après la transplantation, soit restaient sous tacrolimus, il n’a pas été observé de différence significative de la fonction rénale à 2 ans. Il y avait plus d’effets indésirables (99,2 % vs. 91,1 %, p = 0.002*) et d’arrêts de traitement dus à des effets indésirables (26,7 % vs. 4,1 %, p < 0.001*) dans le groupe converti au sirolimus par rapport au groupe traité par tacrolimus. L’incidence des rejets aigus confirmés par biopsie (RACB) a été supérieure (p = 0,020*) pour les patients du groupe sirolimus (11, 8,4 %) par rapport à ceux du groupe tacrolimus (2, 1,6 %) sur les 2 ans. Pour la plupart, les rejets ont été de gravité légère (8 sur 9 [89 %], RACB à lymphocytes T, 2 sur 4 [50 %] RACB par anticorps) dans le groupe sirolimus. Les patients dont le rejet était par les anticorps et par les lymphocytes T sur la même biopsie ont été comptés une fois pour chaque catégorie. Plus de patients convertis au sirolimus ont développé une nouvelle apparition de diabète, définie comme l’utilisation pendant 30 jours ou plus de façon continue ou au moins 25 jours sans arrêt (sans intervalle) d’un quelconque traitement

antidiabétique après la randomisation, une glycémie à jeun ≥ 126 mg/dl ou une glycémie non à jeun ≥ 200 mg/dl après la randomisation (18,3 % vs. 5,6 %, p = 0.025*). Une incidence plus faible de cancers épidermoïdes de la peau a été observée dans le groupe sirolimus (0 % vs. 4,9 %). * Note: valeurs de p non contrôlées pour les tests multiples.

Dans deux études cliniques multi-centriques, les patients transplantés rénaux de novo traités par le sirolimus, le mycophénolate mofétil (MMF), les corticoïdes et un antagoniste du récepteur IL-2 avaient un taux de rejet aigu significativement plus élevé et un taux de mortalité numériquement plus élevé comparés aux patients traités par un inhibiteur de la calcineurine, le MMF, les corticoïdes et un antagoniste de récepteur IL-2 (voir rubrique 4.4).

La fonction rénale n’était pas meilleure chez les patients traités par sirolimus de novo sans inhibiteur de la calcineurine. Un schéma abrégé de dosage du daclizumab a été utilisé dans l’une des études.

Une étude randomisée comparative évaluant le ramipril versus placebo dans la prévention de la protéinurie chez des patients transplantés rénaux ayant remplacé les inhibiteurs de la calcineurine par le sirolimus, a permis d’observer une différence du nombre de patients présentant un RACB sur 52 semaines [13 (9,5 %) contre 5 (3,2 %), respectivement ; p=0,073]. Le taux de rejet des patients ayant débuté le ramipril à la dose de 10 mg était supérieur (15 %) à celui des patients ayant débuté le ramipril à la dose de 5 mg (5 %). La plupart des rejets sont survenus au cours des six mois qui ont suivi le remplacement du traitement et étaient légers ; aucune perte de greffon n’a été signalée pendant l’étude (voir rubrique 4.4).

Patients présentant une lymphangioléiomyomatose sporadique (S-LAM)

La sécurité et l’efficacité de Rapamune dans le traitement de la S-LAM ont été évaluées dans un essai contrôlé, multicentrique, en double aveugle et randomisé. Cette étude a comparé Rapamune (dose ajustée à 5-15 ng/ml) à un placebo pendant une période de traitement de 12 mois, suivie d’une période d’observation de 12 mois chez les patients présentant une CST-LAM ou S-LAM. Quatre-vingt-neuf (89) patients ont été inclus dans 13 centres d’étude aux États-Unis, au Canada et au Japon dont 81 patients présentaient une S-LAM ; chez ces patients présentant une S-LAM, 39 ont été randomisés pour recevoir le placebo et 42 pour recevoir Rapamune. Le critère d'inclusion principal était le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) post-bronchodilatateur ≤ 70 % de la valeur prédite au cours de la visite d’inclusion. Chez les patients présentant une S-LAM, les patients inclus présentaient une atteinte pulmonaire modérément avancée, avec un VEMS initial de 49,2 ± 13,6 % (moyenne ± SD [Déviation Standard]) de la valeur prédite. Le critère d’évaluation principal était la différence du taux de variation (pente) du VEMS entre les groupes. Pendant la période de traitement chez les patients présentant une S-LAM, la pente moyenne ± SE VEMS a été de -12 ± 2 ml par mois dans le groupe placebo et de 0,3 ± 2 ml par mois dans le groupe Rapamune (p < 0,001). La différence absolue de variation moyenne du VEMS entre les groupes au cours de la période de traitement a été de 152 ml, soit environ 11 % du VEMS moyen à l’inclusion.

Par rapport au groupe placebo, le groupe sirolimus a présenté, sur la période allant de l’inclusion à 12 mois, une amélioration de la capacité vitale forcée (-12 ± 3 vs. 7 ± 3 ml par mois, respectivement, p < 0,001), du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire sérique D (VEGF-D ; -8,6 ± 15,2 vs. - 85,3 ± 14,2 pg/ml par mois, respectivement, p < 0,001), et de la qualité de vie (score échelle visuelle analogique – qualité de vie [EVA-QdV] : -0,3 ± 0,2 vs. 0,4 ± 0,2 par mois, respectivement, p = 0,022) et de la performance fonctionnelle (-0,009 ± 0,005 vs. 0,004 ± 0,004 par mois, respectivement, p = 0,044) chez les patients présentant une S-LAM. Il n’y a pas eu de différence significative entre les groupes dans cet intervalle en termes de capacité fonctionnelle résiduelles, de modification de la distance de marche de 6 minutes, de capacité de diffusion pulmonaire pour le monoxyde de carbone, ou de score de bien-être général chez les patients présentant une S-LAM.

Population pédiatrique

Rapamune a été évalué lors d’une étude clinique contrôlée réalisée sur 36 mois chez des patients âgés de moins de 18 ans transplantés rénaux à haut risque immunologique, défini par un antécédent d’un ou

plusieurs épisodes de rejet aigu d’allogreffe et/ou par la présence d’une néphropathie chronique d’allogreffe prouvée par biopsie. Les sujets ont été traités par Rapamune (concentrations cibles de sirolimus de 5 à 15 ng/ml) en association avec un inhibiteur de la calcineurine et des corticoïdes, ou ont reçu une immunosuppression par inhibiteurs de la calcineurine, sans Rapamune. Le groupe Rapamune n’a pas démontré de résultats supérieurs à ceux du groupe contrôle en termes de première survenue de rejet aigu confirmé par biopsie, de perte du greffon ou de décès. Un décès est survenu dans chaque groupe. L’utilisation de Rapamune en association avec des inhibiteurs de la calcineurine et des corticoïdes était associée à un risque accru de dégradation de la fonction rénale, d’anomalies des lipides sériques (incluant mais ne se limitant pas à une élévation des triglycérides sériques et du cholestérol total) et d’infections du tractus urinaire (voir rubrique 4.8).

Une fréquence élevée inacceptable de PTLD a été mise en évidence lors d’une étude clinique en transplantation pédiatrique survenant suite à l’administration aux enfants et adolescents d’une dose complète de Rapamune associée à une dose complète d’inhibiteurs de la calcineurine, du basiliximab et des corticoïdes (voir rubrique 4.8).

Une analyse rétrospective portant sur la survenue de maladie veino-occlusive hépatique chez des patients ayant subi une greffe de cellules souches avec conditionnement par cyclophosphamide et irradiation corporelle totale, a mis en évidence une augmentation de l'incidence de la maladie veino- occlusive hépatique chez les patients traités par Rapamune, en particulier en cas d'association avec le méthotrexate.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : L04AH01