MMedok Médicaments
/

ITRAZOL

Itraconazole

Non remboursableAussi en circuit hospitalier

Laboratoire
ADWYA
Classe
Antiinfectieux generaux a usage systemique, antimycotiques (usage systemique)
Code ATC
J02AC02

Présentations, prix et reste à charge

DosageFormePrésentationPrix publicCNAMReste à chargePrix / unitéCatégorieStatutCode PCT
100mgGél.Bt 16 non 301775
100mgGél.Bt 32 non publié hôpital 351776
100mgGél.Bt 32 non 301776
100mgGél.Bt 4 non 301774
100 mgGélulesB/16 non Essentiel Générique · Tab. A 9044132
100 mgGélulesB/32 non Essentiel Générique · Tab. A 9044133
100 mgGélulesB/4 non Essentiel Générique · Tab. A 9044131

Circuit hospitalier : présentations distribuées par la Pharmacie Centrale de Tunisie aux hôpitaux et cliniques (catalogue PCT, dernière modification 11/05/2022), non délivrées en officine. La PCT ne publie pas de prix sur ce catalogue. Itraconazole figure à la Nomenclature hospitalière 2023.

Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.

Coût d'un traitement

Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.

Indication (AMM tunisienne)

Mycoses superficielles · Kératites fongiques notamment à Aspergillus · Dermatomycoses : Pityriasis versicolor, dermatophyties cutanées incluant les zones fortement kératinisées telles que le pied d'athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : lorsque ces infections ne peuvent être traitées localement du fait de l'étendue des lésions ou de la résistance aux traitements antifongiques habituels. · L'efficacité de l'itraconazole n'a pas été déterminée dans les onychomycoses. Mycoses systémiques ou viscérales · Aspergillomes inopérables symptomatiques. · Aspergillose bronchopulmonaire et pulmonaire nécrosante, y compris chez l'immunodéprimé. · Aspergillose invasive de l'immunodéprimé : l'expérience est encore trop limitée pour préciser la place de l'itraconazole par rapport à l'amphotéricine B, en particulier chez le neutropénique. Quelques observations suggèrent son intérêt en relais de l'amphotéricine B sans qu'il soit possible de préciser la durée utile du traitement d'attaque par l'amphotéricine B. · Chromomycoses. · Histoplasmoses. · Paracoccidioïdomycoses. · Sporotrichoses et autres mycoses rares à germes sensibles.

Source : fiche produit DPM (dpm.tn).

Notice (RCP)

Texte officiel du RCP de Sporanox 100 mg, gélule (JANSSEN CILAG, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Mycoses superficielles

  • Kératites fongiques notamment à Aspergillus
  • Dermatomycoses : Pityriasis versicolor, dermatophyties cutanées incluant les zones fortement kératinisées telles que le pied d’athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : lorsque ces infections ne peuvent être traitées localement du fait de l'étendue des lésions ou de la résistance aux traitements antifongiques habituels.
  • L'efficacité de l'itraconazole n'a pas été déterminée dans les onychomycoses.

Mycoses systémiques ou viscérales

  • Aspergillomes inopérables symptomatiques.
  • Aspergillose bronchopulmonaire et pulmonaire nécrosante, y compris chez l'immunodéprimé.
  • Aspergillose invasive de l'immunodéprimé : l'expérience est encore trop limitée pour préciser la place de l'itraconazole par rapport à l'amphotéricine B, en particulier chez le neutropénique. Quelques observations suggèrent son intérêt en relais de l'amphotéricine B sans qu'il soit possible de préciser la durée utile du traitement d'attaque par l'amphotéricine B.
  • Chromoblastomycose (anciennement chromomycoses).
  • Histoplasmoses.
  • Paracoccidioïdomycoses.
  • Sporotrichoses et autres mycoses rares à germes sensibles.
Posologie et mode d'administration

Posologie

Mycoses superficielles

L'élimination de l'itraconazole de la peau est plus lente que celle du plasma ; la réponse clinique et mycologique optimale est ainsi atteinte 2 à 4 semaines après l’arrêt du traitement pour les infections cutanées.

  • Kératites fongiques : 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 21 jours. La durée du traitement pourra être ajustée selon la réponse clinique obtenue.
  • Pityriasis versicolor : 2 gélules (200 mg) une fois par jour ou 1 gélule (100 mg) 2 fois par jour pendant 5 à 7 jours.
  • Dermatophyties cutanées : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 15 jours ou 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 7 jours.
  • Dermatomycoses dans les zones fortement kératinisées telles que le pied d’athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 30 jours ou 2 gélules (200 mg) deux fois par jour pendant 7 jours.

Mycoses systémiques ou viscérales

2 à 4 gélules par jour, les plus fortes posologies sont notamment recommandées chez l'immunodéprimé.

La durée du traitement doit être adaptée en fonction de la réponse clinique et mycologique. Il convient de tenir compte des recommandations officielles les plus récentes concernant l'utilisation des antifongiques.

Les durées de traitement ci-dessous sont mentionnées à titre indicatif :

  • Chromoblastomycoses (anciennement chromomycoses) : 2 à 4 gélules (200 à 400 mg) une fois par jour pendant 6 mois.
  • Aspergilloses : 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 2 à 5 mois. Augmenter la dose à 200 mg 2 fois par jour en cas de maladie invasive ou disséminée.
  • Histoplasmoses : 2 gélules (200 mg) une fois par jour ou 2 gélules (200 mg) 2 fois par jour pendant 8 mois.
  • Paracoccidioïdomycoses : 1 gélule (100 mg) une fois par jour pendant 6 mois (les données d’efficacité de Sporanox gélules à ce dosage dans le traitement des paracoccidioïdomycoses chez les malades du SIDA ne sont pas disponibles).

Mode d'administration

Les gélules doivent être absorbées sans être ouvertes, immédiatement après un repas, de préférence en une seule prise.

Populations particulières

Utilisation dans la population pédiatrique

Les données cliniques disponibles chez les enfants âgés de moins de 18 ans étant limitées, ce médicament ne sera utilisé chez ces patients que si le bénéfice attendu l’emporte sur les risques potentiels (voir rubrique 5.2).

Utilisation chez le sujet âgé

Les données cliniques sur l’utilisation de Sporanox gélule chez les patients âgés étant limitées, ce médicament ne sera utilisé chez ces patients que si le bénéfice attendu l’emporte sur les risques potentiels.

Utilisation chez l'insuffisant hépatique

Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants hépatiques sont limitées. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients. (Voir rubrique 4.4 et 5.2).

Utilisation chez l'insuffisant rénal

L’hémodialyse ou la dialyse rétropéritonéale résulte en une extraction minimale de l’itraconazole.

Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants rénaux sont limitées. L’exposition à l’itraconazole peut être plus faible chez certains patients atteints d’une insuffisance rénale. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients et un ajustement de la dose peut être envisagé (voir rubrique 4.4 et 5.2).

Contre indications
  • Ce médicament est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à l’itraconazole ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Sporanox gélule ne doit pas être administré aux patients ayant une dysfonction ventriculaire démontrée tels qu’une insuffisance cardiaque congestive (ICC) ou des antécédents d’insuffisance cardiaque congestive sauf en cas d’infections sévères ou mettant en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.4).
  • Sporanox gélule ne doit pas être utilisé pendant la grossesse pour des pathologies ne mettant pas en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.6).
  • Les femmes en âge de procréer, et traitées par Sporanox doivent utiliser un moyen de contraception efficace. Une contraception efficace doit être poursuivie jusqu’au début des règles suivant l’arrêt du traitement par Sporanox.
  • La co-administration de Sporanox gélule est contre-indiquée avec un certain nombre de substrats du CYP3A4, tels que les exemples énumérés ci-dessous (voir rubriques 4.4 et 4.5). Une augmentation de la concentration plasmatique de ces médicaments, provoquée par la co-administration avec Sporanox gélule, peut augmenter ou prolonger les effets thérapeutiques ou indésirables à un tel niveau que des situations potentiellement graves peuvent survenir.
  • Par exemple l’augmentation de la concentration plasmatique de certains de ces médicaments peut entrainer un allongement de l’intervalle QT et des tachycardies ventriculaires incluant la survenue de torsades de pointes, une arythmie potentiellement létale (voir rubrique 4.5).
Analgésiques ; anesthésiques
Alcaloïdes de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergométrine)
Antibactériens à usage systémique ; antimycobactériens ; antimycotiques à usage systémique
Isavuconazole
Anthelminthiques ; antiprotozoaires
Halofantrine
Antihistaminiques à usage systémique
AstémizoleMizolastineTerfénadine
Agents antinéoplasiques
IrinotécanVénétoclax (chez les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique pendant la phase d’initiation et de titration de dose de vénétoclax)
Agents antithrombotiques
DabigatranTicagrélor
Antiviraux à usage systémique
Ombitasvir/Paritaprévir/Ritonavir (avec ou sans dasabuvir)
Système cardiovasculaire (agents agissant sur le système rénine-angiotensine ; antihypertenseurs : bêtabloquants ; inhibiteurs des canaux calciques ; traitements cardiaques ; diurétiques)
AliskirenÉplérénoneQuinidine
BépridilFinérénoneRanolazine
DisopyramideIvabradineSildénafil (hypertension pulmonaire)
DofétilideLercanidipine
DronédaroneNisoldipine
Médicaments gastrointestinaux, y compris antidiarrhéiques, anti-inflammatoires intestinaux/agents anti-infectieux ; antiémétiques et anti-nauséeux ; médicaments pour traiter la constipation ; médicaments pour traiter les troubles gastro-intestinaux fonctionnels
CisaprideDompéridoneNaloxégol
Immunosuppresseurs
Voclosporine
Agents modifiant les lipides
LovastatineLomitapideSimvastatine
Psychoanaleptiques ; psycholeptiques (par exemple, antipsychotiques, anxiolytiques et hypnotiques)
LurasidonePimozideSertindole
Midazolam (oral)QuétiapineTriazolam
Urologiques
AvanafilDarifénacineSolifénacine (chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère ou d’insuffisance hépatique modérée à sévère)
DapoxétineFésotérodine (chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou d’insuffisance hépatique modérée à sévère).Vardénafil (chez les patients de plus de 75 ans).
Médicaments divers et autres substances
Colchicine (chez les patients insuffisants rénaux ou hépatiques)Éliglustat (chez les patients métaboliseurs lents (ML) du CYP2D6, métaboliseurs intermédiaires (MI) du CYP2D6 ou métaboliseurs rapides (MR) du CYP2D6 qui prennent des inhibiteurs puissants ou modérés du CYP2D6).
Mises en garde et précautions d'emploi

Effets hépatiques

De très rares cas de toxicité hépatique grave, incluant quelques cas d’insuffisance hépatique aiguë d’évolution fatale ont été rapportés chez des patients traités par Sporanox. La plupart de ces cas sont survenus chez des patients ayant une maladie hépatique pré-existante, traités pour des mycoses systémiques, ayant des pathologies concomitantes significatives et/ou traités par d’autres médicaments hépatotoxiques. Quelques patients ne présentaient pas de facteurs de risque patents de maladie hépatique. Quelques cas ont été observés au cours du 1 er mois de traitement, et pour certains au cours de la 1 ère semaine de traitement. Il est recommandé de surveiller la fonction hépatique chez les patients traités par Sporanox. Les patients doivent être informés qu’ils doivent avertir très rapidement leur médecin en cas d’apparition de signes et de symptômes suggérant une atteinte hépatique en particulier anorexie, nausées, vomissements, asthénie, douleurs abdominales ou urines foncées. En cas de survenue de l’un de ces symptômes, le traitement doit être immédiatement interrompu et des examens de la fonction hépatique doivent être réalisés.

Chez les patients ayant une élévation des enzymes hépatiques ou présentant une maladie hépatique active, ou chez qui d'autres médicaments ont déjà entraîné une toxicité hépatique, le traitement ne doit pas être débuté à moins que le patient se trouve dans une situation grave ou mettant en jeu le pronostic vital pour laquelle le bénéfice attendu de Sporanox l’emporte sur le risque d’atteinte hépatique. Si le traitement est débuté, la fonction hépatique doit être surveillée.

Effets cardiaques

Une étude réalisée chez le volontaire sain avec Sporanox IV a montré une diminution transitoire asymptomatique de la fraction d'éjection ventriculaire gauche ; se résolvant avant la perfusion suivante. La signification clinique de cette observation, pour les formes orales, n'est pas connue.

L'itraconazole a montré un effet inotrope négatif et Sporanox a été associé à des cas d'insuffisance cardiaque congestive après administration par voie orale.

Dans les notifications spontanées, les insuffisances cardiaques ont été plus fréquemment rapportées lorsque la dose journalière totale d’itraconazole était de 400 mg par rapport à une dose journalière totale plus faible, ce qui suggère que le risque d’insuffisance cardiaque peut être dose-dépendant.

Sporanox ne doit être utilisé chez des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive ou des antécédents d'insuffisance cardiaque congestive que si le bénéfice est nettement supérieur aux risques.

L'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque doit prendre en compte des facteurs tels que la sévérité de l'indication, la posologie (i.e. la dose totale journalière) et les facteurs de risques individuels d'insuffisance cardiaque congestive. Ces facteurs de risque comprennent des maladies cardiaques telles que les maladies ischémiques et valvulaires, des maladies pulmonaires significatives telles que la bronchopneumopathie chronique obstructive, l'insuffisance rénale et d'autres troubles œdémateux. Ces patients doivent être informés des signes et symptômes de l'insuffisance cardiaque congestive, ils doivent être traités avec précautions et doivent faire l'objet d'un suivi des signes et symptômes de l'insuffisance cardiaque congestive au cours du traitement. Si de tels signes ou symptômes apparaissent au cours du traitement, Sporanox doit être arrêté.

Les inhibiteurs calciques peuvent avoir des effets inotropes négatifs qui peuvent s'ajouter à ceux de l'itraconazole ; l'itraconazole peut inhiber le métabolisme des inhibiteurs calciques. En conséquence, la prudence s'impose en cas de co-administration d'itraconazole et d'inhibiteurs calciques en raison d’un risque augmenté d’insuffisance cardiaque congestive (voir rubrique 4.5).

Hypersensibilité croisée

Les informations relatives à une hypersensibilité croisée entre l’itraconazole et d’autres antifongiques azolés sont limitées. La prudence est de rigueur lorsque ce médicament est prescrit à des patients ayant présenté une hypersensibilité à d’autres azolés.

Acidité gastrique

L’absorption de l’itraconazole contenu dans Sporanox gélule est diminuée lorsque l’acidité gastrique est réduite.

Chez les patients ayant une acidité gastrique réduite, liée à une maladie (par exemple, patients avec une achlorhydrie) ou à la prise concomitante de médicaments (par exemple, patients prenant des médicaments réduisant l’acidité gastrique comme les anti-H2 ou les inhibiteurs de la pompe à protons), il est conseillé d’administrer Sporanox gélule avec une boisson acide (telle que du cola classique).

Par ailleurs, avec les topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants, Sporanox gélule doit être administré 2 heures avant ou 2 heures après la prise de ces médicaments.

Une vigilance particulière est requise en cas de co-administration de ces médicaments (voir rubrique 4.5 et 5.2).

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.

Allaitement

L’allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.

Interaction potentielle

Les médicaments contre-indiqués, non recommandés ou recommandés avec prudence en association avec l’itraconazole sont répertoriés dans la rubrique 4.3 Contre-indications et la rubrique 4.5 Interaction avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions.

Insuffisance rénale

L’hémodialyse ou la dialyse rétropéritonéale résulte en une extraction minimale de l’itraconazole.

Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les insuffisants rénaux sont limitées. L’exposition à l’itraconazole peut être plus faible chez certains patients atteints d’une insuffisance rénale. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients et un ajustement de la dose peut être envisagé (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance hépatique

Les données relatives à l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez les patients insuffisants hépatiques sont limitées. La prudence est recommandée lors de l’administration de ce médicament à cette population de patients. Il est préconisé de surveiller étroitement les patients insuffisants hépatiques en cas de prise d’itraconazole (voir rubrique 4.2).

Lors de la décision d’initier un traitement avec d’autres médicaments métabolisés par le CYP3A4, il est recommandé de prendre en compte la prolongation de la demi-vie d’élimination de l’itraconazole observée dans un essai clinique conduit avec l’itraconazole administré à dose unique sous forme de gélules chez des patients cirrhotiques (voir rubrique 5.2).

Perte auditive

Des cas de perte auditive transitoire ou permanente ont été rapportés chez des patients traités par de l’itraconazole. Plusieurs de ces cas comprenaient l’administration concomitante de quinidine, qui est une association contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). La perte auditive se dissipe généralement à l’arrêt du traitement, mais elle peut persister chez certains patients.

Patients atteints du SIDA

Chez les patients atteints de SIDA ayant été traités pour une infection fongique systémique telle qu’une sporotrichose ou une histoplasmose et présentant un risque de récidive, le médecin traitant doit évaluer la nécessité d'un traitement d'entretien.

Sujets immunodéprimés (par exemple : patients neutropéniques, patients infectés par le VIH ou transplantés)

Chez certains patients immunodéprimés ( par exemple, patients neutropéniques , atteints de SIDA ou transplantés ), la biodisponibilité orale de Sporanox gélule peut être diminuée.

Les concentrations à l’état stationnaire sont généralement plus faibles chez les immunodéprimés et justifient l’utilisation de posologies élevées (400 mg/jour). La surveillance des concentrations plasmatiques peut être utile en début de traitement surtout s’il existe des éléments susceptibles de modifier l’absorption (prises à jeun, réaction du greffon contre l’hôte, diarrhée, mucite), et en cas de suspicion d’échec.

Sujets présentant des infections fongiques systémiques mettant directement en jeu le pronostic vital :

En raison de ses propriétés pharmacocinétiques (se reporter à la rubrique 5.2), Sporanox gélule ne devra pas être utilisé en traitement d’initiation chez ces patients.

Neuropathie

En cas d’apparition d’une neuropathie qui pourrait être imputée à ce médicament, il convient d’interrompre le traitement.

Résistance croisée

En cas de candidoses systémiques, si des souches de Candida sont suspectées résistantes au fluconazole, on ne peut prédire leur sensibilité à l'itraconazole ; donc celle-ci devra être testée avant d’initier le traitement par l’itraconazole.

Interchangeabilité

Il n’est pas recommandé d’interchanger Sporanox gélule et Sporanox solution buvable car pour une même dose administrée l’exposition à ce médicament est supérieure avec la solution buvable qu’avec les gélules.

Mucoviscidose

Chez les patients atteints de mucoviscidose, une variabilité des concentrations plasmatiques d’itraconazole à l’état d’équilibre avec la solution buvable a été observée. En l’absence de réponse au traitement par Sporanox gélule, une alternative thérapeutique doit être envisagée.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence un effet tératogène (voir rubrique 5.3).

Il a été montré que l’itraconazole traverse le placenta dans un modèle chez le rat.

Des cas d'anomalies congénitales ont été rapportés au cours de la commercialisation de Sporanox, sans qu’aucun lien de cause à effet avec la prise de Sporanox n'ait été établi. Ces cas incluaient notamment des malformations du squelette et des altérations chromosomiques.

Les données cliniques sur l'utilisation de Sporanox pendant la grossesse sont globalement limitées. Par conséquent, Sporanox gélule ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf dans les pathologies mettant en jeu le pronostic vital, où le bénéfice potentiel pour la mère l'emporte sur le préjudice potentiel pour le fœtus (voir rubrique 4.3).

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer, et traitées par Sporanox, gélule doivent utiliser un moyen de contraception efficace. Une contraception efficace doit être poursuivie jusqu’au début des règles suivant l’arrêt du traitement par Sporanox.

Allaitement

En raison de l’excrétion de l’itraconazole dans le lait maternel et compte-tenu de son profil d’effets secondaires, l’allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.

Fertilité

Les données animales chez le rat n’ont pas mis en évidence un effet de l’itraconazole sur la fertilité mâle ou femelle.

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec Sporanox gélules dans les essais cliniques et/ou à partir des notifications spontanées ont été les céphalées, les douleurs abdominales et les nausées. Les effets indésirables les plus sévères ont été les réactions allergiques sévères, l’insuffisance cardiaque congestive/œdème pulmonaire, la pancréatite, l’hépatotoxicité sévère (incluant quelques cas d’insuffisance hépatique aiguë fatale), et les réactions cutanées sévères. Se référer à la sous-rubrique « Liste tabulée des effets indésirables » pour les fréquences et les autres effets indésirables observés. Se référer à la rubrique 4.4 (Mises en garde spéciales et précautions d’emploi) pour des informations complémentaires sur les autres effets sévères.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés lors des études cliniques réalisées avec les gélules d’itraconazole et/ou sont issus des notifications spontanées rapportées après la commercialisation de l’itraconazole, toute formulation confondue.

Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables classés selon les systèmes d’organe. Au sein de chaque classe, les effets sont présentés selon l’incidence en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de systèmes organesEffets indésirables
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)Rare ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000)Fréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatiqueLeucopénieNeutropénie, Thrombopénie,
Affections du système immunitaireHypersensibilité*Réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes, Œdème de Quincke, Maladie sérique
Affections endocriniennesPseudohyperaldostéronisme
Troubles du métabolisme et de la nutritionHypertriglycéridémieHypokaliémie
Affections du système nerveuxCéphaléesVertigesTremblements, Paresthésie, Hypoesthésie, DysgueusieNeuropathie périphérique*, Sensations vertigineuses**
Affections oculairesTroubles visuels (incluant diplopie et vision floue)
Affections de l'oreille et du labyrinthePerte auditive passagère ou permanente*, Acouphène
Affections cardiaquesInsuffisance cardiaque congestive*, BradycardieInsuffisance cardiaque**
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesDyspnéeŒdème pulmonaire, Toux**
Affections gastro-intestinalesDouleurs abdominales, NauséesDiarrhées,Vomissements, Constipation, Dyspepsie, FlatulencePancréatite
Affections hépatobiliairesAugmentation des enzymes hépatiques (notamment ALAT, ASAT)Hépatotoxicité sévère* (incluant des cas d’insuffisance hépatique aiguë fatale), Hépatite*, Insuffisance hépatique*, Hyperbilirubinémie
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéRash, Urticaire, PruritNécrolyse épidermique toxique, Syndrome de Stevens-Johnson, Pustulose exanthématique aiguë généralisée, Erythème polymorphe, Dermatite exfoliative, Vascularite leucocytoclasique, Alopécie, Photosensibilité
Affections musculo-squelettiques et systémiquesMyalgie, Arthralgie
Affections du rein et des voies urinairesPollakiurieIncontinence urinaire
Affections des organes de reproduction et du seinTroubles menstruelsDysfonction érectile
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationŒdème, Pyrexie
InvestigationsAugmentation de la créatine phosphokinase sanguine

* Voir rubrique 4.4

** Effet(s) indésirables associés à l’itraconazole dans les essais cliniques avec Sporanox solution buvable

Population pédiatrique

Les données de sécurité d’emploi dans la population pédiatrique sont limitées. Sporanox gélule a été administré chez 165 patients pédiatriques âgés de 1 à 17 ans ayant participé à 14 essais cliniques (4 essais en double aveugle contrôlés versus placebo, 9 essais en ouvert ; et 1 essai ayant une phase en ouvert suivie d’une phase en double aveugle).

Sur la base des données de tolérance poolées issues de ces essais cliniques, les effets indésirables fréquemment rapportés chez les patients pédiatriques ayant reçu au moins une dose de Sporanox gélule ont été céphalées (3,0%), vomissement (3,0%), douleur abdominale (2,4%), diarrhée (2,4%), fonction hépatique anormale (1,2%), hypotension (1,2%), nausée (1,2%) et urticaire (1,2%). De manière générale, la nature des effets indésirables chez les patients pédiatriques est similaire à celle observée chez les sujets adultes, mais la fréquence est plus élevée chez les patients pédiatriques.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.

Surdosage

Symptômes et signes

De manière générale, les effets indésirables rapportés en cas de surdosage ont été cohérents avec ceux rapportés lors de l’utilisation de l’itraconazole (voir rubrique 4.8).

Traitement

En cas de surdosage, un traitement symptomatique sera mis en place.

L'itraconazole n'est pas éliminé par hémodialyse.

Il n'existe aucun antidote spécifique.

Il est recommandé de contacter un centre antipoison afin de connaître les dernières recommandations pour la prise en charge d’un surdosage.

Interactions décrites dans le RCP

L’itraconazole est principalement métabolisé par le CYP3A4. D’autres substances qui partagent cette voie métabolique, ou modifient l’activité du CYP3A4 peuvent influencer la pharmacocinétique de l’itraconazole. L’itraconazole est un puissant inhibiteur du CYP3A4, un inhibiteur de la P-glycoprotéine et un inhibiteur de la protéine de résistance du cancer du sein ( Breast Cancer Resistance Protein (BCRP)).

L’itraconazole peut modifier la pharmacocinétique d’autres substances qui partagent cette voie métabolique ou ces voies de transport de protéines.

Des exemples de médicaments pouvant avoir un impact sur la concentration plasmatique de l’itraconazole sont présentés par classe de médicament dans le Tableau 1 ci-dessous. Des exemples de médicaments dont les concentrations plasmatiques peuvent être modifiées par l’itraconazole sont présentés dans le Tableau 2 ci-dessous.

En raison du nombre d’interactions, les changements potentiels relatifs à la sécurité ou à l’efficacité des médicaments associés ne sont pas inclus. La liste d'exemples d'interactions médicamenteuses figurant dans les tableaux ci-dessous n'est pas exhaustive. Il convient donc de consulter les informations relatives au produit de chaque médicament administré de manière concomitante avec l'itraconazole pour obtenir des informations sur la voie de métabolisation, les voies d'interaction, les risques potentiels et les mesures spécifiques à prendre en cas de co-administration.

Les interactions décrites dans ces tableaux sont classées « contre-indiqué », « non recommandé » ou « à utiliser avec précaution » avec l’itraconazole, en tenant compte de l’ampleur de l’augmentation de la concentration et le profil de sécurité du médicament associé (voir rubriques 4.3 et 4.4 pour plus d’informations). L’interaction potentielle des médicaments listés a été évalué sur la base d’études pharmacocinétiques chez l’homme avec l’itraconazole et/ou d’études pharmacocinétiques chez l’homme avec d’autres puissants inhibiteurs du CYP3A4 (par ex., le kétoconazole) et/ou des données in vitro :

  • « Contre-indiqué » : le médicament ne doit en aucun cas être co-administré avec l’itraconazole, et jusqu’à deux semaines après l’interruption du traitement par l’itraconazole.
  • « Non recommandé » : l’utilisation du médicament doit être évitée pendant le traitement et jusqu’à deux semaines après l’interruption du traitement par itraconazole, sauf si les bénéfices ne soient supérieurs aux risques potentiellement accrus des effets indésirables. Si la co-administration ne peut être évitée, une surveillance clinique des signes ou symptômes d’effets accrus ou prolongés ou d’effets indésirables du médicament administré en concomitance est recommandée, et sa posologie doit être réduite ou interrompue si nécessaire. Le cas échéant, le dosage des concentrations plasmatiques du médicament co-administré est recommandé.
  • « Utiliser avec précaution » : une surveillance rigoureuse est recommandée lorsque le médicament est co-administré avec l’itraconazole. Lors de la co-administration, une surveillance étroite des patients est recommandée afin de détecter les signes ou symptômes des effets accrus ou prolongés ou les effets secondaires du médicament associé, ainsi que la diminution de la posologie, selon ce qui est jugé nécessaire. Le cas échéant, il est recommandé de mesurer les concentrations plasmatiques du médicament co-administré.

Les interactions listées dans ces tableaux ont été caractérisées dans des études réalisées avec les doses recommandées d’itraconazole. Cependant, l’importance de l’interaction peut dépendre de la dose d’itraconazole administrée. Une interaction plus importante peut se produire à une dose supérieure ou avec un intervalle d’administration plus court. L’extrapolation des résultats à d’autres scénarios posologiques ou à d’autres médicaments doit être effectuée avec prudence.

Une fois le traitement arrêté, les concentrations plasmatiques d’itraconazole diminuent jusqu’à une concentration presque indétectable dans un délai de 7 à 14 jours, en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez les patients atteints de cirrhose du foie ou chez les sujets recevant des inhibiteurs du CYP3A4, la diminution des concentrations plasmatiques peut être encore plus progressive. Ceci est particulièrement important lors de l’instauration d’un traitement avec des médicaments dont le métabolisme est affecté par l’itraconazole (voir rubrique 5.2).

Tableau 1 : Exemples de médicaments pouvant avoir un impact sur la concentration plasmatique de l’itraconazole, présentés par classe de médicament.

Exemples de médicaments (par voie orale (VO) dose unique, sauf indication contraire) dans la classeEffet attendu/potentiel sur les taux d’itraconazole ( ↑ = augmentation ; ↔ = aucun changement ; ↓ = diminution)Commentaire clinique (voir ci-dessus pour des informations supplémentaires, et également les rubriques 4.3 et 4.4)
Antibactériens à usage systémique ; antimycobactériens
IsoniazideBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’isoniazide est susceptible de diminuer les concentrations d’itraconazoleNon recommandé
Rifampicine VO 600 mg 1x/jItraconazole ASC ↓Non recommandé
Rifabutine VO 300 mg 1x/jItraconazole C max ↓ 71 %, ASC ↓ 74 %Non recommandé
Ciprofloxacine VO 500 mg 2x/jItraconazole C max ↑ 53 %, ASC ↑ 82 %Utiliser avec précaution
Érythromycine 1 gItraconazole C max ↑ 44 %, ASC ↑ 36 %Utiliser avec précaution
Clarithromycine VO 500 mg deux fois par jourItraconazole C max ↑ 90 %, ASC ↑ 92 %Utiliser avec précaution
Antiépileptiques
Carbamazépine, PhénobarbitalBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, ces médicaments sont susceptibles de diminuer les concentrations d’itraconazole.Non recommandé
Phénytoïne VO 300 mg 1x/jItraconazole C max ↓ 83 %, ASC ↓ 93 % Hydroxyitraconazole Cmax ↓ 84 %, ASC ↓ 95 %Non recommandé
Agents antinéoplasiques
IdélalisibBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’idélalisib est susceptible d’augmenter les concentrations d’itraconazole.Utiliser avec précaution
Antiviraux à usage systémique
Ombistavir/Paritaprévir/Ritonavir (avec ou sans Dasabuvir)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, ces médicaments sont susceptibles d’augmenter les concentrations d’itraconazoleContre-indiqué
Éfavirenz 600 mgItraconazole C max ↓ 37 %, ASC ↓ 39 % ; Hydroxyitraconazole Cmax ↓ 35 %, ASC ↓ 37 %Non recommandé
Névirapine VO 200 mg 1x/jItraconazole C max ↓ 38 %, ASC ↓ 62 %Non recommandé
Cobicistat Darunavir (boosté), Elvitégravir (boosté par ritonavir), Fosamprénavir (boosté par ritonavir), Ritonavir Saquinavir (boosté par ritonavir)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, ces médicaments sont susceptibles d’augmenter les concentrations d’itraconazole.Utiliser avec précaution
Indinavir VO 800 mg 3x/jConcentration d’itraconazole ↑Utiliser avec précaution
Inhibiteurs des canaux calciques
DiltiazemBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, le diltiazem est susceptible d’augmenter la concentration d’itraconazole.Utiliser avec précaution
Médicaments pour les troubles d’acidité
Antiacides (aluminium, calcium, magnésium ou bicarbonate de soude), antagonistes des récepteurs H2 (par ex., cimétidine, ranitidine) Inhibiteurs de pompe de protons (par ex. lansoprazole, omeprazole, rabeprazole)Itraconazole C max ↓, ASC ↓Utiliser avec précaution
Système respiratoire : autres médicaments du système respiratoire
Lumacaftor/Ivacaftor VO 200/250 mg 2x/jConcentration d’itraconazole ↓Non recommandé
Divers
Millepertuis ( Hypericum perforatum )Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, le millepertuis est susceptible de diminuer la concentration d’itraconazole.Non recommandé

Tableau 2 : Exemples de médicaments dont la concentration plasmatique peut être impactée par l’itraconazole, présentés par classe de médicaments

Exemples de médicaments (VO dose unique sauf indication contraire) dans la classeEffet attendu/potentiel sur les taux de médicament ( ↑ = augmentation ; ↔ = aucun changement ; ↓ =diminution)Commentaire clinique (voir ci-dessus pour des informations supplémentaires, et également les rubriques 4.3 et 4.4)
Analgésiques ; anesthésiques
Alcaloïdes de l’ergot de seigle (par exemple, dihydroergotamine, ergométrine, ergotamine, méthylergométrine)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter la concentration de ces médicaments.Contre-indiqué
Élétriptan, FentanylBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter la concentration de ces médicaments.Non recommandé
Alfentanil Buprénorphine (IV et sublingual), Cannabinoïdes, méthadone, SufentanilBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter la concentration de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Oxycodone VO 10 mg,Oxycodone VO : Cmax ↑ 45 %, ASC ↑ 2,4 foisUtiliser avec précaution
Oxycodone IV 0,1 mg/kgOxycodone IV : ASC ↑51 %Utiliser avec précaution
Antibactériens à usage systémique : antimycobactériens, antimycotiques à usage systémique
IsavuconazoleBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’isavuconazole.Contre-indiqué
BédaquilineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de bédaquiline.Non recommandé
Rifabutine VO 300 mg 1x/jConcentration de Rifabutine ↑ (ampleur inconnue)Non recommandé
Clarithromycine VO 500 mg 2x/jConcentration de clarithromycine ↑Utiliser avec précaution
DélamanideBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations du délamanide.Utiliser avec précaution
Antiépileptiques
CarbamazépineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de carbamazépine.Non recommandé
Agents anti-inflammatoires et antirhumatismaux
Méloxicam 15 mgMéloxicam C max ↓ 64 %, ASC ↓ 37 %Utiliser avec précaution
Antihelminthiques : antiprotozoaires
HalofantrineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’halofantrineContre-indiqué
Artéméther-luméfantrine, PraziquantelBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Quinine 300 mgQuinine C max ↔, ASC ↑ 96 %Utiliser avec précaution
Antihistaminiques à usage systémique
Astémizole, Mizolastine, TerfénadineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
Ébastine 20 mgÉbastine C max ↑ 2,5 fois, ASC ↑ 6,2 fois Carabastine C max ↔, ASC ↑ 3,1 foisNon recommandé
Bilastine, RupatidineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Agents antinéoplasiques
EntrectinibEntrectinib Cmax ↑ 73 % ASC ↑ 6,0 foisNon recommandé
IrinotécanBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’irinotécan et de son métabolite actif.Contre-indiqué
PemigatinibPemigatinib Cmax ↑ 17 % ASC ↑ 91%Utiliser avec précaution
VénétoclaxBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de vénétoclax.Contre-indiqué pendant la phase d’initiation et de titration de dose de vénétoclax chez les patients ayant une leucémie lymphoïde chronique. Autrement, non recommandé sauf si les bénéfices l’emportent sur les risques. Consulter les informations de prescription du vénétoclax.
Axitinib, Bosutinib, Cabazitaxel, Cabozantinib, Céritinib, Crizotinib, Dabrafénib, Dasatinib, Docétaxel, Évérolimus, Glasdégib, Ibrutinib, Lapatinib, Nilotinib, Pazopanib, Régorafénib, Sunitinib, Temsirolimus, Trabectédine, Trastuzumab emtansine, Vinca-alcaloïdes (tels que vinflunine, vinorelbine)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments, à l’exception du cabazitaxel et le régorafénib. Aucune variation statistiquement significative de l’exposition au cabazitaxel, mais une importante variabilité dans les résultats a été observée. Une diminution de l’ASC du régorafénib est attendue (par estimation de la fraction active)Non recommandé
Cobimétinib 10 mgCobimétinib C max ↑ 3,2 fois, ASC ↑ 6,7 foisNon recommandé
Olaparib 100 mgOlaparib C max ↑ 40 %, ASC ↑ 2,7 foisNon recommandé
TalazoparibTalazoparib C max ↑ 40 %, ASC ↑ 56 %Non recommandé
Alitrétinoïne (oral), Bortézomib, Brentuximab védotine, Erlotinib, Idélalisib, Imatinib, Nintédanib, Panobinostat, Ponatinib, Ruxolitinib, Sonidégib, Trétinoïne (oral)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Busulfan 1 mg/kg toutes les 6 heuresBusulfan C max ↑, ASC ↑Utiliser avec précaution
Géfitinib 250 mgGéfitinib 250 mg C max ↑, ASC ↑ 78 %Utiliser avec précaution
Agents antithrombotiques
Dabigatran, TicagrélorBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
Apixaban, Edoxaban, Rivaroxaban, VorapaxarBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Non recommandé
Cilostazol Coumarines (par exemple, warfarine)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Antiviraux à usage systémique
Ombitasvir/Paritaprévir/Ritonavir (avec ou sans Dasabuvir)L’itraconazole peut augmenter les concentrations de paritaprévir.Contre-indiqué
Elbasvir/Grazoprévir, Fumarate de ténofovir alafénamide (FTA), Fumarate de ténofovir disoproxil (FTD)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Non recommandé
Cobicistat, Elvitégravir (boosté par ritonavir), Glécaprévir/Pibrentasvir, Maraviroc, Ritonavir, SaquinavirBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Indinavir VO 800 mg 3x/jIndinavir C max ↔, ASC ↑Utiliser avec précaution
Système cardiovasculaire (Agents agissant sur le système rénine-angiotensine ; antihypertenseurs ; agents bêta-bloquants ; inhibiteurs des canaux calciques ; traitement cardiaque ; diurétiques)
Bépridil, Disopyramide, Dofétilide, Dronédarone, Éplérénone, Finérénone, Ivabradine, Lercanidipine, Nisoldipine, Ranolazine, Sildénafil (hypertension pulmonaire)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
Aliskiren 150 mgAliskiren C max ↑ 5,8 fois, ASC ↑ 6,5 foisContre-indiqué
Quinidine 100 mgQuinidine C max ↑ 59 %, ASC ↑ 2,4 foisContre-indiqué
Félodipine 5 mgFélodipine C max ↑ 7,8 fois, ASC ↑ 6,3 foisNon recommandé
Riociquat Tadalafil (hypertension pulmonaire)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicamentsNon recommandé
Bosentan, Diltiazem, Guanafacine, Autres dihydropyridines (tels qu’amlodipine, isradipine, néfidipine, nimodipine), VérapamilBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Digoxine 0,5 mgDigoxine C max ↑ 34 %, ASC ↑ 68 %Utiliser avec précaution
Nadolol 30 mgNadolol C max ↑ 4,7 fois, ASC ↑ 2,2 foisUtiliser avec précaution
Corticostéroïdes à usage systémique ; médicaments pour les maladies obstructives des voies respiratoires
Ciclésonide, SalmétérolBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de salmétérol et du métabolite actif du ciclésonide.Non recommandé
Budésonide INH 1 mg SDBudésonide INH C max ↑ 65 %, ASC ↑ 4,2 fois ; Budésonide (autres formulations) concentration ↑Utiliser avec précaution
Dexaméthasone IV 5 mg Dexaméthasone VO 4,5 mgDexaméthasone IV : C max ↔, ASC ↑ 3,3 fois Dexaméthasone VO : C max ↑ 69 %, ASC ↑ 3,7 foisUtiliser avec précaution
Fluticasone INH 1 mg 2x/jFluticasone INH concentration ↑Utiliser avec précaution
Méthylprednisolone 16 mg,Méthylprednisolone VO C max ↑ 92 %, ASC ↑ 3,9 fois Méthylprednisolone IV ASC ↑ 2,6 foisUtiliser avec précaution
Fluticasone nasalBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations du fluticasone administré par voie nasale.Utiliser avec précaution
Médicaments utilisés dans le traitement du diabète
Répaglinide 0,25 mgRépaglinide C max ↑ 47 %, ASC ↑ 41 %Utiliser avec précaution
SaxagliptineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de saxagliptine.Utiliser avec précaution
Médicaments gastrointestinaux, y compris anti-diarrhéiques, anti-inflammatoires intestinaux/ agents anti-infectieux, antiémétiques et anti-nauséeux ; les médicaments pour le traitement de la constipation ; les médicaments pour le traitement des troubles gastro-intestinaux fonctionnels
Cisapride, NaloxégolBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
Dompéridone 20 mgDompéridone C max ↑ 2,7 fois, ASC ↑ 3,2 foisContre-indiqué
Aprépitant, Lopéramide, NétupitantBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Immunosuppresseurs
VoclosporineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de voclosporine.Contre-indiqué
Sirolimus (rapamycine)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de sirolimus.Non recommandé
Ciclosporine, TacrolimusBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Tacrolimus IV 0,03 mg/kg 1x/jTacrolimus IV Concentration ↑Utiliser avec précaution
Agents modifiants les lipides
LomitapideBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de lomitapide.Contre-indiqué
Lovastatine 40 mgLovastatine C max ↑ 14,5->20 fois, ASC ↑ >14,8 - >20 fois Lovastatine acide C max ↑ 11,5-13 fois, ASC ↑ 15,4-20 foisContre-indiqué
Simvastatine 40 mgSimvastatine acide Cmax ↑ 17 fois, ASC ↑ 19 foisContre-indiqué
AtorvastatineAtorvastatine acide : C max ↔ à ↑2,5 fois, ASC ↑ 40 % à 3 foisNon recommandé
Psychoanaleptiques ; psycholeptiques (par exemple, antipsychotiques, anxiolytiques, et hypnotiques)
Lurasidone, Pimozide, Quétiapine, SertindoleBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
Midazolam (oral) 7,5 mgMidazolam (oral) C max ↑ 2,5 à 3,4 fois, ASC ↑ 6,6 à 10,8 foisContre-indiqué
Triazolam 0,25 mgTriazolam C max ↑, ASC ↑Contre-indiqué
Alprazolam 0,8 mgAlprazolam C max ↔, ASC ↑ 2,8 foisUtiliser avec précaution
Aripiprazole 3 mgAripiprazole C max ↑ 19 %, ASC ↑ 48 %Utiliser avec précaution
Brotizolam 0,5 mgBrotizolam C max ↔, ASC ↑ 2,6 foisUtiliser avec précaution
Buspirone 10 mgBuspirone C max ↑ 13,4 fois, ASC ↑ 19,2 foisUtiliser avec précaution
Midazolam (IV) 7,5 mgMidazolam (IV) 7.5 mg : concentration ↑; Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de midazolam suite à l’administration par voie oromuqueuse.Utiliser avec précaution
Rispéridone 2-8 mg/jourRispéridone et métabolite actif Concentration ↑Utiliser avec précaution
Zopiclone 7,5 mgZopiclone C max ↑ 30 %, ASC ↑ 70 %Utiliser avec précaution
EszopicloneBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ce médicamentAugmentation de l'effet sédatif de l’eszopiclone. Contre- indiqué chez les patients âgés. En cas d’association chez les sujets non âgés, une réduction de la dose d’eszopiclone peut être nécessaire.
Cariprazine, Galantamine, Halopéridol, Réboxétine, VenlafaxineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Système respiratoire : autres médicaments du système respiratoire
Lumacaftor/Ivacaftor VO 200/250 mg 2x/jIvacaftor C max ↑ 3,6 fois, ASC ↑ 4,3 fois Lumacaftor C max ↔, ASC ↔Non recommandé
IvacaftorBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’ivacaftor.Utiliser avec précaution
Hormones sexuelles et modulateurs du système génital : autres médicaments gynécologiques
Cabergoline, Diénogest, UlipristalBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Urologiques
Avanafil, Dapoxétine, DarifénacineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Contre-indiqué
FésotérodineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations du métabolite actif, 5-hydroxyméthyl-toltérodine.Insuffisance rénale ou hépatique modérée ou sévère : contre-indiqué Insuffisance rénale ou hépatique légère : l’utilisation concomitante doit être évitée Fonction rénale ou hépatique normale : utiliser avec précaution avec une dose maximale de fésotérodine de 4 mg.
SolifénacineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de solifénacine.Insuffisance rénale sévère : contre-indiqué Insuffisance hépatique modérée ou sévère : contre-indiqué Utiliser avec prudence pour tous les autres patients, avec une dose maximale de solifénacine de 5 mg.
VardénafilBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de vardénafil.Contre-indiqué chez les patients de plus de 75 ans ; autrement, non recommandé.
Alfuzosine, Silodosine, Tadalafil (trouble de l’érection et hyperplasie prostatique bénigne), Tamsulosine, ToltérodineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Non recommandé
Dutastéride, Imidafénacine, Sildénafil (trouble de l’érection)Bien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de ces médicaments.Utiliser avec précaution
Oxybutynine 5 mgOxybutynine C max ↑ 2 fois, ASC ↑ 2 fois N-déséthyloxybutynine C max ↔, ASC ↔ Après une administration transdermique : n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’oxybutynine après une administration transdermique.Utiliser avec précaution
Médicaments divers et autres substances
ColchicineBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de colchicineContre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique. Non recommandé chez les autres patients.
ÉliglustatBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations d’éliglustat.Contre-indiqué chez les métaboliseurs lents (ML) du CYP2D. Contre-indiqué chez les métaboliseurs intermédiaires (MI) du CYP2D6 ou les métaboliseurs rapides (MR) prenant un inhibiteur puissant ou modéré du CYP2D6. Utiliser avec précaution chez les MI et MR du CYP2D6. Chez les MR du CYP2D6 atteints d’une insuffisance hépatique légère, une dose d’éliglustat de 84 mg/jour doit être envisagée.
CinacalcetBien que n’ayant pas fait l’objet d’études directes, l’itraconazole est susceptible d’augmenter les concentrations de cinacalcet.Utiliser avec précaution
Conduite et utilisation de machines

Aucune étude évaluant les effets sur l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines n’a été réalisée. Lors de conduite ou d’utilisation de machine, il faut prendre en compte la possibilité d’effets indésirables tels que vertiges, troubles visuels et perte auditive (voir section 4.8), qui peuvent survenir dans certaines circonstances.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antimycosiques à usage systémique, dérivés triazolés et tétrazolés.

Code ATC : J02A C02

Mécanisme d’action

L’itraconazole inhibe l’enzyme fongique lanosterol 14 alpha-demethylase (CYP51), qui catalyse une étape indispensable de la biosynthèse de l’ergostérol, un constituant essentiel de la membrane fongique.

Relation pharmacocinétique (PK) / pharmacodynamique (PD)

Pour les agents triazolés antifongiques, incluant l’itraconazole, le ratio de l’aire sous la courbe des concentrations en fonction du temps/concentration minimale inhibitrice (ASC/CMI) est le paramètre le plus étroitement associé à l’efficacité.

Microbiologie

L’itraconazole a démontré être actif in vitro contre les microorganismes suivants :

Candida spp. (dont Candida albicans, C. tropicalis, C. parapsilosis et Candida dubliniensis), Aspergillus spp. (dont, A. fumigatus A. flavus, A. nidulans et A. terreus), Histoplasma capsulatum, Paracoccidioides brasiliensis, Epidermophyton floccosum, Malassezia furfur, Malassezia globosa, Microsporum spp. Cladophialophora carrionii, Fonsecaea pedrosoi et Phialophora verrucosa, Trichophyton sp, Sporothrix schenckii.

Candida krusei, Candida glabrata et Candida guillermondii sont généralement les espèces de Candida les moins sensibles, avec quelques isolats ayant montré in vitro une résistance sans équivoque à l’itraconazole

Les principaux types de champignons non inhibés par l’itraconazole sont : Zygomycetes (tels que Rhizopus spp., Rhizomucor spp., Mucor spp. et Absidia spp.), Fusarium spp., Scedosporium spp. et Scopulariopsis spp.

Résistance

Les principaux mécanismes de résistance incluent l’acquisition de mutations entrainant la surexpression du gène codant pour l’enzyme cible lanosterol 14 alpha-demethylase, des mutations ponctuelles résultant en une substitution d’acides aminés de l’enzyme cible conduisant à une diminution de l’affinité pour la cible et/ou une surexpression du transporteur, responsables d’une augmentation de l’efflux.

Concentrations critiques

Les concentrations critiques de l’itraconazole ont été établies dans le document « European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) breakpoints », version 10.0, valide à compter du 04/02/2020.

Espèces de Candida et d’AspergillusConcentration critique de CMI (mg/L)
≤ S (sensible)> R (résistant)
Candida albicans0,060,06
Candida dubliniensis0,060,06
Candida parapsilosis0,1250,125
Candida tropicalis0,1250,125
Aspergillus flavus 1,211
Aspergillus fumigatus 1,211
Aspergillus nidulans 1,211
Aspergillus terreus 1,211

Les preuves actuelles sont insuffisantes pour établir des concentrations critiques cliniques pour Candida glabrata 3 , C. krusei 3 , C. guilliermondi 3 , Cryptococcus neoformans et des concentrations critiques non liées à l’espèce pour Candida .

Les preuves actuelles sont insuffisantes pour établir des concentrations critiques cliniques pour Aspergillus niger 4,5 et des concentrations critiques non liées à l’espèce pour Aspergillus spp 5 .

1 Il est recommandé de surveiller les concentrations minimales d’azole chez les patients traités pour une infection fongique.

2 La zone d’incertitude technique (ATU) est : 2. Reporter comme résultat Résistant avec le commentaire suivant : « Dans certaines situations cliniques (formes d’infections non invasives), l’itraconazole peut être utilisé dans la mesure où une exposition suffisante est assurée ».

3 Les valeurs de seuil épidémiologique (ECOFF) pour ces espèces sont généralement supérieures à celles de C. albicans .

4 Les valeurs de seuil épidémiologique (ECOFF) pour ces espèces se situent généralement à une dilution au demi au-dessus de celle d’ A. fumigatus .

5 Les valeurs de CMI pour les isolats d’ A. niger et d’ A. versicolor sont généralement supérieures à celles d’ A. fumigatus . Il reste inconnu si cela se traduit par une réponse clinique plus limitée

Les concentrations critiques d’interprétation de l’itraconazole pour les espèces de Candida et pour les champignons filamenteux n’ont pas été établies par les méthodes du Clinical and Laboratory Standards (CLSI), M60, Performance Standards for Antifungal Susceptibility Testing of Yeasts. 2 e édition, 2020.

Propriétés pharmacocinétiques

Caractéristiques pharmacocinétiques générales

Le pic plasmatique des concentrations d’itraconazole est atteint 2 à 5 heures après administration orale. En raison de sa pharmacocinétique non linéaire, l’itraconazole s’accumule dans le plasma après administrations répétées. Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre sont généralement atteintes en approximativement 15 jours avec une valeur C max d’environ 0,5 µg/mL, 1,1 µg/mL et 2,0 µg/mL après administration orale de 100 mg par jour, 200 mg par jour et 200 mg deux fois par jour, respectivement.

La demi-vie d’élimination terminale de l’itraconazole varie généralement de 16 à 28 heures après une administration unique et augmente pour atteindre 34 à 42 heures après administrations répétées. Lorsque le traitement est arrêté, les concentrations plasmatiques en itraconazole diminuent pour atteindre des concentrations presque indétectables en 7 à 14 jours, suivant la dose et la durée du traitement.

La clairance plasmatique totale moyenne de l’itraconazole après administration intraveineuse est de 278 mL/min. La clairance de l’itraconazole diminue aux doses élevées, du fait d’une saturation de son métabolisme hépatique.

Absorption

L’itraconazole est rapidement résorbé après administration orale. Le pic plasmatique du produit inchangé est atteint environ 2 à 5 heures après administration par voie orale d’une la dose sous forme de gélule.

La biodisponibilité orale absolue observée de l’itraconazole administré en présence de nourriture est d’environ 55%. La biodisponibilité orale est maximale lorsque les gélules sont avalées immédiatement après un repas complet.

La prise à jeun diminue notablement sa biodisponibilité. Dans certains groupes de patients, la biodisponibilité de l’itraconazole est diminuée d’un facteur 1,5 à 2,5 (sujet HIV, neutropénique, mycose systémique à Aspergillus ) pouvant atteindre 3 à 5 (dialyse péritonéale, mycose systémique à Cryptococcus ). L’ensemble de ces données se traduit par une très forte variabilité interindividuelle du paramètre biodisponibilité.

L’absorption des gélules d’itraconazole est diminuée chez les sujets ayant une acidité gastrique réduite, comme par exemple chez ceux prenant des médicaments connus pour supprimer la sécrétion de l’acidité gastrique (ex : Antagonistes des récepteurs H2, inhibiteurs de la pompe à protons) ou chez ceux ayant une achlorhydrie provoquée par certaines maladies (voir rubrique 4.4 et 4.5). L’absorption de l’itraconazole en cas de prise à jeun chez ces patients est augmentée lorsque Sporanox gélule est administré avec une boisson acide (telle que du cola classique).

L’exposition à l’itraconazole est plus faible avec les gélules qu’avec la solution buvable lorsque la même dose est administrée (voir rubrique 4.4).

Distribution

La majorité de l’itraconazole est liée aux protéines plasmatiques (99,8%) et plus particulièrement à l’albumine (99,6% pour le métabolite hydroxylé). Il présente également une affinité pour les lipides. Seulement 0,2% de l’itraconazole plasmatique est libre.

Le volume de distribution est élevé (700 l) et indique une large pénétration tissulaire associée à un fort tropisme cellulaire.

Les concentrations dans les poumons, les reins, le foie, les os, l’estomac, la rate et les muscles trouvées ont été deux à trois plus élevées que celles dans le plasma. La recapture par les tissus kératineux, et plus particulièrement par la peau est jusqu’à 4 fois plus importante que dans le plasma.

Les concentrations dans le liquide cérébrospinal sont bien plus faibles que dans le plasma.

Biotransformation

L’itraconazole est métabolisé de façon extensive dans le foie en de nombreux métabolites. Les études in vitro ont montré que le CYP 3A4 est la principale enzyme impliquée dans le métabolisme de l’itraconazole.

Le métabolite principal est l’hydroxy-itraconazole qui possède in vitro une activité antifongique comparable à celle de l’itraconazole. Les taux plasmatiques de ce métabolite sont environ 2 fois plus élevés que ceux de l’itraconazole.

Excrétion

L’itraconazole est éliminé principalement sous forme de métabolites inactifs dans les urines (35%) et dans les fécès (54%) dans la semaine après l’administration d’une dose sous forme de solution buvable. L’excrétion rénale de l’itraconazole et de son métabolite actif, l’hydroxy-itraconazole, représente moins de 1% de la dose intraveineuse administrée. Sur la base d’une dose orale d’itraconazole radio marquée, l’excrétion fécale du produit inchangé varie entre 3 et 18% de la dose administrée.

Populations particulières

Insuffisants hépatiques

L’itraconazole est principalement métabolisé par le foie. Une étude pharmacocinétique a été conduite chez 6 sujets sains et 12 sujets cirrhotiques ayant reçu une seule dose d’itraconazole (gélule de 100 mg).

Une diminution statistiquement significative de la Cmax moyenne de l’itraconazole (47%) et un doublement de sa demi-vie d’élimination (37± 17 heures versus 16 ± 5 heures) ont été observés chez les sujets cirrhotiques comparativement aux sujets sains. Toutefois, l’exposition globale à l’itraconazole, calculée sur la base de l’ASC était similaire chez les patients cirrhotiques et chez les sujets sains. Les données sur l’utilisation à long terme de l’itraconazole chez des patients cirrhotiques ne sont pas disponibles (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Insuffisants rénaux

Les données disponibles sur l’utilisation de l’itraconazole par voie orale chez des patients insuffisants rénaux sont limitées.

Une étude pharmacocinétique dans laquelle l’itraconazole a été administré à la dose unique de 200 mg (quatre gélules de 50 mg) a été conduite dans trois groupes de patients ayant une insuffisance rénale (urémie : n=7 ; hémodialyse : n=7 ; et dialyse péritonéale continue ambulatoire : n=5). Chez les patients urémiques avec une clairance de la créatinine moyenne de 13 mL/min x 1,73 m 2 , l’exposition, calculée sur la base de l’ASC, était légèrement réduite comparée à celle de la population normale. Cette étude n’a pas montré d’effet significatif de l’hémodialyse ou de la dialyse péritonéale continue ambulatoire sur la pharmacocinétique de l’itraconazole (Tmax, Cmax et ASC0-8h). Les profils des concentrations plasmatiques en fonction du temps ont montré une large variation interindividuelle entre les trois groupes.

Après administration intraveineuse d’une seule dose, les demi-vies d’élimination terminale moyennes de l’itraconazole chez les patients atteints d’une insuffisance rénale légère (définie dans l’étude par une ClCr de 50-79 mL/min), modérée (définie dans l’étude par une ClCr de 20-49 mL/min), et sévère (définie dans l’étude par une ClCr < 20 mL/min) étaient similaires à celles des sujets sains (intervalle de 42-49 heures chez les patients insuffisants rénaux versus 48 heures chez les patients sains). L’exposition globale à l’itraconazole, calculée sur la base de l’ASC, diminuait d’approximativement 30% et 40 % chez les patients insuffisants rénaux modérés et sévères respectivement, comparée aux sujets avec une fonction rénale normale.

Les données sur l’utilisation à long terme de l’itraconazole chez des patients insuffisants rénaux ne sont pas disponibles La dialyse n’a pas d’effet sur la demi-vie ou la clairance de l’itraconazole ou de l’hydroxy-itraconazole (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Population pédiatrique

Les données de pharmacocinétique relatives à l’utilisation de l’itraconazole dans la population pédiatrique sont limitées et ne permettent pas de recommander de schéma posologique.

Des études cliniques de pharmacocinétique ont été conduites avec les formulations orales (gélule et solution buvable) de l’itraconazole chez des enfants et des adolescents âgés de 5 mois à 17 ans. Les doses individuelles administrées une fois ou deux fois par jour sous forme de gélule et de solution buvable variaient de 1,5 à 12,5 mg/kg/jour.

Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence Sporanox 100 mg, gélule (CIS 62469613).

Interactions médicamenteuses

81 interactions connues pour Itraconazole. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.

Contre-indication 17
Atorvastatine · ex. LIPTA, CADUET, CADUET Com, ATOR, TAHOR, CHOLDOWN

Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'atorvastatine).

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Colchicine · ex. COLCHICINE OPOCALCIUM, COLCHICINA LIRCA, COLCHICINE

Contre-indication : - avec les macrolides Association déconseillée : - avec les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir et le cobicistat Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Dabigatran · ex. PRADAXA

Augmentation de plus du double des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec majoration du risque de saignement.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Dapoxetine · ex. DOXENDA, DAPOX, PRILIGY

Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Domperidone · ex. OROPERIDYS, DOPIDIUM, DOMPER, PIRADIUM, DOMPYREX, MOTILIUM

Augmentation des concentrations plasmatiques de dompéridone par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ergotamine tartrate · ex. GYNERGENE CAFEINE

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ivabradine · ex. PROCORALAN

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur).

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Methylergometrine · ex. METROL Gtte, METHERGIN

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Oxybutynine · ex. OXYBTAN, DITROPAN

Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pimozide · ex. ORAP

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Quetiapine · ex. QUETAP 50, QUETAP, SEROQUEL

Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Sildenafil · ex. EXTEMENT, AS-ONE, VIAGRA, VIADIS, VIATEC, ADENAFIL

Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte de chaque IPDE5 avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, il convient de se reporter aux AMM specifiques à chacun d'eux. Augmentation (très importante pour l'avanafil et le vardénafil) des concentrations plasmatiques de l'IPDE5, avec risque d'hypotension (sévère avec le vardénafil).

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Simvastatine · ex. VASCOR, LIPICARD, ZOVATIN, SIMVAX, SIMVASTATINE ZENTIVA ( EX WINTHROP )Comp, REDULIP

Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse par diminution du métabolisme de la simvastatine.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Solifenacine succinate · ex. SOLFICINE, URICARE, SOLICARE, VESICARE

Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tadalafil · ex. CIAPLUS, TADAMAX, KALIVI, TADALIS, TEROS, BIFOR5

Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte de chaque IPDE5 avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, il convient de se reporter aux AMM specifiques à chacun d'eux. Augmentation (très importante pour l'avanafil et le vardénafil) des concentrations plasmatiques de l'IPDE5, avec risque d'hypotension (sévère avec le vardénafil).

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ticagrelor · ex. TICAGREL, INIPLAC, THERAGLOR, BRILIQUE, BRILOR

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tolterodine · ex. DETRUSITOL RETARD

Contre-indication : - avec la darifénacine - avec la fésotérodine et la solifénacine, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère. Association déconseillée : - avec la toltérodine Précaution d'emploi: - avec la fésotérodine ou la solifénacine, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales, réduire la dose à 4 mg ou 5 mg, respectivement, en cas d'association à un inhibiteur puissant du CYP3A4. A prendre en compte : - avec l'oxybutynine. Risque de majoration des effets indésirables.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Association déconseillée 42
Alfuzosine · ex. XATRAL, XAPROST, FUZOCIM 10, UROSINE 10

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’alfuzosine et de ses effets indésirables.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Amlodipine · ex. EXFORGE, VALUE PLUS, NEAFORGE, TENSIOVALS DUO, DUOFOR, AMLOVAR

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Apixaban · ex. APIXADIS, ANTIXA, APIXAN, ELIXTRA, ELIQUIS

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’apixaban par l'inhibiteur, avec majoration du risque de saignement.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Budesonide · ex. PULMICORT, AIRYCORT, AERONIDE, EOLIDE EASY FLOW, MIFLONIDE, BERCUM

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ciclesonide · ex. ALVE-ONE

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Dasatinib · ex. DASATINIB NEAPOLIS, SPRYCEL, THERACELL

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Dexamethasone · ex. ORADEXON, UNIDEX, DEXAMEDIS, DEXONE 4, MEDAXON /ml, ORADEXAN

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Diltiazem · ex. TILDIEM, BI TILDIEM, MONO-TILDIEM, CARDIADIL 200, MONO-TIAZEM, CARDIADIL 300

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Everolimus · ex. AFINITOR, CERTICAN

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Fluticasone · ex. FLUTICA 50mcg/Dose, FLUDERM, ERVA Aerosol, FLIXOTIDE Aérosol /Dose, FLIXOTIDE DISKUS pdre/inhal. bucc, FLUTICAPEN

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ibrutinib · ex. IMBRUVICA

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Imatinib · ex. CEMIVIL, IMATINIB NEAPOLIS, IMATINIB OPALIA

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Irinotecan · ex. CAMPTO 20mg ( ), CYTOTECAN, IRINOTECAN KABI 100mg, IRINOTECAN KABI 40mg, IRINOTECAN MYLAN 20mg ( )

Risque de majoration des effets indésirables de l’irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Isradipine · ex. ICAZ

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Lercanidipine · ex. ZANEXTRA, LOWRADIP, ZANIDIP

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Manidipine · ex. IPERTEN

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Methylprednisolone · ex. MEDROL, MP20, SOLU-MEDROL, MP40, DEPO-MEDROL 80mg, MP 20

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Midazolam · ex. IPNODIS, IPNODIS MEDIS, MIDAZOLAM SAIPH

Association déconseillée: - avec le midazolam per os Précaution d'emploi avec : - avec le midazolam IV et sublingual Surveillance clinique et réduction de la posologie de midazolam en cas de traitement par l'inhibiteur. Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Mometasone · ex. MESONE, SINOCORT 50mcg/Dose ( ), NASOMET 50 mcg/Dose, RISOMAX, NASONEX 50mcg/Dose

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Nicardipine · ex. LOXEN Com, LOXEN, LOXEN L., NICARDIPINE MEDIS IV

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Nifedipine · ex. ADALATE RETARD, CORACTEN, TENORDATE

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Nilotinib · ex. TASIGNA

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Nitrendipine · ex. LUSOPRESS

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Palbociclib · ex. IBRANCE

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Pazopanib · ex. VOTRIENT

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Prednisolone · ex. VITAPRED 5, COPRED ODT, SOLUPRED, VITAPRED, PREDNICORT, PRIMAPRED

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Prednisone · ex. CORTIVANS, DIPRED, PREDNISONE

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ribociclib · ex. KISQALI

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Rifampicine · ex. RIFADIN Pdre/prép, RIFADINE

Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Rivaroxaban · ex. XARELTO, RIVA, XABAN, XINIB

Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Silodosine · ex. PROSTALPHA, UROREC

Risque d’augmentation des effets indésirables de la silodosine par l’inhibiteur, notamment à type d’hypotension orthostatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Sirolimus · ex. RAPAMUNE

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Sunitinib · ex. SUTENT

Association déconseillée : - avec l'axitinib, le bosutinib, le cabozantinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le dasatinib, l'entrectinib, le nilotinib, le sunitinib. - avec l'ibrutinib et le ribociclib: si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose pendant la durée de l’association voire interruption temporaire ou définitive. Précaution d'emploi avec les autres ITK (sauf abrocitinib, osimertinib, tucatinib et vandétanib): Surveillance clinique. Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Tacrolimus · ex. ADVAGRAF LP, TACROLIMUS MEDIS, PROGRAF, PROTOPIC, ADVAGRAF

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie. Augmentation très importante des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Tamsulosine · ex. MECIR, PROSTAM, OMNIC OCAS

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Triamcinolone · ex. NEOSTYNE, NEOFUNGINE, NEOCILONE, CINODERM, NASACORT 2% ( /DOSE), NASACORT AQ 55mcg

Préférer un corticoïde non métabolisé. En cas d’utilisation prolongée par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Verapamil chlorhydrate · ex. ISOPTINE

Association déconseillée: - avec la lercanidipine. Précaution d'emploi: - avec les autres antagonistes des canaux calciques. Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt. Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension et d'oedèmes, notamment chez le sujet âgé.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Vinorelbine · ex. NAVELBINE

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 9
Alfentanil · ex. RAPIFEN 1mg, RAPIFEN

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4. Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bortezomib · ex. BORTEZOMIB NEAPOLIS, VELCADE

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par l’inhibiteur enzymatique. Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bosentan · ex. PMS-BOSENTAN, TRACLEER

Surveillance clinique et biologique pendant l’association. Risque majoré des effets indésirables du bosentan, notamment d’atteintes hépatiques, par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Digoxine · ex. DIGOXINE NIHFI, DIGOXINE NATIVELLE, DIGOXINE, DIGOXIN SOPHARMA

Surveillance clinique et, s'il y a lieu, de l'ECG et de la digoxinémie avec adaptation de la posologie de la digoxine pendant le traitement par l'itraconazole et après son arrêt. Augmentation de la digoxinémie avec nausées, vomissements, troubles du rythme.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Disopyramide phosphate · ex. RYTHMODAN Géule Bt40, RYTHMODAN

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du disopyramide. Risque d’augmentation des effets indésirables du disopyramide par diminution de son métabolisme.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Docetaxel · ex. CYTOTERE

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique. Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par l’inhibiteur enzymatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fentanyl · ex. DUROGESIC 25 mcg/h ( /10.5cm), DUROGESIC 50 mcg/H ( /21cm2), DUROGESIC 100 mcg/H ( /42cm2), FENTANYL MEDIS, FENTANYL PIRAMAL

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4. Risque d'augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par légère diminution de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nintedanib · ex. OFEV Caps. Molle

Surveillance clinique pendant l’association. Augmentation des concentrations plasmatiques du nintédanib par augmentation de son absorption par l'itraconazole.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tretinoine · ex. RETISOL A, LOCACID, ERYLIK 4%-

Adaptation de la posologie de la trétinoïne pendant le traitement par l’inhibiteur et après son arrêt. Décrit pour les antifongiques azolés Augmentation des concentrations de trétinoïne par diminution de son métabolisme, avec risque de majoration de sa toxicité (pseudo- tumor cerebrii, hypercalcémie…)

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 13
Alprazolam · ex. XANAX RETARD, XANAX

Possible augmentation de l'effet sédatif de l'alprazolam.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Aprepitant · ex. EMEND 125mg ET

Augmentation des concentrations d’aprépitant par diminution de son métabolisme hépatique par l’itraconazole.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cimetidine · ex. CIMEDINE, UNITAG, MEXINE

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Esomeprazole · ex. NEXUS, STELAR, ESOMEPRAZOLE ZENTIVA, ESOCALM, ENOMERAL 20, MESOPRAL

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Famotidine · ex. FAMODAR ABR, ULDINE, AH-DEUX, FAMODINE, FAMODAR, GASTROSIDIN

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Lansoprazole · ex. IPPZOR, LANSOPRAL, LANZOR, INIPRAZOL, PRAZOR

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Omeprazole · ex. OMEZOL, GASTRAL, IPPROTON, OPRAALOX, MEPRAZOL gélu., OPRAZOLE

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Paclitaxel · ex. CYTOPAXEL, DRIFEN

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pantoprazole · ex. PENTOP, PANTOPRAL, RAZON

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ranitidine · ex. TANIDINA, ZANTAC, RANITIDINE, ANTAGONINE 50, AZANTAC

Diminution de l'absorption de l'azolé antifongique, par augmentation du pH intragastrique par l'antisécrétoire.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Salmeterol · ex. SYBROL, CYVAX /Dose, SERETIDE, SERETIDE DISKUS, CYVAX Aerosol 125 mcg/25mcg, CYVAX

Augmentation importante des concentrations de salmétérol par diminution de son métabolisme hépatique par l'itraconazole.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Venlafaxine · ex. TEDEMA, ZENEXOR, TEDEMA Geule, EFFEXOR, EFEXOR, EFEXOR. XL

Augmentation des concentrations de venlafaxine avec risque de surdosage.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Zolpidem · ex. ZOLPIDEM VIATRIS, STILNOX, SOMEX, ZOLPINOX, ZOLPIDEM MYLAN

Légère augmentation de l'effet sédatif du zolpidem.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule. Voir la rubrique grossesse du RCP ci dessus.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice patient

Version destinée au patient de la notice de Sporanox 100 mg, gélule, en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.

Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?

Classe pharmacothérapeutique : Sporanox est un médicament qui appartient à la classe des antimycosiques.

Il est indiqué dans le traitement de certaines mycoses (infections dues à des champignons microscopiques) superficielles (kératites fongiques, Pityriasis versicolor, dermatophyties cutanées) , ou de certaines mycoses systémiques (mycose généralisée) ou viscérales (mycose touchant les organes internes) .

Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?

Ne prenez jamais Sporanox 100 mg, gélule dans les cas suivants :

  • Si vous êtes allergique (hypersensible) à l’itraconazole ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).
  • Si vous êtes enceinte ou si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse (voir la rubrique sur la grossesse) (sauf si votre médecin sait que vous êtes enceinte et décide quand même de vous traiter par Sporanox car vous en avez besoin).
  • Si vous êtes en âge de procréer et planifiez une grossesse, consultez votre médecin. Pour éviter la survenue d’une grossesse pendant que vous prenez le médicament, vous devez utiliser un moyen de contraception efficace.
  • Si vous présentez une insuffisance cardiaque (également appelée insuffisance cardiaque congestive), Sporanox peut l'aggraver. Cependant, votre médecin peut être amené à vous prescrire Sporanox en cas d'infections sévères ou mettant en jeu le pronostic vital.
  • Ne prenez jamais Sporanox gélule si l’une des situations ci-dessus s’applique à vous. En cas de doute, consultez votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.
  • Adressez-vous à votre médecin si vous prenez tout autre médicament avant de prendre Sporanox gélule.
  • Médicaments que vous ne devez pas prendre en même temps que Sporanox gélule
  • Ne prenez jamais Sporanox gélule si vous prenez certains médicaments (de même, ne pas prendre dans les 2 semaines suivant l’arrêt de Sporanox gélule).

Exemples de ces médicaments :

Médicaments utilisés pour des troubles cardiaques, sanguins ou circulatoires

  • aliskiren, éplérénone, lercanidipine ou nisoldipine (pour l’hypertension artérielle)
  • bépridil, ivabradine ou ranolazine – (pour l’angine de poitrine – douleur thoracique compressive)
  • dabigatran ou ticagrélor (pour les caillots sanguins)
  • disopyramide, dofétilide, dronédarone ou quinidine (pour les problèmes de rythme cardiaque irrégulier)
  • finérénone (pour les problèmes rénaux chez les patients atteints de diabète de type 2)
  • lomitapide, lovastatine ou simvastatine (pour diminuer le cholestérol)
  • sildénafil en cas d’utilisation pour le traitement de l’hypertension pulmonaire (augmentation de la pression sanguine dans les vaisseaux sanguins des poumons)

Médicaments utilisés pour des problèmes d’estomac ou de constipation

  • cisapride (pour les maux d’estomac)
  • dompéridone (pour la nausée et les vomissements)
  • naloxégol (pour la constipation causée par les antidouleurs opioïdes)

Médicaments utilisés pour des maux de tête, des troubles du sommeil ou mentaux

  • dihydroergotamine ou ergotamine (alcaloïdes de l’ergot de seigle utilisés dans le traitement des migraines)
  • eszopiclone chez les patients âgés, midazolam (pris par voie orale) ou triazolam (pour la sédation ou pour vous aider à dormir)
  • lurasidone, pimozide, quétiapine ou sertindole (pour la schizophrénie, le trouble bipolaire ou d’autres troubles mentaux)

Médicaments utilisés pour des troubles urinaires

  • darifénacine (pour l’incontinence urinaire)
  • fésotérodine ou solifénacine (pour l’irritation de la vessie) en cas d’utilisation chez des patients atteints de certains troubles rénaux ou hépatiques

Médicaments utilisés dans le traitement des allergies

  • astémizole, mizolastine ou terfénadine (pour les allergies)

Médicaments utilisés pour des troubles de l’érection et de l’éjaculation

  • avanafil (pour le trouble de l’érection)
  • dapoxétine (pour l’éjaculation précoce)
  • vardénafil (pour le trouble de l’érection) en cas d’utilisation chez les hommes âgés de plus de 75 ans

Autres médicaments contenant :

  • colchicine (pour la goutte) en cas d’utilisation chez des patients atteints de troubles rénaux ou hépatiques
  • les alcaloïdes de l’ergot de seigle ergométrine (ergonovine) ou méthylergométrine (méthylergonovine), utilisés après l’accouchement
  • éliglustat (pour la maladie de Gaucher) en cas d’utilisation chez des patients dont l’organisme ne peut pas dégrader certains médicaments dans le corps
  • halofantrine (pour le paludisme)
  • irinotécan (pour le cancer)
  • isavuconazole (pour les infections fongiques)
  • ombitasvir, paritaprévir, ritonavir avec ou sans dasabuvir (pour le traitement de l’hépatite C)
  • vénétoclax (pour la leucémie lymphoïde chronique) lorsque vous commencez un nouveau traitement par vénétoclax ou prenez des doses croissantes au début du traitement
  • voclosporine (pour traiter les problèmes de reins liés au lupus)

Ne prenez pas Sporanox gélule si l’une des situations ci-dessus s’applique à vous. En cas de doute, consultez votre médecin avant de prendre Sporanox gélule.

N’oubliez pas : ne prenez aucun des médicaments ci-dessus pendant les 2 semaines qui suivent votre dernier traitement par Sporanox gélule.

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, informez donc votre médecin si vous prenez ou prévoyez de prendre l’un de ces médicaments ou tout autre médicament.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS être pris :

  • Si vous allaitez votre enfant (voir rubrique « Grossesse et Allaitement »).
  • Si vous avez une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase ( maladies métaboliques héréditaires rares ) car ce médicament contient du saccharose.

Prévenez votre médecin :

  • Si vous avez déjà présenté une réaction allergique à un autre médicament antifongique (médicament contre les champignons microscopiques) .
  • Si vous avez une maladie du foie. Votre médecin pourra peut-être être amené à adapter la posologie de votre traitement.
  • Si au cours du traitement par Sporanox, vous avez des symptômes tels que perte d'appétit, nausées, vomissements, fatigue, douleurs abdominales, urines foncées, jaunisse, selles décolorées pendant le traitement, arrêtez votre traitement et consulter immédiatement votre médecin.
  • Si vous avez une maladie cardiaque. Celle-ci peut s’aggraver lors du traitement par Sporanox. Si votre médecin décide quand même de vous prescrire Sporanox, et si vous présentez des symptômes tels qu'essoufflement, œdème des membres inférieurs, fatigue inexpliquée, prise de poids inattendue ou difficulté à respirer en position couchée, notamment la nuit, arrêtez votre traitement et consultez immédiatement votre médecin.
  • Si vous êtes atteint d’une insuffisance rénale (mauvais fonctionnement du rein) ou d’une insuffisance hépatique (mauvais fonctionnement du foie) . Sporanox doit être utilisé avec précaution.
  • Si vous ressentez des sensations inhabituelles de fourmillements, d'engourdissements ou de faiblesse des mains ou des pieds pendant le traitement par Sporanox.
  • Si vous percevez une perte auditive. La perte auditive se dissipe généralement à l’arrêt du traitement, mais elle peut persister chez certains patients.
  • Votre médecin peut être amené à vous prescrire des examens sanguins réguliers pour surveiller votre fonction hépatique (fonction du foie ), s’il le juge nécessaire.
  • Si vos mécanismes de défense sont diminués , votre médecin pourra vous prescrire des examens sanguins en début de traitement.
  • Si vous êtes atteint de mucoviscidose, votre médecin pourra interrompre le traitement par Sporanox si votre réponse au traitement est insuffisante.
  • Il n’est pas recommandé d’interchanger la forme gélule de Sporanox avec la forme solution buvable.

EN CAS DE DOUTE, NE PAS HÉSITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

Chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans, ce médicament ne doit pas être utilisé sauf si votre médecin l’a expressément indiqué.

Autres médicaments et Sporanox 100 mg, gélule

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre l’un des médicaments suivants.

Médicaments que vous ne devez pas prendre

Il existe certains médicaments que vous ne devez pas prendre en association avec Sporanox gélule. Ils sont répertoriés ci-dessus sous le titre « Médicaments que vous ne devez pas prendre en même temps que Sporanox gélule »

Certains médicaments ne sont pas recommandés lors de la prise de Sporanox gélule.

Votre médecin peut décider que vous ne devez pas prendre certains médicaments en même temps, ou dans les 2 semaines qui suivent l’arrêt de traitement par Sporanox gélule.

Exemples de ces médicaments :

Médicaments utilisés pour des troubles cardiaques, sanguins ou circulatoires

  • apixaban, édoxaban, rivaroxaban ou vorapaxar (pour les caillots sanguins)
  • atorvastatine (pour diminuer le cholestérol)
  • félodipine (pour l’hypertension artérielle)
  • riociguat ou tadalafil en cas d’utilisation pour le traitement de l’hypertension pulmonaire (augmentation de la pression sanguine dans les vaisseaux sanguins des poumons)

Médicaments utilisés pourde l’épilepsie, des maux de tête ou des troubles mentaux

  • phénytoïne, carbamazépine ou phénobarbital (pour l’épilepsie)
  • élétriptan (pour les migraines)
  • millepertuis ( Hypericum perforatum ) (médicament à base de plantes utilisé dans le traitement des troubles mentaux)

Médicaments utilisés pour des troubles urinaires

  • tamsulosine (pour l’incontinence urinaire chez l’homme)
  • toltérodine (pour l’irritation de la vessie)

Médicaments utilisés pour un cancer

  • axitinib, bosutinib, cabazitaxel, cabozantinib, céritinib, cobimétinib, crizotinib, dabrafénib, dasatinib, docétaxel, entrectinib, glasdégib, ibrutinib, lapatinib, nilotinib, olaparib, pazopanib, régorafénib, sunitinib, talazoparib, trabectédine, trastuzumab emtansine, vénétoclax (lorsque vous prenez une dose stable de vénétoclax pour une leucémie lymphoïde chronique ou à tout moment du traitement pour une leucémie myéloïde aiguë) ou les vinca-alcaloïdes (tels que vinflunine, vinorelbine)

Médicaments utilisés pour une tuberculose

  • bédaquiline, isoniazide, rifabutine ou rifampicine (pour la tuberculose)

Médicaments utilisés pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou l’hépatite

  • éfavirenz ou névirapine (pour le VIH/SIDA)
  • elbasvir/grazoprévir, fumarate de ténofovir alafénamide (TAF), fumarate de ténofovir disoproxil (FTD) (pour le VIH ou l’hépatite)

Médicaments utilisés après une greffe d’organe

  • évérolimus, rapamycine (également appelé sirolimus), temsirolimus

Médicaments pour l’hypertrophie bénigne de la prostate

  • alfuzosine, silodosine

Médicaments utilisés pour une inflammation, des troubles pulmonaires ou des allergies

  • ciclésonide (pour l’inflammation, l’asthme et les allergies)
  • ébastine (pour les allergies)
  • salmétérol (pour l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO))

Médicaments utilisés pour des troubles de l’érection et de l’éjaculation

  • tadalafil ou vardénafil (pour le trouble de l’érection) en cas d’utilisation chez les hommes âgés de 75 ans et moins

Autres médicaments contenant :

  • colchicine (pour la goutte)
  • fentanyl (pour la douleur)
  • lumacaftor/ ivacaftor (pour la mucoviscidose)

N’oubliez pas : ne prenez aucun des médicaments ci-dessus pendant les 2 semaines qui suivent votre dernier traitement par Sporanox gélule.

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, informez votre médecin si vous prenez ou prévoyez de prendre l’un de ces médicaments, ou tout autre médicament.

  • Des précautions doivent être prises lors de l’utilisation de Sporanox gélule avec certains autres médicaments .

Vous pouvez être plus susceptible de présenter des effets indésirables, ou il peut être nécessaire de modifier la dose de Sporanox gélule ou de l’autre médicament.

Exemples de ces médicaments :

Médicaments utilisés pour des problèmes cardiaques, sanguins ou circulatoires

  • bosentan en cas d’utilisation pour le traitement de l’hypertension pulmonaire (augmentation de la pression sanguine dans les vaisseaux sanguins des poumons)
  • inhibiteurs des canaux calciques tels que, les dihydropyridines comme l’amlodipine, l’isradipine, la nifédipine, la nimodipine, le diltiazem ou le vérapamil (pour l’hypertension)
  • cilostazol (pour les troubles circulatoires)
  • « coumarines » telles que la warfarine (pour les caillots sanguins)
  • digoxine (pour la fibrillation auriculaire)
  • nadolol (pour l’hypertension pulmonaire ou l’angine de poitrine)

Médicaments utilisés pour des troubles de l’estomac ou de la diarrhée

  • aprépitant ou nétupitant (pour les nausées et les vomissements pendant le traitement du cancer)
  • lopéramide (pour la diarrhée)
  • antiacides tels que l’aluminium, le calcium, le magnésium, ou le bicarbonate de soude ; antagonistes du récepteur H2 tels que la cimétidine, la ranitidine et les inhibiteurs de la pompe à protons comme le lansoprazole, l’oméprazole, le rabéprazole ( pour le traitement des troubles de l’acidité de l’estomac )

Médicaments utilisés pour des troubles du sommeil ou des troubles mentaux

  • alprazolam, brotizolam, buspirone, ou midazolam (par injection dans une veine) (pour l’anxiété ou pour vous aider à dormir)
  • eszopiclone chez les patients non âgés ou zopiclone (pour vous aider à dormir)
  • réboxétine ou venlafaxine (pour la dépression et l’anxiété)
  • aripiprazole, cariprazine, halopéridol ou rispéridone (pour la schizophrénie, le trouble bipolaire ou autres troubles mentaux)
  • galantamine (pour la maladie d’Alzheimer)
  • guanfacine (pour le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité)

Médicaments utilisés pour des troubles urinaires

  • imidafénacine, fésotérodine, oxybutynine, solifénacine (pour l’irritation de la vessie)

Médicaments utilisés pour un cancer

  • bortézomib, brentuximab védotine, busulfan, erlotinib, géfitinib, idélalisib, imatinib, nintédanib, panobinostat, pemigatinib, ponatinib, ruxolitinib, sonidégib ou trétinoïne (oral)

Médicaments utilisés pour des infections

  • ciprofloxacine, clarithromycine, ou érythromycine (pour les infections bactériennes)
  • délamanide (pour la tuberculose)
  • artéméther-luméfantrine ou quinine (pour le traitement du paludisme)
  • praziquantel (pour la douve et les ténias)

Médicaments utilisés pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou de l’hépatite

  • cobicistat, elvitégravir boosté, maraviroc, ritonavir, darunavir boosté par ritonavir, fosamprénavir boosté par ritonavir, indinavir ou saquinavir (pour le VIH)
  • glécaprévir/pibrentasvir (pour l’hépatite)

Médicaments utilisés après une greffe d’organe

  • ciclosporine ou tacrolimus

Médicaments utilisés pour l’hypertrophie bénigne de la prostate

  • dutastéride

Médicaments utilisés pour des troubles pulmonaires, des allergies ou des états inflammatoires

  • bilastine, ou rupatadine (pour l’allergie)
  • méthylprednisolone ou dexaméthasone, (médicaments administrés par voie orale ou par injection pour l’asthme, les allergies ou les états inflammatoires)
  • budésonide ou fluticasone (pour l’asthme, les allergies)

Médicaments utilisés pour des troubles de l’érection et de l’éjaculation

  • sildénafil (pour les troubles de l’érection)

Médicaments utilisés pour la douleur

  • alfentanil, buprénorphine, oxycodone ou sufentanil (pour la douleur)
  • méloxicam (pour l’inflammation articulaire et la douleur)

Autres médicaments contenant :

  • alitrétinoïne (par voie orale) (pour l’eczéma)
  • cabergoline (pour la maladie de Parkinson)
  • produits à base de cannabis, y compris les médicaments (tels que pour la nausée et les vomissements ou les spasmes musculaires chez les patients atteints de sclérose en plaques)
  • cinacalcet (pour l’hyperparathyroïdie)
  • diénogest ou ulipristal (contraceptifs)
  • éliglustat (pour la maladie de Gaucher) en cas d’utilisation chez des patients dont l’organisme ne peut pas dégrader certains médicaments dans le corps
  • ivacaftor (pour la mucoviscidose)
  • méthadone ( pour le traitement de l’addiction à la drogue )
  • répaglinide ou saxagliptine (pour le diabète)

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, informez votre médecin si vous prenez ou prévoyez de prendre l’un de ces médicaments, ou tout autre médicament.

Sporanox 100 mg, gélule avec des aliments, boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Sporanox ne doit pas être pris en cas de grossesse sauf si votre médecin le juge absolument nécessaire.

Si vous êtes en capacité d’avoir des enfants et que vous pourriez débuter une grossesse, parlez-en à votre médecin.

• Utilisez un moyen de contraception efficace pendant votre traitement par Sporanox afin d’éviter de débuter une grossesse alors que vous prenez le médicament.

• Continuez également d’utiliser un moyen de contraception jusqu’à l’apparition de vos prochaines règles après l’arrêt du traitement par Sporanox, car Sporanox reste un certain temps dans l’organisme après l’arrêt du traitement.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez rapidement votre médecin.

Allaitement

Il est déconseillé d’allaiter votre enfant lorsque vous êtes traitée par Sporanox, car de petites quantités du médicament peuvent être présentes dans le lait maternel.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Des vertiges, des troubles visuels (vision double ou vision floue) ou une perte auditive peuvent survenir lors du traitement par Sporanox. Si c’est le cas, ne conduisez pas ou n’utilisez pas de machines ou d’outils.

Sporanox 100 mg, gélule contient du saccharose

Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladie héréditaire rare).

Comment le prendre ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La dose recommandée est de

Mycoses superficielles

  • Kératites fongiques : 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 21 jours.
  • Pityriasis versicolor : 2 gélules (200 mg) une fois par jour ou 1 gélule (100 mg) 2 fois par jour pendant 5 à 7 jours.
  • Dermatophyties cutanées : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 15 jours ou 2 gélules (200 mg) une fois par jour pendant 7 jours.
  • Dermatomycoses dans les zones fortement kératinisées telles que le pied d’athlète (tinea pedis) et le tinea manus palmaire : 1 gélule (100 mg) 1 fois par jour pendant 30 jours ou 2 gélules (200 mg) deux fois par jour pendant 7 jours.

Mycoses systémiques ou viscérales

2 à 4 gélules par jour, les plus fortes posologies sont notamment recommandées si vous êtes immunodéprimé, c’est-à-dire si les mécanismes de défense de votre organisme sont diminués. La durée du traitement sera fonction de la maladie pour laquelle vous êtes traité et de l’existence d’une autre maladie sous‑jacente.

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Votre médecin peut être amené à vous prescrire des examens sanguins réguliers pour surveiller votre fonction hépatique (fonction du foie ), s’il le juge nécessaire.

Comment prendre Sporanox 100 mg, gélule

Voie orale.

Les gélules doivent être avalées sans être ouvertes, de préférence en une seule prise.

Pour que Sporanox gélule puisse être correctement absorbé par votre corps, l’acidité de votre estomac doit être suffisante.

Par conséquent, si vous prenez un médicament réduisant l’acidité de votre estomac (anti-H2 ou inhibiteurs de la pompe à protons), il est recommandé de prendre Sporanox gélule avec une boisson contenant du cola classique.

Si vous êtes atteint d’une maladie réduisant l’acidité de votre estomac, il est également recommandé de prendre Sporanox gélule avec une boisson contenant du cola classique.

Par ailleurs, si vous prenez un médicament pouvant limiter l’absorption de Sporanox gélule (topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants), vous devrez le prendre au moins 2 heures avant ou 2 heures après la prise de Sporanox gélule.

Dans tous les cas, demander conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

Fréquence d’administration

Les gélules doivent être avalées sans être ouvertes, immédiatement après un repas , de préférence en une seule prise.

Si vous avez pris plus de Sporanox 100 mg, gélule que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre Sporanox 100 mg, gélule

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre Sporanox 100 mg, gélule

Sans objet.

Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables graves - arrêtez votre traitement et consultez immédiatement votre médecin :

  • Si vous avez des symptômes qui peuvent traduire une atteinte de la fonction de votre foie tels que perte d’appétit, nausées, vomissements, fatigue, douleurs abdominales, urines foncées, selles décolorées pendant le traitement.
  • Si vous présentez des symptômes qui peuvent traduire une insuffisance cardiaque tels qu’essoufflement, œdème des membres inférieurs, fatigue inexpliquée, prise de poids inattendue ou difficulté à respirer en position couchée, notamment la nuit.
  • Si vous avez une hypersensibilité à la lumière ou une éruption cutanée sévère (diffuse avec desquamation de la peau et apparition de bulles au niveau de la bouche, des yeux et des organes génitaux, ou de type éruption cutanée accompagnée de petites pustules ou bulles).
  • Si vous avez une réaction allergique (hypersensibilité) qui se manifeste par des éruptions cutanées, prurit, urticaire, souffle court ou difficulté à respirer, œdème au niveau du visage.

Prévenez votre médecin :

  • Si vous ressentez des sensations inhabituelles de fourmillements, d’engourdissements ou de faiblesse des mains ou des pieds pendant le traitement par Sporanox.
  • Si vous avez une vision floue ou double, entendez un bourdonnement dans vos oreilles ou une perte auditive temporaire ou permanente, si vous ne pouvez contrôler votre vessie ou uriner bien plus qu’habituellement.

Autres effets indésirables

Fréquents (peuvent affecter 1 à 10 patients sur 100) :

  • Maux de tête,
  • Douleurs abdominales, nausées.

Peu fréquents (peuvent affecter 1 à 10 patients sur 1 000) :

  • Allergie,
  • Vertiges,
  • Diarrhées, vomissements, constipation, digestion difficile, flatulence,
  • Augmentation de certaines enzymes du foie (ASAT, ALAT),
  • Urticaire, éruption cutanée, démangeaisons,
  • Troubles menstruels (chez la femme).

Rares (peuvent affecter 1 à 10 patients sur 10 000) :

  • Quantité insuffisante de globules blancs dans le sang (appelés leucocytes, ce qui peut augmenter le risque d’infections),
  • Maladie due à une réaction allergique (maladie sérique), brusque gonflement du visage et du cou d’origine allergique ( œdème de Quincke ), réactions allergiques,
  • Excès de triglycérides dans le sang,
  • Tremblements, sensation de picotement, fourmillement , diminution de la sensibilité, trouble du goût,
  • Troubles visuels (incluant vision double et vision floue),
  • Perte auditive passagère ou permanente, sifflements, bourdonnement dans les oreilles ( acouphène ),
  • Insuffisance cardiaque congestive,
  • Difficulté pour respirer,
  • Inflammation du pancréas (pancréatite) ,
  • Grave toxicité envers les cellules du foie, fatale dans quelques cas, inflammation du foie ( hépatite ), insuffisance de la fonction du foie, augmentation du taux de bilirubine dans le sang (se traduisant en général par une jaunisse, des urines foncées ou des selles décolorées) ,
  • Réactions cutanées graves, de type éruption cutanée diffuse avec desquamation de la peau et apparition de bulles au niveau de la bouche, des yeux et des organes génitaux, ou de type éruption cutanée accompagnée de petites pustules ou bulles,
  • Inflammation des artères et des veines,
  • Chute de cheveux,
  • Réaction cutanée liée à l’exposition au soleil,
  • Augmentation de la fréquence des émissions d’urines,
  • Troubles de l’érection (chez l’homme),
  • Gonflement (œdème), fièvre,
  • Augmentation dans le sang d’une enzyme appelée la Créatine Phosphokinase
  • Diminution de la fréquence cardiaque.

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles)

  • Diminution d’un certain nombre de globules blancs (appelés neutrophiles ) dans le sang, diminution des plaquettes (éléments du sang importants dans la coagulation sanguine),
  • Baisse du potassium dans le sang,
  • Atteinte des nerfs des membres,
  • Insuffisance cardiaque,
  • Œdème pulmonaire,
  • Toux,
  • Douleurs musculaires et articulaires,
  • Incontinence urinaire,
  • Symptômes d'augmentation du taux d'hormone « aldostérone » (tels que l'hypertension artérielle ou un faible taux de potassium dans le sang), même si le taux d'aldostérone dans le sang est normal ou faible.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Comment le conserver ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

Contenu de l'emballage et autres informations

Ce que contient Sporanox 100 mg, gélules

  • La substance active est :

Itraconazole ...................................................................................................... 100,0 mg

Pour une gélule.

  • Les autres composants sont :

Microgranules de saccharose, hypromellose, macrogol 20 000.

Enveloppe de la gélule : dioxyde de titane (E 171), indigotine (E 132), gélatine, érythrosine (E 127).

Qu’est-ce que Sporanox 100 mg, gélules et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de gélule. Boîte de 4, 6, 10, 15, 30, 60 ou 120.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

JANSSEN-CILAG

167 QUAI DE LA BATAILLE DE STALINGRAD

92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

JANSSEN-CILAG

167 QUAI DE LA BATAILLE DE STALINGRAD

92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

Fabricant

JANSSEN CILAG S.p.A.

VIA C. JANSSEN

04100 BORGO SAN MICHELE

LATINA

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).

Recommandations internationales

OMS · Liste des médicaments essentiels 2025

Itraconazole figure sur la liste modèle de l'OMS (Itraconazole) : Antifungal medicines.

Fiche OMS

HAS · Service médical rendu (France)

SMR Important avis du 07/06/2017 (Renouvellement d'inscription (CT)).

Le service médical rendu par SPORANOX reste important dans les indications de l’AMM.

Avis de la Commission de la Transparence

Conditions de prescription (France)

liste I · prescription initiale hospitalière annuelle

Classification ATC (OMS)

J02AC02

Équivalents en Tunisie (Itraconazole)

MarqueLaboratoireFormesPrix à partir deCNAM
ITRACIMACINO SUPPLY AG, ACINO pharma AGGél., Gélules21,380 DTnon
ITRA SKINOPALIA PHARMA, OPALIA PHARMA S.A.Gél., Gélules78,570 DTnon
ITRA GYNOPALIA PHARMA, OPALIA PHARMA S.A.Gél., Gélulesnon

Même composition qualitative. Vérifier dosage et forme avant substitution.