MMedok Médicaments
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SEDACORON

Amiodarone

Remboursable CNAM

Prix public
3,512 DT
Code ATC
C01BD01

Présentations, prix et reste à charge

DosageFormePrésentationPrix publicCNAMReste à chargePrix / unitéCatégorieStatutCode PCT
150mg/3mlAmp injBt 5 3,512 DT 99.94 % 0,002 DT 0,702 DT essentiel 104122

Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.

Coût d'un traitement

Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.

Notice (RCP)

Texte officiel du RCP de CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) (SANOFI WINTHROP INDUSTRIE, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, notamment :

  • Troubles du rythme auriculaire avec rythme ventriculaire rapide
  • Tachycardies du syndrome de Wolff Parkinson White.
  • Troubles du rythme ventriculaire documentés symptomatiques et invalidants.

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Posologie et mode d'administration

Pour des raisons galéniques, il ne faut pas utiliser de concentrations inférieures à 2 ampoules dans 500 ml. Utiliser exclusivement le sérum glucosé isotonique.

N'ajouter aucun autre produit dans le liquide de perfusion.

L’amiodarone doit être administrée par voie veineuse centrale, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes où, en l'absence de voie veineuse centrale, la voie périphérique pourra être utilisée (voir 4.4 « Mises en garde et précautions d'emploi »).

Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée , à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

Perfusion par voie veineuse centrale

  • Traitement d'attaque : en moyenne 5 mg/kg dans du sérum glucosé de préférence à la seringue électrique, passés en 20 minutes à 2 heures et renouvelables 2 à 3 fois par 24 heures.

L'action est de courte durée, nécessitant de poursuivre la perfusion.

  • Traitement d'entretien : 10 à 20 mg/kg/j (en moyenne 600 à 800 mg/24h, jusqu'à 1,2 g/24 h) dans 250 ml de sérum glucosé pendant quelques jours.

Prendre le relais par la voie orale (3 comprimés par jour) dès le premier jour de la perfusion. Cette posologie pourra être portée à 4, voire 5 comprimés par jour.

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Concernant la voie d'abord et compte-tenu également de la situation dans laquelle s'applique cette indication, l'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.

  • La dose intraveineuse initiale est de 300 mg (ou 5 mg/kg) dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5 % et injectés rapidement.
  • Une administration intraveineuse supplémentaire de 150 mg (ou 2,5 mg/kg) pourra être envisagée en cas de persistance de la fibrillation ventriculaire.
  • Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de l’amiodarone chez l’enfant n’ont pas été établies.

Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 5.1 et 5.2.

En raison de la présence d’alcool benzylique, l’administration intraveineuse d’amiodarone doit être faite avec prudence chez les nouveau-nés et les enfants de moins de 3 ans (voir rubrique 4.4).

Contre indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

  • bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés;
  • maladie du sinus non appareillée (risque d’arrêt sinusal);
  • troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés;
  • hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone;
  • hypersensibilité connue à l'iode, à l’amiodarone ou à l'un des excipients;
  • collapsus cardiovasculaire;
  • hypotension artérielle sévère;
  • les 2 èmes et 3 èmes trimestres de la grossesse;
  • allaitement;
  • en association avec :
  • les médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone) :
  • les antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
  • les antiarythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide),
  • autres médicaments tels que : arsénieux, bépridil, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dompéridone, dolasétron IV, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, torémifène, vincamine IV (voir rubrique 4.5)
  • le télaprévir,
  • le cobicistat.

Ces contre-indications ne s'appliquent pas lorsque l'amiodarone est utilisée dans la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Mises en garde et précautions d'emploi

Liées à la voie d’administration

Perfusion par voie veineuse centrale : Troubles du rythme graves lorsque la voie orale n'est pas adaptée, à l'exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

L'amiodarone injectable doit être administrée par voie veineuse centrale. En effet, l'administration par la voie veineuse périphérique peut être responsable d'effets locaux à type de veinite. L'amiodarone injectable ne doit être utilisée qu'en perfusion.

En effet, l'injection intraveineuse directe même très lente peut aggraver une hypotension, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance respiratoire sévère (voir rubrique 4.8).

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

  • L'administration par voie veineuse périphérique est généralement déconseillée en raison des risques hémodynamiques encourus (hypotension sévère, collapsus circulatoire) ; la perfusion par voie veineuse centrale doit être utilisée dès lors qu'elle est possible.
  • L'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible ; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.
  • Un monitoring en unités de soins intensifs sous contrôle continu de la pression artérielle et de l'ECG doit être effectué dès que possible.
  • Ne pas ajouter d'autre produit dans la seringue.
  • Si le traitement par amiodarone doit être poursuivi, il doit être administré en perfusion et par voie veineuse centrale, sous contrôle continu de la pression artérielle et de l'ECG.

Liées à l'amiodarone

La prise d’amiodarone est déconseillée avec la ciclosporine, le diltiazem (voie injectable) et le vérapamil (voie injectable), certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine et pentamidine), certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sertindole, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol), les fluoroquinolones (autres que lévofloxacine et moxifloxacine), les laxatifs stimulants, la méthadone, et le fingolimod (voir rubrique 4.5).

Effets cardiaques

  • La survenue d'un nouveau trouble du rythme ou l'aggravation d'un trouble du rythme préexistant et traité, a été rapportée (voir rubrique 4.8).
  • Un tel effet arythmogène est possible en particulier en présence de facteurs favorisant l'allongement de l'intervalle QT tels que certaines associations médicamenteuses et/ou l'existence d'une hypokaliémie (voir rubriques 4.5 et 4.8). Le risque d'induire des torsades de pointes sous amiodarone apparaît moindre à degré égal d'allongement de l'intervalle qu'avec d'autre anti-arythmiques.

Réactions cutanées sévères

Des réactions cutanées comme le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) pouvant mettre en jeu le pronostic vital ou pouvant être d’évolution fatale peuvent survenir. Si des symptômes ou signes évocateurs de ces syndromes apparaissent (comme une éruption cutanée évolutive avec des bulles ou des lésions des muqueuses), le traitement par l’amiodarone doit être immédiatement arrêté.

Manifestations oculaires

En cas de vision trouble ou de baisse de l'acuité visuelle, un examen ophtalmologique complet incluant un fond d'œil doit être rapidement pratiqué. L'arrêt de l'amiodarone est requis en cas d'apparition d'une neuropathie ou névrite optique due à l'amiodarone en raison d'un risque potentiel d'évolution vers la cécité (voir rubrique 4.8)

Bradycardie sévère et troubles de la conduction

Des cas de bradycardie sévère et de troubles de la conduction mettant en jeu le pronostic vital ont été observés avec des médicaments contenant du sofosbuvir en association avec l’amiodarone.

La bradycardie s’est généralement produite dans un délai de quelques heures à quelques jours, mais des cas avec un délai d’apparition plus long ont été observés, pour la plupart jusqu’à 2 semaines après l’initiation du traitement anti-VHC.

L’amiodarone ne doit être utilisée chez les patients traités par des médicaments contenant du sofosbuvir qu’en cas d’intolérance ou de contre-indication aux autres traitements anti-arythmiques.

Si l’utilisation concomitante de l’amiodarone est jugée nécessaire, il est recommandé que les patients soient soumis à une surveillance cardiaque en milieu hospitalier pendant les 48 premières heures de co-administration, à la suite de quoi une surveillance en consultation externe ou une auto-surveillance du rythme cardiaque doit être effectuée quotidiennement pendant au moins les 2 premières semaines de traitement.

Compte tenu de la longue demi-vie de l’amiodarone, une surveillance cardiaque comme indiqué ci-dessus doit également être effectuée chez les patients qui ont arrêté l’amiodarone au cours des derniers mois et qui doivent débuter un traitement par des médicaments contenant du sofosbuvir.

Tous les patients utilisant actuellement ou ayant récemment utilisé de l’amiodarone en association avec des médicaments contenant du sofosbuvir doivent être avertis des symptômes de bradycardie et de troubles de la conduction et ils doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin en urgence s’ils ressentent ces symptômes.

Manifestations pulmonaires

Quelques cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportés sous amiodarone injectable. L'apparition d'une dyspnée ou d'une toux sèche isolée ou associée à une altération de l'état général, doit faire évoquer une toxicité pulmonaire telle qu'une pneumopathie interstitielle et impose un contrôle radiologique (voir rubrique 4.8).

Par ailleurs, quelques cas de détresse respiratoire aiguë ont été observés dans les suites immédiates d'interventions chirurgicales chez les patients traités par amiodarone. En conséquence, une surveillance étroite est recommandée lors de la ventilation artificielle de ces patients.

Manifestations hépatiques

Une insuffisance hépatocellulaire sévère, d'évolution parfois fatale, peut survenir dans les 24 heures suivant le début du traitement par amiodarone injectable. La surveillance de la fonction hépatique est recommandée en début de traitement puis de façon régulière au cours du traitement par l'amiodarone (voir rubrique 4.8)

Liées aux excipients :

Ce médicament contient 60 mg d’alcool benzylique par ampoule de 3 ml.

L’alcool benzylique peut provoquer des réactions allergiques.

L’administration intraveineuse d’alcool benzylique a été associée à des effets indésirables graves et à des décès chez des nouveau-nés (« syndrome de suffocation »). La quantité minimale d’alcool benzylique susceptible d’entraîner une toxicité n’est pas connue, avec un risque accru chez les jeunes enfants en raison d’une accumulation.

Les quantités élevées d’alcool benzylique doivent être utilisés avec prudence et en cas de nécessité uniquement, en particulier chez les personnes atteintes d’insuffisance hépatique ou rénale et durant la grossesse et l’allaitement, en raison du risque d’accumulation et de toxicité (acidose métabolique).

Pour les effets sur la grossesse et l’allaitement, voir rubrique 4.6.

Précautions d’emploi

  • Perturbations électrolytiques, en particulier hypokaliémie : il est important de prendre en compte les situations pouvant être associées à une hypokaliémie, cette dernière pouvant favoriser la survenue d'effets proarythmiques.

L'hypokaliémie sera corrigée avant l'administration d'amiodarone.

  • A l'exception des situations d'urgence, l'amiodarone injectable ne doit être utilisée qu'en milieu hospitalier spécialisé et sous surveillance continue (ECG, TA).

Anesthésie

Avant chirurgie, l’anesthésiste doit être informé que le patient est traité par amiodarone.

Le traitement chronique par amiodarone est susceptible de s’additionner, en termes d’effets indésirables, au risque hémodynamique des anesthésiques, généraux ou locaux. Ils concernent, en particulier, les effets bradycardisants et hypotenseurs, la baisse du débit cardiaque et des troubles de la conduction.

L'association (voir rubrique 4.5) avec les bêta-bloquants autres que le sotalol (association contre-indiquée), et l'esmolol (association nécessitant des précautions d'emploi), le vérapamil et le diltiazem ne sera envisagée que dans la prévention des troubles du rythme ventriculaire menaçant le pronostic vital et en réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Transplantation

Dans les études rétrospectives, l'utilisation d'amiodarone chez le receveur de greffe avant la transplantation cardiaque a été associée à un risque accru de dysfonctionnement primaire du greffon (DPI).

Le DPI est une complication potentiellement mortelle de la transplantation cardiaque qui se manifeste par un dysfonctionnement gauche, droit ou biventriculaire survenant dans les 24 premières heures de la greffe et pour lequel il n’y a pas de cause secondaire identifiable (voir rubrique 4.8). Un DPI grave peut être irréversible.

Pour les patients figurant sur la liste d'attente d'une transplantation cardiaque, il convient d'utiliser un autre médicament antiarythmique dès que possible avant la greffe.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les études chez l'animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif de l’amiodarone lorsqu’elle est administrée au premier trimestre de la grossesse.

La thyroïde fœtale commençant à fixer l’iode à partir de 14 semaines d’aménorrhée, aucun retentissement sur la thyroïde fœtale n’est attendu en cas d’administrations préalables.

Une surcharge iodée avec l’utilisation de ce produit passé ce terme, peut entraîner une hypothyroïdie fœtale, biologique ou même clinique (goitre).

En conséquence, l’utilisation de ce médicament est contre-indiquée à partir du 2 ème trimestre.

Par ailleurs, l’alcool benzylique passant la barrière placentaire, les quantités élevées d’alcool benzylique doivent être utilisés avec prudence et uniquement en cas de nécessité, pendant la grossesse et l’allaitement, en raison du risque d’accumulation et de toxicité (acidose métabolique).

Allaitement

L’amiodarone et son métabolite, ainsi que l’iode, passent dans le lait à des concentrations supérieures au plasma maternel. En raison du risque d’hypothyroïdie chez le nourrisson, l’allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.

Effets indésirables

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence selon les conventions suivantes :

Très fréquemment (≥ 10 %); fréquemment (≥ 1 %, < 10 %); peu fréquemment (≥ 0,1 %, < 1 %); rarement (≥ 0,01 %, < 0,1 %); très rarement (< 0,01 % ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections cardiaques :

Fréquemment :

Bradycardie.

Très rarement :

Bradycardie marquée, plus exceptionnellement arrêt sinusal, rapportés dans certains cas notamment chez les sujets âgés,

Effet proarythmique.

Fréquence indéterminée :

Torsades de pointes (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Affections gastro-intestinales :

Très fréquemment :

Nausées.

Fréquence indéterminée

Pancréatite (aiguë).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquemment :

Possible réaction inflammatoire à type de veinite en cas d'administration veineuse périphérique directe, réactions au site d'injection telles que douleur, érythème, œdème, nécrose, extravasation, infiltration, inflammation, phlébite et cellulite.

Affections hépatobiliaires :

Des cas d'atteintes hépatiques ont été rapportés. Ces cas ont été diagnostiqués par l'élévation des transaminases sériques.

En effet, ont été rapportés :

Très rarement :

Elévation des transaminases, isolée et généralement modérée (1,5 fois à 3 fois la normale) régressant après réduction posologique, voire spontanément;

Atteinte hépatique aiguë avec hypertransaminasémie et/ou ictère, d'évolution parfois fatale, nécessitant l'arrêt du traitement.

Atteinte hépatique chronique lors de traitements prolongés (par voie orale). L'histologie est celle d'une hépatite pseudo-alcoolique. La discrétion du tableau clinique et biologique (hépatomégalie inconstante, hypertransaminasémie entre 1,5 et 5 fois la normale) justifie la surveillance régulière de la fonction hépatique. Une hypertransaminasémie, même modérée, survenant après un traitement de plus de 6 mois doit faire évoquer le diagnostic d'atteinte hépatique chronique. Les troubles cliniques et biologiques régressent habituellement après arrêt du traitement. Quelques cas d'évolution irréversible ont été rapportés.

Affections du système immunitaire :

Très rarement :

Choc anaphylactique.

Fréquence indéterminée :

Des cas d'angioedèmes et/ou d’urticaire ont été rapportés.

Affections endocriniennes :

Très fréquemment

Manifestations thyroïdiennes : En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne « dissociée » (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement.

Fréquemment

Manifestations thyroïdiennes : Les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, frilosité, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique.

Les hyperthyroïdies sont plus trompeuses : pauci-symptomatiques (léger amaigrissement inexpliqué, atténuation de l'efficacité antiangoreuse et/ou antiarythmique) ; formes psychiatriques du sujet âgé, voire thyréotoxicose.

L'effondrement de la TSH ultrasensible permet d'affirmer le diagnostic. L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3-4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d’un traitement adapté.

Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle-même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois). Des cas d’hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt de l’amiodarone.

Très rarement :

Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH)

Affections du système nerveux :

Très rarement :

Hypertension intracrânienne bénigne (pseudo tumor cerebri).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Très rarement :

Pneumopathie interstitielle ou fibrose parfois fatale

Syndromes de détresse respiratoire aiguë, généralement associée à une pneumopathie interstitielle, d'évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d'un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d'oxygène a été évoquée). L'arrêt de l'amiodarone doit être envisagé et l'intérêt des corticostéroïdes pris en considération (cf. rubrique 4.4).

Bronchospasme et/ou apnée en cas d'insuffisance respiratoire sévère, notamment chez les asthmatiques.

Affections de la peau et du tissus sous-cutané :

Très rarement :

Sueurs, alopécie.

Fréquent :

Eczéma.

Fréquence indéterminée :

Réactions cutanées sévères telles que syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique)/ syndrome de Stevens-Johnson, dermatite bulleuse, syndrome de DRESS (syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse).

Affections oculaires :

Fréquence indéterminée :

Neuropathie optique/ névrite optique pouvant entrainer la cécité.

Affections vasculaires :

Fréquemment :

Baisse tensionnelle, généralement modérée et transitoire. Des cas d'hypotension sévère ou de collapsus ont été rapportés en particulier après surdosage ou administration trop rapide.

Très rarement :

Bouffées de chaleur.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquence indéterminée

Douleurs lombaires, douleurs dorsales.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée :

Neutropénie, agranulocytose.

Affections psychiatriques

Fréquemment :

Diminution de la libido.

Fréquence indéterminée :

Délire (y compris confusion), hallucination.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence indéterminée :

Dysfonctionnement primaire du greffon potentiellement mortel après transplantation cardiaque (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

L'ingestion aiguë de fortes doses d'amiodarone est peu documentée. Quelques cas de bradycardie sinusale, de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointe et d'atteinte hépatique ont été rapportés. Le traitement doit être symptomatique. Compte tenu de la cinétique du produit, une surveillance suffisamment prolongée, notamment cardiaque, est recommandée.

L'amiodarone et ses métabolites ne sont pas dialysables.

Interactions décrites dans le RCP

Médicaments antiarythmiques

De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.

L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG. L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée.

L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques.

L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG.

Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments concernés sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques.

Pour le dolasétron, l’érythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.

L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.

Toutefois, certains d’entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la régle, en étant seulement déconseillés avec les torsadogènes. Il s’agit de :

  • la méthadone,
  • des antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine),
  • des neuroleptiques.

Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des antiarythmiques de classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques…etc.

Effets de l’amiodarone sur d’autres médicaments

L’amiodarone et/ou son métabolite, la deséthylamiodarone, inhibe le CYP1A1, le CYP1A2, le CYP3A4, le CYP2C9, le CYP2D6 et la glycoprotéine P, et peut augmenter l’exposition de leurs substrats.

En raison de la longue durée d’action de l’amiodarone, ces interactions peuvent être observées pendant plusieurs mois après l’arrêt de l’amiodarone.

Effets d’autres médicaments sur l’amiodarone

Les inhibiteurs du CYP3A4 et CYP2C8 peuvent potentiellement inhiber le métabolisme de l’amiodarone et augmenter son exposition.

Il est recommandé d’éviter les inhibiteurs du CYP3A4 (par exemple le jus de pamplemousse et certains médicaments) au cours d’un traitement par amiodarone.

Associations contre-indiquées

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointe (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone, voir associations déconseillées),

  • antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
  • antiarythmiques de classe III (dofétilide, ibutilide, sotalol),
  • autres médicaments tels que : arsénieux, bépridil, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dolasétron IV, dompéridone, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, torémifène, vincamine IV

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Télaprévir

Troubles de l'automatisme et de la conduction cardiaque avec risque de bradycardie excessive.

+ Cobicistat

Risque de majoration des effets indésirables de l’amiodarone par diminution de son métabolisme.

Associations déconseillées

+ Sofosbuvir

La co-administration d’amiodarone avec des traitements contenant du sofosbuvir peut entraîner une bradycardie symptomatique grave. N’utiliser que si aucun traitement alternatif n’est disponible. Une surveillance étroite est recommandée en cas de co-administration de ces médicaments (voir rubrique 4.4).

+ Substrats du CYP3A4

L’amiodarone, inhibiteur du CYP 3A4, augmente les concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4, pouvant conduire à une possible augmentation de leur toxicité.

  • Ciclosporine

Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine, par diminution de son métabolisme hépatique, avec risque d'effets néphrotoxiques.

Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie de la ciclosporine pendant le traitement par l'amiodarone.

+ Diltiazem injectable

Risque de bradycardie et de bloc auriculoventriculaire.

Si cette association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et ECG continue.

+ Fingolimod

Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont d’autant plus à risque qu’ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.

Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.

+ Vérapamil injectable

Risque de bradycardie ou de bloc auriculoventriculaire.

Si cette association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et ECG continue.

+ Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine, pentamidine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre l’un des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sertindole, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol).

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Méthadone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Fluoroquinolones autres que lévofloxacine et moxifloxacine (associations contre indiquées) :

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Laxatifs stimulants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (l’hypokaliémie est un facteur favorisant).

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Substrats de la P-gp

L’amiodarone est un inhibiteur de la P-gp. La co-administration avec des substrats de la P-gp peut entraîner une augmentation de leur exposition.

+ Digitaliques

Dépression de l'automatisme (bradycardie excessive) et troubles de la conduction auriculoventriculaire.

En cas d'utilisation de la digoxine, augmentation de la digoxinémie par diminution de la clairance de la digoxine.

Surveillance clinique et ECG, et s'il y a lieu, contrôler la digoxinémie et adapter la posologie de la digoxine.

+ Dabigatran

Augmentation des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec majoration du risque de saignement.

Dans l’indication post-chirurgicale : surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran si nécessaire, sans excéder 150 mg/j.

+ Substrats du CYP2C9

L’amiodarone augmente les concentrations des substrats du CYP2C9 tels que les antivitamines K et la phénytoïne.

+ Antivitamines K

Augmentation de l'effet de l’antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l’antivitamine K pendant le traitement par l'amiodarone et 8 jours après son arrêt.

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Augmentation des concentrations plasmatiques de la phénytoïne avec signes de surdosage, en particulier neurologiques (diminution du métabolisme hépatique de la phénytoïne).

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques de phénytoïne et adaptation éventuelle de sa posologie.

+ Substrats du CYP2D6

  • Flécaïnide

L’amiodarone augmente les concentrations plasmatiques de la flécaïnide par inhibition du cytochrome CYP2D6. La posologie de la flécaïnide doit être ajustée.

+ Substrats du CYP3A4

L’amiodarone, inhibiteur du CYP3A4, augmente les concentrations plasmatiques des substrats de ce cytochrome, pouvant conduire à une possible augmentation de leur toxicité.

  • Statines (simvastatine, atorvastatine, lovastatine)

Le risque de toxicité musculaire (ex. rhabdomyolyse) est augmenté lors de l’administration concomitante d’amiodarone avec les statines métabolisées par le CYP3A4. Il est recommandé d’utiliser une autre statine non concernée par ce type d’interaction.

  • Autres molécules métabolisées par le CYP3A4 (sirolimus, tsildénafil, midazolam, dihydroergotamine, ergotamine, colchicine, triazolam) :

L’amiodarone, inhibiteur du CYP3A4, augmente les concentrations plasmatiques de ces molécules pouvant conduire à une possible augmentation de leur toxicité.

  • Lidocaïne

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne, avec possibilité d’effets indésirables neurologiques et cardiaques, par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone.

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne. Si besoin, adaptation de la posologie de la lidocaïne pendant le traitement par amiodarone et après son arrêt.

  • Tacrolimus

Augmentation des concentrations sanguines de tacrolimus par inhibition de son métabolisme par l’amiodarone.

Dosage des concentrations sanguines de tacrolimus, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie de tacrolimus pendant l’association et à l’arrêt de l’amiodarone

+ Bêtabloquants (sauf esmolol et sotalol)

Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Surveillance clinique et ECG.

+ Bêtabloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Troubles de l'automatisme et de la conduction cardiaque avec risque de bradycardie excessive.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et ECG régulière.

+ Esmolol

Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Surveillance clinique et ECG.

+ Diltiazem per os

Risque de bradycardie ou de bloc auriculoventriculaire, notamment chez les personnes âgées.

Surveillance clinique et ECG.

+ Vérapamil per os

Risque de bradycardie ou de bloc auriculoventriculaire, notamment chez les personnes âgées. Surveillance clinique et ECG.

+ Certains macrolides (azithromycine, clarithromycine, roxithromycine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

+ Hypokaliémiants : diurétiques hypokaliémiants (seuls ou associés), amphotéricine B (voie IV), glucocorticoïdes (voie générale), tétracosactide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (l’hypokaliémie est un facteur favorisant).

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Bradycardisants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Orlistat

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de l'amiodarone et de son métabolite actif.

Surveillance clinique et, si besoin, ECG.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt, le cas échéant.

+ Voriconazole

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes, par possible diminution du métabolisme de l’amiodarone.

Surveillance clinique et ECG, et adaptation éventuelle de la posologie de l’amiodarone.

Associations à prendre en compte

+ Pilocarpine

Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants)

Conduite et utilisation de machines

Sans objet.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIARYTHMIQUE CLASSE III, Code ATC : C01BD01.

Propriétés antiarythmiques :

  • Allongement de la phase 3 du potentiel d'action des cellules cardiaques sans modification de sa hauteur ni de sa vitesse d'ascension (classe III de Vaughan Williams). L'allongement isolé de la phase 3 du potentiel d'action résulte d'un ralentissement du courant potassique sans modification des courants sodique et calcique ;
  • effet bradycardisant par diminution de l'automatisme sinusal. Cet effet n'est pas antagonisé par l'atropine;
  • effet antiadrénergique non compétitif alpha et bêta;
  • ralentissement de la conduction sino-auriculaire, auriculaire et nodale d'autant plus marqué que le rythme est plus rapide;
  • pas de modification de la conduction au niveau ventriculaire;
  • augmentation des périodes réfractaires et diminution de l'excitabilité myocardique à l'étage auriculaire, nodal et ventriculaire;
  • ralentissement de la conduction et allongement des périodes réfractaires dans les voies accessoires auriculo-ventriculaires.
  • absence d'effet inotrope négatif.

Réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

L'efficacité et la tolérance de l'amiodarone IV chez les patients ayant présenté, en dehors de l'hôpital, un arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes ont été évaluées dans deux études en double aveugle : l'étude ARREST, comparant l'amiodarone au placebo, et l'étude ALIVE, comparant l'amiodarone à la lidocaïne.

Le critère principal d'évaluation de ces deux études était le taux de patients encore vivants au moment de leur admission en service hospitalier.

  • Dans l'étude ARREST, 504 patients ayant présenté, en dehors de l'hôpital, un arrêt cardiaque secondaire à une fibrillation ventriculaire ou une tachycardie ventriculaire avec absence de pouls résistant à au moins 3 tentatives de défibrillation et à l'adrénaline, ont été randomisés dans 2 groupes et ont reçu soit 300 mg d'amiodarone dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5 % et injectés rapidement par voie veineuse périphérique (246 patients) soit un placebo (258 patients). Chez les 197 patients (39 %) vivants lors de l'admission à l'hôpital, l'amiodarone a augmenté de façon significative la probabilité d'être réanimé et admis en service hospitalier : 44 % dans le groupe amiodarone et 34 % dans le groupe placebo (p = 0,03).

Après ajustement des autres facteurs prédictifs d'évolution, l'odds ratio ajusté pour la survie après l'admission était de 1,6 dans le groupe amiodarone comparé au groupe placebo (IC 95 % : 1,1 à 2,4; p = 0,02). Un plus grand nombre de patients a présenté une hypotension (59 % versus 48 %, p = 0,04) ou une bradycardie (41 % versus 25 %, p = 0,004) dans le groupe amiodarone que dans le groupe placebo.

  • Dans l'étude ALIVE, 347 patients ayant présenté une fibrillation ventriculaire résistant à 3 tentatives de défibrillation, à l'adrénaline, puis à une nouvelle tentative de défibrillation, ou qui ont rechuté après une défibrillation initialement efficace, ont été randomisés dans le groupe recevant de l'amiodarone (5 mg/kg de poids corporel estimé dilués dans 30 ml de sérum glucosé à 5 %) et un placebo de lidocaïne, ou dans le groupe recevant de la lidocaïne (1,5 mg/kg à la concentration de 10 mg par ml) et un placebo d'amiodarone contenant le même solvant (polysorbate 80).
  • Parmi les 347 patients inclus, l'amiodarone a augmenté significativement la probabilité d'être réanimé et admis à l'hôpital : 22,8 % dans le groupe amiodarone (41 patients sur 180) et 12 % dans le groupe lidocaïne (20 patients sur 167), p = 0,009. Après ajustement des autres facteurs susceptibles d'influer sur la probabilité de survivre, l'odds ratio ajusté pour la survie à l'admission à l'hôpital était de 2,49 chez les patients recevant de l'amiodarone (IC 95 % : 1,28 à 4,85, p = 0,007) comparé aux patients recevant la lidocaïne. Il n'y a pas eu de différence entre les 2 groupes de traitement en ce qui concerne le nombre de patients ayant nécessité la prise en charge d'une bradycardie par l'atropine ou de la pression artérielle par la dopamine, ni en ce qui concerne le nombre de patients ayant reçu de la lidocaïne (en plus des traitements faisant l'objet de l'étude).

Le nombre de patients ayant présenté une asystolie à la suite de la défibrillation et de l'administration du traitement étudié était significativement plus élevé dans le groupe recevant la lidocaïne (28,9 %) que dans le groupe recevant l'amiodarone (18,4 %), p = 0,04.

Population pédiatrique

Aucune étude clinique contrôlée n’a été réalisée chez l’enfant. Dans les études publiées, la tolérance de l’amiodarone a été évaluée chez 1118 enfants présentant des arythmies variées.

Dans des essais cliniques pédiatriques, les doses suivantes ont été utilisées :

  • traitement d’attaque : 5 mg/kg de poids corporel, passés en 20 minutes à 2 heures
  • traitement d’entretien : 10 à 15 mg/kg/jour pendant quelques heures à plusieurs jours.

Si nécessaire, prendre le relais par la voie orale à la dose usuelle d’attaque dès le premier jour de la perfusion.

Propriétés pharmacocinétiques

La quantité d'amiodarone injectée diminue très rapidement dans le sang tandis que se produit une imprégnation des tissus avec inondation des sites récepteurs ; les effets passent par un maximum aux environs de la quinzième minute et s'épuisent dans les 4 heures.

L’amiodarone est principalement métabolisée par le cytochrome CYP3A4, mais également par le CYP2C8. L’amiodarone et son métabolite, la deséthylamiodarone, sont des inhibiteurs potentiels in vitro des cytochromes CYP1A1, CYP1A2, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6, CYP3A4, CYP2A6, CYP2B6 et CYP2C8. L’amiodarone et la deséthylamiodarone peuvent aussi inhiber les protéines de transport telles que la P-gp et l’OCT2 (protéine de transporteur de cation organique). Une étude a en effet montré une augmentation de 1,1 % de la concentration en créatinine (un substrat de l’OCT2).

Les données in vivo décrivent une interaction de l’amiodarone avec les substrats des CYP3A4, CYP2C9, CYP2D6, et de la P-gp.

Population pédiatrique :

Aucune étude clinique contrôlée n’a été réalisée chez l’enfant.

Selon les données publiées disponibles et limitées, aucune différence sur les paramètres pharmacocinétiques n’a été mise en évidence entre les adultes et les enfants.

Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) (CIS 62305927).

Populations particulières

Extraits, mot pour mot, de la rubrique posologie du RCP de référence. L'outil de clairance ci contre sert seulement à situer le patient dans les paliers que le RCP décrit.

Enfant

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de l’amiodarone chez l’enfant n’ont pas été établies.

Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 5.1 et 5.2.

En raison de la présence d’alcool benzylique, l’administration intraveineuse d’amiodarone doit être faite avec prudence chez les nouveau-nés et les enfants de moins de 3 ans (voir rubrique 4.4).

Clairance de la créatinine (Cockcroft et Gault)

Formule : (140 − âge) × poids / (0,814 × créatinine µmol/L), × 0,85 chez la femme. Résultat en mL/min. Le seuil applicable est celui écrit dans le RCP ci contre. DFG CKD EPI 2021 · Child Pugh · tous les scores.

Dose par poids

Simple multiplication : la valeur en mg/kg doit être recopiée depuis la rubrique enfant du RCP ci contre. Aucune dose n'est proposée par l'outil.

Interactions médicamenteuses

94 interactions connues pour Amiodarone. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.

Contre-indication 26
Amisulpride · ex. SOLARID 100, ZOFRID, ZOLEN, SOLIAN, AMIPRIDE 200, SOLARID

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chloroquine · ex. NIVAQUINE

Contre-indication: - avec le citalopram, la dompéridone, l'escitalopram, l'hydroxyzine et la pipéraquine. Association déconseillée: - avec les autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l'un des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Citalopram · ex. CELOPRAM

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Diltiazem · ex. TILDIEM, BI TILDIEM, MONO-TILDIEM, CARDIADIL 200, MONO-TIAZEM, CARDIADIL 300

Association déconseillée avec : - le diltiazem IV Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et ECG continu. Précaution d'emploi avec : - le diltiazem per os Surveillance clinique et ECG. Pour diltiazem voie injectable : risque de bradycardie et de bloc auriculo-ventriculaire Pour diltiazem per os : risque de bradycardie ou de bloc auriculo- ventriculaire, notamment chez les personnes âgées.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Disopyramide phosphate · ex. RYTHMODAN Géule Bt40, RYTHMODAN

L'association de deux antiarythmiques est très délicate. Elle est dans la majorité des cas, contre-indiquée ou déconseillée.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Domperidone · ex. OROPERIDYS, DOPIDIUM, DOMPER, PIRADIUM, DOMPYREX, MOTILIUM

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Erythromycine · ex. ERYTHRO 250, ERYTHRO, ABBOTICINE, ERYTHROCINE, ERYSOL, ERYFLUID

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Escitalopram · ex. SEROPLEX, MEDIPREX, ESOPREX, CIBRAMINE 10, ESCITAPUR, RETABLISS

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Flecainide · ex. FLECAINE, FLECAV

L'association de deux antiarythmiques est très délicate. Elle est dans la majorité des cas, contre-indiquée ou déconseillée.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Fluphenazine · ex. FLUPHENAZINE

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Haloperidol · ex. HALDOL, HALIDOL, NEURODOL FAIBLE Gttes, HALDOL Gttes, NEURODOL Gttes, HALIDOL /ML GTTES.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Hydroxychloroquine · ex. PLAQUENIL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Hydroxyzine · ex. SEDARAX, ATARAX

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Levomepromazine · ex. LEVOMEPROMAZINE, NOZINAN, LEVOMEPROMAZINE 25, NOZINAN 4%

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Lidocaine · ex. PANOTILE Gttes Auri, AURIPAX Gttes Auric, OTIPAX Gttes Auric, TITANOREINE LIDOCAINE, LIDOCA /ml Sans Conservateur, UNICAINE

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne. Si besoin, adaptation de la posologie de la lidocaïne pendant le traitement par amiodarone et après son arrêt. Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne, avec possibilité d’effets indésirables neurologiques et cardiaques, par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Mequitazine · ex. PRIMALAN, PRIMALAN FORT

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Moxifloxacine · ex. ODYCIN

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pimozide · ex. ORAP

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pipamperone · ex. DIPIPERON

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pipotiazine · ex. PIPORTIL Gttes

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Sotalol · ex. SOTALOL MYLAN

L'association de deux antiarythmiques est très délicate. Elle est dans la majorité des cas, contre-indiquée ou déconseillée.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Spiramycine · ex. SPIRAZOL, OGYL 750 MU, SPIROGYL, RODOGYL 750 MU, SPIRAMIZOLE, BI-SPIROGYL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Sulpiride · ex. SINAPRID, DOGMATIL FORT, DOPRID 50, SULPIRIL, DOGMACARE, DOGMATIL gélu.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tiapride · ex. TIAPRIDAL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Verapamil chlorhydrate · ex. ISOPTINE

Association déconseillée avec : - le vérapamil IV Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et ECG continu. Précaution d'emploi avec : - le vérapamil per os Surveillance clinique et ECG. Pour vérapamil voie injectable : -risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire. Pour vérapamil per os : -risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez les personnes âgées.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Association déconseillée 6
Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie de la ciclosporine pendant le traitement par l'amiodarone. Augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine, par diminution de son métabolisme hépatique, avec risque d'effets néphrotoxiques.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + triméthoprime) · ex. BERLOCID, COTRIMOX, BACTRIM Adulte, SULFATRIM, BACTRIM Forte, BERLOCID 240

Contre-indication : - avec le citalopram, la dompéridone, l'escitalopram, l'hydroxyzine et la pipéraquine. Association déconseillée: - avec les autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointes.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Fingolimod · ex. FINGOLINE, GILENYA

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ibrutinib · ex. IMBRUVICA

Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction de la dose d’ibrutinib à 280 mg par jour pendant la durée de l’association. Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques d’ibrutinib par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Majoration du risque de troubles du rythme ventriculaire par potentialisation des effets antiarythmiques, ainsi que des effets indésirables neurologiques, par diminution du métabolisme hépatique de la phénytoïne par l’amiodarone.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Sofosbuvir · ex. EBUVIR 400, LEDIVIR, LEDVIR, MYHEP

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et ECG étroite, en particulier pendant les premières semaines de traitement. Une surveillance continue en milieu hospitalier est requise pendant les 48 heures qui suivent la co-adminsitration. Prendre en compte la longue demi-vie de l'amiodarone chez les patients l'ayant arrêtée au cours des derniers mois et qui doivent débuter un traitement contenant du sofosbuvir. Survenue de bradycardie éventuellement brutale, pouvant avoir des conséquences fatales.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 62
Abiraterone · ex. ABIRATERONE ACETATE NEAPOLIS, ZYTIGA

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Acebutolol · ex. SECTRAL, TENSIOL, CEBUTRAL, CEBUTOL, CARBUTOL

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Acenocoumarol · ex. SINTROM

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par l'amiodarone et jusqu'à 4 semaines après son arrêt. Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Altizide · ex. ALDACTAZINE

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Amphotericine b · ex. FUNGIZONE

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Atenolol · ex. HYPOTEN, ATENOR, INICARD 50, TENORMINE, INICARD 100, TENORETIC

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Azithromycine · ex. TRIMAX UNO, AZITROMIN DUO, ZITHROMAX UNO, AZACINE, ZITRO, AZITRAL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Betamethasone · ex. ALERGOSONE, CELESTENE, BETACORT /ml Gttes, ALERGOSONE Gttes, SUPRASTENE Gtte, BETASTENE Gttes

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Betaxolol · ex. BETOPTIC, KETAXOL, KEVAL, KERLONE 20

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bicalutamide · ex. BICAMIDE

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bisoprolol · ex. COSIMPREL, BISOCOR, BIPROCARD, BONACOR, EVOCOR 2.5, CINCOR 2.5

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Candesartan hydrochlorothiazide · ex. PRESSCAND PLUS, ARALEAD PLUS, ETIKEN, BLOPRESS 8 PLUS, HYTACAND, BLOPRESS 16 PLUS

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Carteolol · ex. CARTEOL, BETACOL

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Carvedilol · ex. CARDILOL, KARVEX, CARVIDOL

Surveillance clinique et ECG régulière. Troubles de l'automatisme et de la conduction cardiaque avec risque de bradycardie excessive.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Celiprolol · ex. CELIPROL

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Chlortalidone · ex. TENORETIC

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ciprofloxacine · ex. CIPROLON, CIPROMAX 500, CIPROCINE, SIPRODIS, CIPROSAIPH, QUINOLOX

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Clarithromycine · ex. XYLAR, CLARITHRO, CLARID, ZECLAR, DOMINAR, CLARIMAX

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Cyproterone · ex. ANDROCUR, ELLEACNELLE, DIANE 35

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Dabigatran · ex. PRADAXA

Dans l'indication post-chirurgicale : surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran si nécessaire, sans excéder 150 mg/j. Augmentation des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec majoration du risque de saignement.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Dexamethasone · ex. ORADEXON, UNIDEX, DEXAMEDIS, DEXONE 4, MEDAXON /ml, ORADEXAN

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Digoxine · ex. DIGOXINE NIHFI, DIGOXINE NATIVELLE, DIGOXINE, DIGOXIN SOPHARMA

Surveillance clinique, ECG et, s'il y a lieu, contrôle de la digoxinémie et adaptation de la posologie de la digoxine. Dépression de l'automatisme (bradycardie excessive) et troubles de la conduction auriculo-ventriculaire. De plus, augmentation de la digoxinémie par diminution de la clairance de la digoxine.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Docetaxel · ex. CYTOTERE

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel. Risque de majoration des effets indésirables du docétaxel par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Docusate sodique · ex. WAXSOL Gttes Auric, ORILYSE Gtte Auri, LAXAGEL

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Donepezil · ex. ARICEPT, ALZHECEPT, NOROCEPT, ARIZIL, BRAVAL 5, DONECEPT

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Dutasteride · ex. AVODART Caps Molle

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Finasteride · ex. ALOPIA, CHIBRO-PROSCAR

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluconazole · ex. FUNZOL, DIFLUZOL gélu., FLUCAZOLE, FLUKAS, DIFLUZOL, FLINZOL

Surveillance clinique, particulièrement aux fortes doses de fluconazole (800 mg/j). Risque d’allongement de l’intervalle QT.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fludrocortisone · ex. PANOTILE Gttes Auri

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Furosemide · ex. LASICARE, FUROSEMIDE, LASILIX, ANSEMID, LASILIX RETARD, FURANS 20

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Gosereline · ex. ZOLADEX /Implant

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Hydrochlorothiazide · ex. EXFORGE HCT, DUOFOR PLUS, ECAZIDE, ACTOZID, CO-TENSOPRYL, CAPTOZID

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Hydrocortisone · ex. STEZA, SURANIL, CORTEF, HYDROCORTISONE MEDIS, STER-DEX, HYDROCORTISONE MEDO

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Indapamide · ex. DELAPRIDE, BI-THERAPRIL, BIPRETERAX, TRIPLIXAM, FLUPAMIDE, ADEX

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ivabradine · ex. PROCORALAN

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Levofloxacine · ex. LEVOMAX, AVOXINE 500, LEVOREC, LEVOFOR, LEVODIS, LEVOX

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Methyclothiazide · ex. ISOBAR

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Methylprednisolone · ex. MEDROL, MP20, SOLU-MEDROL, MP40, DEPO-MEDROL 80mg, MP 20

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Metoprolol · ex. VASOCARD

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nebivolol · ex. NEBICOR, NEBIPRESS, NEBICARD, NEBILUS, NEBILET, NEBILET PLUS

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Neostigmine · ex. STIGMINE

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nintedanib · ex. OFEV Caps. Molle

Surveillance clinique pendant l’association. Augmentation des concentrations plasmatiques du nintédanib par augmentation de son absorption par l'amiodarone.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Norfloxacine · ex. NORACIN, FLOXAMED

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ondansetron · ex. ONDANSETRON MEDIS, ONDANSETRON SAIPH, ONDOFREN 8

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Paclitaxel · ex. CYTOPAXEL, DRIFEN

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du paclitaxel. Risque de majoration des effets indésirables du paclitaxel par diminution de son métabolisme hépatique par l’amiodarone.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pilocarpine · ex. PILOLOL

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Prednisolone · ex. VITAPRED 5, COPRED ODT, SOLUPRED, VITAPRED, PREDNICORT, PRIMAPRED

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Prednisone · ex. CORTIVANS, DIPRED, PREDNISONE

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Propranolol · ex. NORMOCARDIL

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pyridostigmine bromure · ex. MESTINON

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Rivastigmine · ex. EXELON, RIVETAL, VITACHOLINE 1.5, VITACHOLINE 3, VITACHOLINE 4.5, VITACHOLINE 6

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Roxithromycine · ex. ROMAC, ROXAMED, ROXIMAX, ROXITHROMYCINE WINTHROP, RULID

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sene · ex. EUCARBON (Charbon vegetal + Extrait de rhubarbe + Soufre + Essence de menthe + Sene)

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Simvastatine · ex. VASCOR, LIPICARD, ZOVATIN, SIMVAX, SIMVASTATINE ZENTIVA ( EX WINTHROP )Comp, REDULIP

Ne pas dépasser la posologie de 20 mg/j de simvastatine ou utiliser une autre statine non concernée par ce type d’interaction. Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de la simvastatine).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sodium · ex. PICOPREP, AMUCHINA (Sodium), APYROSIS (Sodium + Sodium), BICARBONATE MONOSODIQUE, CALMATUX NOURRISSONS (Vitamine c + Camphosulfonate + Sodium), CHLORURE DE SODIUM

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tacrolimus · ex. ADVAGRAF LP, TACROLIMUS MEDIS, PROGRAF, PROTOPIC, ADVAGRAF

Dosage des concentrations sanguines de tacrolimus, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie de tacrolimus pendant l’association et à l’arrêt de l’amiodarone. Augmentation des concentrations sanguines de tacrolimus par inhibition de son métabolisme par l’amiodarone.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tamsulosine · ex. MECIR, PROSTAM, OMNIC OCAS

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt, le cas échéant. Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Timolol · ex. GANFORT, COMBIGAN, ZOLOL, ZOLOL 3 M, OPTODROP-CO, BIDORZO SP 2%/0.5% 20MG/ML + /ML

Surveillance clinique et ECG. Troubles de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Triamcinolone · ex. NEOSTYNE, NEOFUNGINE, NEOCILONE, CINODERM, NASACORT 2% ( /DOSE), NASACORT AQ 55mcg

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Triptoreline · ex. DECAPEPTYL, DECAPEPTYL SC, GONAPEPTYL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Valsartan / hydrochlorothiazide · ex. RETAZID, BIVAL, DIOSTAR-PLUS, COTAREG, CO-VALSARTAN

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Voriconazole · ex. V-ZOLEX, VFEND, VORICO

Surveillance clinique et ECG, et adaptation éventuelle de la posologie de l’amiodarone. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes, par possible diminution du métabolisme de l’amiodarone.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule. Voir la rubrique grossesse du RCP ci dessus.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice patient

Version destinée au patient de la notice de CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV), en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.

Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?

Classe pharmacothérapeutique : Antiarythmique classe III - code ATC : C01BD01

Ce médicament est indiqué dans le traitement de certains troubles du rythme cardiaque graves et réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?

N’utilisez jamais CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) :

  • Si vous êtes allergique à l’iode.
  • Si vous êtes allergique à l’amiodarone (la substance active) ou à l’un des autres composants contenus dans CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV). Vous trouverez la liste des composants à la rubrique 6.
  • Si vous souffrez d’hyperthyroïdie (maladie de la glande thyroïde).
  • Si vous présentez certains troubles du rythme et/ou de la conduction cardiaque.
  • Si vous avez fait un malaise brutal avec chute de la pression artérielle.
  • Si vous avez une importante hypotension (baisse de la pression artérielle).
  • Si votre rythme cardiaque est trop lent.
  • Si vous êtes enceinte de plus de 3 mois.
  • Si vous allaitez.
  • Si vous prenez un autre médicament, assurez-vous que l’association avec CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) n’est pas contre-indiquée (voir le paragraphe « Autres médicaments et CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) »).
  • Ces contre-indications ne s'appliquent pas lorsque l'amiodarone est utilisée en réanimation cardiorespiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Avertissements et précautions

  • Ce médicament ne doit être utilisé qu’en milieu hospitalier spécialisé et sous surveillance continue, sauf en situation d’urgence mettant la vie en danger.
  • L'injection même très lente peut aggraver un trouble du rythme, une hypotension, une insuffisance cardiaque.
  • Cette injection peut également provoquer des troubles respiratoires et/ou des troubles du foie. C’est pourquoi des analyses de sang peuvent être demandées au cours du traitement, afin de surveiller votre foie.
  • Ce médicament doit être utilisé avec précaution si vous présentez des perturbations électrolytiques, notamment un déficit en potassium.
  • Si vous devez subir une intervention chirurgicale, informez l’anesthésiste que vous prenez ce médicament.
  • Ce médicament contient de l’alcool benzylique responsable de syndromes de suffocation pouvant être fatals chez les prématurés et les nouveau-nés à terme.
  • Si vous présentez des réactions sévères de la peau comme une éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant rapidement s'étendre à tout le corps et mettre votre vie en danger, arrêtez immédiatement votre traitement et consultez un médecin.
  • Si votre vue baisse.

Si vous êtes sur une liste d'attente pour une greffe du cœur, votre médecin peut modifier votre traitement. En effet, la prise d'amiodarone avant une greffe du cœur a montré un risque accru de complication menaçant le pronostic vital (dysfonctionnement du greffon primaire) au cours de laquelle le cœur greffé cesse de fonctionner correctement dans les 24 heures suivant la chirurgie.

Des informations complémentaires sont disponibles à la rubrique « Informations destinées exclusivement aux professionnels de santé ».

Enfants et adolescents

Voir rubrique 3. « COMMENT UTILISER CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) ? », paragraphe « Utilisation chez les enfants ».

Autres médicaments et CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV)

Ce médicament ne doit pas être utilisé si vous prenez déjà l’un des médicaments suivants :

  • D’autres médicaments utilisés pour traiter les troubles du rythme cardiaque tels que : quinidine, hydroquinidine, disopyramide, dofétilide, ibutilide, sotalol ;
  • D'autres médicaments tels que :
  • les arsénieux ;
  • le bépridil ;
  • le cisapride ;
  • le citalopram ;
  • le diphémanil ;
  • le dolasétron par voie intraveineuse ;
  • la dompéridone ;
  • la dronédarone ;
  • l’escitalopram ;
  • l’érythromycine par voie intraveineuse ;
  • la lévofloxacine ;
  • la méquitazine ;
  • la mizolastine ;
  • la moxifloxacine ;
  • le prucalopride ;
  • la spiramycine par voie intraveineuse ;
  • le torémifène ;
  • la vincamine par voie intraveineuse ;
  • le sofosbuvir, utilisé dans le traitement de l’hépatite C.

Ces médicaments sont susceptibles de donner des torsades de pointes (troubles graves du rythme cardiaque) :

  • le télaprévir ;
  • le cobicistat.

Sauf avis contraire du médecin, vous ne devez pas recevoir ce médicament si vous prenez l’un des médicaments suivants :

  • du diltiazem injectable ou du vérapamil injectable ;
  • certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine) ;
  • certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sertindole, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol) ;
  • de la méthadone ;
  • certains antibiotiques de la famille des fluoroquinolones (autres que lévofloxacine et moxifloxacine) ;
  • de la fidaxomicine ;
  • des laxatifs stimulants ;
  • du fingolimod.

CORDARONE peut renforcer les effets des médicaments suivants : la ciclosporine, le tacrolimus et le sirolimus, utilisés pour aider à prévenir le rejet de greffes.

Informez votre médecin si vous prenez l'un des médicaments suivants :

  • Vous prenez actuellement, ou avez pris au cours des derniers mois, un médicament contenant du sofosbuvir pour le traitement de l’hépatite C, car cela pourrait entraîner un ralentissement des battements de votre cœur pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Votre médecin peut envisager un traitement alternatif si vous avez pris ce médicament. Si le traitement par Cordarone et sofosbuvir est nécessaire, vous pourriez avoir besoin d’une surveillance cardiaque supplémentaire.

Informez immédiatement votre médecin si vous prenez actuellement, ou avez pris au cours des derniers mois un médicament contenant du sofosbuvir pour le traitement de l’hépatite C et si vous présentez au cours du traitement :

  • des battements de cœur lents ou irréguliers, ou des problèmes de rythme cardiaque ;
  • un essoufflement ou une aggravation d’un essoufflement existant ;
  • une douleur dans la poitrine ;
  • des étourdissements ;
  • des palpitations ;
  • des quasi-évanouissements ou des évanouissements.

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Ne prenez pas ce médicament si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, c’est-à-dire à partir du 2 ème trimestre de la grossesse.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Allaitement

N’allaitez pas si vous prenez ce médicament.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) contient de l’alcool benzylique

Ce médicament contient 60 mg d’alcool benzylique par ampoule de 3 ml.

L’alcool benzylique peut provoquer des réactions allergiques.

L’alcool benzylique est associé à un risque d’effets secondaires graves y compris des problèmes respiratoires (appelés « syndrome de suffocation ») chez les jeunes enfants.

Ce médicament ne doit pas être utilisé chez le nouveau-né (jusqu’à 4 semaines) sauf recommandation contraire de votre médecin.

Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant plus d’une semaine chez les jeunes enfants (moins de 3 ans), sauf avis contraire de votre médecin ou de votre pharmacien.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. De grandes quantités d’alcool benzylique peuvent s’accumuler dans votre corps et entraîner des effets secondaires (appelés « acidose métabolique »).

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien si vous souffrez d’une maladie du foie ou du rein. De grandes quantités d’alcool benzylique peuvent s’accumuler dans votre corps et entraîner des effets secondaires (appelés « acidose métabolique »).

Comment le prendre ?

L’emploi de CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) doit s’effectuer en milieu hospitalier spécialisé et sous surveillance continue de l’électrocardiogramme et de la pression artérielle sauf en situation d’urgence mettant la vie en danger.

Des informations complémentaires sont disponibles à la rubrique « Informations destinées exclusivement aux professionnels de santé ».

  • Traitement de certains troubles du rythme cardiaque graves (en dehors de la réanimation cardio-respiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes) :

La dose varie d’une personne à l’autre. Elle est habituellement :

  • En début de traitement (traitement d’attaque), de 5 mg par kg de poids corporel.

L'administration peut être répétée 2 à 3 fois par 24 heures.

  • Puis les jours suivants (en traitement d'entretien), de 10 à 20 mg par kg de poids corporel et par jour, administrée pendant quelques jours.

Un relais par voie orale sous forme de Cordarone comprimés vous sera également donné à raison de 3 comprimés par jour dès le premier jour de la perfusion.

Cette posologie pourra être augmentée à 4 voire 5 comprimés par jour selon les cas.

  • Réanimation cardio-respiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

La dose intraveineuse initiale est de 300 mg (ou 5 mg par kg de poids corporel) dilués dans 20 ml de sérum glucosé à 5 % et injectés rapidement.

Une administration intraveineuse supplémentaire de 150 mg (ou 2,5 mg par kg de poids corporel) pourra être envisagée en cas de persistance de la fibrillation ventriculaire.

Utilisation chez les enfants

Il n’existe que des données limitées sur l’efficacité et la sécurité chez l’enfant. Votre médecin déterminera la posologie appropriée.

Les médicaments administrés par voie intraveineuse contenant de l'alcool benzylique doivent être utilisés avec prudence chez les enfants de moins de 3 ans (voir également rubrique 2 « QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) ? », paragraphe « CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) contient de l’alcool benzylique. ».

Fréquence d’administration

Lors du traitement d'attaque, l'administration peut être répétée 2 à 3 fois par jour.

Si vous avez pris plus de CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Sans objet.

Si vous oubliez de prendre CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV)

Sans objet.

Si vous arrêtez de prendre CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV)

Sans objet.

Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Très fréquemment :

  • Nausées.

Fréquemment :

  • Baisse de la tension artérielle généralement modérée et qui disparaît à l’arrêt du traitement.
  • Diminution du rythme cardiaque (bradycardie) pouvant exceptionnellement se manifester par un trouble du rythme sévère (arrêt sinusal).
  • Localement : possible réaction inflammatoire des veines en cas d'administration veineuse périphérique directe.
  • Réactions à l’endroit où le médicament a été injecté : douleur, rougeur, gonflement, induration (durcissement), inflammation (pouvant être le signe d’une phlébite), et cellulite.
  • Maladie de la thyroïde pouvant se manifester entre-autres par un amaigrissement excessif de la diarrhée, une réapparition d’un rythme cardiaque trop rapide (hyperthyroïdie),
  • Eruption rouge avec démangeaisons (eczéma).
  • Diminution de la libido.

Très rarement :

  • Anomalie aiguë (survenant dans les 24 heures et pouvant être exceptionnellement d'évolution fatale) ou chronique du foie ; augmentation modérée et transitoire de certaines enzymes du foie (transaminases).
  • Bouffées de chaleur, sueurs, chute des cheveux.
  • Sensation de malaise, de confusion ou de faiblesse, envie de vomir (nausées), perte d’appétit, irritabilité. Il peut s’agir d’une maladie appelée « syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique » (SIADH).
  • De façon exceptionnelle, après administration intraveineuse directe :
  • choc de nature allergique,
  • hypertension intracrânienne bénigne (pression excessive à l'intérieur du crâne),
  • problèmes respiratoires (gêne respiratoire et/ou arrêt plus ou moins prolongé de la respiration en cas d'insuffisance respiratoire sévère, notamment chez les asthmatiques, détresse respiratoire aiguë pouvant être associée à une infection pulmonaire très grave voire mortelle et survenant à la suite d'un acte chirurgical),
  • atteintes pulmonaires pouvant évoluer vers une fibrose pulmonaire et mettre en jeu le pronostic vital.

Fréquence indéterminée :

  • Angio-œdème (brusque gonflement du visage et du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer).
  • Urticaire.
  • Douleurs lombaires, douleurs dorsales.
  • Rythme cardiaque irrégulier mettant la vie en danger (« torsades de pointes »).
  • Problème de peau avec des démangeaisons, des rougeurs et une sensation de brulure (eczéma).
  • Réaction allergique grave (syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse) associant plusieurs symptômes tels que de la fièvre, une éruption sur la peau, une augmentation de la taille des ganglions, une atteinte du foie, du rein, et des anomalies des examens sanguins telles qu'une augmentation du nombre de certains globules blancs (éosinophiles).
  • vous risquez de contracter plus d’infections que d’habitude. Cela peut être dû à une diminution du nombre de globules blancs (neutropénie).
  • Forte diminution du nombre de globules blancs, ce qui rend les infections plus probables (agranulocytose).
  • Vision floue voire baisse de la vue pouvant évoluer vers la cécité (perte totale de la vue).
  • Inflammation soudaine du pancréas (pancréatite [aiguë]).
  • Confusion (délire).
  • Voir, entendre ou ressentir des choses qui n’existent pas (hallucinations).
  • Réactions cutanées engageant le pronostic vital caractérisées par un rash, des cloques, une desquamation de la peau et des douleurs (syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson, dermatite bulleuse, syndrome de DRESS [syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse]).
  • Complication potentiellement mortelle après une greffe du cœur (dysfonctionnement primaire du greffon) dans laquelle le cœur greffé cesse de fonctionner correctement (voir la section 2, Avertissements et précautions).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Comment le conserver ?

Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne pas utiliser CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) après la date de péremption mentionnée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

Ce médicament doit être conservé à température ne dépassant pas 25°C.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu’il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l’environnement.

Contenu de l'emballage et autres informations

Ce que contient CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV)

  • La substance active est :

Chlorhydrate d'amiodarone............................................................................................. 150 mg

Pour une ampoule de 3 ml.

  • Les autres composants sont :
  • Polysorbate 80, alcool benzylique, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV) et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable.

Une boîte contient 6 ampoules.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Fabricant

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

1 RUE DE LA VIERGE

AMBARES ET LAGRAVE

33565 CARBON BLANC CEDEX

FRANCE

OU

DELPHARM DIJON

6 BOULEVARD DE L’EUROPE

21800 QUETIGNY

OU

SANOFI S.r.l.

VIA VALCANELLO, 4

03012 ANAGNI (FR)

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’ANSM (France).

Informations destinées exclusivement aux professionnels de santé

Faites attention avec CORDARONE 150 mg/3 ml, solution injectable en ampoule (IV)

  • Troubles du rythme cardiaque graves lorsque la voie n’est pas adaptée, à l’exception de la réanimation cardiorespiratoire en cas d’arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

La spécialité ne doit jamais être administrée par voie intraveineuse périphérique,

L’administration doit être faite à l’aide d’un cathéter central.

  • Réanimation cardiorespiratoire en cas d’arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

L'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.

N’ajoutez pas d’autre produit dans la seringue.

Mode d'administration

  • Voie veineuse centrale à l'exception de la réanimation cardio-respiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

Ce médicament s'administre uniquement en perfusion intraveineuse avec du sérum glucosé à 5 %. L'utilisation de matériel ou de dispositifs médicaux en PVC plastifié avec du DEHP (di-2 éthylhexylphtalate) peut entraîner un relargage de DEHP en présence de la solution d'amiodarone injectable. Afin de minimiser l'exposition du patient au DEHP, il est recommandé de réaliser la dilution finale de l'amiodarone préalablement à la perfusion à l'aide de matériel ne contenant pas de DEHP tels que matériel en PVC sans DEHP, polyoléfines (polyéthylène, polypropylène), verre

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments sauf ceux mentionnés ci-dessous.

La solution doit normalement être transparente et limpide. Ne pas utiliser une ampoule présentant des cristaux en solution.

Pour des raisons galéniques, il ne faut pas utiliser de concentrations inférieures à 2 ampoules dans 500 ml. Utiliser exclusivement le sérum glucosé isotonique. Aucun autre produit ne doit être ajouté dans le liquide de perfusion. Toute fraction non utilisée doit être éliminée.

  • Dans la réanimation cardio-respiratoire en cas d'arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes :

L'utilisation d'un cathéter veineux central est préconisée si celui-ci est immédiatement disponible ; sinon l'administration peut être faite par voie veineuse périphérique en utilisant une veine périphérique aussi grosse et avec un flux aussi important que possible.

Pour ouvrir l'ampoule

Tenez fermement l'ampoule, le point coloré face à vous (schéma 1). Saisissez la tête de l'ampoule entre le pouce et l'index (le pouce sur le point coloré), puis exercez une pression vers l'arrière (schémas 2 et 3).

Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).

Recommandations internationales

OMS · Liste des médicaments essentiels 2025

Amiodarone figure sur la liste modèle de l'OMS (Amiodarone) : Antiarrhythmic medicines.

Fiche OMS

HAS · Service médical rendu (France)

SMR Important avis du 20/09/2006 (Extension d'indication).

Le service médical rendu par cette spécialité est important dans la nouvelle indication Réanimation cardiorespiratoire en cas d’arrêt cardiaque lié à une fibrillation ventriculaire résistante aux chocs électriques externes.

Avis de la Commission de la Transparence

Conditions de prescription (France)

liste I · réservé à l'usage HOSPITALIER · réservé à l'usage en situation d'urgence selon l'article R5121-96 du code de la santé publique

Classification ATC (OMS)

C01BD01

Équivalents en Tunisie (Amiodarone)

MarqueLaboratoireFormesPrix à partir deCNAM
RICARDYLIBN AL BAYTARComp Sec6,405 DToui
AMIOCARDADWYAComp Sec, Comp. Séc.7,715 DToui
CORDARONESANOFI AVENTIS PHARMA TUNISIE, SANOFI WINTHROP INDUSTRIEComp, Sol. Inj.10,230 DToui

Même composition qualitative. Vérifier dosage et forme avant substitution.