Ciprofloxacine
20 spécialités en Tunisie · 67 interactions répertoriées
Grossesse : Compatible Allaitement : Voir le texte Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association
- Classes pharmacologiques
- Adsorbants, Fluoroquinolones, Médicaments abaissant le seuil épileptogène
- Code ATC
- J01MA02
Spécialités disponibles en Tunisie
| Marque | Composition | Laboratoire | Formes | Prix à partir de | Reste à charge min. | CNAM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| CIPRO | Ciprofloxacine | LES LABORATOIRES MEDIS | Collyre, Comp | 4,600 DT | 0,000 DT | oui |
| NEOFLOXIN | Ciprofloxacine | ADWYA | collyre | 5,700 DT | 1,100 DT | oui |
| CIPROMAX 500 | Ciprofloxacine | PHARMACARE | Comp. Pell. Séc. Bt14 | 9,160 DT | 0,004 DT | oui |
| CIPROCINE | Ciprofloxacine | DAR-ESSAYDALI. | Comp Pell, Comp Pell Séc | 9,340 DT | 0,014 DT | oui |
| SIPRODIS | Ciprofloxacine | GALPHARMA | Comp Pell, Comp Pell Séc | 9,340 DT | 0,014 DT | oui |
| CIPROLON | Ciprofloxacine | IBN AL BAYTAR | Comp, Comp Pell Sec, comp. péll. séc. | 10,190 DT | 3,575 DT | oui |
| CIPROMAX 750 | Ciprofloxacine | PHARMACARE | Comp. Pell. | 10,430 DT | 0,014 DT | oui |
| CIPROSAIPH | Ciprofloxacine | SAIPH | Comp Pell Sec | 10,515 DT | 1,359 DT | oui |
| QUINOLOX | Ciprofloxacine | ACT PHARMA | Comp Pell | 10,535 DT | 1,379 DT | oui |
| CIPROFLEX 750 | Ciprofloxacine | TAHA PHARMA | Comp Pell | 11,160 DT | 0,000 DT | oui |
| CIPROFLEX 500 | Ciprofloxacine | TAHA PHARMA | Comp Pell, Comp. Pell. | 11,470 DT | 0,127 DT | oui |
| CIPRODAR | Ciprofloxacine | SAIPH | Comp | 12,240 DT | 3,084 DT | oui |
| SIFLOKS | Ciprofloxacine | TERIAK | Comp, Comp Pell Sec, Comp. Pell. Séc. | 14,615 DT | 4,179 DT | oui |
| SIFLOX | Ciprofloxacine | Comp Pell Séc, Comp Pell Séc Bt28 | 17,855 DT | 2,132 DT | oui | |
| BACTALL | Ciprofloxacine | S.A.I.PH | Comp. Pell. Séc. | hôpital | ||
| CIFLOXET 200 | Ciprofloxacine | DORCAS | Sol. Inj. | hôpital | ||
| CIPRO 200 | Ciprofloxacine | MEDIS | Sol. Inj. P. Perf. | hôpital | ||
| CIPROFLO INFO 2mg | Ciprofloxacine | INFOMED PHARMA | Sol. Inj. P. Perf. Poche | hôpital | ||
| CIPROJECT 200mg/100ml | Ciprofloxacine | UNIMED | Sol. Inj. P. Perf. Poche | hôpital | ||
| CIPROLON 500 | Ciprofloxacine | IBN AL BAYTAR | Comp. Pell. Séc. | hôpital |
Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.
Interactions médicamenteuses de ciprofloxacine
Association déconseillée 6
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Augmentation de la toxicité du méthotrexate par inhibition de sa sécrétion tubulaire rénale par la ciprofloxacine.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Précaution d'emploi 32
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la fluoroquinolone et après son arrêt. Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre les sels de calcium à distance de la ciprofloxacine (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive de la ciprofloxacine.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la clozapine pendant le traitement par la ciprofloxacine et après son arrêt. Augmentation des concentrations de clozapine avec risque de surdosage, par diminution de son métabolisme hépatique par la ciprofloxacine.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre les sels de fer à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et contrôle des concentrations plasmatiques de l’anticonvulsivant pendant le traitement par ciprofloxacine et après son arrêt. Variation, éventuellement importante, des concentrations de phénytoïne en cas de traitement par la ciprofloxacine.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie du ropinirole pendant le traitement par la ciprofloxacine et après son arrêt. Augmentation des concentrations de ropinirole avec risque de surdosage, par diminution de son métabolisme hépatique par la ciprofloxacine.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre le sucralfate à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et éventuellement de la théophyllinémie. Augmentation de la théophyllinémie avec risque de surdosage, par diminution de son métabolisme hépatique par la ciprofloxacine.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre les sels de zinc à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
À prendre en compte 29
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation des concentrations plasmatiques de caféine, par diminution de son métabolisme hépatique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution des concentrations de l’acide mycophénolique d’environ un tiers, avec risque potentiel de baisse d’efficacité.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).
Grossesse et allaitement
Grossesse Compatible
Découverte d’une grossesse pendant le traitement
Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la ciprofloxacine.
La ciprofloxacine pourra être poursuivie selon le schéma thérapeutique prévu.
Traiter une femme enceinte
Dans la cystite aigue gravidique et dans la colonisation urinaire gravidique (bactériurie asymptomatique) :
Les fluoroquinolones n’ont plus leur place dans ces indications, chez la femme enceinte tout comme en dehors de la grossesse ( HAS 2021 ).
Pour le traitement d’une femme enceinte, voir sur notre site :
« Cystite aiguë gravidique » ou « Colonisation urinaire gravidique (bactériurie asymptomatique) »
Dans les autres indications y compris par voie oculaire et auriculaire
: L’utilisation de la ciprofloxacine est possible quel que soit le terme de la grossesse et la voie d’administration.
Source : Le CRAT.
Allaitement Voir le texte
Par voie orale ou injectable
Au vu des données disponibles sur la ciprofloxacine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation par voie orale ou injectable est envisageable chez la femme qui allaite.
Par voie oculaire ou auriculaire
En raison de l’exposition systémique négligeable par ces voies, l’utilisation de la ciprofloxacine par voie oculaire ou auriculaire est possible en cours d’allaitement.
Source : Le CRAT.
Notice de référence
RCP de CIFLOX 500 mg, comprimé pelliculé sécable (BAYER HEALTHCARE), rattaché à la marque tunisienne CIPROLON. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
CIFLOX 500 mg, comprimé pelliculé sécable est indiqué dans le traitement des infections suivantes ( voir les rubriques 4.4 et 5.1 ). Une attention particulière doit être portée aux informations disponibles sur la résistance bactérienne à la ciprofloxacine avant d'initier le traitement.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Chez l'adulte
- Infections des voies respiratoires basses dues à des bactéries à Gram négatif
- exacerbation de broncho-pneumopathie chronique obstructive. Dans l’exacerbation de broncho-pneumopathie chronique obstructive, CIFLOX 500 mg, comprimé pelliculé sécable doit être utilisé uniquement lorsque les antibiotiques habituellement recommandés pour le traitement de ces infections sont jugés inappropriés.
- infections broncho-pulmonaires en cas de mucoviscidose ou de bronchectasie
- pneumonies
- Otites moyennes chroniques purulentes
- Exacerbations aiguës de sinusite chronique, en particulier dues à des bactéries à Gram négatif
- Infections urinaires
- Cystite aiguë non compliquée. Dans la cystite aiguë non compliquée, CIFLOX 500 mg, comprimé pelliculé sécable doit être utilisé uniquement lorsque les antibiotiques habituellement recommandés pour le traitement de ces infections sont jugés inappropriés.
- Pyélonéphrite aiguë
- Infections compliquées des voies urinaires
- Prostatite bactérienne
- Infections de l’appareil génital
- urétrites et cervicites gonococciques dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae sensibles
- orchi-épididymites, y compris les infections dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae sensibles
- infections gynécologiques hautes, y compris les infections dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae sensibles
- Infections gastro-intestinales (par ex. diarrhée du voyageur)
- Infections intra-abdominales
- Infections de la peau et des parties molles dues à des bactéries à Gram négatif
- Otites malignes externes
- Infections ostéoarticulaires
- Prophylaxie des infections invasives à Neisseria meningitidis
- Maladie du charbon (prophylaxie après exposition et traitement curatif)
La ciprofloxacine peut être utilisée pour le traitement des patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée.
Chez l'enfant et l'adolescent
- Infections broncho-pulmonaires dues à Pseudomonas aeruginosa chez les patients atteints de mucoviscidose
- Infections urinaires compliquées et pyélonéphrite aiguë
- Maladie du charbon (prophylaxie après exposition et traitement curatif)
La ciprofloxacine peut également être utilisée pour traiter des infections sévères de l'enfant et de l'adolescent, si nécessaire.
Le traitement devra être exclusivement instauré par des médecins expérimentés dans le traitement de la mucoviscidose et/ou des infections sévères de l'enfant et de l'adolescent ( voir rubriques 4.4 et 5.1 ).
Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie dépend de l'indication, de la gravité et du siège de l'infection, de la sensibilité du/des germes en cause à la ciprofloxacine, de la fonction rénale du patient et du poids de l'enfant et de l'adolescent.
La durée du traitement est fonction de la sévérité de la maladie et de l'évolution clinique et bactériologique.
Le traitement des infections dues à certains germes (par ex. Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter ou staphylocoques) peut nécessiter des doses plus élevées de ciprofloxacine, ainsi que l'administration concomitante d'autres agents antibactériens appropriés.
Le traitement de certaines infections (par ex. infections gynécologiques hautes, infections intra-abdominales, infections chez les patients neutropéniques et infections ostéoarticulaires) peut nécessiter l'administration concomitante d'autres agents antibactériens appropriés en fonction du germe concerné.
Chez l'adulte
| Indications | Dose quotidienne en mg | Durée totale du traitement (comprenant éventuellement une phase initiale de traitement avec la ciprofloxacine administrée par voie parentérale) | |
| Infections des voies respiratoires basses | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 7 à 14 jours | |
| Infections des voies respiratoires hautes | Exacerbations aiguës de sinusite chronique | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 7 à 14 jours |
| Otites moyennes chroniques purulentes | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 7 à 14 jours | |
| Otites malignes externes | 750 mg 2 fois/jour | 28 jours et jusqu'à 3 mois | |
| Infections urinaires (voir rubrique 4.4) | Cystites aiguës non compliquées | 250 mg 2 fois/jour à 500 mg 2 fois/jour | 3 jours |
| Chez les femmes non-ménopausées, une dose unique de 500 mg peut être utilisée. | |||
| Cystites compliquées, Pyélonéphrites aiguës | 500 mg 2 fois/jour | 7 jours | |
| Pyélonéphrites compliquées | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | au moins 10 jours; peut être poursuivi pendant plus de 21 jours dans certaines situations particulières (telles que la présence d'abcès) | |
| Prostatites bactériennes | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 2 à 4 semaines (aiguë) à 4 à 6 semaines (chronique) | |
| Infections de l'appareil génital | Urétrites et cervicites gonococciques dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae sensibles | 500 mg en dose unique | 1 jour (dose unique) |
| Orchi-épididymites et infections gynécologiques hautes y compris les infections dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae sensibles | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | au moins 14 jours | |
| Infections gastro-intestinales et infections intra-abdominales | Diarrhées dues aux bactéries telles que Shigella spp. autres que Shigella dysenteriae de type 1 et traitement empirique de la diarrhée sévère du voyageur | 500 mg 2 fois/jour | 1 jour |
| Diarrhées dues à Shigella dysenteriae de type 1 | 500 mg 2 fois/jour | 5 jours | |
| Diarrhées dues à Vibrio cholerae | 500 mg 2 fois/jour | 3 jours | |
| Fièvre typhoïde | 500 mg 2 fois/jour | 7 jours | |
| Infections intra-abdominales dues à des bactéries à Gram négatif | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 5 à 14 jours | |
| Infections de la peau et des parties molles dues à des bactéries à Gram négatif | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | 7 à 14 jours | |
| Infections ostéoarticulaires | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | au max. 3 mois | |
| Traitement des patients neutropéniques fébriles dont l’origine bactérienne est suspectée. La ciprofloxacine doit être administrée en association avec un/des antibiotique(s) approprié(s) conformément aux recommandations officielles. | 500 mg 2 fois/jour à 750 mg 2 fois/jour | Le traitement doit être poursuivi pendant toute la durée de la neutropénie | |
| Prophylaxie des infections invasives à Neisseria meningitidis | 500 mg en dose unique | 1 jour (dose unique) | |
| Maladie du charbon: prophylaxie après exposition et traitement curatif chez les personnes pouvant recevoir un traitement per os si le contexte clinique le justifie. L'administration du traitement doit commencer précocement dès que l'exposition est suspectée ou confirmée. | 500 mg 2 fois/jour | 60 jours à partir de la confirmation de l'exposition à Bacillus anthracis |
Population pédiatrique
| Indications | Dose quotidienne en mg | Durée totale du traitement (comprenant éventuellement une phase initiale de traitement avec la ciprofloxacine administrée par voie parentérale) |
| Mucoviscidose | 20 mg/kg 2 fois/jour avec un maximum de 750 mg par dose | 10 à 14 jours |
| Infections urinaires compliquées et pyélonéphrites aiguës | 10 mg/kg 2 fois/jour à 20 mg/kg 2 fois/jour avec un maximum de 750 mg par dose | 10 à 21 jours |
| Maladie du charbon : prophylaxie après exposition et traitement curatif chez les personnes pouvant recevoir un traitement per os si le contexte clinique le justifie. L'administration du traitement doit commencer précocement dès que l'exposition est suspectée ou confirmée. | 10 mg/kg 2 fois/jour à 15 mg/kg 2 fois/jour avec un maximum de 500 mg par dose | 60 jours à partir de la confirmation de l'exposition à Bacillus anthracis |
| Autres infections sévères | 20 mg/kg 2 fois/jour avec un maximum de 750 mg par dose | Selon le type d'infections |
Patients âgés
Chez les patients âgés, la dose administrée sera fonction de la gravité de l'infection et de la clairance de la créatinine.
Patients atteints d’insuffisance rénale et hépatique
Doses initiales et doses d'entretien recommandées chez les insuffisants rénaux :
| Clairance de la créatinine [ml/min/1,73 m 2 ] | Créatinine sérique [µmol/l] | Dose orale [mg] |
| > 60 | < 124 | Voir la posologie habituelle |
| 30-60 | 124 à 168 | 250-500 mg toutes les 12 h |
| < 30 | > 169 | 250-500 mg toutes les 24 h |
| Patients hémodialysés | > 169 | 250-500 mg toutes les 24 h (après la dialyse) |
| Patients sous dialyse péritonéale | > 169 | 250-500 mg toutes les 24 h |
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les insuffisants hépatiques.
La posologie chez l'enfant en insuffisance rénale et/ou hépatique n'a pas été étudiée.
Mode d'administration
Les comprimés doivent être avalés avec une boisson, sans être croqués. Ils peuvent être pris indépendamment des repas. S'ils sont ingérés à jeun, la substance active est absorbée plus rapidement. Les comprimés de ciprofloxacine peuvent être pris au cours d’un repas contenant des produits laitiers ou des boissons enrichies en minéraux. Cependant, ils ne doivent pas être administrés en même temps que des produits laitiers (par ex. lait, yaourt) ou des boissons enrichies en minéraux (par ex. jus d'orange enrichi en calcium) lorsque ces produits ou boissons sont pris seuls en dehors des repas. Par conséquent, les comprimés de ciprofloxacine doivent être administrés 1 à 2 heures avant ou au moins 4 heures après la consommation de produits laitiers ou de boissons enrichies en minéraux lorsque ces produits et boissons sont pris seuls en dehors des repas, tel que recommandé pour les médicaments contenant du calcium ( voir rubrique 4.5 Aliments et boissons ) .
En cas d'atteinte sévère ou si le patient est dans l'incapacité d'avaler les comprimés (par ex. patients alimentés par sonde), il est recommandé de débuter le traitement par une administration intraveineuse de ciprofloxacine jusqu'à ce qu'un relais par voie orale soit possible.
Les comprimés de ciprofloxacine ne doivent pas être écrasés et par conséquent ne sont pas adaptés au traitement des patients adultes et enfants ne pouvant pas avaler des comprimés. Chez ces patients, une autre formulation (la suspension buvable) peut être utilisée.
Si une dose est oubliée, elle doit être prise immédiatement ou au plus tard 6 heures avant la prochaine dose prévue. S’il reste moins de 6 heures avant la prochaine dose, la dose oubliée ne doit pas être prise et le traitement doit être poursuivi comme prescrit avec la prochaine dose prévue. Ne pas prendre de dose double pour compenser la dose oubliée.
Contre indications
- Hypersensibilité à la substance active, aux autres quinolones ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 .
- Administration concomitante de ciprofloxacine et de tizanidine ( voir rubrique 4.5 ).
Mises en garde et précautions d'emploi
L’utilisation de la ciprofloxacine doit être évitée chez les patients ayant présenté des effets indésirables graves lors de l’utilisation antérieure de médicaments contenant une quinolone ou une fluoroquinolone (voir rubrique 4.8). Le traitement de ces patients par la ciprofloxacine devra être instauré uniquement en l’absence d’alternative thérapeutique et après évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque (voir également rubrique 4.3).
Infections sévères et infections mixtes par des bactéries à Gram positif et anaérobies
La ciprofloxacine en monothérapie n'est pas adaptée au traitement des infections sévères et des infections qui peuvent être dues à des germes à Gram positif ou anaérobies. Pour ce type d'infections, la ciprofloxacine doit être associée à d'autres agents antibactériens appropriés.
Infections à streptocoques (y compris à Streptococcus pneumoniae )
La ciprofloxacine n'est pas recommandée pour le traitement des infections à streptocoques en raison de son efficacité insuffisante.
Infections de l’appareil génital
Les urétrites et cervicites gonococciques, les orchi-épididymites et les infections gynécologiques hautes peuvent être dues à des souches de Neisseria gonorrhoeae résistantes aux fluoroquinolones.
La ciprofloxacine doit donc être administrée pour le traitement des urétrites et cervicites gonococciques seulement si la présence d’une souche de Neisseria gonorrhoeae résistante à la ciprofloxacine peut être exclue.
Pour les orchi-épididymites et les infections gynécologiques hautes, un traitement empirique par la ciprofloxacine doit être envisagé uniquement en association avec un autre antibiotique approprié (par exemple une céphalosporine) sauf si la présence d’une souche de Neisseria gonorrhoeae résistante à la ciprofloxacine peut être exclue. Si aucune amélioration clinique n’est obtenue après 3 jours de traitement, il faut reconsidérer le choix du traitement.
Infections urinaires
La résistance de Escherichia coli aux fluoroquinolones (pathogène le plus fréquemment responsable des infections urinaires) varie au sein de l’Union Européenne. Les prescripteurs doivent prendre en considération la prévalence locale de la résistance de Escherichia coli aux fluoroquinolones.
Il est attendu qu’une dose unique de ciprofloxacine, pouvant être utilisée dans le traitement des cystites non compliquées chez les femmes non ménopausées, ait une efficacité moindre qu’un traitement de plus longue durée. Ceci est d’autant plus à prendre en compte que le taux de résistance d’ Escherichia coli aux quinolones est en augmentation.
Infections intra-abdominales
Les données sur l'efficacité de la ciprofloxacine dans le traitement des infections post-opératoires intra-abdominales sont limitées.
Diarrhée du voyageur
Le choix de la ciprofloxacine doit prendre en compte les informations sur la résistance du germe en cause à la ciprofloxacine dans les pays visités.
Infections ostéoarticulaires
La ciprofloxacine doit être utilisée en association avec un autre antibiotique en fonction des résultats microbiologiques.
Maladie du charbon
L'utilisation chez l'homme est basée sur les données de sensibilité in-vitro et sur les données expérimentales chez l'animal, de même que sur des données limitées chez l'homme. Le médecin doit se référer aux recommandations nationales et/ou internationales concernant le traitement de la maladie du charbon.
Population pédiatrique
L'utilisation de la ciprofloxacine chez l'enfant et l'adolescent doit suivre les recommandations officielles en vigueur. Le traitement par la ciprofloxacine devra être exclusivement instauré par des médecins expérimentés dans le traitement de la mucoviscidose et/ou des infections sévères de l'enfant et de l'adolescent.
Chez des animaux immatures, la ciprofloxacine peut provoquer une arthropathie au niveau des articulations porteuses. Les données de sécurité issues d'une étude randomisée en double aveugle concernant l'utilisation de la ciprofloxacine chez l'enfant (ciprofloxacine : n = 335, âge moyen = 6,3 ans; comparateurs: n = 349, âge moyen = 6,2 ans; extrêmes = 1 à 17 ans) ont mis en évidence une incidence des arthropathies suspectées d'être en rapport avec la prise du médicament (décelées sur la base des signes et symptômes cliniques liés aux articulations) à J +42 de 7,2 % et 4,6 % sous ciprofloxacine et comparateurs. Au bout d'1 an de suivi, l'incidence des arthropathies liées au traitement était respectivement de 9,0 % et 5,7 %. L'augmentation au fil du temps des cas d'arthropathies suspectées d'être en rapport avec la prise du médicament n'a pas été statistiquement significative entre les différents groupes. Etant donnée la survenue possible d'événements indésirables sur les articulations et/ou tissus environnants, le traitement ne devra être instauré qu'après évaluation attentive du rapport bénéfices/risques ( voir rubrique 4.8 ).
Infections broncho-pulmonaires en cas de mucoviscidose
Des enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans ont été inclus dans les essais cliniques. L'expérience chez les enfants âgés de 1 à 5 ans est plus limitée.
Infections urinaires compliquées et pyélonéphrite
Le traitement des infections urinaires par la ciprofloxacine doit être envisagé si les autres traitements ne peuvent pas être utilisés et ce traitement devra s'appuyer sur les résultats des examens microbiologiques.
Des enfants et adolescents âgés de 1 à 17 ans ont été inclus dans les essais cliniques.
Autres infections sévères spécifiques
Autres infections sévères, en accord avec les recommandations officielles, ou après évaluation attentive du rapport bénéfices/risques lorsque les autres traitements ne peuvent pas être utilisés, ou après échec du traitement conventionnel et lorsque les résultats bactériologiques le justifient.
L'utilisation de la ciprofloxacine dans ces infections sévères spécifiques autres que les infections mentionnées plus haut, n'a pas été évaluée lors des essais cliniques et l'expérience clinique dans ce domaine est limitée. Par conséquent, la prudence est recommandée lors du traitement des patients présentant ce type d'infections.
Hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité et d'allergie, y compris des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes, peuvent survenir dès la première prise ( v oir rubrique 4.8 ) et peuvent mettre en jeu le pronostic vital. Dans ces cas, la ciprofloxacine doit être interrompue et un traitement médical adapté doit être mis en place.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Des cas de syndrome de Kounis ont été rapportés chez des patients traités par la ciprofloxacine (voir rubrique 4.8). Le syndrome de Kounis est défini comme un ensemble de symptômes cardiovasculaires secondaires à une réaction allergique ou d’hypersensibilité associée à une constriction des artères coronaires, et pouvant conduire à un infarctus du myocarde.
Effets indésirables graves, durables, invalidants et potentiellement irréversibles
De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, portant sur différents organes, parfois avec atteintes multiples (musculo-squelettiques, nerveux, psychiatriques et sensoriels), ont été rapportés chez des patients recevant des quinolones et des fluoroquinolones, indépendamment de leur âge et de facteurs de risque préexistants. Le traitement par la ciprofloxacine doit être immédiatement interrompu dès les premiers signes ou symptômes d’un effet indésirable grave et les patients doivent être invités à contacter leur médecin pour un avis médical.
Tendinite et rupture des tendons
De façon générale, la ciprofloxacine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant des antécédents de pathologie/d’affection des tendons liée à un traitement par une quinolone. Dans de très rares cas, après isolement du germe en cause et évaluation du rapport risques/bénéfices, la ciprofloxacine pourra toutefois être prescrite à ces patients pour traiter certaines infections sévères, en particulier après échec du traitement conventionnel ou en présence d’une résistance bactérienne, si les résultats microbiologiques justifient le recours à la ciprofloxacine.
Des tendinites et des ruptures de tendon (affectant particulièrement mais pas uniquement le tendon d’Achille), parfois bilatérales, peuvent survenir dès les premières 48 heures du traitement par les quinolones et fluoroquinolones, et leur survenue a été rapportée jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement ( voir rubrique 4.8 ). Le risque de tendinite et de rupture de tendon est augmenté chez les patients âgés, les patients présentant une insuffisance rénale, les patients ayant reçu des greffes d’organes solides et ceux traités simultanément par des corticoïdes. Par conséquent, l’utilisation concomitante de corticoïdes doit être évitée.
Dès les premiers signes de tendinite (par exemple gonflement douloureux, inflammation), le traitement par la ciprofloxacine doit être interrompu et le recours à un autre traitement doit être envisagé. Le ou les membres atteints doivent être traités de façon appropriée (par exemple immobilisation). Les corticoïdes ne doivent pas être utilisés si des signes de tendinopathie apparaissent.
Patients atteints de myasthénie
La ciprofloxacine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints de myasthénie car les symptômes peuvent être exacerbés ( voir rubrique 4.8 ).
Anévrisme et dissection aortiques, et régurgitation/incompétence des valves cardiaques
Les études épidémiologiques font état d'un risque accru d'anévrisme et de dissection aortiques, en particulier chez les personnes âgées, ainsi que de régurgitation de la valve aortique et la valve mitrale après la prise de fluoroquinolones. Des cas d'anévrisme et de dissection aortiques, parfois compliqués par une rupture (y compris fatale), et de régurgitation/incompétence de l'une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.8).
Par conséquent, les fluoroquinolones ne doivent être utilisées qu'après une évaluation attentive des bénéfices potentiels et des risques encourus, et qu’après avoir envisagé d'autres options thérapeutiques en cas d’antécédents familiaux confirmés d'anévrisme ou de valvulopathie cardiaque congénitale, ou en cas d’anévrisme aortique et/ou de dissection aortique ou encore de valvulopathie cardiaque préexistant(e) diagnostiqué(e), ou en présence d'autres facteurs de risque ou conditions prédisposant
- à la fois à l'anévrisme ou la dissection aortique et à la régurgitation/l’incompétence des valves cardiaques (par ex. troubles du tissu conjonctif tels que syndrome de Marfan ou syndrome d'Ehlers-Danlos, syndrome de Turner, maladie de Behçet, hypertension artérielle, polyarthrite rhumatoïde) ou encore
- à l'anévrisme et la dissection aortiques (par ex. les troubles vasculaires tels que l'artérite de Takayasu ou l'artérite à cellules géantes [maladie de Horton], l'athérosclérose connue, ou le syndrome de Sjögren) ou encore
- à la régurgitation/l’incompétence des valves cardiaques (par ex. endocardite infectieuse).
Le risque d'anévrisme et de dissection aortiques, ainsi que de rupture des valves aortiques peut également être augmenté chez les patients traités simultanément par des corticostéroïdes systémiques.
En cas de douleurs abdominales, thoraciques ou dorsales soudaines, il doit être conseillé aux patients de consulter un médecin dans un service d'urgence.
Il convient de conseiller aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de dyspnée aiguë, d'apparition de nouvelles palpitations cardiaques ou du développement d'un oedème de l'abdomen ou des membres inférieurs.
Troubles de la vision
Un ophtalmologiste doit être consulté immédiatement en cas de baisse de la vision ou d’apparition de tout autre trouble oculaire.
Photosensibilité
La ciprofloxacine peut provoquer des réactions de photosensibilité. Les patients traités par la ciprofloxacine doivent être avertis d'éviter toute exposition directe importante au soleil ou aux rayons UV pendant le traitement ( voir rubrique 4.8 ).
Crises convulsives
La ciprofloxacine, comme les autres quinolones sont connues pour déclencher des crises convulsives ou abaisser le seuil épileptogène. Des cas d’état de mal épileptique ont été rapportés. La ciprofloxacine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints de troubles neurologiques pouvant les prédisposer aux crises convulsives, et l’utilisation concomitante de médicaments connus pour déclencher des crises convulsives ou abaisser le seuil épileptogène doit être évitée (voir rubrique 4.5). Si des crises se produisent, la prise de ciprofloxacine doit être interrompue ( voir rubrique 4.8 ).
Neuropathie périphérique
Des cas de polyneuropathies sensorielles ou sensitivo-motrices, se traduisant par des paresthésies, des hypoesthésies, des dysesthésies ou une faiblesse musculaire, ont été rapportés chez des patients traités par des quinolones et des fluoroquinolones. Afin de prévenir une évolution vers un état potentiellement irréversible, les patients traités par la ciprofloxacine doivent être invités à contacter leur médecin avant de poursuivre le traitement si des symptômes de neuropathie, tels que des douleurs, une sensation de brûlure, des picotements, un engourdissement ou une faiblesse musculaire apparaissent ( voir rubrique 4.8 ).
Manifestations psychiatriques
Des manifestations psychiatriques peuvent survenir dès la première administration de ciprofloxacine. Dans de rares cas, la dépression ou la psychose peut évoluer vers des idées/pensées suicidaires pouvant aboutir à une tentative de suicide ou à un suicide. Si une dépression, des réactions psychotiques, des pensées ou comportements suicidaires se manifestent, la prise de ciprofloxacine doit être interrompue.
Troubles cardiaques
Les fluoroquinolones, dont la ciprofloxacine, doivent être utilisées avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risques connus d’allongement de l’intervalle QT tels que, par exemple :
- un syndrome du QT long congénital,
- un traitement concomitant avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (par exemple, les anti-arythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les macrolides, les antipsychotiques),
- un déséquilibre électrolytique non corrigé (par exemple une hypokaliémie, une hypomagnésémie),
- une pathologie cardiaque (par exemple, une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une bradycardie).
Les patients âgés et les femmes peuvent être plus sensibles aux traitements allongeant l’intervalle QT. Par conséquent, les fluoroquinolones, dont la ciprofloxacine, doivent être utilisées avec précaution chez ces populations.
( Voir rubrique 4.2 Patients âgés, rubrique 4.5 , rubrique 4.8 et rubrique 4.9 ).
Dysglycémie
Comme avec toutes les quinolones, des troubles de la glycémie, incluant à la fois des hypoglycémies et des hyperglycémies, ont été rapportés ( voir rubrique 4.8 ), généralement chez les patients âgés diabétiques recevant un traitement concomitant par un agent hypoglycémiant oral (par exemple le glibenclamide) ou par insuline. Des cas de coma hypoglycémique ont été rapportés. Chez les patients diabétiques, il est recommandé de surveiller régulièrement la glycémie.
Système gastro-intestinal
L'apparition d'une diarrhée sévère et persistante pendant ou après le traitement (y compris plusieurs semaines après le traitement) peut être le signe d'une colite associée aux antibiotiques (mettant en jeu le pronostic vital et pouvant aboutir au décès) et nécessite un traitement immédiat ( voir rubrique 4.8 ). Dans ce cas, la prise de ciprofloxacine doit être immédiatement interrompue et un traitement approprié doit être instauré. L'utilisation de médicaments inhibant le péristaltisme est contre-indiquée dans cette situation.
Système rénal et urinaire
Des cas de cristallurie liée à l'utilisation de ciprofloxacine ont été rapportés ( voir rubrique 4.8 ). Les patients traités par ciprofloxacine doivent être correctement hydratés et toute alcalinité excessive des urines doit être évitée.
Insuffisance rénale
La ciprofloxacine est excrétée principalement sous forme inchangée par voie rénale. Une adaptation posologique est donc nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance rénale, comme mentionné en rubrique 4.2 , afin d’éviter une augmentation des effets indésirables due à une accumulation de ciprofloxacine.
Système hépatobiliaire
Des cas de nécrose hépatique et d'insuffisance hépatique mettant en jeu le pronostic vital ont été rapportés avec la ciprofloxacine ( voir rubrique 4.8 ). Devant tout signe et symptôme d'atteinte hépatique (tels que anorexie, ictère, urines foncées, prurit ou abdomen sensible à la palpation), le traitement doit être interrompu.
Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase
Chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase, des cas d'hémolyse aiguë ont été rapportés sous ciprofloxacine. La ciprofloxacine doit être évitée chez ces patients à moins que le bénéfice attendu du traitement ne soit supérieur aux risques potentiels d'hémolyse. Dans ce cas, la survenue éventuelle d'une hémolyse doit être dépistée.
Résistance
L'isolement d'une bactérie résistante à la ciprofloxacine, avec ou sans surinfection clinique apparente, peut s'observer pendant ou après un traitement par la ciprofloxacine.
Il peut y avoir un risque particulier de sélectionner des bactéries résistantes à la ciprofloxacine en cas de traitement de longue durée, de traitement d'infections nosocomiales et/ou d'infections dues à Staphylococcus et à Pseudomonas.
Cytochrome P450
La ciprofloxacine inhibe le CYP1A2 et peut donc augmenter la concentration sérique des substances administrées concomitamment et métabolisées par cette enzyme (par ex. théophylline, clozapine, olanzapine, ropinirole, tizanidine, duloxétine, agomélatine). Par conséquent, si ces substances sont utilisées en même temps que la ciprofloxacine, les signes cliniques d’un éventuel surdosage doivent être étroitement surveillés et il pourra être nécessaire de déterminer les concentrations sériques des produits (par ex. théophylline) ( voir rubrique 4.5 ). L’administration concomitante de ciprofloxacine et de tizanidine est contre- indiquée.
Méthotrexate
L'utilisation concomitante de ciprofloxacine et de méthotrexate n'est pas recommandée ( voir rubrique 4.5 ).
Interactions avec les tests de laboratoire
L'activité in-vitro de la ciprofloxacine vis-à-vis de Mycobacterium tuberculosis peut rendre faussement négatifs les tests bactériologiques des patients traités par ciprofloxacine.
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Grossesse
Les données disponibles sur l'administration de la ciprofloxacine chez la femme enceinte ne font apparaître aucune malformation ou toxicité fœtale/néonatale de la ciprofloxacine. Les études chez l'animal ne révèlent aucun effet toxique direct ou indirect sur la reproduction. En phase prénatale et chez les jeunes animaux, des effets sur le cartilage immature ont été observés lors de l'exposition aux quinolones. La survenue d'atteintes articulaires causées par le médicament sur le cartilage de l'organisme immature humain/du fœtus ne peut donc être exclue ( voir rubrique 5.3 ).
Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation de la ciprofloxacine pendant la grossesse.
Allaitement
La ciprofloxacine est excrétée dans le lait maternel. Etant donné le risque potentiel d'atteinte articulaire, la ciprofloxacine ne doit pas être utilisée pendant l'allaitement.
Effets indésirables
Les effets indésirables liés au traitement et signalés le plus fréquemment sont les nausées et les diarrhées.
Les effets indésirables rapportés lors des essais cliniques et après la mise sur le marché de CIFLOX (traitement oral, intraveineux et traitement séquentiel) sont énumérés ci-dessous par fréquences. L’analyse des fréquences tient compte à la fois des données sur l’administration orale et intraveineuse de la ciprofloxacine.
| Classe de systèmes d’organes | Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10 | Peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100 | Rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000 | Très rare < 1/10 000 | Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
| Infections et infestations | Surinfections mycotiques | ||||
| A ff ections hématologiques et du système lymphatique | Éosinophilie | Leucopénie Anémie Neutropénie Hyperleucocytose Thrombocytopénie Thrombocytémie | Anémie hémolytique Agranulocytose Pancytopénie (mettant en jeu le pronostic vital) Aplasie médullaire (mettant en jeu le pronostic vital) | ||
| A ff ec tions du système immunitaire | Réaction allergique Œdème allergique/œdème de Quincke | Réaction anaphylactique Choc anaphylactique (mettant en jeu le pronostic vital) (voir rubrique 4.4) Réaction de type maladie sérique | |||
| Troubles endocriniens | Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH) | ||||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Diminution de l’appétit | Hyperglycémie Hypoglycémie (voir rubrique 4.4) | Coma hypoglycémique (voir rubrique 4.4) | ||
| A ff ections psychiatriques* | Hyperactivité psychomotrice/ agitation | Confusion et désorientation Réactions d’anxiété Rêves anormaux Dépression (pouvant aboutir à des idées/ pensées suicidaires ou à des tentatives de suicide ou à un suicide) (voir rubrique 4.4) Hallucinations | Réactions psychotiques (pouvant aboutir à des idées/ pensées suicidaires ou à des tentatives de suicide ou à un suicide) (voir rubrique 4.4) | Manie, y compris hypomanie | |
| A ff ec tions du système nerveux* | Céphalées Étourdissements Troubles du sommeil Dysgueusie | Paresthésie et dysesthésie Hypo-esthésie Tremblements Crises convulsives (incluant des états de mal épileptique) (voir rubrique 4.4) Vertige | Migraine Trouble de la coordination Trouble de la marche Troubles de l’olfaction Hypertension intracrânienne et pseudo-tumeur cérébrale | Neuropathie périphérique et polyneuropathie (voir rubrique 4.4) | |
| A ff ections oculaires* | Troubles de la vision (par exemple diplopie) | Distorsion de la vision des couleurs | |||
| A ff ections de l’oreille et du labyrinthe* | Acouphènes Surdité/ altération de l’audition | ||||
| A ff ections cardiaques** | Tachycardie | Arythmie ventriculaire et torsades de pointes (rapportés principalement chez des patients présentant des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT), Allongement de l’intervalle QT observé lors d’un enregistrement ECG (voir rubriques 4.4 et 4.9) Syndrome de Kounis | |||
| A ff ections vasculaires** | Vasodilatation Hypotension Syncope | Vascularite | |||
| A ff ections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée (y compris affection asthmatique) | ||||
| A ff ections gastro- intestinales | Nausées Diarrhée | Vomissements Douleurs gastro- intestinales et abdominales Dyspepsie Flatulences | Colite associée aux antibiotiques (potentiellement fatale dans de très rares cas) ( voir rubrique 4.4 ) | Pancréatite | |
| A ff ections hépatobiliaires | Élévation des transaminases Élévation de la bilirubine | Insuffisance hépatique Ictère cholestatique Hépatite | Nécrose hépatique (évoluant dans de très rares cas vers une insuffisance hépatique mettant en jeu le pronostic vital) (voir rubrique 4.4) | ||
| A ff ec tions de la peau et du tissu sous-cutané | Éruption cutanée Prurit Urticaire | Réactions de photosensibilité (voir rubrique 4.4.) | Pétéchies Érythème polymorphe Érythème noueux Syndrome de Stevens-Johnson (pouvant mettre en jeu le pronostic vital) Syndrome de Lyell (pouvant mettre en jeu le pronostic vital) | Pustulose Exanthématique Aiguë Généralisée (PEAG) Syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse (DRESS syndrome) | |
| A ff ections musculo- squelettiques et systémiques* | Douleurs musculo-squelettiques (par ex. douleurs des extrémités, douleurs dorsales, douleurs thoraciques) Arthralgie | Myalgie Arthrite Augmentation du tonus musculaire et crampes | Faiblesse musculaire Tendinite Rupture de tendons (essentiellement le tendon d’Achille) (voir rubrique 4.4) Exacerbation des symptômes de myasthénie (voir rubrique 4.4) | ||
| A ffections du rein et des voies urinaires | Dysfonctionnement rénal | Insuffisance rénale Hématurie Cristallurie (voir rubrique 4.4) Néphrite tubulo- interstitielle | |||
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration* | Asthénie Fièvre | Œdèmes Sudation (hyperhidrose) | |||
| Investigations | Élévation des phosphatases alcalines | Élévation de l’amylasémie | Augmentation de l’INR (« International Normalized Ratio ») (chez les patients traités par des antivitamines K) |
*De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, affectant des systèmes d’organes sensoriels divers, parfois multiples (notamment des effets de type tendinite, rupture de tendon, arthralgie, douleur des extrémités, troubles de la marche, neuropathies associées à des paresthésies et névralgies, fatigue, troubles psychiatriques (incluant troubles du sommeil, anxiété, attaques de panique, dépression, idées suicidaires), troubles de la mémoire et de la concentration et troubles de l’audition, de la vue, du goût et de l’odorat), ont été rapportés en association avec l’utilisation de quinolones et de fluoroquinolones, parfois indépendamment des facteurs de risque préexistants (voir rubrique 4.4).
** Des cas d'anévrisme et de dissection aortiques, parfois compliqués par une rupture (y compris fatale), et de régurgitation/incompétence de l'une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
L’incidence des arthropathies (arthralgie, arthrite) mentionnée ci-dessus fait référence aux données recueillies lors des études chez l’adulte. Chez l’enfant, les arthropathies sont signalées de façon fréquente ( voir rubrique 4.4 ).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr
Surdosage
A la suite d’un surdosage de 12 g, des symptômes légers de toxicité ont été décrits. Une insuffisance rénale aiguë a été signalée à la suite d’un surdosage aigu de 16 g.
Les symptômes du surdosage sont les suivants : étourdissements, tremblements, céphalées, asthénie, crises convulsives, hallucinations, confusion, gêne abdominale, insuffisance rénale et hépatique, ainsi que cristallurie et hématurie. Une toxicité rénale réversible a été décrite.
En plus des mesures d’urgence standard, par exemple un lavage gastrique suivi de l’administration de charbon médicinal, il est recommandé de surveiller la fonction rénale, notamment le pH urinaire, et d’acidifier, si nécessaire, afin d’éviter une cristallurie. Les patients doivent bénéficier d’une hydratation correcte. Les anti- acides contenant du calcium ou du magnésium peuvent théoriquement réduire l’absorption de ciprofloxacine en cas de surdosage.
L’hémodialyse ou la dialyse péritonéale ne permettent d’éliminer la ciprofloxacine qu’en faible quantité (< 10 %).
En cas de surdosage, un traitement symptomatique doit être instauré. Une surveillance par ECG doit être effectuée en raison d’un possible allongement de l’intervalle QT.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Fluoroquinolone, code ATC : J01MA02.
Mécanisme d’action
La ciprofloxacine est un antibiotique appartenant au groupe des fluoroquinolones. Son activité bactéricide résulte de l’inhibition de la topo-isomérase de type II (ADN-gyrase) et de la topo-isomérase IV, nécessaires à la réplication, la transcription, la réparation et la recombinaison de l'ADN bactérien.
Rapport pharmacocinétique/pharmacodynamique
L’efficacité dépend principalement du rapport entre la concentration sérique maximale (C max ) et la concentration minimale inhibitrice (CMI) de la ciprofloxacine pour le pathogène concerné et du rapport entre l’aire sous la courbe (AUC) et la CMI.
Mécanisme de résistance
La résistance in-vitro peut se développer par mutations successives entrainant des modifications des sites cibles de la ciprofloxacine sur l’ADN-gyrase et sur la topo-isomérase IV. Le degré de résistance croisée entre la ciprofloxacine et les autres fluoroquinolones est variable.
Les mutations uniques ne donnent pas nécessairement lieu à une résistance clinique, mais les mutations multiples aboutissent généralement à une résistance clinique à plusieurs voire à toutes les substances actives de cette classe thérapeutique.
Les mécanismes de résistance par imperméabilité membranaire et/ou efflux actif peuvent avoir des effets variables sur la sensibilité bactérienne aux fluoroquinolones en fonction de leurs propriétés physicochimiques et en fonction de l’affinité des systèmes de transport pour les différents antibiotiques de cette classe thérapeutique. Tous les mécanismes de résistance in-vitro sont fréquemment observés chez les isolats cliniques. La résistance aux autres familles d’antibiotiques par des mécanismes comme ceux affectant la perméabilité membranaire (fréquents avec Pseudomonas aeruginosa ) et les mécanismes d’efflux, peuvent altérer la sensibilité des bactéries à la ciprofloxacine.
Une résistance plasmidique codée par les gènes qnr a été observée.
Spectre d’activité antibactérienne
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire, et ces dernières des résistantes :
Recommandations EUCAST
| Micro-organismes | Sensible | Résistant |
| Entérobactéries | S ≤ 0,25 mg/l | R > 0,5 mg/l |
| Salmonella spp | S ≤ 0,06 mg/L | R > 0,06 mg/L |
| Pseudomonas spp. | S ≤ 0,5 mg/l | R > 0,5 mg/l |
| Acinetobacter spp. | S ≤ 1 mg/l | R > 1 mg/l |
| Staphylococcus spp.1 | S ≤ 1 mg/l | R > 1 mg/l |
| Haemophilus influenzae | S ≤ 0,06 mg/l | R > 0,06 mg/l |
| Moraxella catarrhalis | S ≤ 0,125 mg/L | R > 0,125 mg/L |
| Neisseria gonorrhoeae | S ≤ 0,03 mg/l | R > 0,06 mg/l |
| Neisseria meningitidis | S ≤ 0,03 mg/l | R > 0,03 mg/l |
| Concentrations critiques non liées aux espèces* | S ≤ 0,25 mg/l | R > 0,5 mg/l |
1Staphylococcus spp. – les concentrations critiques définies pour la ciprofloxacine correspondent à un traitement utilisant des doses élevées.
*Les concentrations critiques non liées aux espèces ont été déterminées principalement sur la base des données PK/PD et sont indépendantes de la distribution des CMI d’espèces spécifiques. Elles s’appliquent uniquement aux espèces pour lesquelles aucune concentration critique propre à l’espèce n’a été définie et non à celles pour lesquelles un test de sensibilité n’est pas recommandé.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces ; il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d’obtenir un avis spécialisé lorsque l’intérêt du médicament dans certains types d’infections peut être mis en cause du fait du niveau de la prévalence de la résistance locale.
Classification des espèces en fonction de la sensibilité à la ciprofloxacine (voir rubrique 4.4 pour les streptocoques).
| ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES |
| Aérobies à Gram positif |
| Bacillus anthracis (1) |
| Aérobies à Gram négatif |
| Aeromonas spp. |
| Brucella spp. |
| Citrobacter koseri |
| Francisella tularensis |
| Haemophilus ducreyi |
| Haemophilus influenzae * |
| Legionella spp. |
| Moraxella catarrhalis * |
| Neisseria meningitidis |
| Pasteurella spp. |
| Salmonella spp.* |
| Shigella spp.* |
| Vibrio spp. |
| Y ersinia pestis |
| Anaérobies |
| M obiluncus |
| Autres |
| Chlamydia trachomatis ($) |
| Chlamydia pneumoniae ($) |
| Mycoplasma hominis ($) |
| Mycoplasma pneumoniae ($) |
| ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES |
| RESISTANCE ACQUISE ≥ 10% |
| Aérobies à Gram positif |
| Enterococcus faecalis ($) |
| Staphylococcus spp.* (2) |
| Aérobies à Gram négatif |
| Acinetobacter baumannii+ |
| Burkholderia cepacia+* |
| Campylobacter spp.+* |
| Citrobacter freundii* |
| Enterobacter aerogenes |
| Enterobacter cloacae* |
| Escherichia coli* |
| Klebsiella oxytoca |
| Klebsiella pneumoniae* |
| Morganella morganii* |
| Neisseria gonorrhoeae* |
| Proteus mirabilis* |
| Proteus vulgaris* |
| Providencia spp. |
| Pseudomonas aeruginosa* |
| Pseudomonas fluorescens |
| Serratia marcescens* |
| Anaérobies |
| Peptostreptococcus spp. |
| Propionibacterium acnes |
| ESPECES NATURELLEMENT RESISTANTES |
| Aérobies à Gram positif |
| Actinomyces |
| Enteroccus faecium |
| Listeria monocytogenes |
| Aérobies à Gram négatif |
| Stenotrophomonas maltophilia |
| Anaérobies |
| A l’exception de celles listées ci-dessus |
| Autres |
| Mycoplasma genitalium |
| Ureaplasma urealitycum |
| * L’efficacité clinique a été démontrée pour des isolats sensibles dans les indications cliniques approuvées. |
| + Taux de résistance ≥ 50 % dans un ou plusieurs pays de l’UE |
| ($) Sensibilité naturellement intermédiaire en l’absence de mécanisme de résistance acquise |
| (1) Des études ont été menées chez l’animal sur des infections expérimentales effectuées par inhalation de spores de Bacillus anthracis ; ces études montrent que l’antibiothérapie, commencée précocement après exposition, permet d’éviter la survenue de la maladie si le traitement est poursuivi jusqu’à ce que le nombre de spores persistantes dans l’organisme tombe au-dessous de la dose infectante. L’utilisation recommandée chez l’homme est principalement basée sur les données de sensibilité in-vitro et sur les données expérimentales chez l’animal, de même que sur des données limitées chez l’homme. Une durée de deux mois d’un traitement par ciprofloxacine administrée par voie orale à la posologie de 500 mg deux fois par jour chez l’adulte, est considérée comme efficace pour prévenir la maladie du charbon chez l’homme. Le médecin doit se référer aux recommandations nationales et/ou internationales concernant le traitement de la maladie du charbon. (2) Les souches de S.aureus résistantes à la méticilline expriment très fréquemment une co-résistance aux fluoroquinolones. La fréquence de résistance à la méticilline est d’environ de 20 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et est généralement plus élevée en milieu hospitalier. |
Molécules de la même classe ATC (J01MA)
| Molécule | ATC | Marques | Prix à partir de | CNAM | OMS | Grossesse (CRAT) | Interactions |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ciprofloxacine | J01MA02 | 20 | 4,600 DT | oui | liste 2025 | Compatible | 67 |
| Levofloxacine | J01MA12 | 13 | 15,225 DT | oui | liste 2025 | Envisageable | 60 |
| Ofloxacine | J01MA01 | 11 | 4,380 DT | oui | liste 2025 | Envisageable | 48 |
| Norfloxacine | J01MA06 | 2 | 4,600 DT | oui | Compatible | 63 |
Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.
Recommandations internationales
Ciprofloxacine figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Ciprofloxacin) : Ear, nose and throat medicines [c].
Classification ATC (OMS) : J01MA02