Levofloxacine
13 spécialités en Tunisie · 60 interactions répertoriées
Grossesse : Envisageable Allaitement : Voir le texte Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association
- Classes pharmacologiques
- Adsorbants, Fluoroquinolones, Médicaments abaissant le seuil épileptogène
- Code ATC
- J01MA12
Spécialités disponibles en Tunisie
| Marque | Composition | Laboratoire | Formes | Prix à partir de | Reste à charge min. | CNAM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| LEVOMAX | Levofloxacine | PHARMACARE | Comp Pell Séc | 15,225 DT | 0,000 DT | oui |
| AVOXINE 500 | Levofloxacine | TAHA PHARMA | Comp Pell Sec | 15,315 DT | 0,795 DT | oui |
| LEVOREC | Levofloxacine | OPALIA PHARMA, OPALIA PHARMA S.A. | Comp Pell Séc, Comprimés pelliculés | 15,315 DT | 0,000 DT | oui |
| LEVOFOR | Levofloxacine | S.A.I.PH, SAIPH | Comp Pell Sec, Comp. Pell. Séc. | 16,735 DT | 1,169 DT | oui |
| LEVODIS | Levofloxacine | GALPHARMA | Comp Pell Sec | 18,615 DT | 1,739 DT | oui |
| LEVOX | Levofloxacine | ADWYA | Comp Pell Sec | 19,280 DT | 3,509 DT | oui |
| LEVOCINE | Levofloxacine | DAR ESSAYDALI, DAR-ESSAYDALI. | Comp Pell B 10, Comprimés pelliculés, comp. pell. séc. | 22,280 DT | 10,095 DT | oui |
| TAVAFLOX | Levofloxacine | TERIAK | Comp Pell Sec, Comp. Pell. Séc. | 22,775 DT | 8,256 DT | oui |
| LEVOFLOX | Levofloxacine | LES LABORATOIRES MEDIS, MEDIS | Comp Pell Sec, Comp. Pell. Séc., Sol. Inj. P. Perf. | 24,595 DT | 10,074 DT | oui |
| LEVOFLOXACINE | Levofloxacine | Comp Pell Sec | 24,595 DT | 10,074 DT | oui | |
| TAVANIC | Levofloxacine | SANOFI AVENTIS PHARMA TUNISIE | Comp Pell | 33,710 DT | 19,191 DT | oui |
| LOVIK | Levofloxacine | PHILADELPHIA PHARMA | Comp. Pell. Séc. | non | ||
| TAVACET 500 | Levofloxacine | DORCAS | Sol. Inj. P. Perf. | hôpital |
Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.
Interactions médicamenteuses de levofloxacine
Association déconseillée 5
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Précaution d'emploi 27
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la fluoroquinolone et après son arrêt. Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre les sels de fer à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre le sucralfate à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Prendre les sels de zinc à distance des fluoroquinolones (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive des fluoroquinolones.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
À prendre en compte 28
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Diminution des concentrations de l’acide mycophénolique d’environ un tiers, avec risque potentiel de baisse d’efficacité.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Risque accru de convulsions.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).
Grossesse et allaitement
Grossesse Envisageable
Découverte d’une grossesse pendant le traitement
Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la lévofloxacine.
La lévofloxacine pourra être poursuivie selon le schéma thérapeutique prévu.
Traiter une femme enceinte
Si une fluoroquinolone est nécessaire, on préférera si possible la ciprofloxacine mieux connue chez la femme enceinte quel que soit le terme de la grossesse.
Cependant, si la lévofloxacine présente un réel avantage, son utilisation est envisageable.
Source : Le CRAT.
Allaitement Voir le texte
Au vu des données disponibles sur la lévofloxacine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable d’utiliser une autre fluoroquinolone en cours d’allaitement :
ciprofloxacine ou ofloxacine .
Source : Le CRAT.
Notice de référence
RCP de TAVANIC 500 mg, comprimé pelliculé sécable (SANOFI WINTHROP INDUSTRIE), rattaché à la marque tunisienne LEVOMAX. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
TAVANIC est indiqué chez les adultes pour le traitement des infections suivantes (voir rubriques 4.4 et 5.1) :
- Pyélonéphrites aiguës et infections compliquées des voies urinaires (voir rubrique 4.4).
- Prostatites chroniques bactériennes.
- Maladie du charbon : prophylaxie post-exposition et traitement curatif (voir rubrique 4.4).
Pour les infections mentionnées ci-dessous, TAVANIC doit être utilisé uniquement lorsque les autres antibiotiques habituellement recommandés pour le traitement de ces infections, sont jugés inappropriés.
- Sinusites aiguës bactériennes.
- Exacerbations aiguës de broncho-pneumopathie chronique obstructive, y compris bronchite chronique.
- Pneumonies communautaires.
- Infections compliquées de la peau et des tissus mous.
- Cystites non compliquées (voir rubrique 4.4).
TAVANIC peut également être utilisé en relais d'un traitement intraveineux initial de lévofloxacine chez les patients ayant montré une amélioration de leur état.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration
Les comprimés de TAVANIC sont administrés une ou deux fois par jour. La posologie dépend du type et de la gravité de l’infection, et de la sensibilité du germe en cause.
Les comprimés de TAVANIC peuvent également être utilisés en relais d'un traitement intraveineux initial de lévofloxacine chez les patients ayant montré une amélioration de leur état; compte-tenu de la bioéquivalence des formes parentérale et orale, une même posologie peut être utilisée.
Posologie
Les recommandations sur la posologie TAVANIC sont les suivantes :
Posologie chez les patients avec une fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 50 ml/min)
| Indication | Posologie quotidienne (selon la gravité) | Durée du traitement (selon la gravité) |
| Sinusites aiguës bactériennes | 500 mg une fois par jour | 10 - 14 jours |
| Exacerbations aiguës de broncho-pneumopathie chronique obstructive, y compris de bronchite chronique | 500 mg une fois par jour | 7 - 10 jours |
| Pneumonies communautaires | 500 mg une ou deux fois par jour | 7 - 14 jours |
| Pyélonéphrites aiguës | 500 mg une fois par jour | 7 - 10 jours |
| Infections urinaires compliquées | 500 mg une fois par jour | 7 - 14 jours |
| Cystites non compliquées | 250 mg une fois par jour | 3 jours |
| Prostatites chroniques bactériennes | 500 mg une fois par jour | 28 jours |
| Infections compliquées de la peau et des tissus mous | 500 mg une ou deux fois par jour | 7 - 14 jours |
| Maladie du charbon | 500 mg une fois par jour | 8 semaines |
Populations particulières
Insuffisance rénale (clairance de la créatinine ≤ 50 ml/min)
| Posologie | |||
| 250 mg/24 h | 500 mg/24 h | 500 mg/12 h | |
| Clairance de la créatinine | Dose initiale : 250 mg | Dose initiale : 500 mg | Dose initiale : 500 mg |
| 50 - 20 ml/min | puis : 125 mg/24 h | puis : 250 mg/24 h | puis : 250 mg/12 h |
| 19 - 10 ml/min | puis : 125 mg/48 h | puis : 125 mg/24 h | puis : 125 mg/12 h |
| < 10 ml/min (y compris hémodialyse et DPCA) 1 | puis : 125 mg/48 h | puis : 125 mg/24 h | puis : 125 mg/24 h |
1 Aucune dose supplémentaire n’est nécessaire après hémodialyse ou dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA).
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire étant donné que la lévofloxacine n’est pas métabolisée significativement par le foie et est principalement excrétée par les reins.
Population âgée
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez la personne âgée, autre que celle dépendant de la fonction rénale (voir rubrique 4.4, paragraphe « Tendinites et ruptures de tendons » et « Allongement de l’intervalle QT »).
Population pédiatrique
TAVANIC est contre-indiqué chez les enfants et les adolescents en période de croissance (voir rubrique 4.3).
Mode d’administration
Les comprimés de TAVANIC doivent être avalés sans les croquer et avec une quantité suffisante de liquide. Ils peuvent être divisés au niveau de la barre de cassure pour adapter la dose. Les comprimés peuvent être pris pendant ou entre les repas. Les comprimés de TAVANIC doivent être pris au moins deux heures avant ou après les sels de fer, les sels de zinc, les antiacides contenant du magnésium ou de l’aluminium, ou la didanosine (seulement les formulations de didanosine avec des substances tampons contenant de l’aluminium ou du magnésium), et l’administration de sucralfate, étant donné la survenue possible d’une diminution de l’absorption (voir rubrique 4.5).
Contre indications
Les comprimés de lévofloxacine ne doivent pas être utilisés :
- chez les patients hypersensibles à la lévofloxacine ou à toute autre quinolone, ou à l’un des excipients mentionnés dans la rubrique 6.1,
- chez les patients épileptiques,
- chez les patients ayant des antécédents de tendinopathies liées à l’administration de fluoroquinolones,
- chez les enfants ou les adolescents en période de croissance,
- pendant la grossesse,
- chez les femmes qui allaitent.
Mises en garde et précautions d'emploi
L’utilisation de la lévofloxacine doit être évitée chez les patients ayant présenté des effets indésirables graves lors de l’utilisation antérieure de médicaments contenant une quinolone ou une fluoroquinolone (voir rubrique 4.8). Le traitement de ces patients par la lévofloxacine devra être instauré uniquement en l’absence d’alternative thérapeutique et après évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque (voir également rubrique 4.3).
Risques de résistance
Les Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) possèdent souvent une co-résistance aux fluoroquinolones, dont la lévofloxacine. En conséquence, la lévofloxacine est déconseillée dans le traitement des infections à SARM connues ou suspectées à moins que les résultats bactériologiques n’aient confirmé la sensibilité de la bactérie à la lévofloxacine (et que les antibiotiques habituellement recommandés dans le traitement des infections à SARM soient jugés inappropriés).
La lévofloxacine peut être utilisée dans le traitement des sinusites aiguës bactériennes et dans les exacerbations aiguës de bronchite chronique lorsque ces infections ont été correctement diagnostiquées.
La résistance de Escherichia coli aux fluoroquinolones - pathogène le plus fréquemment responsable des infections urinaires - varie au sein de l’Union Européenne. Les prescripteurs doivent prendre en considération la prévalence locale de la résistance de E.coli aux fluoroquinolones.
Maladie du charbon
L’utilisation chez l’Homme se base sur les données de sensibilité in vitro de Bacillus anthracis , sur les données expérimentales animales ainsi que sur des données limitées chez l’Homme. Le médecin en charge du traitement doit se référer aux recommandations nationales et/ou internationales concernant le traitement de la maladie du charbon.
Effets indésirables graves, durables, invalidants et potentiellement irréversibles
De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, portant sur différents organes, parfois avec atteintes multiples (musculo-squelettiques, nerveux, psychiatriques et sensoriels), ont été rapportés chez des patients recevant des quinolones et des fluoroquinolones, indépendamment de leur âge et de facteurs de risque préexistants. Le traitement par la lévofloxacine doit être immédiatement interrompu dès les premiers signes ou symptômes d’un effet indésirable grave et les patients doivent être invités à contacter leur médecin pour un avis médical.
Tendinite et ruptures des tendons
Des tendinites et des ruptures de tendon (affectant particulièrement mais pas uniquement le tendon d’Achille), parfois bilatérales, peuvent survenir dès les premières 48 heures du traitement par les quinolones et fluoroquinolones, et leur survenue a été rapportée jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Le risque de tendinite et de rupture de tendon est augmenté chez les patients âgés, les patients présentant une insuffisance rénale, les patients recevant des doses quotidiennes de 1 000 mg, les patients ayant reçu des greffes d’organes solides et ceux traités simultanément par des corticoïdes. Par conséquent, l’utilisation concomitante de corticoïdes doit être évitée.
Dès les premiers signes de tendinite (par exemple gonflement douloureux, inflammation), le traitement par la lévofloxacine doit être interrompu et le recours à un autre traitement doit être envisagé. Le ou les membres atteints doivent être traités de façon appropriée (par exemple immobilisation). Les corticoïdes ne doivent pas être utilisés si des signes de tendinopathie apparaissent.
Encéphalopathie et myoclonies
Des cas d’encéphalopathie et de myoclonies ont été rapportés chez des patients recevant de la lévofloxacine (voir rubriques 4.8 et 4.9). Les risques d’encéphalopathie et de myoclonies sont accrus chez les patients âgés et chez les patients présentant une insuffisance rénale si la dose de lévofloxacine n’est pas ajustée en fonction de la clairance de la créatinine, ou chez les patients présentant des troubles préexistants du système nerveux central. En cas de suspicion d’encéphalopathie et /ou de myoclonies associées à la lévofloxacine, l’ârret de la lévofloxacine doit être envisagé, et un traitement approprié doit être instauré.
Diarrhée associée à Clostridium difficile
Une diarrhée, en particulier si elle est sévère, persistante et/ou sanglante, pendant ou après le traitement par lévofloxacine (même plusieurs semaines après le traitement), peut être le signe d’une diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD). La sévérité de la DACD peut varier d’une forme légère jusqu’à la mise en jeu du pronostic vital, la forme la plus sévère étant la colite pseudomembraneuse (voir rubrique 4.8). Par conséquent, il est important d’envisager ce diagnostic chez les patients développant une diarrhée grave pendant ou après le traitement par lévofloxacine. Si une DACD est suspectée ou confirmée, la lévofloxacine doit être arrêtée immédiatement et un traitement approprié doit être instauré sans retard. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués dans cette situation clinique.
Patients prédisposés aux crises convulsives
Les quinolones peuvent abaisser le seuil épileptogène et peuvent déclencher des crises convulsives. La lévofloxacine est contre-indiquée chez les patients ayant des antécédents d’épilepsie (voir rubrique 4.3) et, comme les autres quinolones, doit être utilisée avec la plus grande prudence chez les patients prédisposés aux crises convulsives ou sous traitement concomitant par des substances actives abaissant le seuil épileptogène, telles que la théophylline (voir rubrique 4.5). En cas de crises convulsives (voir rubrique 4.8), le traitement par lévofloxacine doit être interrompu.
Patients présentant un déficit en G-6-phosphate déshydrogénase
Les patients ayant un déficit latent ou avéré en glucose-6-phosphate déshydrogénase peuvent être sujets à des réactions hémolytiques lorsqu’ils sont traités par des quinolones. Par conséquent, si la lévofloxacine doit être utilisée chez ces patients, la survenue potentielle d’une hémolyse est à surveiller.
Insuffisants rénaux
Étant donné que la lévofloxacine est excrétée principalement par les reins, la dose de TAVANIC doit être adaptée chez les patients insuffisants rénaux (voir rubrique 4.2).
Réactions d’hypersensibilité
La lévofloxacine peut provoquer des réactions d’hypersensibilité graves, potentiellement fatales (allant par exemple de l’angioœdème jusqu’au choc anaphylactique), occasionnellement dès la première prise (voir rubrique 4.8). Les patients doivent arrêter immédiatement le traitement et contacter leur médecin ou un médecin urgentiste, qui prendra les mesures d’urgence appropriées.
Effets indésirables cutanés sévères
Des effets indésirables cutanés sévères, incluant la nécrolyse épidermique toxique (NET, également appelée syndrome de Lyell), le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), et une dermatite exfoliative, qui pourraient mettre en jeu le pronostic vital ou entraîner le décès, ont été rapportés avec la lévofloxacine (voir rubrique 4.8). Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes de réactions cutanées sévères, puis être étroitement surveillés. En cas d’apparition de signes et symptômes évocateurs de telles réactions, la lévofloxacine doit être interrompue immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé. Si le patient a développé une réaction grave, telle qu’un SSJ, une NET, un syndrome DRESS, la PEAG ou une dermatite exfoliative avec l’utilisation de la lévofloxacine, le traitement par lévofloxacine ne doit en aucun cas être réinstauré chez ce patient.
Troubles de la glycémie
Comme avec toutes les quinolones, des troubles de la glycémie, incluant à la fois hypoglycémie et hyperglycémie, ont été rapportés, survenant plus fréquemment chez les personnes âgées, généralement chez des patients diabétiques recevant un traitement concomitant par un hypoglycémiant oral (par exemple glibenclamide) ou par insuline. Des cas de coma hypoglycémique ont été rapportés. Chez les patients diabétiques, une surveillance étroite de la glycémie est recommandée (voir rubrique 4.8).
Le traitement par TAVANIC doit être interrompu immédiatement si un patient signale des troubles de la glycémie et un autre traitement antibactérien sans fluoroquinolone doit être envisagé.
Prévention de la photosensibilisation
Des réactions de photosensibilité ont été rapportées avec la lévofloxacine (voir rubrique 4.8). Il est recommandé aux patients de ne pas s’exposer inutilement à une lumière solaire forte ou à des rayons UV artificiels (par exemple lampe à bronzer, solarium) pendant le traitement et dans les 48 heures suivant l’arrêt du traitement afin d’éviter une photosensibilisation.
Patients traités par antivitamines K
Du fait d’une possible augmentation des résultats des tests de coagulation (PT/INR) et/ou de saignements chez les patients traités par lévofloxacine en association avec un antivitamine K (par exemple, la warfarine), les tests de coagulation doivent être surveillés lorsque ces médicaments sont administrés en même temps (voir rubrique 4.5).
Réactions psychotiques
Des réactions psychotiques ont été rapportées chez des patients recevant des quinolones, dont la lévofloxacine. Dans de très rares cas, elles ont conduit à des pensées suicidaires et des actes d’auto-agression, parfois après seulement une prise de lévofloxacine (voir rubrique 4.8). Dans le cas où le patient développe ces réactions, la lévofloxacine doit être arrêtée immédiatement dès les premiers signes ou symptômes de ces réactions et il faut recommander aux patients de contacter leur médecin prescripteur pour avis. Un autre traitement antibactérien sans fluoroquinolone doit être envisagé et des mesures appropriées doivent être mises en place. La prudence est recommandée si la lévofloxacine doit être utilisée chez des patients psychotiques ou chez des patients ayant des antécédents psychiatriques.
Allongement de l’intervalle QT
La prudence est recommandée lors d’un traitement par fluoroquinolones, dont la lévofloxacine, chez des patients présentant des facteurs de risques connus pour allonger l’intervalle QT tels que, par exemple :
- un syndrome du QT long congénital,
- un traitement concomitant avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (par exemple, les antiarythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les macrolides, les antipsychotiques),
- un déséquilibre électrolytique non corrigé (par exemple, l’hypokaliémie, l’hypomagnésémie),
- des pathologies cardiaques (par exemple, une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une bradycardie).
Les patients âgés et les femmes peuvent être plus sensibles aux traitements allongeant l’intervalle QTc. Par conséquent, la prudence est recommandée lors d’un traitement par fluoroquinolones, dont la lévofloxacine, dans ces populations.
(Voir rubriques 4.2, paragraphe « Population âgée », 4.5, 4.8 et 4.9)
Neuropathie périphérique
Des cas de polyneuropathies sensorielles ou sensitivo-motrices, se traduisant par des paresthésies, des hypoesthésies, des dysesthésies ou une faiblesse musculaire, ont été rapportés chez des patients traités par des quinolones et des fluoroquinolones. Afin de prévenir une évolution vers un état potentiellement irréversible, les patients traités par la lévofloxacine doivent être invités à contacter leur médecin avant de poursuivre le traitement si des symptômes de neuropathie tels que des douleurs, une sensation de brûlure, des picotements, un engourdissement ou une faiblesse musculaire apparaissent (voir rubrique 4.8).
Troubles hépatobiliaires
Des cas de nécrose hépatique pouvant conduire à une insuffisance hépatique mortelle ont été rapportés avec la lévofloxacine, principalement chez des patients ayant des maladies sévères sous-jacentes, par exemple une septicémie (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être informés d’arrêter le traitement et de contacter leur médecin si des signes et des symptômes d’atteintes hépatiques apparaissent tels qu’une anorexie, un ictère, des urines foncées, un prurit ou des douleurs abdominales.
Exacerbation d’une myasthénie
Les fluoroquinolones, dont la lévofloxacine, ont une activité de blocage neuromusculaire et peuvent exacerber la faiblesse musculaire chez les patients atteints de myasthénie. Des effets indésirables graves, notamment des décès et le recours à une assistance respiratoire, rapportés depuis la mise sur le marché des fluoroquinolones ont été associés à leur utilisation chez des patients atteints de myasthénie. La lévofloxacine est déconseillée chez les patients ayant des antécédents connus de myasthénie.
Troubles de la vision
En cas de survenue de troubles de la vision ou de toute autre manifestation oculaire, un ophtalmologiste doit être consulté immédiatement (voir rubriques 4.7 et 4.8).
Infections secondaires
L’utilisation de la lévofloxacine, en particulier si elle est prolongée, peut favoriser la croissance de souches non sensibles. Si une infection secondaire survient pendant le traitement, des mesures appropriées doivent être prises.
Interférence avec les examens biologiques
Chez les patients traités par lévofloxacine, la recherche d’opiacés dans les urines peut donner des résultats faussement positifs. Il peut être nécessaire de confirmer la présence d’opiacés par une méthode de détection plus spécifique.
La lévofloxacine peut inhiber la croissance de Mycobacterium tuberculosis et peut donc donner des résultats faussement négatifs dans le diagnostic bactériologique de la tuberculose.
Anévrisme aortique, dissection aortique, et régurgitation/insuffisance des valves cardiaques
Les études épidémiologiques font état d’une augmentation du risque d’anévrisme aortique et de dissection aortique en particulier chez les personnes âgées, ainsi que de régurgitation de la valve aortique et de la valve mitrale après la prise de fluoroquinolones. Des cas d’anévrisme et de dissection aortiques, parfois compliqués par une rupture (y compris des ruptures fatales), ainsi que des cas de régurgitation/insuffisance de l’une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.8).
Par conséquent, les fluoroquinolones ne doivent être utilisées qu’après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque et après avoir envisagé d’autres options thérapeutiques chez les patients ayant des antécédents familiaux de maladie anévrismale ou de valvulopathie cardiaque congénitale, ou chez les patients ayant reçu un diagnostic d’anévrisme aortique et/ou de dissection aortique préexistant ou encore de valvulopathie cardiaque, ou présentant d’autres facteurs de risque ou affections prédisposant
- à la fois à l’anévrisme aortique, à la dissection aortique, et à la régurgitation/insuffisance des valves cardiaques (par exemple les troubles du tissu conjonctif tels que le syndrome de Marfan ou le syndrome d’Ehlers-Danlos, le syndrome de Turner, la maladie de Behçet, l’hypertension artérielle, la polyarthrite rhumatoïde) ou encore
- à l’anévrisme et à la dissection aortiques (par exemple les troubles vasculaires tels que l’artérite de Takayasu ou l’artérite à cellules géantes, l’athérosclérose connue, ou le syndrome de Sjögren) ou encore
- à la régurgitation/insuffisance des valves cardiaques (par exemple l’endocardite infectieuse).
Le risque d’anévrisme et de dissection aortiques, ainsi que de rupture des valves aortiques peut également être augmenté chez les patients traités simultanément par des corticostéroïdes systémiques.
En cas de douleurs abdominales, thoraciques ou dorsales soudaines, il doit être recommandé aux patients de contacter immédiatement un service d’urgences médicales.
Il convient de conseiller aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de dyspnée aiguë, d’apparition de palpitations cardiaques ou de développement d’un œdème de l’abdomen ou des membres inférieurs.
Pancréatite aiguë
Une pancréatite aiguë peut être observée chez les patients prenant de la lévofloxacine. Les patients doivent être informés des symptômes caractéristiques de la pancréatite aiguë. Les patients souffrant de nausées, de malaises, d'inconfort abdominal, de douleurs abdominales aiguës ou de vomissements doivent rapidement faire l'objet d'une évaluation médicale. Si une pancréatite aiguë est suspectée, la lévofloxacine doit être arrêtée ; si elle est confirmée, la lévofloxacine ne doit pas être reprise. Il faut faire preuve de prudence chez les patients ayant des antécédents de pancréatite (voir rubrique 4.8).
Troubles sanguins
Une insuffisance de la moelle osseuse, incluant une leucopénie, une neutropénie, une pancytopénie, une anémie hémolytique, une thrombocytopénie, une anémie aplasique ou une agranulocytose, peut survenir au cours du traitement par lévofloxacine (voir rubrique 4.8). En cas de suspicion de l’une de ces anomalies de la numération formule sanguine, celle-ci doit être surveillée. En cas de résultats anormaux, l’arrêt du traitement par lévofloxacine doit être envisagé.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Grossesse
Il existe des données limitées sur l'utilisation de la lévofloxacine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3.).
Cependant, en l’absence de donnée chez l’Homme et en raison d’un risque de lésion du cartilage des articulations portantes de l’organisme en croissance par les fluoroquinolones suggéré par les données expérimentales, la lévofloxacine ne doit pas être utilisée chez la femme enceinte (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Allaitement
TAVANIC est contre-indiqué chez les femmes qui allaitent. Il n’existe pas de données suffisantes sur l’excrétion de la lévofloxacine dans le lait maternel ; cependant d’autres fluoroquinolones sont excrétées dans le lait maternel. En l’absence de donnée chez l’Homme et en raison d’un risque de lésion du cartilage des articulations portantes de l’organisme en croissance par les fluoroquinolones suggéré par les données expérimentales, la lévofloxacine ne doit pas être utilisée chez les femmes qui allaitent (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Fertilité
La lévofloxacine n’a pas perturbé la fertilité ou les performances de reproduction chez les rats.
Effets indésirables
Les informations présentées ci-dessous sont basées sur les données d’études cliniques menées sur plus de 8 300 patients et sur une l’expérience étendue acquise depuis la mise sur le marché.
Les fréquences sont définies en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
Tableau des effets indésirables
| Classe de systèmes d’organes | Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) | Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) | Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) | Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
| Infections et infestations | Infections fongiques dont infections à Candida Résistance du pathogène | |||
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Leucopénie Éosinophilie | Thrombopénie Neutropénie | Insuffisance de la moelle osseuse y compris anémie aplasique, pancytopénie, agranulocytose, anémie hémolytique | |
| Affections du système immunitaire | Angioœdème Hypersensibilité (voir rubrique 4.4) | Choc anaphylactique a Choc anaphylactoïde a (voir rubrique 4.4) | ||
| Affections endocriniennes | Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) | |||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Anorexie | Hypoglycémie en particulier chez les patients diabétiques Coma hypoglycémique (voir rubrique 4.4) | Hyperglycémie (voir rubrique 4.4) | |
| Affections psychiatriques* | Insomnie | Anxiété État confusionnel Nervosité | Réactions psychotiques (par exemple hallucinations, paranoïa) Dépression Agitation Rêves anormaux Cauchemars Délire | Troubles psychotiques avec comportements d’auto-agression, notamment idées suicidaires ou tentatives de suicide (voir rubrique 4.4) Manie Attaques de panique |
| Affections du système nerveux* | Céphalées Sensations vertigineuses | Somnolence Tremblements Dysgeusie | Convulsions (voir rubriques 4.3 et 4.4) Paresthésies Troubles de la mémoire | Neuropathie sensitive périphérique (voir rubrique 4.4) Neuropathie sensitivomotrice périphérique (voir rubrique 4.4) Parosmie dont anosmie Dyskinésie Trouble extrapyramidal Agueusie Syncope Hypertension intra-crânienne bénigne Myoclonies Névralgies Encéphalopathie |
| Affections oculaires* | Troubles de la vision tels que vision floue (voir rubrique 4.4) | Perte de vision transitoire (voir rubrique 4.4), uvéite | ||
| Affections de l’oreille et du labyrinthe* | Vertiges | Acouphènes | Perte de l’audition Altération de l’audition | |
| Affections cardiaques** | Tachycardie Palpitations | Tachycardie ventriculaire qui peut entraîner un arrêt cardiaque Arythmie ventriculaire et torsade de pointes (rapportées principalement chez les patients ayant des facteurs de risques d’allongement de l’intervalle QT), allongement de l’intervalle QT confirmé à l’électrocardiogramme (voir rubriques 4.4 et 4.9) | ||
| Affections vasculaires** | Hypotension | |||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée | Bronchospasme Pneumopathie allergique | ||
| Affections gastro-intestinales | Diarrhée Vomissements Nausées | Douleurs abdominales Dyspepsie Flatulences Constipation | Diarrhée - hémorragique qui dans de très rares cas peut être évocatrice d’une entérocolite, notamment d’une colite pseudomembraneuse (voir rubrique 4.4) Pancréatite (voir rubrique 4.4) | |
| Affections hépatobiliaires | Élévation des enzymes hépatiques (ALAT/ASAT, phosphatases alcalines, Gamma GT) | Élévation de la bilirubine sanguine | Ictère et atteinte hépatique sévère, dont des cas fatals d’insuffisance hépatique aiguë, principalement chez les patients atteints de maladies sous-jacentes graves (voir rubrique 4.4) Hépatite | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané b | Eruption cutanée Prurit Urticaire Hyperhydrose | Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) (voir rubrique 4.4.), éruption fixe d’origine médicamenteuse | Nécrolyse épidermique toxique Syndrome de Stevens-Johnson Érythème polymorphe Réactions de photosensibilité (voir rubrique 4.4) Vascularite leucocytoclasique Stomatite Hyperpigmentation cutanée Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (voir rubrique 4.4) Dermatite exfoliative (voir rubrique 4.4) | |
| Affections musculo-squelettiques et systémiques* | Arthralgies Myalgies | Affections des tendons (voir rubriques 4.3 et 4.4) notamment tendinites (par exemple du tendon d’Achille) Faiblesse musculaire pouvant être d’une importance particulière chez les patients atteints de myasthénie (voir rubrique 4.4) | Rhabdomyolyse Ruptures de tendon (par exemple du tendon d’Achille) (voir rubriques 4.3 et 4.4) Rupture ligamentaire Rupture musculaire Arthrites | |
| Affections du rein et des voies urinaires | Augmentation de la créatininémie | Insuffisance rénale aiguë (par exemple, pour cause de néphrite interstitielle) | Nécrose tubulaire rénale | |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration* | Asthénie | Fièvre | Douleurs (notamment douleurs dans le dos, la poitrine et les extrémités) |
a Les réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes peuvent parfois survenir dès la première dose
b Les réactions cutanéo-muqueuses peuvent parfois survenir dès la première dose
Les autres effets indésirables qui ont été associés à l’administration de fluoroquinolones sont notamment :
- des crises de porphyrie chez les patients atteints de porphyrie.
* De très rares cas d’effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, affectant des systèmes d’organes sensoriels divers, parfois multiples (notamment des effets de type tendinite, rupture de tendon, arthralgie, douleur des extrémités, troubles de la marche, neuropathies associées à des paresthésies et névralgies, fatigue, troubles psychiatriques (incluant troubles du sommeil, anxiété, attaques de panique, dépression, idées suicidaires), troubles de la mémoire et de la concentration et troubles de l’audition, de la vue, du goût et de l’odorat), ont été rapportés en association avec l’utilisation de quinolones et de fluoroquinolones, parfois indépendamment des facteurs de risque préexistants (voir rubrique 4.4).
** Des cas d’anévrisme et de dissection aortiques, parfois compliqués par une rupture (y compris des ruptures fatales), et de régurgitation/insuffisance de l’une des valves cardiaques ont été signalés chez des patients recevant des fluoroquinolones (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .
Surdosage
D’après les études de toxicité chez les animaux ou les études de pharmacologie clinique réalisées à des doses supra-thérapeutiques, les signes les plus importants attendus à la suite d’un surdosage aigu de TAVANIC comprimés sont des troubles du système nerveux central (SNC), tels qu’une confusion, des sensations vertigineuses, des troubles de la conscience, et des crises convulsives, un allongement de l’intervalle QT, ainsi que des réactions gastro-intestinales telles que des nausées et des érosions des muqueuses.
Des effets sur le SNC et des signes d’encéphalopathie, dont un état confusionnel, des convulsions, des myoclonies, des hallucinations et des tremblements ont été rapportés depuis la commercialisation du médicament. Il existe un risque plus élevé d’encéphalopathie en cas de surdosage, particulièrement chez les patients âgés et les patients présentant une insuffisance rénale.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique doit être mis en œuvre. Une surveillance de l’ECG doit être effectuée en raison d’un possible allongement de l’intervalle QT. Des antiacides peuvent être utilisés pour protéger la muqueuse gastrique. L’hémodialyse, notamment la dialyse péritonéale et la DPCA, ne sont pas efficaces pour éliminer la lévofloxacine de l’organisme. Il n’existe pas d’antidote spécifique.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antibiotiques de la famille des quinolones, fluoroquinolones, code ATC : J01MA12.
La lévofloxacine est un antibiotique de synthèse de la classe des fluoroquinolones. Elle est l’énantiomère S (-) de la substance active racémique ofloxacine.
Mécanisme d’action
En tant qu’agent antibactérien du groupe des fluoroquinolones, la lévofloxacine agit sur le complexe ADN-ADN-gyrase et sur la topoisomérase IV.
Relations PK/PD
L’activité bactéricide de la lévofloxacine dépend du rapport entre la concentration sérique maximale (Cmax) et la concentration minimale inhibitrice (CMI) ou du rapport entre l’aire sous la courbe (AUC), et la CMI.
Mécanisme de résistance
La résistance à la lévofloxacine s’acquiert par étapes successives par mutations des sites cibles des deux types de topoisomérases de type II, l’ADN gyrase et la topoisomérase IV. D’autres mécanismes de résistance tels que des mécanismes d’imperméabilité membranaire (fréquents chez Pseudomonas aeruginosa) et des mécanismes d’efflux peuvent également affecter la sensibilité à la lévofloxacine.
Une résistance croisée entre la lévofloxacine et d’autres fluoroquinolones est observée. Du fait du mécanisme d’action, il n’existe généralement pas de résistance croisée entre la lévofloxacine et les autres classes d’antibactériens.
Concentrations critiques
Les concentrations critiques recommandées par l’EUCAST pour la lévofloxacine, séparant les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire, et les souches de sensibilité intermédiaire des souches résistantes sont présentées dans le tableau ci-dessous (mg/L).
Concentrations critiques de l’EUCAST pour la lévofloxacine (version 10.0, 01-01-2020) :
| Pathogène | Sensible | Résistant |
| Enterobactéries | ≤ 0.5mg/L | >1 mg/L |
| Pseudomonas spp . | ≤0.001 mg/L | >1 mg/L |
| Acinetobacter spp . | ≤0.5 mg/L | >1 mg/L |
| Staphylococcus aureus Staphylocoques à coagulase négative | ≤0.001 mg/L | >1 mg/L |
| Enterococcus spp . 1 | ≤4 mg/L | >4 mg/L |
| Streptococcus pneumoniae | ≤0.001 mg/L | >2 mg/L |
| Streptococcus groupes A, B, C et G | ≤0.001 mg/L | >2 mg/L |
| Haemophilus influenzae | ≤0.06 mg/L | >0.06 mg/L |
| Moraxella catarrhalis | ≤0.125 mg/L | >0.125 mg/L |
| Helicobacter pylori | ≤1 mg/L | >1 mg/L |
| Aerococcus sanguinicola and urinae 2 | ≤2 mg/L | >2 mg/L |
| Aeromonas spp. | ≤0.5 mg/L | >1 mg/L |
| Concentrations critiques ) PK-PD (non liées à l’espèce | ≤0.5 mg/L | >1 mg/L |
1 Infections urinaires non compliquées uniquement.
2 La sensibilité peut être déduite de la sensibilité à la ciprofloxacine.
La prévalence de la résistance peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d’obtenir un avis spécialisé principalement lorsque l’intérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de la prévalence de la résistance locale.
| ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES Bactéries aérobies à Gram positif Bacillus anthracis Staphylococcus aureus sensible à la méticilline Staphylococcus saprophyticus Streptocoques, groupes C et G Streptococcus agalactiae Streptococcus pneumoniae Streptococcus pyogenes Bactéries aérobies à Gram négatif Eikenella corrodens Haemophilus influenzae Haemophilus para-influenzae Klebsiella oxytoca Moraxella catarrhalis Pasteurella multocida Proteus vulgaris Providencia rettgeri Bactéries anaérobies Peptostreptococcus Autres Chlamydophila pneumoniae Chlamydophila psittaci Chlamydia trachomatis Legionella pneumophila Mycoplasma pneumoniae Mycoplasma hominis Ureaplasma urealyticum ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES (RESISTANCE ACQUISE > 10%) Bactéries aérobies à Gram positif Enterococcus faecalis Staphylococcus aureus résistant à la méticilline # Staphylococcus spp à coagulase négative Bactéries aérobies à Gram négatif Acinetobacter baumannii Citrobacter freundii Enterobacter aerogenes Enterobacter cloacae Escherichia coli Klebsiella pneumoniae Morganella morganii Proteus mirabilis Providencia stuartii Pseudomonas aeruginosa Serratia marcescens Bactéries anaérobies Bacteroides fragilis ESPECES NATURELLEMENT RESISTANTES Bactéries aérobies à Gram positif Enterococcus faecium |
# Les S . aureus résistants à la méticilline (SARM) possèdent souvent une co-résistance aux fluoroquinolones, dont la lévofloxacine.
Molécules de la même classe ATC (J01MA)
| Molécule | ATC | Marques | Prix à partir de | CNAM | OMS | Grossesse (CRAT) | Interactions |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Levofloxacine | J01MA12 | 13 | 15,225 DT | oui | liste 2025 | Envisageable | 60 |
| Ciprofloxacine | J01MA02 | 20 | 4,600 DT | oui | liste 2025 | Compatible | 67 |
| Ofloxacine | J01MA01 | 11 | 4,380 DT | oui | liste 2025 | Envisageable | 48 |
| Norfloxacine | J01MA06 | 2 | 4,600 DT | oui | Compatible | 63 |
Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.
Recommandations internationales
Levofloxacine figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Levofloxacin) : Antituberculosis medicines.
Classification ATC (OMS) : J01MA12