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Roxithromycine

5 spécialités en Tunisie · 34 interactions répertoriées

Grossesse : Compatible Allaitement : Compatible Vérifier une association

Classes pharmacologiques
Macrolides (sauf spiramycine), Macrolides (sauf spiramycine)
Code ATC
J01FA06

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
ROMAC Roxithromycine Comp 7,360 DT 0,004 DT oui
ROXAMED Roxithromycine SIPHAT Comp Pell 9,475 DT 0,655 DT oui
ROXIMAX Roxithromycine PHARMAGHREB Comp Pell Sec 9,940 DT 0,005 DT oui
ROXITHROMYCINE WINTHROP Roxithromycine Comp Pel 10,295 DT 1,475 DT oui
RULID Roxithromycine Comp 17,680 DT 8,859 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de roxithromycine

Contre-indication 2
Colchicine · ex. COLCHICINE OPOCALCIUM, COLCHICINA LIRCA, COLCHICINE

Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ergotamine tartrate · ex. GYNERGENE CAFEINE

Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique de l'ergotamine).

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Association déconseillée 2
Bromocriptine · ex. BROMOCRIPTINE, RONALIN

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Cabergoline · ex. HYPOLACTINE, CABERGOL, PROLACT, CABERLEX, DOSTINEX, CABERLEX 0.5

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 28
Acenocoumarol · ex. SINTROM

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt. Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Amiodarone · ex. RICARDYL, CORDARONE, AMIOCARD, SEDACORON

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Amisulpride · ex. SOLARID 100, ZOFRID, ZOLEN, SOLIAN, AMIPRIDE 200, SOLARID

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Atorvastatine · ex. LIPTA, CADUET, CADUET Com, ATOR, TAHOR, CHOLDOWN

Utiliser des doses plus faibles d’hypocholestérolémiant. Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Chloroquine · ex. NIVAQUINE

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Dosage des concentrations sanguines de la ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt du macrolide. Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Citalopram · ex. CELOPRAM

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Digoxine · ex. DIGOXINE NIHFI, DIGOXINE NATIVELLE, DIGOXINE, DIGOXIN SOPHARMA

Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt. Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Disopyramide phosphate · ex. RYTHMODAN Géule Bt40, RYTHMODAN

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Domperidone · ex. OROPERIDYS, DOPIDIUM, DOMPER, PIRADIUM, DOMPYREX, MOTILIUM

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Erythromycine · ex. ERYTHRO 250, ERYTHRO, ABBOTICINE, ERYTHROCINE, ERYSOL, ERYFLUID

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Escitalopram · ex. SEROPLEX, MEDIPREX, ESOPREX, CIBRAMINE 10, ESCITAPUR, RETABLISS

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluphenazine · ex. FLUPHENAZINE

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Haloperidol · ex. HALDOL, HALIDOL, NEURODOL FAIBLE Gttes, HALDOL Gttes, NEURODOL Gttes, HALIDOL /ML GTTES.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Hydroxychloroquine · ex. PLAQUENIL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Hydroxyzine · ex. SEDARAX, ATARAX

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Levomepromazine · ex. LEVOMEPROMAZINE, NOZINAN, LEVOMEPROMAZINE 25, NOZINAN 4%

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Mequitazine · ex. PRIMALAN, PRIMALAN FORT

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Moxifloxacine · ex. ODYCIN

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pimozide · ex. ORAP

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pipamperone · ex. DIPIPERON

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pipotiazine · ex. PIPORTIL Gttes

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Simvastatine · ex. VASCOR, LIPICARD, ZOVATIN, SIMVAX, SIMVASTATINE ZENTIVA ( EX WINTHROP )Comp, REDULIP

Utiliser des doses plus faibles d’hypocholestérolémiant. Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sotalol · ex. SOTALOL MYLAN

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Spiramycine · ex. SPIRAZOL, OGYL 750 MU, SPIROGYL, RODOGYL 750 MU, SPIRAMIZOLE, BI-SPIROGYL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sulpiride · ex. SINAPRID, DOGMATIL FORT, DOPRID 50, SULPIRIL, DOGMACARE, DOGMATIL gélu.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tiapride · ex. TIAPRIDAL

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 2
Midazolam · ex. IPNODIS, IPNODIS MEDIS, MIDAZOLAM SAIPH

Majoration légère de la sédation.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Theophylline · ex. BRONCHOFYLLINE, DILATRANE, THEOPHYLLINE, BRONCHOFYLINE

Risque d'augmentation de la théophyllinémie, particulièrement chez l'enfant.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Compatible

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la roxithromycine.

Traiter une femme enceinte

L’utilisation de la roxithromycine est possible quel que soit le terme de la grossesse.

Source : Le CRAT.

Allaitement Compatible

Au vu des données disponibles sur la roxithromycineet l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible chez une femme qui allaite.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de RULID 150 mg, comprimé enrobé (AMDIPHARM), rattaché à la marque tunisienne ROMAC. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la roxithromycine.

Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :

  • Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.
  • Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêta-lactamine est impossible.
  • Surinfections des bronchites aiguës.
  • Exacerbations des bronchites chroniques.
  • Pneumopathies communautaires chez les sujets :
  • sans facteurs de risque,
  • sans signes de gravité clinique,
  • en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.

En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.

  • Infections cutanées bénignes : impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermohypodermite infectieuse (en particulier, érysipèle), érythrasma.
  • Infections génitales non gonococciques.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Adultes : 300 mg par jour, soit 1 comprimé à 150 mg, matin et soir, de préférence avant les repas.

Durée de traitement

La durée de traitement des angines est de 10 jours.

Contre indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

  • allergie aux macrolides.
  • association avec :
  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs: dihydroergotamine, ergotamine (voir rubrique 4.5).
  • la colchicine (voir rubrique 4.5).
  • le cisapride (voir rubrique 4.5).
  • femme qui allaite un enfant traité par cisapride (voir rubrique 4.6).
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Excipient à effet notoire

Ce médicament contient du glucose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose.

Insuffisance hépatique

En cas d'insuffisance hépatique sévère, l'administration de la roxithromycine n'est pas recommandée. En cas d'insuffisance hépatique légère à modérée, la roxithromycine doit être utilisée avec précaution. Si l'administration est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

Insuffisance rénale

L'élimination rénale de la molécule active et de ses métabolites est faible (10 % de la dose orale), ce qui permet de ne pas modifier les posologies en cas d'insuffisance rénale.

Sujet âgé

Chez les sujets âgés, la demi-vie est allongée. Cependant, après administration répétée de 150 mg toutes les 12 heures, les concentrations plasmatiques maximales et l'aire sous la courbe, à l'état d'équilibre entre 2 prises de roxithromycine, ne sont pas différentes de celles obtenues chez les sujets jeunes. Il n'est donc pas nécessaire de modifier la posologie chez les sujets âgés.

Association avec les alcaloïdes ergotés

Une vasoconstriction sévère (ergotisme) avec possible nécrose des extrémités a été rapportée avec les macrolides en cas d'association avec les alcaloïdes ergotés vasoconstricteurs. Il est nécessaire de vérifier l'absence d'un traitement par ces alcaloïdes avant toute prescription de roxithromycine (voir rubriques 4.3 et 4.5).

La prise concomitante de roxithromycine avec des alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Réactions bulleuses graves

Des cas de réactions bulleuses graves telles que le syndrome de Stevens-Johnson, le syndrome de Lyell et la pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG) ont été rapportés avec la roxithromycine (voir rubrique 4.8). Si le patient présente des symptômes ou des signes de PEAG, de Stevens-Johnson ou de syndrome de Lyell (par exemple éruption cutanée progressive souvent avec des cloques ou lésions des muqueuses), Rulid doit être arrêté.

Précautions d’emploi

Allongement de l’intervalle QT

Dans certaines conditions, les macrolides incluant la roxithromycine, ont la possibilité d’allonger l’intervalle QT. Par conséquent, la roxithromycine devra être utilisée avec précaution chez les patients ayant un syndrome du QT long congénital, des conditions pro-arythmiques (ex : hypokaliémie ou hypomagnésémie non corrigée, bradycardie cliniquement significative), ainsi que chez les patients recevant des antiarythmiques de classe IA et III et d’autres traitements pouvant allonger l’intervalle QT tels que l’hydroxychloroquine ou la chloroquine (voir rubriques 4.5 et 4.8).

Myasthénie

Comme c’est le cas avec d’autres macrolides, la roxithromycine peut aggraver une myasthénie.

Surveillance clinique en cas de traitement prolongé

La surveillance de la fonction hépatique, de la fonction rénale et de la formule sanguine est recommandée en particulier en cas de traitement prolongé (par exemple : durée de traitement supérieure à 2 semaines) (Voir rubrique 4.8).

Infection à Clostridium difficile

Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés avec l'utilisation de pratiquement tous les antibiotiques, y compris la roxithromycine (voir rubrique 4.8). Leur sévérité peut aller d'une diarrhée légère jusqu’à une colite pseudomembraneuse mettant en jeu le pronostic vital. Le traitement par antibiotiques modifie la flore du côlon, conduisant ainsi à une prolifération excessive de C. difficile .

C. difficile produit des toxines A et B, qui contribuent au développement de la DACD. Ces souches productrices de toxines augmentent la morbidité et la mortalité, ces infections pouvant être réfractaires au traitement antibiotique et nécessiter une colectomie. La présence d'une DACD doit être envisagée chez tous les patients développant une diarrhée après l'utilisation d'antibiotiques et la roxithromycine devra être arrêtée immédiatement. Il est important que ce diagnostic soit évoqué chez des patients qui présentent une diarrhée pendant ou après la prise d’un antibiotique.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Il est préférable, par mesure de précaution, de ne pas utiliser la roxithromycine au cours de la grossesse. En effet, les données cliniques sont insuffisantes, bien que les données animales ne mettent pas en évidence d'effet malformatif ou fœtotoxique à des doses supérieures à 200 mg/kg/j ou 40 fois la dose thérapeutique chez l’homme.

Allaitement

Le passage de la plupart des macrolides dans le lait maternel est documenté, avec des concentrations dans le lait égales ou supérieures aux concentrations plasmatiques. Cependant, les quantités ingérées par le nouveau-né reste faibles au regard des posologies pédiatriques. Le risque majeur consiste en une modification de la flore intestinale de l’enfant.

En conséquence, l’allaitement est possible. En cas de survenue de troubles digestifs chez le nourrisson (candidose intestinale, diarrhée), il est nécessaire d’interrompre l’allaitement (ou le médicament).

En cas de prise de cisapride chez le nouveau-né ou le nourrisson allaité, l’administration de macrolides à la mère est contre-indiquée par mesure de prudence, en raison du risque potentiel d’interaction chez l’enfant (torsades de pointe).

Effets indésirables

Le tableau ci-dessous récapitule les effets indésirables identifiés durant les essais cliniques et enregistrés dans la base de données de pharmacovigilance, par catégorie de système et d'organe et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies en appliquant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; et fréquence indéterminée (impossible à estimer à partir de données disponibles).

Classe par système et organeTrès fréquent (> 1/10)Fréquent (≥ 1/100 to < 1/10)Peu fréquent (≥ 1/1000 to < 1/100)Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Infections et InfestationsSurinfection (en cas d’utilisation prolongée) : colite à Clostridium difficile (colite pseudomembraneuse) (voir rubrique 4.4)
Affections hématologiques et du tissu lymphatiqueEosinophilieThrombopénie, neutropénie, agranulocytose (voir rubrique 4.4)
Troubles du système immunitaireRéactions d'hypersensibilité à type d’urticaire, d'œdème de Quincke, de bronchospasme , de réactions anaphylactoïdes, choc anaphylactique
Troubles psychiatriquesHallucinations; état confusionnel (confusion)
Affections du système nerveuxSensations vertigineuses, céphaléesParesthésies, agueusie, dysgueusie, parosmie, anosmie
Affections gastro-intestinalesNausées, vomissements, gastralgie, diarrhéesDiarrhée sanglante, pancréatite
Affections hépatobiliairesIctère, hépatite cholestatique ou cytolytique aigue (voir rubrique 4.4)
Affections de la peau ou du tissu sous-cutanéRashRéactions bulleuses dont érythèmes polymorphes, urticaireSyndromes de Stevens-Johnson, syndromes de Lyell, (voir rubrique 4.4) purpura, angioedème pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG)
InvestigationsAugmentation des transaminases ASAT et des ALAT, augmentation des phosphatases alcalines sériques
Affection de l’oreille et du labyrintheSurdité transitoire, hypoacousie, vertige, acouphène
Affections oculairesTroubles visuels, vision floue
Affections cardiaquesAllongement de l’intervalle QT, arythmies ventriculaires telles que torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque (voir rubrique 4.4)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Conduite en cas de surdosage : lavage gastrique et traitement symptomatique. Il n'existe pas d'antidote spécifique.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique, code ATC : J01FA06 (J: anti-infectieux).

La roxithromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.

SPECTRE D'ACTIVITE ANTIBACTERIENNE

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :

S ≤ 1 mg/l et R > 4 mg/l

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :

CatégoriesFréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes)
ESPÈCES SENSIBLES
Aérobies à Gram positif
Bacillus cereus
Corynebacterium diphtheriae
Entérocoques50 - 70 %
Rhodococcus equi
Staphylococcus méti-S
Staphylococcus méti-R *70 - 80 %
Streptococcus B
Streptococcus non groupable30 - 40 %
Streptococcus pneumoniae35 - 70 %
Streptococcus pyogenes16 - 31 %
Aérobies à Gram négatif
Bordetella pertussis
Branhamella catarrhalis
Campylobacter
Legionella
Moraxella
Anaérobies
Actinomyces
Bacteroides30 - 60 %
Eubacterium
Mobiluncus
Peptostreptococcus30 - 40 %
Porphyromonas
Prevotella
Propionibacterium acnes
CatégoriesFréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes)
Autres
Borrelia burgdorferi
Chlamydia
Coxiella
Leptospires
Mycoplasma pneumoniae
Treponema pallidum
ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES
(in vitro de sensibilité intermédiaire)
Aérobies à Gram négatif
Haemophilus
Neisseria gonorrhoeae
Anaérobies
Clostridium perfringens
Autres
Ureaplasma urealyticum
ESPÈCES RÉSISTANTES
Aérobies à Gram positif
Corynebacterium jeikeium
Nocardia asteroïdes
Aérobies à Gram négatif
Acinetobacter
Entérobactéries
Pseudomonas
Anaérobies
Fusobacterium
Autres
Mycoplasma hominis

La roxithromycine possède une activité in vitro et in vivo sur Toxoplasma gondii .

La roxithromycine a in vitro une activité modérée sur Mycobacterium avium .

* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

Molécules de la même classe ATC (J01FA)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
RoxithromycineJ01FA065 7,360 DT oui Compatible 34
AzithromycineJ01FA1021 6,160 DT oui liste 2025 Compatible 33
ClarithromycineJ01FA0918 11,040 DT oui liste 2025 Compatible 99
SpiramycineJ01FA0216 3,955 DT oui Compatible 79
ErythromycineJ01FA018 4,823 DT oui liste 2025 Compatible 141

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : J01FA06