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Ifosfamide

1 spécialité en Tunisie · 29 interactions répertoriées

Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association

Code ATC
L01AA06

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
HOLOXAN Ifosfamide BAXTER AG Pdre. P. Prép. Inj. hôpital

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de ifosfamide

Association déconseillée 2
Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Risque de majoration de la neurotoxicité de l'ifosfamide par augmentation de son métabolisme hépatique par le phénobarbital.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 1
Acenocoumarol · ex. SINTROM

Contrôle plus fréquent de l'INR. Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 26
Aciclovir · ex. ZOVIRAX, ANTIVIR, AVALTEX, ACICLOVIR OPALIA, ACICLOVIR, URPEX

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acide ioxitalamique · ex. TELEBRIX, TELEBRIX 35

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Amikacine · ex. MIACIN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Amphotericine b · ex. FUNGIZONE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Aprepitant · ex. EMEND 125mg ET

Risque d’augmentation de la neurotoxicité de l’ifosfamide.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Carboplatine · ex. CYTOKAR, KARBOTEEN, MEGAPLATIN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cisplatine · ex. CISPLATIN-EBEWE, CISPLATINE MYLAN, CYTOCIS

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Colistine · ex. COLIMYCINE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Everolimus · ex. AFINITOR, CERTICAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ganciclovir · ex. VIRGAN, CYMEVENE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Gentamicine · ex. UNIGENTA, GENTA, GENTA 20, GENTA 40, GENTA 80, GENTAINJECT 160

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iobitridol · ex. XENETIX 300, XENETIX 350

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iodixanol · ex. VISIPAQUE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iohexol · ex. OMNIPAQUE I, OMNIPAQUE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iopamidol · ex. PAMISCAN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iopromide · ex. ULTRAVIST d'iode

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Methotrexate · ex. METHOTREXATE EBEWE, METHOTREXATE, EBETREXAT, LEDERTREXATE, METHOTREXATE BIODIM, METHOTREXATE MYLAN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Netilmicine sulfate · ex. NETROMICINE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxaliplatine · ex. CYTOXALINE, OXALIPLATIN AQVIDA 5mg ( ), OXALIPLATINE KABI 5mg ( )

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Sirolimus · ex. RAPAMUNE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tacrolimus · ex. ADVAGRAF LP, TACROLIMUS MEDIS, PROGRAF, PROTOPIC, ADVAGRAF

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Teicoplanine · ex. TEICO

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tobramycine · ex. TOBRACORTcOLLYRE, BITOBRA SP, TOBRACORT 3 M, TOBRADEX, TOBRA SP, TOBRACOL

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Valaciclovir · ex. CYVALTEX 500, AVIRAL, ZELIVIR, VALCYVIR, ZELITREX

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Vancomycine · ex. VANCO 500, VANCOMED 500, VANCOMYCIN HIKMA

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice de référence

RCP de HOLOXAN 1000 mg, poudre pour solution injectable (BAXTER), rattaché à la marque tunisienne HOLOXAN. Voir l'original.

Indications thérapeutiques
  • Sarcomes des tissus mous et sarcomes ostéogéniques chez l'enfant et l'adulte
  • Lymphomes non hodgkiniens
  • Cancer de l'ovaire en rechute
  • Cancers bronchiques à petites cellules et non à petites cellules
  • Rechute de lymphome hodgkinien, de carcinome testiculaire,
  • Cancer du col utérin métastatique
  • Cancer du sein métastatique
  • Cancer de la sphère ORL en rechute ou métastatique
  • Rechute de leucémie aiguë lymphoblastique chez l’enfant et chez l’adulte.
Posologie et mode d'administration

HOLOXAN peut uniquement être administré par des médecins ayant l’expérience de l’utilisation de ce médicament.

Posologie

La posologie doit être individualisée. Les doses et la durée du traitement et/ou les intervalles posologiques dépendent de l’indication thérapeutique, du schéma de l’association médicamenteuse, de l’état de santé général et de la fonction organique du patient et des résultats de laboratoire.

L'ifosfamide est habituellement utilisé en association avec d'autres cytostatiques à des doses moyennes de 1,5 à 3 g/m2/jour par cycles courts de 3 à 5 jours renouvelables toutes les 3 à 4 semaines. La dose totale à rechercher est de 5 à 10 g/m2/cycle.

En perfusion continue de 24 heures, la posologie recommandée varie de 5 à 8 g/m2/jour maximum, à renouveler toutes les 3 à 4 semaines.

Si l'ifosfamide doit être administré en perfusions répétées sur 5 jours, la dose maximale tolérée est de 3,2 g/m2 par jour.

Population pédiatrique :

Chez les enfants, la dose et le mode d’administration doivent être déterminés en fonction du type de tumeur, du stade de la tumeur, de l’état général du patient, de tout traitement cytotoxique antérieur et selon qu’une radiothérapie ou une chimiothérapie est administrée en concomitance ou pas. Les données actuellement disponibles et les doses utilisées lors d’essais cliniques sont décrites à la rubrique 5.1, sous-section « Population pédiatrique ».

Patients présentant une atteinte rénale :

Chez les patients présentant une insuffisance rénale, en particulier en cas d’insuffisance rénale sévère, une diminution de l’excrétion rénale peut entraîner une hausse des taux plasmatiques de l’ifosfamide et de ses métabolites. Cela peut entraîner une toxicité accrue (p. ex. neurotoxicité, néphrotoxicité, hématotoxicité) et doit être pris en compte lors de la détermination de la dose chez ces patients.

HOLOXAN et ses métabolites sont dialysables. Chez les patients nécessitant une dialyse, un intervalle cohérent entre l’administration d’HOLOXAN et la dialyse doit être respecté.

Patients présentant une atteinte hépatique :

Une atteinte hépatique, en particulier si elle est grave, peut être associée à une diminution de l’activation d’HOLOXAN. Cela pourrait réduire l’efficacité du traitement par HOLOXAN.

Chez les patients souffrant déjà d’une insuffisance hépatique avant que le traitement ne soit instauré, la dose et l’interprétation de la réponse à la dose choisie seront donc soumises à une évaluation individuelle.

Patients âgés :

De manière générale, le choix de la dose chez un patient âgé doit se faire avec prudence, en raison de la fréquence accrue de diminution de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque et de maladies concomitantes ou d’autres traitements médicamenteux.

Mode d’administration

HOLOXAN doit être administré en combinaison avec le mesna comme traitement uroprotecteur, pour prévenir la cystite hémorragique (voir rubrique 4.8).

Pendant ou immédiatement après l’administration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées pour forcer la diurèse et ainsi réduire le risque de toxicité urothéliale (voir rubrique 4.4).

En cas d'association de l'ifosfamide avec le cisplatine dont l'administration journalière nécessite une hyperhydratation, il sera nécessaire d'augmenter la dose d'Uromitexan administrée pour compenser son élimination urinaire augmentée.

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

La voie d'administration habituelle est la perfusion intraveineuse, de 30 minutes à 8 heures, en doses fractionnées réparties sur plusieurs jours. Les fortes doses sont administrées en perfusion continue de 24 heures.

Il est possible d'administrer l'ifosfamide quotidiennement à doses faibles pendant 10 jours consécutifs.

Le médicament préalablement reconstitué dans l'eau pour préparations injectables est introduit dans le liquide de perfusion (soluté injectable isotonique de glucose ou de chlorure de sodium).

Dans tous les cas, la concentration de l'ifosfamide ne doit pas dépasser 4%. Il est recommandé d'associer systématiquement la prise d'Uromitexan et/ou d'assurer une hydratation suffisante.

D'autres voies peuvent être utilisées comme la voie intra-artérielle.

Les médicaments parentéraux doivent être inspectés visuellement pour déceler tout(e) particule ou changement de couleur avant l’administration.

Avant l’administration parentérale, la substance doit être complètement dissoute.

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinérateur dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

Contre indications

HOLOXAN est contre-indiqué chez les patients avec :

  • Hypersensibilité à la substance active (Ifosfamide) ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1;
  • Insuffisance rénale sévère.
  • Infection urinaire aiguë, ou non contrôlée, ou ayant débuté depuis plus de 48 heures, cystite hémorragique préexistante, atonie vésicale, obstruction bilatérale des voies excrétrices urinaires.
  • Allaitement.
  • Insuffisance médullaire sévère.
  • En association avec un vaccin vivant atténué et au moins jusqu’à six mois après l’arrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5).
Mises en garde et précautions d'emploi

HOLOXAN sera administré aux patients faisant l’objet d’une surveillance attentive sous la supervision d’un médecin expérimenté dans l’usage des cytostatiques.

Les précautions d’usage doivent être respectées par les personnes qui manipulent des cytostatiques (voir rubrique 6.6). Le manipulateur doit éviter le contact direct avec le produit au niveau de la peau. Toute suspicion de réactions cutanées sévères nécessite l’arrêt immédiat de l’injection.

Affections hématologiques et du système lymphatique / Investigations

Le traitement par HOLOXAN peut provoquer une myélosuppression et une suppression significative des réponses immunitaires, pouvant entraîner des infections sévères. Des issues fatales ont été rapportées lors de myélosuppression associée à HOLOXAN.

Il faut s’attendre à une myélosuppression et une immunosuppression sévères, en particulier chez les patients ayant déjà reçu et/ou recevant en concomitance des agents chimiothérapeutiques / hématotoxiques, des immunosuppresseurs et/ou une radiothérapie ou chez les patients ayant une fonction rénale réduite (voir rubrique 4.5).

Si indiquée, l’utilisation d’agents stimulant l’hématopoïèse (facteurs de stimulation des colonies et agents stimulant l’érythropoïèse) peut être envisagée pour réduire le risque de complications myélosuppressives et/ou faciliter la délivrance de la dose voulue. Pour toute information sur une interaction potentielle avec le G-CSF et le GM-CSF (facteur stimulant les colonies de granulocytes, facteur stimulant les colonies de granulocytes et de macrophages) voir rubrique 4.5.

Le risque de myélosuppression est dose-dépendant et augmente avec l’administration d’une dose unique élevée par rapport à l’administration fractionnée.

Jusqu’à la normalisation, la formule sanguine doit être contrôlée de manière régulière. Le nombre de globules blancs, de plaquettes et la valeur de l’hémoglobine doivent être obtenus avant chaque administration et, après administration, à intervalles appropriés, si nécessaire chaque jour. Une diminution du nombre de globules blancs est généralement observée après l’administration d’HOLOXAN, le taux minimal étant habituellement atteint au cours de la deuxième semaine après l’administration. Le nombre de globules blancs remonte ensuite.

La numération des leucocytes, des plaquettes et de l’hémoglobine doit être effectuée avant chaque administration et à des intervalles réguliers adaptés, chaque jour si nécessaire. Une surveillance régulière de l’hémogramme doit être effectuée jusqu’à normalisation.

Si une leucopénie ou une thrombopénie est diagnostiquée avant ou pendant le traitement, l’ifosfamide ne doit pas être administré jusqu’à ce que la valeur des leucocytes soit au-dessus de 2500/µl et/ou celle des plaquettes au-dessus de 100000/µl, à moins que son utilisation ne soit indispensable (voir rubrique 4.3).

En cas de thrombocytopénie, l’administration de plaquettes doit être assurée en fonction des besoins.

En cas de leucopénie fébrile, une prophylaxie par un traitement antibiotique et/ou antimycosique doit être administrée. L’utilisation de facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) permet de corriger la neutropénie.

Affections du système immunitaire

Une immunosuppression sévère a entraîné des infections graves, parfois fatales. Les infections rapportées avec HOLOXAN sont les pneumonies, ainsi que d’autres infections bactériennes, fongiques, virales et parasitaires. Une septicémie et un choc septique ont également été rapportés.

Des infections latentes peuvent être réactivées. Chez des patients traités par HOLOXAN, une réactivation a été rapportée pour différentes infections virales.

Affections rénales et urinaires

HOLOXAN est néphrotoxique et urotoxique.

La fonction rénale glomérulaire et tubulaire doit être évaluée et vérifiée avant, pendant et après le traitement. Une surveillance clinique étroite des valeurs biochimiques sériques et urinaires, notamment le phosphore, le potassium et d’autres paramètres de laboratoire permettant d’identifier une toxicité rénale et urothéliale, est recommandée. Les sédiments urinaires doivent être contrôlés régulièrement pour détecter la présence d’érythrocytes et d’autres signes d’uro- et/ou néphrotoxicité.

Effets néphrotoxiques

Des cas de néphrotoxicité avec issue fatale ont été documentés. Les troubles de la fonction rénale (glomérulaires et tubulaires) à la suite de l’administration d’HOLOXAN sont très fréquents (voir rubrique 4.8).

Une attention particulière est nécessaire en cas d'insuffisance rénale préexistante ou apparaissant sous ifosfamide ou de facteurs de risque (forte dose cumulative, en particulier chez les enfants de moins de 3 ans, néphrectomie ou traitement par des médicaments néphrotoxiques, en particulier le cisplatine). Il est particulièrement important de surveiller attentivement la fonction rénale, la toxicité neurologique et la numération sanguine. En effet, chez ces patients, la fréquence et l'intensité de la toxicité pour le système nerveux central et hématologique est plus élevée (voir rubrique 4.8).

Avant de débuter le traitement, il est indispensable de contrôler la filtration glomérulaire (clairance de la créatinine mesurée ou calculée) et les fonctions tubulaires : phosphorémie, glycosurie, uricémie, ionogramme, calcium, magnésium, protides, recherche d'une acidose tubulaire (voir rubrique 4.8). En cas de troubles hydro-électrolytiques, il est nécessaire de les corriger.

La constitution d'une insuffisance rénale aiguë ou chronique est possible. Le contrôle des paramètres doit être fait pendant le traitement et à distance de l’arrêt d’ifosfamide (voir rubrique 4.8). Il existe un risque de lésions rénales irréversibles si l’ifosfamide est poursuivi.

Le développement d’un syndrome semblable au SIADH (syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique) a été rapporté avec HOLOXAN.

Les lésions tubulaires pourraient apparaître pendant le traitement ou quelques mois, voire quelques années après l’arrêt du traitement. La dysfonction glomérulaire ou tubulaire pourrait disparaître avec le temps, rester stable ou évoluer sur une période de quelques mois à quelques années, même après la fin du traitement par HOLOXAN.

Le risque de développement de manifestations cliniques de néphrotoxicité augmente, par exemple en cas de :

  • Fortes doses cumulées d’HOLOXAN,
  • Atteinte préexistante de la fonction rénale (ou insuffisance rénale),
  • Traitement antérieur ou concomitant par des agents potentiellement néphrotoxiques (tels que cisplatine),
  • Enfants très jeunes (surtout enfants âgés de moins de 5 ans),
  • Réserve néphronique réduite comme chez les patients souffrant de tumeurs rénales et ceux qui ont subi une radiothérapie rénale ou une néphrectomie unilatérale.

Vessie

Effets urothéliaux

Lors de toute utilisation d'ifosfamide, il est recommandé d'associer l'administration de Mesna et d'assurer une hydratation suffisante (voir rubrique 4.2) pour prévenir la toxicité urologique, tout particulièrement la cystite hémorragique.

Des cas de cystite hémorragique nécessitant une transfusion sanguine ont été rapportés avec HOLOXAN

Le risque de cystite hémorragique est dose-dépendant et augmente avec l’administration de doses uniques élevées par rapport à l’administration fractionnée.

Des cas de cystite hémorragique ont été rapportés après l’administration d’une dose unique d’HOLOXAN.

Avant d'initier le traitement, il est nécessaire d’exclure ou de corriger toute obstruction des voies urinaires (voir rubrique 4.3).

Pendant ou immédiatement après l’administration, des quantités adéquates de liquide doivent être ingérées ou perfusées pour forcer la diurèse et ainsi réduire le risque de toxicité des voies urinaires.

L’HOLOXAN doit être utilisé avec prudence et dans la mesure du possible évité chez les patients souffrant d’infections actives des voies urinaires.

L’irradiation antérieure ou concomitante de la vessie ou le traitement par busulfan peut augmenter le risque de cystite hémorragique.

Encéphalopathie et toxicité du SNC

L’administration d’ifosfamide peut causer des encéphalopathies et d’autres effets neurotoxiques.

Une toxicité du SNC induite par l’ifosfamide peut se manifester dans les heures ou jours suivant l’administration et, dans la plupart des cas, se résoudre dans les 48 à 72 heures suivant l’arrêt de l’ifosfamide. Les symptômes peuvent persister pendant une plus longue période. Quelques fois, la guérison est incomplète. Des cas mortels de toxicité du SNC ont été rapportés. Si une toxicité du SNC survient, l’administration de l’ifosfamide devra être interrompue.

Les symptômes suivants peuvent être observés : confusion, somnolence, coma, hallucination, vision trouble, comportements psychotiques, symptômes extrapyramidaux, incontinence urinaire et convulsions.

La toxicité du SNC semble être dose-dépendante. Les facteurs de risque pouvant favoriser la survenue d’encéphalopathie induite par la prise d’ifosfamide incluent une hypoalbuminémie, une atteinte rénale, un mauvais état général, une maladie pelvienne et la prise antérieure ou concomitante à l’ifosfamide d’un traitement néphrotoxique incluant la cisplatine.

En raison du risque d’effets additifs, les médicaments agissant sur le SNC (comme les antiémétiques, les sédatifs, les narcotiques ou les antihistaminiques) ou des substances (comme l’alcool) agissant sur le SNC doivent être utilisés avec une prudence particulière ou, si nécessaire, être arrêtés en cas d’encéphalopathie induite par l’ifosfamide.

Les symptômes d’encéphalopathie doivent être étroitement surveillés chez les patients traités avec l’ifosfamide en particulier pour les patients à risque accru d’encéphalopathies.

L'utilisation du bleu de méthylène peut être envisagée pour le traitement et la prophylaxie des encéphalopathies associées à l'ifosfamide.

Affections cardiaques

Des issues fatales ont été rapportées lors de cardiotoxicité liée à HOLOXAN. Le risque de développement d’effets cardiotoxiques est dose-dépendant. Il est augmenté chez les patients ayant reçu ou recevant en concomitance une radiothérapie dans la région cardiaque et/ou un des agents cardiotoxiques tels qu’un traitement adjuvant par anthracyclines, et peut-être chez ceux qui présentent une atteinte de la fonction rénale. Les électrolytes doivent être régulièrement contrôlés. La prudence s’impose lors de l’administration d’HOLOXAN à des patients ayant des facteurs de risque de cardiotoxicité ou souffrant de cardiopathie préexistante.

Les manifestations de cardiotoxicité rapportées avec le traitement par HOLOXAN (voir rubrique 4.8) comprennent :

  • Arythmies supraventriculaires ou ventriculaires, y compris tachycardie auriculaire/ supraventriculaire, fibrillation auriculaire, tachycardie ventriculaire sans pouls
  • Diminution du voltage du QRS et modifications du segment ST ou de l’onde T
  • Cardiomyopathie toxique menant à une défaillance cardiaque avec congestion et hypotension
  • Épanchement péricardique, péricardite fibrineuse et fibrose épicardique

Affections respiratoires

Une toxicité pulmonaire ayant entraîné une défaillance respiratoire ou une issue fatale a été rapportée. Des cas de pneumonie interstitielle et de fibrose pulmonaire ont été rapportés avec le traitement par HOLOXAN.

Affections gastro-intestinales

Afin de prévenir la survenue de stomatites, une hygiène bucco-dentaire attentive doit être observée.

Afin de réduire la fréquence et la sévérité des nausées et vomissements, un traitement antiémétique adapté doit être administré en prophylaxie.

Maladie veino-occlusive du foie

La maladie veino-occlusive du foie a été rapportée avec la chimiothérapie à base d’HOLOXAN et est aussi une complication connue du cyclophosphamide, un autre agent cytotoxique de la classe des oxazaphosphorines.

Malignités secondaires

Comme avec toutes les thérapies cytotoxiques, le traitement par HOLOXAN comporte un risque de formation de tumeurs secondaires et de leurs précurseurs. Les tumeurs secondaires peuvent apparaître plusieurs années après l’arrêt de la chimiothérapie.

Il existe un risque accru d’altérations myélodysplasiques, dont certaines évoluent vers une leucémie aiguë.

On a aussi rapporté des tumeurs après une exposition in utero au cyclophosphamide, un autre agent cytotoxique de la classe des oxazaphosphorines.

Grossesse et contraception

En raison des possibles effets génotoxique, embryotoxique et tératogène de l’ifosfamide (voir rubrique 4.6) :

  • Les patients des deux sexes en période d'activité génitale doivent suivre une contraception efficace pendant le traitement et 1 an après pour les femmes et 3 mois après pour les hommes.
  • Chez les femmes en âge de procréer : Il importe de vérifier par un test de grossesse l’absence de grossesse avant l’administration d’ifosfamide et tout au long du traitement.

Fertilité (voir rubrique 4.6)

L’ifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitives. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque d’atteinte des gamètes (spermatozoïdes et ovocytes) et les moyens de les préserver doivent être envisagés avant le début du traitement.

Réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, sensibilité croisée

Des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes ont été rapportées en association avec HOLOXAN.

Une sensibilité croisée entre les agents cytotoxiques de la famille des oxazaphosphorines a été rapportée.

Altération de la cicatrisation

HOLOXAN peut interférer avec la cicatrisation normale.

Administration paraveineuse

En cas d’administration paraveineuse accidentelle d’une solution d’HOLOXAN, l’administration doit être stoppée immédiatement, et la solution doit être aspirée à l’aide de la canule. Les autres mesures devront être instaurées selon le protocole standard en cas d’extravasation d’anticancéreux.

Interactions

La prise de ce médicament est déconseillée en association avec l’olaparib, la phénytoïne ou la fosphénytoïne, le phénobarbital (voir rubrique 4.5).

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Femmes en âge de procréer :

  • Les patients des deux sexes en période d’activité génitale doivent suivre une contraception efficace pendant le traitement et 1 an après pour les femmes et 3 mois après pour les hommes (voir rubrique 4.4)
  • Il importe chez les femmes en âge de procréer traitées de vérifier par un test de grossesse l’absence de grossesse avant l’administration d’ifosfamide et tout au long du traitement (Voir rubrique 4.4).

Grossesse

Les études menées chez l’animal ont montré que l’ifosfamide possède des effets embryotoxique et tératogène (anomalies du système nerveux central, des reins, de la face, du crâne, des membres et du squelette) sur plusieurs espèces (souris, et lapin).

Les données d’exposition au cours de la grossesse avec l’ifosfamide sont trop peu nombreuses pour évaluer son risque malformatif mais il ne peut pas être exclu. Ces données rapportent des cas d’oligoamnios ou d’anamnios, de retards de croissance et d’atteintes des lignées sanguines. De plus, par analogie avec le cyclophosphamide, un effet tératogène et un effet foetotoxique de l’ifosfamide sont attendus.

Durant la grossesse, l’ifosfamide doit être utilisé lorsque le bénéfice potentiel pour la mère a été pesé au regard des risques possibles d’effets délétères sur l’embryon. Si l'ifosfamide est utilisé pendant la grossesse, ou en cas de grossesse survenant au cours du traitement/après le traitement (voir rubrique 4.4), il convient d’informer la patiente des effets que peut engendrer le traitement sur le fœtus.

En cas d’exposition au premier trimestre, le suivi échographique doit être orienté sur les organes cibles (système nerveux central, reins, face, crâne, membres et squelette). En cas d’exposition au 2ème et/ou 3ème trimestre, la croissance fœtale et le volume de liquide amniotique doivent être surveillés et une numération-formule du nouveau-né doit être réalisée.

Allaitement

Il n’y a pas de données relatives au passage de l'ifosfamide dans le lait maternel. Du fait de la possibilité d'effets indésirables graves pour le nouveau-né, l'allaitement est contre-indiqué durant le traitement (voir rubrique 4.3). Une reprise de l’allaitement pourra être envisagée 1 semaine après l’arrêt du traitement.

Fertilité

Les données animales mettent en évidence une atteinte des gamètes (voir rubrique 5.3) L’ifosfamide peut entraîner des effets toxiques sur les gamètes se manifestant par une azoospermie, ou une aménorrhée qui peuvent être transitoires ou définitifs. Les patients hommes et femmes doivent être informés du risque d’atteinte des gamètes et les moyens de les préserver doivent être envisagés (voir rubrique 4.4)

Effets indésirables

Chez les patients recevant HOLOXAN comme seul médicament, les toxicités dose-limite sont la myélosuppression et l’urotoxicité. Un uroprotecteur comme le mesna, une hydratation vigoureuse et un fractionnement de la dose peut significativement réduire l’incidence des hématuries, spécialement de la macro-hématurie, associée avec une cystite hémorragique. La leucopénie, lorsqu’elle se produit, est habituellement légère à modérée. D’autres effets indésirables significatifs incluent l’alopécie, la nausée, les vomissements et la toxicité du système nerveux central.

Les effets indésirables et les fréquences ci-dessous sont basés sur des publications décrivant l’expérience clinique accumulée avec l’administration fractionnée d’HOLOXAN en monothérapie à une dose totale de 4 à 12 g/m 2 par cycle.

La fréquence des effets indésirables est basée sur l’échelle suivante : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 - < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1,000 - < 1/100), rare (≥ 1/10,000 - < 1/1,000), très rare (< 1/10,000), fréquence indéterminée (réactions indésirables rapportées dans le cadre de la pharmacovigilance).

Classe de systèmes d’organesRéaction indésirableCatégorie de fréquence
INFECTIONS ET INFESTATIONSInfection aFréquent
PneumonieIndéterminée
État septique (choc septique) bIndéterminée
TUMEURS BÉNIGNES, MALIGNES ET NON PRÉCISÉES (INCL. KYSTES ET POLYPES)Tumeurs secondairesIndéterminée
• Carcinome des voies urinairesIndéterminée
• Syndrome myélodysplasiqueIndéterminée
• Leucémie aiguë cIndéterminée
• Leucémie lymphocytaire aiguë bIndéterminée
• Lymphome (lymphome non-hodgkinien)Indéterminée
• Sarcomes bIndéterminée
• Carcinome des cellules rénalesIndéterminée
• Cancer de la thyroïdeIndéterminée
Progressions de tumeurs malignes sous-jacentes aIndéterminée
AFFECTIONS HÉMATOLOGIQUES ET DU SYSTÈME LYMPHATIQUELeukopénie 1 (tout type)Très fréquent
Thrombocytopénie 2 (tout type)Très fréquent
Anémie 3Très fréquent
Hématotoxicité bIndéterminée
Myélosuppression dIndéterminée
AgranulocytoseIndéterminée
Aplasie de la moelle osseuse fébrileIndéterminée
Coagulation intravasculaire disséminéeIndéterminée
Syndrome hémolytique urémiqueIndéterminée
Anémie hémolytiqueIndéterminée
Anémie néonataleIndéterminée
MéthémoglobinémieIndéterminée
AFFECTIONS DU SYSTÈME IMMUNITAIREAngioedème bIndéterminée
Réaction anaphylactique,Indéterminée
ImmunosuppressionIndéterminée
UrticaireIndéterminée
Réaction d’hypersensibilitéIndéterminée
AFFECTIONS ENDOCRINIENNESSyndrome de sécrétion d’hormone antidiurétique inappropriée (SIADH)Indéterminée
TROUBLES DU MÉTABOLISME ET DE LA NUTRITIONAppétit diminuéFréquent
Syndrome de lyse tumoraleIndéterminée
Acidose métaboliqueIndéterminée
HypokaliémieIndéterminée
HypocalcémieIndéterminée
HypophosphatémieIndéterminée
HyperglycémieIndéterminée
PolydipsieIndéterminée
AFFECTIONS PSYCHIATRIQUESCrise de paniqueIndéterminée
CatatonieIndéterminée
ManieIndéterminée
ParanoïaIndéterminée
Trouble délirant,Indéterminée
DélireIndéterminée
BradyphrénieIndéterminée
MutismeIndéterminée
Modification de l’état mentalIndéterminée
EcholalieIndéterminée
LogorrhéeIndéterminée
PersévérationIndéterminée
AmnésieIndéterminée
AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUXNeurotoxicité 4,5Indéterminée
• Toxicité du système nerveux centralIndéterminée
• Neuropathie périphériqueIndéterminée
• DysarthrieIndéterminée
• Convulsion bIndéterminée
• État de mal épileptique (convulsif et non-convulsif)Indéterminée
• Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversibleIndéterminée
• LeucoencéphalopathieIndéterminée
• Trouble extrapyramidalIndéterminée
• AstérixisIndéterminée
• Troubles des mouvementsIndéterminée
• PolyneuropathieIndéterminée
• DysesthésieIndéterminée
• HypoesthésieIndéterminée
• ParesthésieIndéterminée
• NévralgieIndéterminée
• Troubles de la marcheIndéterminée
• Incontinence fécaleIndéterminée
AFFECTIONS OCULAIRESVision troubleIndéterminée
Défauts visuelsIndéterminée
ConjonctiviteIndéterminée
Irritation oculaireIndéterminée
AFFECTIONS DE L’OREILLE ET DU LABYRINTHESurditéIndéterminée
Hypo-acousieIndéterminée
VertigesIndéterminée
AcouphènesIndéterminée
AFFECTIONS CARDIAQUESCardiotoxicité 6Peu fréquent
ArythmieIndéterminée
• Arythmie ventriculaireIndéterminée
• Fibrillation ventriculaire bIndéterminée
• Tachycardie ventriculaire bIndéterminée
• Extrasystoles ventriculaireIndéterminée
Arythmie supraventriculaireIndéterminée
• Fibrillation auriculaireIndéterminée
Flutter auriculaireIndéterminée
• Extrasystoles supraventriculairesIndéterminée
• Contractions auriculaires prématuréesIndéterminée
BradycardieIndéterminée
Arrêt cardiaque bIndéterminée
Infarctus du myocardeIndéterminée
Choc cardiogénique bIndéterminée
Défaillance cardiaque bIndéterminée
Bloc de branche gaucheIndéterminée
Bloc de branche droitIndéterminée
Épanchement péricardiqueIndéterminée
Hémorragie myocardiqueIndéterminée
Angine de poitrineIndéterminée
Défaillance ventriculaire gaucheIndéterminée
Cardiomyopathie bIndéterminée
Cardiomyopathie congestiveIndéterminée
Myocardite bIndéterminée
PéricarditeIndéterminée
Dépression myocardiqueIndéterminée
PalpitationsIndéterminée
Fraction d’éjection diminuée bIndéterminée
Segment ST anormal à l’électrocardiogrammeIndéterminée
Onde T inversée à l’électrocardiogrammeIndéterminée
Complexe QRS anormal à l’électrocardiogrammeIndéterminée
AFFECTIONS VASCULAIRESHypotension 7Peu fréquent
Embolie pulmonaireIndéterminée
Thrombose veineuse profondeIndéterminée
Fuite capillaireIndéterminée
VasculiteIndéterminée
HypertensionIndéterminée
Bouffée congestiveIndéterminée
Pression artérielle diminuéeIndéterminée
AFFECTIONS RESPIRATOIRES, THORACIQUES ET MÉDIASTINALESDéfaillance respiratoire bIndéterminée
Syndrome de détresse respiratoire aiguë bIndéterminée
Hypertension pulmonaire bIndéterminée
Pneumopathie interstitielle diffuse b (sous forme de fibrose pulmonaire)Indéterminée
Alvéolite allergique,Indéterminée
Pneumonie interstitielleIndéterminée
Pneumonite bIndéterminée
Œdème pulmonaire bIndéterminée
Épanchement pleuralIndéterminée
BronchospasmeIndéterminée
DyspnéeIndéterminée
HypoxieIndéterminée
TouxIndéterminée
AFFECTIONS GASTRO-INTESTINALESNausées/VomissementsTrès fréquent
DiarrhéePeu fréquent
StomatitePeu fréquent
PancréatiteIndéterminée
IléusIndéterminée
Hémorragie gastro-intestinaleIndéterminée
Ulcération muqueuseIndéterminée
ConstipationIndéterminée
Douleur abdominaleIndéterminée
PtyalismeIndéterminée
Inflammation du caecumIndéterminée
ColiteIndéterminée
EntérocoliteIndéterminée
AFFECTIONS HÉPATOBILIAIRESHépatotoxicité 8Fréquent
Défaillance hépatique bIndéterminée
Hépatite fulminante bIndéterminée
Maladie veino-occlusive du foieIndéterminée
Thrombose de la veine porteIndéterminée
Hépatite cytolytiqueIndéterminée
CholestaseIndéterminée
AFFECTIONS DE LA PEAU ET DU TISSU SOUS-CUTANÉAlopécieTrès fréquent
DermatiteRare
Eruption papuleuseRare
Nécrolyse épidermique toxiqueIndéterminée
Syndrome de Stevens-JohnsonIndéterminée
Syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaireIndéterminée
Dermatite résurgente due aux radiationsIndéterminée
Nécrose cutanéeIndéterminée
Gonflement facialIndéterminée
PétéchiesIndéterminée
EruptionIndéterminée
• Eruption maculaireIndéterminée
PruritIndéterminée
ÉrythèmeIndéterminée
Hyperpigmentation cutanéeIndéterminée
HyperhidroseIndéterminée
Anomalie des onglesIndéterminée
AFFECTIONS MUSCULO-SQUELETTIQUES ET SYSTÉMIQUESRhabdomyolyseIndéterminée
OstéomalacieIndéterminée
RachitismeIndéterminée
Retard de croissanceIndéterminée
MyalgieIndéterminée
ArthralgieIndéterminée
Extrémités douloureuseIndéterminée
Contractions fasciculairesIndéterminée
AFFECTIONS DU REIN ET DES VOIES URINAIRESCystite hémorragique 9Très fréquent
HématurieTrès fréquent
MacrohématurieTrès fréquent
Dysfonction rénale 10Très fréquent
Lésions rénales structurellesTrès fréquent
Syndrome de FanconiIndéterminée
Néphrite tubulo-interstitielleIndéterminée
Diabète insipide néphrogéniqueIndéterminée
PhosphaturieIndéterminée
Amino-acidurieIndéterminée
PolyurieIndéterminée
ÉnurésieIndéterminée
Sensation d’urine résiduelleIndéterminée
Insuffisance rénale aiguë bIndéterminée
Insuffisance rénale chronique bIndéterminée
AFFECTIONS DES ORGANES DE REPRODUCTION ET DU SEINInfertilitéIndéterminée
Défaillance ovarienneIndéterminée
Ménopause précoceIndéterminée
AménorrhéeIndéterminée
Trouble de l’ovulationIndéterminée
AzoospermieIndéterminée
AFFECTIONS CONGÉNITALES, FAMILIALES ET GÉNÉTIQUESRetard de croissance fœtaleIndéterminée
TROUBLES GÉNÉRAUX ET ANOMALIES AU SITE D’ADMINISTRATIONPhlébite 11Fréquent
Fièvre neutropénique 12Fréquent
FatiguePeu fréquent
MalaiseIndéterminée
Défaillance multi-viscérale bIndéterminée
Détérioration générale de l’état de santéIndéterminée
Réaction au site d’injection/de perfusion eIndéterminée
Douleur thoraciqueIndéterminée
ŒdèmeIndéterminée
Inflammation muqueuseIndéterminée
DouleurIndéterminée
PyrexieIndéterminée
FrissonsIndéterminée

a comprenant à la fois réactivation d’infections latentes, y compris hépatite virale, Pneumocystis jiroveci , zona, Strongyloides , leuco-encéphalopathie multifocale progressive et autres infections virales et fongiques.

b comprenant des issues fatales

c comprenant leucémie myéloïde aiguë, leucémie aiguë promyélocytaire, leucémie lymphocytaire aiguë* ;

d Myélosuppression sous forme de défaillance de la moelle osseuse,

e comprenant gonflements, inflammation, douleur, érythème, sensibilité au toucher, prurit.

1 Les termes de réactions indésirables suivantes ont été rapportés pour la leucopénie : neutropénie, granulocytopénie, lymphopénie et pancytopénie. Pour la fièvre neutropénique, voir ci-dessous.

2 La thrombocytopénie peut aussi se compliquer de saignements. Des saignements avec issue fatale ont été rapportés.

3 Comprend des cas rapportés comme anémie et diminution de l’hémoglobine/hématocrite.

4 Des cas d’encéphalopathie avec coma et décès ont été rapportés.

5 La toxicité du système nerveux central a été rapportée comme se manifestant par les signes et symptômes suivants : comportement anormal, labilité affective, agression, agitation, anxiété, aphasie, asthénie, ataxie, syndrome cérébelleux, déficit cérébral, trouble cognitif, coma, état confusionnel, troubles des nerfs crâniens, dépression de l’état de conscience, dépression, désorientation, sensation vertigineuse, électro-encéphalogramme anormal, encéphalopathie, affect aplati, hallucinations, céphalée, idéation, léthargie, atteinte de la mémoire, changements d’humeur, dysfonction motrice, contractures musculaires, myoclonie, perte progressive des réflexes du tronc cérébral, réaction psychotique, impatiences, somnolence, tremblement, incontinence urinaire.

6 La cardiotoxicité a été rapportée comme insuffisance cardiaque congestive, tachycardie, œdème pulmonaire. Des cas d’issue fatale ont été rapportés.

7 Des cas d’hypotension entraînant un choc et une issue fatale ont été rapportés.

8 L’hépatotoxicité a été rapportée comme des augmentations des enzymes hépatiques, c.-à-d. alanine aminotransférase sérique, aspartate aminotransférase sérique, phosphatase alcaline, gamma­glutamyltransférase et lactate déshydrogénase, bilirubine augmentée, ictère, syndrome hépato-rénal.

9 La fréquence de la cystite hémorragique est estimée en fonction de la fréquence de l’hématurie. Les symptômes rapportés de la cystite hémorragique comprenaient la dysurie et la pollakiurie.

10 La dysfonction rénale a été rapportée comme se manifestant par : insuffisance rénale (y compris insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale irréversible ; des issues fatales ont été rapportées), créatinine sérique augmentée, BUN élevé, clairance de créatinine diminuée, acidose métabolique, anurie, oligurie, glycosurie, hyponatrémie, urémie, clairance de créatinine augmentée. Les lésions rénales structurelles ont été rapportées comme se manifestant par : nécrose tubulaire aiguë, lésions du parenchyme rénal, enzymurie, cylindrurie, protéinurie.

11 Comprend les cas rapportés comme phlébite et irritation des parois veineuses.

12 Fréquence de la fièvre neutropénique : comprend les cas rapportés tels que fièvre granulocytopénique.

Population pédiatrique

Voir rubrique 5.1, sous-section « Population pédiatrique ».

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Il n’existe pas d’antidote connu pour l’ifosfamide.

Les conséquences graves d’un surdosage comprennent les manifestations de toxicités dose-dépendantes telles que toxicité sur le SNC, néphrotoxicité, myélosuppression et mucite. Voir rubrique 4.4.

Les patients victimes de surdosage doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pour déceler l’apparition de toxicités.

Le principal effet toxique est l’aplasie médullaire pendant au moins quatre semaines après le surdosage. L’hémogramme devra être surveillé étroitement. Le traitement sera symptomatique : traitement antibiotique et/ou antimycosique, facteurs de croissance (G-CSF ou GM-CSF) et transfusion de concentré plaquettaire si nécessaire.

Une protection par mesna est indispensable afin d’éviter une toxicité urinaire.

Le surdosage doit être pris en charge par des mesures d’encadrement telles qu’un traitement de pointe approprié pour toute infection, myélosuppression ou autre toxicité simultanée qui pourrait se produire.

L’ifosfamide et ses métabolites sont dialysables. Une hémodialyse doit être envisagée en cas de surdosage sévère de survenue précoce, en particulier chez les patients atteints d’insuffisance rénale.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Agent alkylant / Moutarde à l'azote, code ATC : L01AA06 (L. Antinéoplasique et immunomodulateur).

Agent alkylant bifonctionnel de type oxazaphosphorine appartenant à la famille des moutardes azotées agissant après transformation dans l'organisme.

L'ifosfamide agit par interaction directe sur l'ADN en formant des liaisons covalentes avec les substrats nucléophiles par l'intermédiaire de ses radicaux alcoyles. Ceci entraîne des modifications profondes chimiques ou enzymatique de l'ADN ainsi que la formation de « ponts » alcoyles intrabrins ou interbrins, avec pour conséquence une inhibition de la transcription et de la réplication de l'ADN aboutissant à la destruction cellulaire.

Cette action est cycle dépendante, elle respecte les cellules en Go.

Molécules de la même classe ATC (L01AA)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
IfosfamideL01AA061 non liste 2025 29
BendamustineL01AA092 non liste 2025 6
CyclophosphamideL01AA011 non liste 2025 9

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Ifosfamide figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Ifosfamide) : Cytotoxic medicines.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : L01AA06