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Vancomycine

3 spécialités en Tunisie · 27 interactions répertoriées

Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association

Code ATC
J01XA01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
VANCO 500 Vancomycine MEDIS Pdre. P. Prép. Inj. hôpital
VANCOMED 500 Vancomycine UNIMED Pdre. P. Prép. Inj. hôpital
VANCOMYCIN HIKMA Vancomycine AL HIKMA Pdre. P. Prép. Inj. hôpital

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de vancomycine

Association déconseillée 2
Piperacilline · ex. PIPERACILLINE/TAZOBACTAM 4gr, PIPERACILLINE/TAZOBACTAM KABI 4gr, PIPERAL, PRIZMA 4gr, TAZOBACT 2gr, TAZOBACT 4gr

Majoration de la néphrotoxicité par comparaison à la vancomycine seule.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Tazobactam · ex. PIPERACILLINE/TAZOBACTAM 4gr, PIPERACILLINE/TAZOBACTAM KABI 4gr, PRIZMA 4gr, TAZOBACT 2gr, TAZOBACT 4gr, TAZOCILLINE

Majoration de la néphrotoxicité par comparaison à la vancomycine seule.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

À prendre en compte 25
Aciclovir · ex. ZOVIRAX, ANTIVIR, AVALTEX, ACICLOVIR OPALIA, ACICLOVIR, URPEX

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acide ioxitalamique · ex. TELEBRIX, TELEBRIX 35

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Amikacine · ex. MIACIN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Amphotericine b · ex. FUNGIZONE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Carboplatine · ex. CYTOKAR, KARBOTEEN, MEGAPLATIN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cisplatine · ex. CISPLATIN-EBEWE, CISPLATINE MYLAN, CYTOCIS

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Colistine · ex. COLIMYCINE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Furosemide · ex. LASICARE, FUROSEMIDE, LASILIX, ANSEMID, LASILIX RETARD, FURANS 20

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ganciclovir · ex. VIRGAN, CYMEVENE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Gentamicine · ex. UNIGENTA, GENTA, GENTA 20, GENTA 40, GENTA 80, GENTAINJECT 160

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ifosfamide · ex. HOLOXAN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iobitridol · ex. XENETIX 300, XENETIX 350

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iodixanol · ex. VISIPAQUE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iohexol · ex. OMNIPAQUE I, OMNIPAQUE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iopamidol · ex. PAMISCAN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Iopromide · ex. ULTRAVIST d'iode

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Methotrexate · ex. METHOTREXATE EBEWE, METHOTREXATE, EBETREXAT, LEDERTREXATE, METHOTREXATE BIODIM, METHOTREXATE MYLAN

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Netilmicine sulfate · ex. NETROMICINE

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxaliplatine · ex. CYTOXALINE, OXALIPLATIN AQVIDA 5mg ( ), OXALIPLATINE KABI 5mg ( )

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tacrolimus · ex. ADVAGRAF LP, TACROLIMUS MEDIS, PROGRAF, PROTOPIC, ADVAGRAF

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Teicoplanine · ex. TEICO

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tobramycine · ex. TOBRACORTcOLLYRE, BITOBRA SP, TOBRACORT 3 M, TOBRADEX, TOBRA SP, TOBRACOL

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Valaciclovir · ex. CYVALTEX 500, AVIRAL, ZELIVIR, VALCYVIR, ZELITREX

Risque de majoration de la néphrotoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Vinorelbine · ex. NAVELBINE

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice de référence

RCP de VANCOMYCINE HIKMA 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion (HIKMA FARMACEUTICA (PORTUGAL)), rattaché à la marque tunisienne VANCO 500. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Administration intraveineuse

Vancomycine est indiqué pour tous les groupes d’âges pour le traitement des infections suivantes (voir rubriques 4.2, 4.4 et 5.1) :

  • Infections compliquées de la peau et des tissus mous (ICPTM).
  • Infections des os et des articulations.
  • Pneumonies communautaires (PC).
  • Pneumonies nosocomiales (PN), y compris pneumonies acquises sous ventilation mécanique (PAVM).
  • Endocardites infectieuses.

Vancomycine est également indiqué dans tous les groupes d’âge en prophylaxie péri-opératoire antibactérienne chez les patients présentant un risque élevé de développer des endocardites bactériennes lors d’intervention chirurgicale majeure.

Il convient de prendre en compte les directives officielles sur l'utilisation appropriée des agents antibactériens.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Si nécessaire, Vancomycine doit être administrée en association avec d’autres agents antibactériens.

Administration intraveineuse

La dose initiale est à adapter en fonction du poids total corporel. Il est attendu que les adaptations des doses suivantes soient basées sur les concentrations sériques afin d’atteindre les concentrations thérapeutiques cibles. La fonction rénale doit être prise en considération pour les doses ultérieures et l’intervalle d’administration.

Patients âgés de 12 ans et plus :

La dose recommandée est de 15 à 20 mg/kg de poids corporel toutes les 8 à 12 h (ne pas dépasser plus de 2 g par dose).

Chez les patients gravement malades, une dose de charge de 25 à 30 mg/kg de poids corporel peut être envisagée afin d’obtenir rapidement les concentrations plasmatiques résiduelles cibles de Vancomycine.

Nourrissons et enfants âgés entre 1 mois et moins de 12 ans :

La dose recommandée est de 10 à 15 mg/kg de poids corporel toutes les 6 heures (voir rubrique 4.4).

Nourrissons à terme (depuis la naissance jusqu’à 27 jours d’âge post-natal) et nouveau-nés prématurés (depuis la naissance jusqu’à 27 jours après la date de naissance attendue) :

Pour déterminer le schéma d’administration des prématurés, l’avis d’un médecin expérimenté dans la prise en charge des nouveau-nés devrait être requis. Des schémas d’administration de la vancomycine chez les nouveau-nés sont proposés dans le tableau suivant : (voir rubrique 4.4)

APM (semaines)Dose (mg/kg)Intervalle d’administration (h)
< 291524
29-351512
> 35158

APM : âge post-menstruel [(temps écoulé entre le premier jour des dernières règles et la naissance (âge gestationnel) auquel s’ajoute le temps passé après la naissance (âge post-natal)].

Prophylaxie antibiotique péri-opératoire contre l’endocardite bactérienne dans tous les groupes d’âges La dose recommandée est une dose initiale de 15 mg/kg avant l’induction anesthésique. En fonction de la durée de l’intervention chirurgicale, une seconde dose de vancomycine peut être nécessaire.

Durée du traitement

Des durées de traitement sont proposées dans le tableau ci-dessous. Dans tous les cas, la durée du traitement doit être adaptée au type et à la sévérité de l’infection et à la réponse clinique de l’individu.

IndicationDurée du traitement
Infections compliquées de la peau et des tissus mous
• Non nécrosantes7 à 14 jours
• Nécrosantes4 à 6 semaines*
Infection des os et des articulations4 à 6 semaines**
Pneumonies communautaires7 à 14 jours
Pneumonies nosocomiales, y compris pneumonies acquises sous ventilation mécanique7 à 14 jours
Endocardite infectieuse4 à 6 semaines***

* Continuer jusqu’à ce que le débridement ne soit plus nécessaire, que le patient soit amélioré au plan clinique et qu’il ne soit plus fébrile depuis 48 à 72 heures.

** Des traitements appropriés d’antibiothérapie suppressive par voie orale de plus longue durée doivent être envisagés pour les infections sur prothèses articulaires.

*** La durée et la nécessité d’une association thérapeutique sont basées sur le type de valve et le type de bactérie.

Populations particulières

Patients âgés :

Des doses d'entretien plus faibles peuvent être requises en raison de la baisse de la fonction rénale liée à l'âge.

Insuffisance rénale

Chez les patients adultes et pédiatriques avec insuffisance rénale, il convient de considérer l’administration d’une dose initiale suivie d’une surveillance des taux plasmatiques résiduels de vancomycine, plutôt que de recourir à un schéma d’administration planifié, en particulier chez les patients avec insuffisance rénale sévère ou chez ceux qui bénéficient d’un traitement de substitution rénale (RRT), en raison de plusieurs facteurs variables qui peuvent affecter leurs taux de vancomycine.

Chez les patients avec une insuffisance rénale légère ou modérée, la dose initiale ne doit pas être diminuée. Chez les patients avec insuffisance rénale sévère, il est préférable de prolonger l’intervalle d’administration plutôt que d’administrer des doses journalières plus faibles.

L’administration concomitante de médicaments qui pourraient réduire la clairance de la vancomycine et/ou potentialiser ses effets indésirables doit être prise en considération (voir rubrique 4.4).

La vancomycine est peu dialysable par hémodialyse intermittente. Cependant, l’utilisation de membrane à haute perméabilité et d’un traitement continu de substitution rénale (CRRT) augmente la clairance de la vancomycine et généralement demande une dose thérapeutique de replacement (habituellement après la séance d’hémodialyse en cas d’hémodialyse intermittente).

Adultes

Les adaptations de dose chez les patients adultes peuvent être basées sur le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) selon la formule suivante :

Hommes : [poids (kg) x [140 – âge (ans)]] / [72 x créatinine plasmatique (mg/dl)].

Femmes : 0.85 x valeur calculée selon la formule ci-dessus.

La dose initiale habituelle pour les patients adultes est de 15 à 20 mg/kg pouvant être administrées toutes les 24 heures chez les patients avec une clairance de la créatinine entre 20 et 49 mL/min. Chez les patients avec une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine en-dessous de 20 mL/min) ou chez ceux en traitement de substitution rénale, les temps d’administration et la quantité de vancomycine pour les doses ultérieures dépendent principalement de la modalité du RTT et il est attendu qu’ils soient basés sur les taux sériques résiduels de vancomycine et sur la fonction rénale (voir rubrique 4.4).

Selon le contexte clinique, il peut être approprié d’attendre les résultats des taux de vancomycine avant d’administrer la dose suivante.

Chez les patients avec présentation péjorative de la maladie et en insuffisance rénale, il est attendu que la dose de charge initiale (25 à 30 mg/kg) ne soit pas diminuée.

Population pédiatrique

Les adaptations de dose chez les patients pédiatriques âgés d’un an et plus, peuvent être basés sur le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) selon la formule de Schwartz révisée :

eGFR (mL/min/1,73 m 2 ) = (taille cm x 0,413) / créatinine plasmatique (mg/dl).

eGFR (mL/min/1,73 m 2 ) = (taille cm x 36,2) / créatinine plasmatique (μmol/L).

Pour les nouveau-nés et nourrissons âgés de moins de 1 an, l'avis d'un expert devrait être sollicité car la formule révisée de Schwartz ne peut pas leur être appliquée.

Des recommandations orientant sur les doses pour la population pédiatrique sont présentées dans le tableau ci-après en suivant les mêmes principes que pour les patients adultes.

GFR (mL/min/1.73 m 2 )Dose IVFréquence
50-3015 mg/kgToutes les 12 heures
29-1015 mg/kgToutes les 24 heures
< 1010-15 mg/kgNouvelle dose basée sur les taux*
Hémodialyse intermittente
Dialyse péritonéale
Traitement continu de substitution rénale15 mg/kgNouvelle dose basée sur les taux*

* Les temps d’administration et la quantité de vancomycine pour les doses ultérieures dépendent principalement de la modalité du RRT et il est attendu qu’ils soient basés sur les taux sériques de vancomycine obtenus avant l'administration d'une nouvelle dose et sur la fonction rénale résiduelle. Selon le contexte clinique, il peut être approprié d'attendre les résultats des taux de vancomycine avant d’administrer la dose suivante.

Insuffisance hépatique :

Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients insuffisants hépatiques.

Grossesse

Des doses significativement plus élevées peuvent être requises pour atteindre des concentrations sériques thérapeutiques chez les femmes enceintes (voir rubrique 4.6).

Patients obèses

Chez les patients obèses, la dose initiale devrait être adaptée individuellement selon le poids corporel total, comme chez les patients non-obèses.

Surveillance des concentrations sériques de vancomycine

La fréquence du suivi thérapeutique des médicaments (Therapeutic Drug monitoring, TDM) doit être individualisée selon la situation clinique et la réponse au traitement, variant entre un prélèvement par jour qui pourrait être requis chez certains patients instables au plan hémodynamique à au moins une fois par semaine chez les patients stables répondant au traitement. Chez les patients à fonction rénale normale, il est attendu que la concentration sérique de vancomycine soit mesurée le deuxième jour de traitement, immédiatement avant la dose suivante.

Chez les patients en hémodialyse intermittente, les taux de vancomycine devraient être généralement obtenus avant le début de la séance d'hémodialyse.

Il est attendu que les taux sanguins thérapeutiques résiduels de vancomycine soient de 10-20 mg/L, dépendant du site de l'infection et de la sensibilité du pathogène. Des taux résiduels de 15-20 mg/L sont généralement recommandés par les laboratoires cliniques pour mieux couvrir les pathogènes classés comme sensibles avec CMI ≥ 1 mg/L (voir rubriques 4.4 et 5.1).

Des méthodes basées sur des modèles peuvent être utiles dans la prédiction des doses individuelles requises pour obtenir une ASC appropriée. L'approche modélisée peut être utilisée pour calculer la dose initiale individuelle ainsi que pour les adaptations de doses basées sur les résultats du TDM (voir rubrique 5.1).

Mode d’administration

Administration intraveineuse

La vancomycine par voie intraveineuse est généralement administrée en perfusion intermittente et les recommandations de doses présentées dans cette rubrique correspondent à ce type d'administration.

La vancomycine doit être administrée uniquement en perfusion intraveineuse lente d'une durée d'au moins une heure ou à une vitesse maximale de 10 mg/min (choisir la modalité la plus longue) et suffisamment diluée (au moins 100 mL par 500 mg ou au moins 200 mL par 1 000 mg) (voir rubrique 4.4).

Les patients nécessitant une restriction hydrique peuvent aussi recevoir une solution de 500 mg/50 mL ou 1 000 mg/100 mL, malgré le risque accru de survenue d'effets indésirables liés à la perfusion avec ces concentrations plus élevées.

Pour des informations sur la préparation de la solution, voir la rubrique 6.6.

La perfusion continue de vancomycine peut être envisagée, p. ex., chez les patients ayant une clairance de vancomycine instable.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 (voir rubrique 4.4).

La vancomycine ne doit pas être administrée par voie intramusculaire en raison du risque de nécrose au niveau du site d'administration.

Mises en garde et précautions d'emploi

Réactions d'hypersensibilité

Des réactions d'hypersensibilité sévères et parfois d’issue fatale peuvent survenir (voir rubriques 4.3 et 4.8). En cas de réactions d'hypersensibilité, le traitement par vancomycine doit être arrêté immédiatement et les mesures d'urgence appropriées doivent être instaurées.

Chez les patients traités par vancomycine sur une longue période ou avec d'autres médicaments qui peuvent causer une neutropénie ou une agranulocytose, le taux des leucocytes doit être contrôlé à intervalles réguliers. Il est attendu que tous les patients traités par la vancomycine fassent l’objet périodiquement d’un bilan hématologique, d’analyses d'urines, de tests de la fonction rénale et hépatique.

La vancomycine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des réactions allergiques à la teicoplanine, car des réactions d'hypersensibilité croisée, incluant des chocs anaphylactiques d’issue fatale, peuvent survenir.

Spectre d'activité antibactérienne

La vancomycine a un spectre d'activité antibactérienne limitée à des bactéries à Gram positif. L’utilisation de la vancomycine en monothérapie n'est pas adaptée au traitement de certains types d'infections sauf si le pathogène identifié est déjà connu comme étant sensible, ou s'il y a une forte suspicion que le(s) pathogène(s) le(s) plus suspecté(s) soi(en)t sensible(s) à la vancomycine.

L'utilisation appropriée de la vancomycine doit tenir compte du spectre d'activité antibactérienne, du profil de sécurité d’emploi et de la pertinence du traitement antibiotique avec la situation du patient.

Ototoxicité

L'ototoxicité, qui peut être transitoire ou permanente (voir rubrique 4.8) a été rapportée chez des patients avec antécédents de surdité, qui ont reçu des doses intraveineuses excessives, ou qui reçoivent un traitement concomitant avec une autre substance active ototoxique comme un aminoglycoside. La vancomycine doit être également évitée chez les patients avec antécédents de perte de l'audition. La surdité peut être précédée par des acouphènes. L'expérience avec d'autres antibiotiques suggère que la surdité puisse être évolutive malgré l'arrêt du traitement. Pour réduire le risque d'ototoxicité, les taux sanguins doivent être contrôlés régulièrement et un contrôle régulier de la fonction auditive est recommandé.

Les personnes âgées sont particulièrement exposées aux lésions auditives. Il est attendu que les fonctions auditive et vestibulaire soient surveillées pendant et après le traitement, et que l'usage concomitant ou séquentiel avec d'autres substances ototoxiques soit évité.

Réactions liées à la perfusion

L’administration rapide en bolus (p.ex. en quelques minutes) peut être associée à une hypotension importante (y compris avec un choc et rarement un arrêt cardiaque), des réactions de type histaminique et une éruption maculo-papuleuse ou érythémateuse (“syndrome de l’homme rouge” ou “syndrome du cou rouge”). La vancomycine doit être perfusée lentement sous forme d’une solution diluée (2,5 à 5,0 mg/mL), à une vitesse ne dépassant pas 10 mg/min et sur une période d’au moins 60 minutes, afin d’éviter des réactions liées aux perfusions rapides. L’arrêt de la perfusion entraine généralement la disparition rapide de ces réactions.

La fréquence des réactions liées à la perfusion (hypotension, éruptions érythémateuses brusques, érythème, urticaire et prurit) augmente en cas d’administration concomitante d’anesthésiques (voir rubrique 4.5). Ces réactions peuvent être réduites en administrant la vancomycine en perfusion sur au moins 60 minutes, avant l’induction anesthésique.

Réactions cutanées sévères (SCAR)

Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), y compris syndrome de Stevens-Johnson (SJS), nécrolyse épidermique toxique (NET), réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), qui peuvent engager le pronostic vital ou être mortelles, ont été rapportées en association avec un traitement avec la vancomycine (voir rubrique 4.8). La plupart de ces réactions sont survenues en quelques jours et jusqu'à huit semaines après le début du traitement par la vancomycine.

Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et des symptômes et doivent être étroitement surveillés en cas de réactions cutanées. Si des signes et symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, la vancomycine doit être arrêtée immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé. Si le patient a développé un SCAR avec l'utilisation de la vancomycine, le traitement par la vancomycine ne doit à aucun moment être redémarré.

Réactions liées au site d’administration

Une douleur et une thrombophlébite peuvent survenir chez de nombreux patients recevant de la vancomycine administrée par voie intraveineuse et elles sont parfois sévères. La fréquence et la sévérité de la thrombophlébite peuvent être réduites en administrant lentement le médicament sous forme de solution diluée (voir rubrique 4.2) et en variant régulièrement les sites de perfusion.

L’efficacité et la sécurité de la vancomycine n’a pas été établie pour les voies d’administration intrathécale, intra-lombaire et intra-ventriculaire.

Néphrotoxicité

La vancomycine doit être utilisée avec précaution chez les patients insuffisants rénaux, incluant les patients anuriques, car le risque de développer des effets toxiques est beaucoup plus élevé en présence de concentrations sanguines élevées et prolongées. Le risque de toxicité est plus élevé en cas de fortes concentrations sanguines ou de traitement prolongé.

Un contrôle régulier des taux sanguins de vancomycine est indiqué en cas de traitement à doses élevées et d’utilisation prolongée, en particulier chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal ou une altération de l’audition, ainsi qu’en cas d’administration concomitante de substances néphrotoxiques ou ototoxiques, respectivement (voir rubriques 4.2 et 4.5).

Affections oculaires

La vancomycine n'est pas autorisée pour une utilisation intracamérulaire ou intravitréenne, y compris en prophylaxie de l'endophtalmie.

Des vasculites rétiniennes occlusives hémorragiques (HORV), incluant une perte permanente de la vision, ont été observées dans des cas individuels à la suite de l'utilisation intracamérulaire ou intravitréenne de vancomycine pendant ou après une chirurgie de la cataracte.

Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires

Des cas de syndrome de Kounis ont été rapportés chez des patients traités par vancomycine. Le syndrome de Kounis a été défini comme des symptômes cardiovasculaires secondaires à une réaction allergique ou hypersensible associée à une constriction des artères coronaires pouvant entraîner un infarctus du myocarde.

Population pédiatrique

Les recommandations actuelles de doses pour l’administration intraveineuse dans la population pédiatrique, en particulier pour les enfants âgés de moins de 12 ans, peuvent conduire à des taux sub-thérapeutiques de vancomycine chez un nombre important d’enfants. Cependant, la sécurité de doses élevées de vancomycine n’a pas été complètement évaluée et des doses dépassant 60 mg/kg/jour ne peuvent généralement pas être recommandées.

La vancomycine doit être utilisée avec une prudence particulière chez les nouveau-nés prématurés et les jeunes nourrissons, à cause de leur immaturité rénale et de l’augmentation possible des concentrations sériques de vancomycine. Les concentrations sanguines de vancomycine doivent par conséquent faire l’objet d’un suivi minutieux chez ces enfants. L’administration concomitante de vancomycine et d’anesthésiques a été associée à un érythème et des bouffées congestives de type histaminique chez les enfants. De manière similaire, l’usage concomitant de médicaments néphrotoxiques comme les antibiotiques aminoglycosides, les AINS (p.ex. ibuprofène pour la fermeture du canal artériel persistant) ou l’amphotéricine B est associé à un risque accru de néphrotoxicité (voir rubrique 4.5) et par conséquent un suivi plus fréquent des taux sériques de vancomycine et de la fonction rénale est indiqué.

Utilisation chez les personnes âgées

La diminution naturelle de la filtration glomérulaire liée à l’âge peut entrainer une augmentation des concentrations sériques de vancomycine si la posologie n’est pas adaptée (voir rubrique 4.2).

Interactions médicamenteuses avec les anesthésiques

La dépression myocardique induite par les anesthésiques peut être majorée par la vancomycine. Pendant l’anesthésie, les doses doivent être bien diluées et administrées lentement sous surveillance cardiaque étroite. Il convient de ne pas procéder à des changements de position jusqu’à la fin de la perfusion pour permettre ensuite une adaptation posturale (voir rubrique 4.5).

Entérocolite pseudo-membraneuse

En cas de diarrhée sévère persistante, la possibilité d’une entérocolite pseudo-membraneuse pouvant menacer le pronostic vital doit être prise en compte (voir rubrique 4.8). Les anti-diarrhéiques ne doivent pas être administrés.

Surinfection

L’utilisation prolongée de la vancomycine peut induire la prolifération d’organismes non sensibles. Les patients doivent être attentivement surveillés. Des mesures appropriées doivent être prises en cas de surinfection au cours du traitement.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

L'expérience concernant la sécurité de la vancomycine pendant la grossesse chez l'être humain est insuffisante. Les études toxicologiques sur la reproduction chez l'animal ne suggèrent aucun effet sur le développement de l'embryon ou du fœtus, ou sur le déroulement de la période de gestation (voir la rubrique 5.3).

Cependant, la vancomycine traverse le placenta et l'on ne peut pas exclure un risque potentiel d'ototoxicité et de néphrotoxicité chez l'embryon ou le nouveau-né. Par conséquent, la vancomycine ne doit être prescrite chez la femme enceinte qu'en cas de nécessité absolue et les concentrations sanguines doivent être surveillées attentivement afin de minimiser le risque de toxicité pour le fœtus. On a toutefois signalé que les patientes enceintes peuvent avoir besoin de doses de vancomycine nettement plus élevées pour atteindre des concentrations sériques thérapeutiques.

Dans une étude clinique contrôlée, les effets ototoxiques et néphrotoxiques potentiels du chlorhydrate de vancomycine sur les nourrissons ont été évalués lorsque le médicament a été administré à des femmes enceintes pour traiter des infections staphylococciques graves compliquant l'abus de médicaments par voie intraveineuse. Du chlorhydrate de vancomycine a été trouvé dans le sang du cordon ombilical. Aucune perte auditive neurosensorielle ou néphrotoxicité attribuable à la vancomycine n'a été observée. Un nouveau-né dont la mère avait reçu de la vancomycine au cours du troisième trimestre de grossesse a eu une perte d'audition conductive mais aucune relation de cause à effet n'a été établie. La vancomycine n'ayant été administrée qu'au cours des deuxième et troisième trimestres, on ne sait pas si elle est nocive pour le fœtus.

Allaitement

VANCOMYCINE HIKMA est excrété dans le lait maternel humain et doit par conséquent n'être utilisé durant la période d'allaitement que si les autres antibiotiques se sont révélés inefficaces. VANCOMYCINE HIKMA doit être utilisé avec précaution chez les femmes allaitantes en raison des effets indésirables éventuels chez le nourrisson (perturbation de la flore intestinale accompagnée de diarrhées, colonisation par des champignons de type levure et éventuelle sensibilisation).

S'il est important de pouvoir donner ce médicament à la femme qui allaite, il convient d'envisager de décider l'arrêt de l'allaitement.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents sont la phlébite, les réactions pseudo-allergiques et une éruption érythémateuse brusque de la partie supérieure du corps (« syndrome du cou rouge ») en relation avec des perfusions intraveineuses de vancomycine trop rapides.

Des réactions cutanées sévères (SCAR), y compris le syndrome de Stevens-Johnson (SJS), une nécrolyse épidermique toxique (NET), une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et une pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en association avec un traitement par la vancomycine (voir rubrique 4.4).

Tableau des effets indésirables

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés en ordre décroissant de gravité.

Les effets indésirables listés ci-après sont définis en utilisant la convention suivante du dictionnaire MedDRA et des classes de système d’organes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur base des données disponibles).

Classe de système d'organes
FréquenceEffet indésirable
Affections hématologiques et du système lymphatique :
RareNeutropénie réversible, agranulocytose, éosinophilie, thrombocytopénie, pancytopénie.
Fréquence indéterminéeAnémie hémolytique
Affections du système immunitaire :
RareRéactions d'hypersensibilité, réactions anaphylactiques
Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Peu fréquentPerte transitoire ou permanente de l'audition
RareVertiges, acouphènes, étourdissements
Affections cardiaques
Très rareArrêt cardiaque
Fréquence indéterminéeSyndrome de Kounis
Affections vasculaires
FréquentBaisse de la tension artérielle
RareVascularite
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
FréquentDyspnée, stridor
Affections gastro-intestinales
RareNausées
Très rareEntérocolite pseudomembraneuse
Fréquence indéterminéeVomissements, diarrhée
Affections hépatobiliaires
FréquentAlanine aminotransférase augmentée, aspartate aminotransférase augmentée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
FréquentEruption érythémateuse brusque de la partie supérieure du corps (“syndrome de l'homme rouge"), exanthème et inflammation des muqueuses, prurit, urticaire
Très rareDermatite exfoliatrice, syndrome de Stevens-Johnson, dermatose bulleuse à IgA linéaire, Nécrolyse épidermique toxique (NET)
Fréquence indéterminéeEosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), PEAG (Pustulose Exanthématique Aiguë Généralisée)
Affections du rein et des voies urinaires
FréquentInsuffisance rénale se manifestant principalement par une augmentation des taux plasmatiques de la créatinine et de l'urée
RareNéphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë.
Fréquence indéterminéeNécrose tubulaire aiguë
Troubles généraux et anomalies du site d’administration
FréquentPhlébite, rougeur de la partie supérieure du corps et du visage.
RareFièvre médicamenteuse, frissons, douleurs et spasmes musculaires des muscles pectoraux et dorsaux

Description des effets indésirables sélectionnés

Une neutropénie réversible débute habituellement une semaine ou plus après le début du traitement intraveineux ou après une dose totale de plus de 25 g.

Pendant ou peu de temps après une perfusion rapide, des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes y compris un wheezing peuvent survenir. Les réactions disparaissent à l’arrêt de l’administration, généralement entre 20 minutes et 2 heures. La vancomycine doit être perfusée lentement (voir rubriques 4.2 et 4.4). Une nécrose peut survenir après une injection intramusculaire.

Des acouphènes, qui peuvent précéder l'apparition d’une surdité, devraient être considérés comme une indication à arrêter le traitement.

L'ototoxicité a été principalement rapportée chez des patients ayant reçu des doses élevées, ou chez ceux recevant en association un traitement avec d'autres médicaments ototoxiques comme un aminoglycoside, ou chez ceux présentant une altération pré-existante de la fonction rénale ou de l'audition.

Population pédiatrique

Le profil de sécurité est généralement cohérent entre les patients pédiatriques et les patients adultes. La néphrotoxicité a été décrite chez les enfants, généralement en association avec d’autres médicaments néphrotoxiques tels que les aminoglycosides.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Une toxicité due au surdosage a été rapportée.

Une dose de 500 mg par voie IV chez un enfant de 2 ans a entraîné une intoxication mortelle. L'administration d'un total de 56 g à un adulte sur une période de 10 jours a entraîné une insuffisance rénale. Dans le cas de certaines affections (par ex. une insuffisance rénale sévère), la concentration sérique peut être élevée et des effets oto- et néphrotoxiques peuvent apparaître.

Mesures à prendre en cas de surdosage

  • Aucun antidote spécifique n’est connu.
  • Il est nécessaire d’instaurer un traitement symptomatique pendant le maintien de la fonction rénale.
  • La vancomycine est très faiblement éliminée du sang par hémodialyse ou par dialyse péritonéale. L’hémofiltration ou l’hémoperfusion par des résines de polysulfone ont été utilisées pour réduire les concentrations sériques de vancomycine. L'hémoperfusion avec la résine Amberlite XAD-4 a été rapportée comme étant d'un bénéfice limité.
Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens glycopeptidiques, code ATC : J01XA01

Mécanisme d’action

La vancomycine est un antibiotique glycopeptide tricyclique qui inhibe la synthèse de la paroi cellulaire des bactéries sensibles en se liant avec forte affinité à la terminaison D-alanyl-D-alanine des précurseurs de la paroi cellulaire. Le médicament est bactéricide sur les micro-organismes en division. De surcroît, il bloque la perméabilité de la membrane de la cellule bactérienne et la synthèse d'ARN.

Relation Pharmacocinétique/Pharmacodynamique

La vancomycine présente une activité non dépendante de la concentration, avec le rapport de l’aire sous la courbe (ASC) de concentration divisée par la concentration minimale inhibitrice (CMI) de la bactérie cible comme principal paramètre prédictif d’efficacité. Sur base de données in vitro, de données chez l’animal et de données limitées chez l’homme, un rapport ASC/CMI de 400 a été établi comme étant la valeur cible PK/PD de l’efficacité clinique de la vancomycine. Pour atteindre cette cible lorsque les CMI sont ≥ 1.0 mg/L, un schéma posologique se situant dans la fourchette supérieure et des concentrations sériques résiduelles élevées (15-20 mg/L) sont nécessaires (voir rubrique 4.2).

Mécanismes de résistance

La résistance acquise aux glycopeptides est plus fréquente chez les entérocoques et est basée sur l'acquisition de plusieurs complexes de gènes van qui modifient la cible D-alanyl-D-alanine en D-alanyl-D-lactate ou D-alanyl-D-sérine qui se lie faiblement à la vancomycine. Dans certains pays, une augmentation des cas de résistance est observée en particulier chez les entérocoques ; des souches multi-résistantes d’Enterococcus faecium sont particulièrement préoccupantes.

Les gènes van ont été rarement retrouvés chez Staphylococcus aureus , où les modifications de la paroi cellulaire induisent une sensibilité "intermédiaire", qui est le plus souvent hétérogène. Aussi, des souches de Staphylococcus résistantes à la méticilline (SARM) avec sensibilité diminuée à la vancomycine ont été rapportées. La sensibilité diminuée ou la résistance à la vancomycine pour Staphylococcus n'est pas encore bien élucidée. Plusieurs éléments génétiques et de nombreuses mutations sont nécessaires.

Il n'existe pas de résistance croisée entre la vancomycine et d'autres antibiotiques mais il existe des résistances croisées avec d'autres antibiotiques glycopeptidiques tels que la téicoplanine. Le développement secondaire d'une résistance en cours de traitement est rare.

Synergisme

La combinaison de vancomycine et d'un antibiotique de type aminoglycoside a un effet synergique contre de nombreuses souches de Staphylococcus aureus , de streptocoques du groupe D non-entérocoques, d'entérocoques et de streptocoques du groupe Viridans . La combinaison de vancomycine et de céphalosporine a un effet synergique contre certaines souches de Staphylococcus epidermidis résistantes à l'oxacilline, et la combinaison de vancomycine et de rifampicine a un effet synergique contre Staphylococcus epidermidis et un effet synergique partiel contre certaines souches de Staphylococcus aureus .

Étant donné que la vancomycine combinée à la céphalosporine peut aussi avoir un effet antagoniste contre certaines souches de Staphylococcus epidermidis et, combinée à la rifampicine, contre certaines souches de Staphylococcus aureus , il est utile de faire un test préalable de synergisme.

Des spécimens de cultures bactériennes doivent être obtenus afin d'isoler et d'identifier les organismes en cause et afin de déterminer leur sensibilité à la vancomycine.

Concentrations critiques

Les critères d'interprétation de la CMI (concentration minimale inhibitrice) pour les tests de sensibilité à la vancomycine ont été établis par le Comité européen sur les tests de sensibilité aux antimicrobiens (EUCAST) et sont énumérés ci-dessous : https://www.ema.europa.eu/documents/other/minimum-inhibitory-concentration-mic-breakpoints_en.xlsx .

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographique et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’'information sur la résistance locale, notamment pour le traitement d'infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable de disposer d’un avis spécialisé principalement lorsque l’intérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale. Cette information donne une orientation sur la probabilité qu'un micro-organisme soit sensible à la vancomycine.

Espèces habituellement sensibles
Gram positif
Enterococcus faecalis
Staphylococcus aureus
Staphylococcus aureus résistant à la méticiline
Staphylocoques coagulase négative
Streptococcus spp.
Streptococcus pneumoniae
Enteroccocus spp.
Staphylococcus spp.
Espèces anaérobies
Clostridium spp. à l’exception de Clostridium innocuum
Eubacterium spp.
Peptostreptococcus spp.
Espèces pour lesquelles la résistance acquise peut être un problème
Enterococcus faecium
Espèces à résistance inhérente
Toutes les bactéries à gram négatif
Les espèces aérobies à Gram positif
Erysipelothrix rhusiopathiae
Heterofermentative Lactobacillus
Leuconostoc spp
Pediococcus spp
Les espèces anaérobies
Clostridium innocuum
L’apparition de résistance à la vancomycine varie d’un hôpital à un autre et un laboratoire microbiologique peut être contacté pour toute information pertinente.

Molécules de la même classe ATC (J01XA)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
VancomycineJ01XA013 non liste 2025 27
TeicoplanineJ01XA021 non 25

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Vancomycine figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Vancomycin) : Watch group antibiotics.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : J01XA01