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TERALITHE

Lithium carbonate

Remboursable CNAM Tableau C Grossesse : Voir le texte

Laboratoire
LABORATOIRES DELBERT
Classe
Systeme nerveux, psycholeptiques
Prix public
de 3,237 DT à 5,240 DT
Code ATC
N05AN01

Présentations, prix et reste à charge

DosageFormePrésentationPrix publicCNAMReste à chargePrix / unitéCatégorieStatutCode PCT
250mgCompBt 100 3,237 DT 98.86 % 0,037 DT 0,032 DT Essentiel Princeps · Tab. C 101682
250mgComp SecBt 100 5,240 DT 61.07 % 2,040 DT 0,052 DT essentiel 106616

Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.

Coût d'un traitement

Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.

Indication (AMM tunisienne)

Prévention des rechutes de psychoses maniaco-depressives et des états schiso-affectifs intermittents. Traitement curatif des états d'excitation maniaque ou hypomaniaque.

Source : fiche produit DPM (dpm.tn).

Notice (RCP)

Texte officiel du RCP de TERALITHE 250 mg, comprimé sécable (LABORATOIRES DELBERT, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original.

Indications thérapeutiques
  • Prévention des rechutes des troubles bipolaires et des états schizo-affectifs intermittents.
  • Traitement curatif des états d'excitation maniaque ou hypomaniaque.
Posologie et mode d'administration

La posologie doit être individualisée pour chaque malade selon les concentrations sanguines et la réponse clinique. Les doses nécessaires pour maintenir une lithiémie active varient selon les individus.

Il faut la stabiliser au plus faible taux efficace.

Concentration plasmatique minimale efficace recommandée (C min .) :

La lithiémie minimale efficace recommandée est de 0,5 à 0,8 mEq/l, quelle que soit la forme pharmaceutique administrée (forme à libération immédiate ou à libération prolongée).

Horaire de la concentration minimale efficace (T min .)

Cet horaire diffère selon la forme pharmaceutique administrée.

Avec TERALITHE 250 mg, comprimé (forme à libération immédiate), la concentration plasmatique minimale efficace se situe le matin , c'est-à-dire 12 heures après la dernière prise de la veille au soir, et juste avant la première prise du jour (tandis que cette concentration minimale efficace se situe le soir avec la forme à libération prolongée).

Horaire du dosage et niveau de la lithiémie de contrôle

Sous traitement par TERALITHE 250 mg comprimé, les contrôles de lithiémie effectués le matin déterminent la concentration minimale efficace , comprise entre 0,5 et 0,8 mEq/l (tandis qu'avec TERALITHE LP 400 mg, forme à libération prolongée, ce sont les contrôles du soir qui déterminent la concentration minimale efficace, ceux du matin déterminent la concentration intermédiaire).

En résumé :

HORAIRES DE DOSAGES
FORMES PHARMACEUTIQUESle matin (12 heures après la prise)le soir (24 heures après la prise)
TERALITHE 250 mg comprimé sécable0,5 à 0,8 mEq/l conc. minimale efficace
TERALITHE LP 400 mg comprimé sécable0,8 à 1,2 mEq/l conc. à la 12 ème heure0,5 à 0,8 mEq/l conc. minimale efficace

Les doses nécessaires pour maintenir la lithiémie entre 0,5 et 0,8 mEq/l (ou mmol/l) varient selon les individus.

A titre indicatif :

  • la posologie initiale avec TERALITHE 250 mg comprimé forme à libération immédiate est de 10 à 20 mEq de lithium par jour, soit 2 à 3 comprimés répartis en 3 prises au cours des repas. Le médicament doit être pris au cours des repas pour tenir compte des données actuelles sur la chronobiologie du lithium, la dose la plus élevée devant être administrée le soir. La posologie ultérieure sera adaptée à partir des lithiémies matinales déterminées 2 fois par semaine au début.
  • Un tableau de correspondances posologiques est présenté pour la substitution de traitement entre TERALITHE 250 mg, comprimé et TERALITHE LP 400 mg :
POSOLOGIE QUOTIDIENNE DE TERALITHE 250 mg FORME A LIBERATION IMMEDIATETRAITEMENT PAR LA FORME A LIBERATION PROLONGEE TERALITHE LP 400 mg EN PRISE VESPERALE UNIQUE A 20 H
500 mg (2 cp)600 mg (1,5 cp)
625 mg (2,5 cp)800 mg (2 cp)
750 mg (3 cp)800 mg (2 cp) ou 1000 mg (2,5 cp) *
875 mg (3,5 cp)1000 mg (2,5 cp)
1000 mg (4 cp)1200 mg (3 cp)
1125 mg (4,5 cp)1200 mg (3 cp) ou 1400 mg (3,5 cp) *
1250 mg (5 cp)1400 mg (3,5 cp)

*En fonction de la lithiémie obtenue avec TERALITHE 250 mg, comprimé (forme à libération immédiate).

Quelle que soit la forme pharmaceutique utilisée :

  • En cas de taux sériques insuffisants, la dose est augmentée par palier d'un demi-comprimé.
  • Une fois la lithiémie efficace atteinte, les dosages sanguins sont effectués toutes les semaines pendant le premier mois, puis tous les mois pendant le premier trimestre, puis tous les deux mois.

Population pédiatrique : L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez l’enfant.

Sujet âgé : Chez le sujet âgé, les posologies initiales et d'entretien doivent être plus basses et augmentées plus progressivement.

Contre indications
  • Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Allaitement (voir rubrique 4.6).
  • Insuffisance rénale en cas d'impossibilité d'exercer une surveillance très stricte et très régulière de la lithiémie et de la créatinine plasmatique.
  • Insuffisance cardiaque.
  • Maladie d’Addison.
  • Syndrome de Brugada ou antécédent familial de syndrome de Brugada.
  • chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cœliaque).
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en gardes spéciales

En cas d'insuffisance rénale préexistante, avant toute prescription de TERALITHE, l'évaluation du rapport bénéfice/risque fera l'objet d'une concertation entre le psychiatre et le néphrologue (voir rubrique 4.3).

En cas d'apparition d'une insuffisance rénale, le contrôle de la lithiémie et de la créatinine plasmatique avec calcul de la clairance de la créatinine devra être plus fréquent. En cas d'aggravation rapide et/ou d'une clairance de la créatinine ≤ 40 ml/min, l'arrêt du lithium doit être envisagé après concertation entre le psychiatre et le néphrologue.

Sont susceptibles d'entraîner un surdosage, en raison du risque de réabsorption tubulaire accrue (voir rubrique 4.9) :

  • les régimes désodés et de façon générale toutes déplétions hydrosodées,
  • l'insuffisance rénale,
  • l'association avec les médicaments pouvant augmenter la lithiémie (voir rubrique 4.5).

Tumeurs rénales : des cas de microkystes, oncocytomes et carcinomes rénaux des tubes collecteurs ont été signalés chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère ayant reçu du lithium pendant plus de 10 ans (voir rubrique 4.8).

La prise concomitante de ce médicament avec les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, les AINS, la carbamazépine, les diurétiques de l’anse et thiazidiques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les corticoïdes, est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Amidon de blé (contenant du gluten)

Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de l’amidon de blé) et est donc peu susceptible d’entraîner des problèmes en cas de maladie cœliaque.

Un comprimé ne contient pas plus de 6,79 microgrammes de gluten.

Les patients avec une allergie au blé (différente de la maladie cœliaque), ne doivent pas prendre ce médicament (voir rubrique 4.3).

Précautions d'emploi

Examens à pratiquer avant le traitement :

  • Mesure de la fonction rénale (créatininémie et clairance de la créatinine estimée par la formule de Cockroft et Gault) et de la calcémie et recherche d'une protéinurie.
  • A l'instauration du traitement on s'assurera que la femme en âge de procréer n'est pas enceinte et on instaurera une méthode de contraception efficace avant la mise sous traitement (voir rubrique 4.6).
  • Ionogramme sanguin, numération et formule sanguine.
  • Examen cardiaque : le lithium entraîne des modifications de repolarisation surtout aux fortes doses ou en cas de surdosage. Il doit être utilisé avec précaution, et après avis spécialisé chez les sujets ayant des troubles du rythme paroxystiques ou chroniques. Le lithium est susceptible d’allonger l’intervalle QT. Ce traitement doit être évité chez les patients présentant des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT (tels qu’allongement de l’intervalle QT, bradycardie, hypokaliémie).
  • Thyroïde : dosage de l'hormone thyroïdienne et de la TSH plasmatique (en cas d'hypothyroïdie, elle devra être corrigée avant le début du traitement).
  • Vérification de la glycémie à jeun : en cas de prise de poids un autre contrôle devra être effectué en cours de traitement.
  • EEG : risque de perturbation en cas d'atteinte du seuil épileptique ou d'antécédents comitiaux.

Au cours du traitement :

  • Réaliser des contrôles réguliers de la créatinémie et de la calcémie.
  • Surveiller régulièrement la fonction cardiaque (surveillance ECG).
  • Surveiller régulièrement la fonction thyroïdienne (dosage de la TSH).
  • Assurer le maintien du taux sérique du lithium comme indiqué pour chacune des 2 formes pharmaceutiques (voir rubrique 4.2).
  • Informer le patient que l’apparition de polydipsie et/ou de polyurie, doit motiver une consultation. Dans ces cas, l’ionogramme et la fonction rénale seront surveillés.
  • Equilibre hydro-électrolytique
  • Ne pas modifier les apports sodés.
  • En cas de modification des apports sodés (troubles digestifs, restriction sodée, syndrome fébrile, …) surveiller la lithiémie de manière rapprochée.
  • Une surveillance doit être réalisée pour s’assurer que la prise d’aliments et de boissons est normale afin de maintenir l’équilibre hydro-électrolytique.
  • Cela peut être particulièrement important en cas de temps chaud ou sur le lieu de travail.
  • Il est indispensable d'expliquer le principe du traitement au malade car l'équilibration de la lithiémie est impossible sans la régularité des prises et la rigueur des contrôles (voir rubrique 4.2).

Des informations claires sur les symptômes d’intoxication doivent être données au malade traité à long terme par le lithium. Dès le premier signe de toxicité, le patient doit consulter un médecin et la lithiémie doit être contrôlée.

  • Eviter l'absorption de boissons alcoolisées.
  • La prudence est recommandée chez les patients épileptiques ou traités par un médicament abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.8).
  • En cas de céphalées persistantes et/ou de troubles visuels, un bilan ophtalmologique avec fond d'œil s'impose à la recherche d'un œdème papillaire.
  • Syndrome de Brugada
  • Le lithium peut révéler ou aggraver le syndrome de Brugada, une maladie héréditaire des canaux sodiques cardiaques, présentant des anomalies caractéristiques à l’ECG (un bloc de branche droit et une élévation du segment ST dans les dérivations précordiales droites), qui peut entraîner un arrêt cardiaque ou une mort subite. Le lithium ne doit pas être administré chez les patients ayant un syndrome de Brugada connu ou des antécédents familiaux de syndrome de Brugada (voir rubrique 4.3). La prudence est recommandée chez les patients ayant des antécédents familiaux d’arrêt cardiaque ou de mort subite. Chez les patients ayant subi une chirurgie bariatrique, une dose d’entretien inférieure de lithium peut être nécessaire. Les concentrations de lithium doivent être étroitement surveillées en raison du risque de toxicité du lithium jusqu’à la stabilisation du poids.

Patients âgés

Les patients âgés sont particulièrement sensibles à la toxicité du lithium et peuvent présenter des effets indésirables à des concentrations habituellement bien tolérées par des patients plus jeunes. La prudence est également recommandée car l’excrétion du lithium peut être diminuée chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).

Population pédiatrique

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez l’enfant.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Femmes en âge de procréer

Chez la femme en âge de procréer, à l’instauration du traitement, on s’assurera de l’absence de grossesse, de la mise en place d’une contraception efficace et la patiente devra être informée du potentiel tératogène du lithium. L’absence de grossesse sera vérifiée régulièrement.

Grossesse

Une augmentation du taux global des malformations a été observée chez des enfants exposés in utero au lithium. Les malformations observées sont principalement cardiaques dont la maladie d’Ebstein. En raison des limites des études et de leurs résultats parfois discordants, le risque global de malformations ne peut être quantifié précisément, mais serait de l’ordre de 3-4 fois celui observé dans la population générale qui est d'approximativement 2-3 %.

Chez une patiente traitée au lithium souhaitant un enfant, il est conseillé de réaliser une consultation pré-conceptionnelle.

Le traitement au lithium ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, en particulier au cours des 9 premières semaines d’aménorrhée (fin de l’organogénèse cardiaque), à moins qu'il ne soit jugé essentiel pour la santé de la mère.

L’arrêt du lithium devra être progressif :

  • dans le cas d’une grossesse planifiée, il est préférable de procéder à un arrêt du lithium sur une période d’au moins 3 mois.
  • en cas de grossesse débutée sous traitement, il est préférable de procéder à un arrêt du lithium sur une dizaine de jours. Compte tenu de la demi-vie du lithium, la dernière prise doit intervenir 5 jours avant le début de l’organogenèse cardiaque, c’est à dire avant le 16 ème jour post-conceptionnel (4 semaines d’aménorrhée et 2 jours). Une exposition au cours des 2 premiers mois de grossesse nécessite la réalisation d’une échocardiographie à la recherche d’éventuelles malformations.

Si après avis du prescripteur, l’interruption du lithium risque de compromettre l’équilibre maternel, la poursuite du lithium est possible sous réserve d’une surveillance comprenant :

  • Echocardiographie en cas d’exposition au cours des 2 premiers mois de grossesse, à la recherche d’éventuelles malformations,
  • Contrôle accru des lithiémies maternelles tout au long de la grossesse et en particulier au troisième trimestre,
  • Maintien des lithiémies efficaces les plus basses possibles,
  • Surveillance d’une éventuelle déshydratation liée à des vomissements,
  • Surveillance du volume du liquide amniotique (cas d’hydramnios et diabète fœtal insipide rapportés).

Dans le post-partum, il est souhaitable de réajuster rapidement la posologie maternelle, en fonction des posologies efficaces, antérieures à la grossesse, tout en surveillant la lithiémie.

Surveillance du nouveau-né :

Les lithiémies maternelles et néo-natales sont proches.

Les nouveau- nés peuvent montrer des signes de toxicité au lithium.

Des troubles néo-nataux réversibles ont été rapportés, notamment cardiaques, rénaux, thyroïdiens et neurologiques (hypotonie, léthargie, diminution des réflexes archaïques en particulier du réflexe de succion). Une surveillance adaptée du nouveau-né sera mise en place. On peut s’aider d’une lithiémie au sang du cordon.

Allaitement

L'allaitement est contre-indiqué en raison d'un passage du lithium dans le lait maternel et d'effets rapportés chez les nouveau-nés allaités (hypotonie, hypothermie, cyanose).

Fertilité

Des études chez des rats exposés au lithium ont montré une altération de la fertilité mâle (voir rubrique 5.3). Des études in vitro et des cas rapportés chez l'homme traité par le lithium suggèrent un effet sur la qualité du sperme. Le lithium pourrait aussi avoir un impact sur la fertilité humaine.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont habituellement réversibles avec une diminution de la dose ou à l'arrêt du traitement.

Les signes les plus fréquents d'un risque de surdosage : nausées, tremblements, soif et troubles de l'équilibre. En cas d'apparition de ces signes, il est nécessaire de surveiller la lithiémie et d'adapter le traitement.

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Hyperleucocytose avec hyperneutrophilie et lymphocytopénie.

Affections endocriniennes

  • Goitre isolé (euthyroïdie) ou associé à une hypothyroïdie (parfois hyperthyroïdie).
  • hypercalcémie (fréquence : très fréquente), hyperparathyroïdisme, adénome parathyroïdien, hyperplasie parathyroïdienne (fréquence indéterminée) : cette dernière peut être liée à un adénome.

Investigations

  • Prise de poids,
  • Hypermagnésémie.

Affections du système nerveux

  • Tremblements, notamment tremblements des mains, sédation, léthargie, obnubilation, confusion, délire, nystagmus, vertiges, états convulsifs (voir rubriques 4.4 et 4.5), rarement syndrome sérotoninergique (en association), hypertension intracrânienne bénigne, troubles extrapyramidaux, encéphalopathie, syndrome cérébelleux (habituellement réversible). Ces symptômes peuvent entraîner une chute.
  • Une neuropathie périphérique peut survenir lors de traitement prolongé et est habituellement réversible à l’arrêt du traitement.

Affections cardiaques

  • Arythmies cardiaques principalement bradycardie, bloc sino-auriculaire, modifications de l’ECG telles que anomalies du segment ST avec onde T aplatie, voire négative en dehors de tout surdosage et ne nécessitant pas l'interruption de la lithiothérapie et allongement de l’intervalle QT, bloc auriculo-ventriculaire, parfois complet, notamment lors de surdosage, cardiomyopathie. Une dégénérescence myofibrillaire cardiaque avec infiltrat interstitiel lymphocytaire a été décrite.
  • Fréquence indéterminée : Syndrome de Brugada (révélation/aggravation)

Affections gastro-intestinales

  • Nausées, vomissements, diarrhée, dysgueusie.

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

  • Acnés ou éruptions acnéiformes, aggravations ou déclenchements de psoriasis ou d'éruptions psoriasiformes, alopécie, réaction lichénoïde médicamenteuse.
  • Fréquence indéterminée : Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)

Affections oculaires

  • Irritation oculaire (réversible dans la plupart des cas) ; gonflement du disque optique avec augmentation de la pression intracrânienne (œdème papillaire) pouvant entraîner des troubles de la vue (généralement réversibles) ; exophtalmie (pas toujours associée avec des troubles thyroïdiens).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Hypotonie musculaire, rhabdomyolyse.

Affections du rein et des voies urinaires

  • Soif et polyurie (voir rubrique 4.4),
  • Possibilité de diabète insipide néphrogénique et de syndrome néphrotique (voir rubrique 4.4).
  • Insuffisance rénale par néphropathie tubulo-interstitielle chronique lors de traitements prolongés pouvant évoluer vers une atteinte rénale irréversible et conduire à l’insuffisance rénale terminale malgré l’arrêt du lithium.
  • Fréquence indéterminée : microkystes, oncocytome et carcinome rénal des tubes collecteurs (lors d’une thérapie à long terme) (voir rubrique 4.4).

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Œdème périphérique.
  • Urticaire et angiooedème liés à la présence de certains excipients.
  • Affections des organes de reproduction et du sein :
  • Dysfonction sexuelle.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr .

Surdosage

Les signes les plus courants en cas de surdosage sont les suivants : encéphalopathie, syndrome cérébelleux avec des symptômes tels que faiblesse musculaire, manque de coordination, somnolence, vertiges, ataxie, nystagmus, tremblements, troubles de la vigilance, hyperréflexie, convulsions, coma, troubles digestifs, modifications électrocardiographiques : arythmie, bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l’intervalle QT.

Une déshydratation, avec troubles électrolytiques et insuffisance rénale peut être observée, notamment au décours des surdosages massifs.

En cas de surdosage, l’hospitalisation est nécessaire. Un traitement d’appoint, incluant la correction du déséquilibre hydro-électrolytique, doit être mis en place, si nécessaire.

Les diurétiques ne doivent pas être utilisés (voir rubrique 4.5).

Dans certains cas de surdosage avec insuffisance rénale ou d’intoxication grave (par exemple avec coma), le recours à l’épuration extrarénale pourra être nécessaire.

Compte tenu de la pharmacocinétique du produit, une surveillance prolongée est recommandée, ainsi l’hémodialyse doit être continuée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lithium dans le sang ou dans le dialysat. Les lithiémies doivent être surveillées pour prendre en compte une possible remontée des concentrations sériques de lithium dû à son accumulation intracellulaire.

Interactions décrites dans le RCP

Associations déconseillées

+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II : azilsartan, candesartan, cilexetil, eprosartan, irbesartan, losartan, olmesartan, telmisartan, valsartan

Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Si l'usage d'un antagoniste de l’angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (A.I.N.S.) et, par extrapolation, tous les A.I.N.S. incluant les inhibiteurs de la Cox-2, sauf les salicylés (voie générale)

Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l’excrétion rénale du lithium).

Si l’association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithiémie et adapter la posologie du lithium pendant l’association et après l’arrêt de l’AINS.

+ Carbamazépine

Risque de neurotoxicité se manifestant par des troubles cérébelleux, confusion, somnolence, ataxie. Ces troubles sont réversibles à l'arrêt du traitement par le lithium.

+ Diurétiques de l’anse et diurétiques thiazidiques et apparentés

Augmentation de la lithiémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie du lithium.

+ Autres médicaments modifiant l’équilibre hydro-électrolytique tels que les corticostéroïdes

Augmentation de la lithiémie (diminution de l’excrétion urinaire du lithium). Si l’association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie de lithium.

+ Inhibiteurs de l'enzyme de convention (IEC)

Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Si l’usage d’un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie du lithium.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Calcitonine

Risque de baisse de l’efficacité du lithium par augmentation de son élimination rénale par la calcitonine. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

+ Mannitol, glycérol, acétazolamide

Diminution de la lithiémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique. Surveillance stricte de la lithiémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

+ Théophylline

Diminution de la lithiémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique. Surveillance stricte de la lithiémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

+ Topiramate

Chez des volontaires sains, une diminution (18 % de l’ASC) de l’exposition systémique au lithium a été observée au cours de l’administration concomitante de topiramate 200 mg/jour. Chez des patients présentant un trouble bipolaire, les paramètres pharmacocinétiques du lithium n’ont pas été modifiés au cours du traitement par topiramate aux doses de 200 mg/jour ; cependant, une augmentation de l’exposition systémique (26 % de l’ASC) a été observée après administration de topiramate à des doses allant jusqu’à 600 mg/jour. Des cas de toxicité du lithium ont été signalés lors d’une administration conjointe avec le topiramate. Les concentrations de lithium doivent être étroitement surveillées en cas d’administration concomitante avec le topiramate.

+ Bicarbonate de sodium, chlorure de sodium

Risque de baisse de l’efficacité du lithium par augmentation de son élimination rénale par les sels de sodium. Eviter les surcharges sodées et tenir compte de la présence de sodium dans certains médicaments comme les antiacides.

+ Neuroleptiques

Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques pouvant être fatal ou d’une intoxication au lithium. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

+ Méthyldopa

Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lithium.

+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, dapoxetine, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

+ Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés)

Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium). Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

+ Métronidazole

Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium. Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.

+ Empagliflozine et Dapagliflozine

Peut entrainer une augmentation de l’excrétion rénale du lithium et une diminution des concentrations sanguines de lithium. Un contrôle de la concentration sérique de lithium doit être effectué de manière plus fréquente après instauration du traitement et en cas de modification de posologie par le médecin à l’origine de la prescription de lithium.

Associations à prendre en compte

+ Caféine

En cas d’arrêt brutal de la consommation de café ou médicaments contenant de la caféine, risque d’augmentation de la lithémie.

+ Orlistat

Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement par orlistat.

*Syndrome sérotoninergique :

Certains surdosages ou certains médicaments (lithium) peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l’arrêt immédiat du traitement.

Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation voire entraîner le décès.

Ces symptômes peuvent être d'ordre :

  • psychiques (agitation, confusion, hypomanie),
  • moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
  • végétatifs (hypo- ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma),
  • digestifs (diarrhée).

Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.

Conduite et utilisation de machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs et les utilisateurs de machines, sur les risques de sédation, léthargie, obnubilation, tremblement des mains, états convulsifs et vertiges liés à la prise de ce médicament.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antipsychotique. Lithium, code ATC : N05AN01

(N : Système nerveux central).

Normothymique ou régulateur de l'humeur.

Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Les ions lithium sont rapidement absorbés au niveau du tractus gastro-intestinal.

L'équilibre est atteint entre le 5 ème et le 8 ème jour.

Avec TERALITHE 250 mg la concentration plasmatique est atteinte en 2 à 4 heures après l'administration orale.

En prise unique la biodisponibilité de la forme à libération immédiate est plus élevée de 20 à 30 % par rapport à celle de la forme LP.

En prise réitérée, à l'état d'équilibre, la biodisponibilité des 2 formes est équivalente.

Distribution

Le lithium présente un volume de distribution peu élevé (0,8 l/kg en moyenne).

Le lithium passe dans le placenta et dans le lait maternel.

Demi-vie plasmatique

La demi-vie plasmatique est d'environ 24 heures.

Métabolisme et excrétion

La voie prédominante d'excrétion est le rein (90%).

La clairance totale représente environ 20% du débit de filtration glomérulaire.

La clairance rénale du lithium est constante pour un individu donné, de même que le rapport lithium salivaire/lithium plasmatique. La compétition entre les ions lithium et sodium lors de la réabsorption au niveau du tubule proximal explique que de grandes variations dans l'élimination du sodium perturbent la lithiémie (voir rubrique 4.3).

Le lithium est hémodialysable.

Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence TERALITHE 250 mg, comprimé sécable (CIS 62124478).

Interactions médicamenteuses

80 interactions connues pour Lithium carbonate. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.

Association déconseillée 37
Acide mefenamique · ex. FENDOL, INFLAMYL FORT, FENAMYL, MEFALGIC, MEFENAL, INFLAMYL

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Acide niflumique · ex. NIFLUMIC, INFLOCINE Enf Supp, NIFLURIL, INFLOCINE Ad Supp, NIFLUDERM, INFLOCINE

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Acide tiaprofenique · ex. TIAPRAM, FLANID, TIAGAM, BI-TIAPRAM, INFLAGAM, SURGAM

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Altizide · ex. ALDACTAZINE

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Candesartan hydrochlorothiazide · ex. PRESSCAND PLUS, ARALEAD PLUS, ETIKEN, BLOPRESS 8 PLUS, HYTACAND, BLOPRESS 16 PLUS

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Candesartan cilexetil · ex. PRESSCAND, MONO-ETIKEN, ARALEAD, ATACAND, BLOPRESS, UNISIA

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Captopril · ex. CAPTO-PRIL ALLIANCE, CONVERTAL, HYPOTENSYL, CAPOCARD, TENSOPRIL, CAPRIL

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Risque de neurotoxicité se manifestant par des troubles cérébelleux, confusion, somnolence, ataxie. Ces troubles sont réversibles à l'arrêt du traitement par le lithium.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Celecoxib · ex. X-BACK, X-BACK 200, COXIBREX, ADYBREX, INFLACOX, INICOX 2

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Chlortalidone · ex. TENORETIC

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Dexketoprofene · ex. ENANTYUM, ENANTYUM Glés.

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Diclofenac · ex. VOTREX, DICLOFEN, VOLTARENE, DICLOGESIC, DICLOREUM, VOTRIL

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Enalapril · ex. ENAPRIL, ANGIOTEC, HYPRIL, ANGIOZIDE, ZANEXTRA

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Flurbiprofene · ex. PRODYS, ANTAFEN, FLUROFEN, ANTADINE, DYSFEN

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Furosemide · ex. LASICARE, FUROSEMIDE, LASILIX, ANSEMID, LASILIX RETARD, FURANS 20

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Hydrochlorothiazide · ex. EXFORGE HCT, DUOFOR PLUS, ECAZIDE, ACTOZID, CO-TENSOPRYL, CAPTOZID

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ibuprofène · ex. GELUFENE, IBUCARE 200, NOVAFEN, IBUPRANE, DOLVEN, CYCLOFF

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Indapamide · ex. DELAPRIDE, BI-THERAPRIL, BIPRETERAX, TRIPLIXAM, FLUPAMIDE, ADEX

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Indometacine · ex. TENDINYL, INDOPAL, METHACIN, INDOMETACINE I, TENDINYL Supp Bt10, INDOCINE

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Irbesartan · ex. IRBEGEN, IRBEXTRA, IRBESAR, IRBY, IRIVEL, APROZAR

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ketoprofene · ex. KETALGIC 50, KETOFEN, PROFENID, BI-PROFENID, KETOMED IM, PROFENID IM

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Losartan · ex. MEDZAR, LOSARTAN WINTHROP, ZARTAN, LOSAR, MEDZAR com, MEDZAR FORT

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Meloxicam · ex. MOVEN, OXIMAL, OXIMAL 15 MG, MOBIC, XICALM

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Methyclothiazide · ex. ISOBAR

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Morniflumate · ex. NIFLUMIC (Morniflumate)

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Naproxene · ex. NIPRAL 275, APRANAX, NIPRAL 550, APRANAX Supp, NOXEN

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Olmesartan · ex. OLMESARTAN MEDOXOMIL & AMLODIPINE/GENEPHARM, SEVIKAR, OLMECARD, OLMETEC, OLMECARD PLUS, CO-OLMETEC

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Parecoxib · ex. DYNASTAT

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Perindopril · ex. COSIMPREL, CARDOSYL, THERAPRIL, COVERSYL, BI-THERAPRIL, BIPRETERAX

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Piroxicam · ex. CYCLODEX, FELDENE DISPERSIBLE, PIROXEN DISPERSIBLE, ARTHROSYL, INFLACED, ROXAM

Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Quinapril · ex. ACUILIX, ACUITEL, ACUITEL 5

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ramipril · ex. RAMIPRIL WINTHROP, PREVENSYL, TRIATEC, RAPRIL, TRITAZIDE, CORAPRIL

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Telmisartan · ex. MICARDIS, TELMISARTAN MYLAN, TELMYCOR, TWYNSTA, TELMYCOR-AM, TELMYCOR PLUS

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Trandolapril · ex. ODRIK

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Valsartan · ex. EXFORGE, VALUE PLUS, NEAFORGE, TENSIOVALS DUO, DUOFOR, AMLOVAR

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Valsartan / hydrochlorothiazide · ex. RETAZID, BIVAL, DIOSTAR-PLUS, COTAREG, CO-VALSARTAN

Si l'usage d'un antagoniste de l'angiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Zofenopril · ex. ZANTIPRES, ZANTIPRIDE

Si l'usage d'un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 35
Acetazolamide · ex. DIAMOX, ACETAZOLAMIDE

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Diminution de la lithémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Amiloride · ex. AMURETIC

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Amisulpride · ex. SOLARID 100, ZOFRID, ZOLEN, SOLIAN, AMIPRIDE 200, SOLARID

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Aripiprazole · ex. ABILIFY, TROBIPOL, ABILICARE

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Citalopram · ex. CELOPRAM

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Clozapine · ex. CLOZAREM, LEPONEX, LEPONEX 100, LEPONEX 25

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Dapoxetine · ex. DOXENDA, DAPOX, PRILIGY

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Escitalopram · ex. SEROPLEX, MEDIPREX, ESOPREX, CIBRAMINE 10, ESCITAPUR, RETABLISS

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluoxetine · ex. DINALEXIN, PROZAC, SEROTYL gélu., ANXETIN, DINALEXIN gélu., SEROTYL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluphenazine · ex. FLUPHENAZINE

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluvoxamine · ex. FLOXYFRAL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Glycerol · ex. DEXERYL, GLYSS NOURRISSONS (Glycerol)

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Diminution de la lithémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Haloperidol · ex. HALDOL, HALIDOL, NEURODOL FAIBLE Gttes, HALDOL Gttes, NEURODOL Gttes, HALIDOL /ML GTTES.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Levomepromazine · ex. LEVOMEPROMAZINE, NOZINAN, LEVOMEPROMAZINE 25, NOZINAN 4%

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Mannitol · ex. MANNITOL, MANNITOL BIOSEDRA

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Diminution de la lithémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Methyldopa · ex. METHYLDOPA TERIAK, DOPANORE

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Metoclopramide · ex. PRIMPERAN, PRAMIDYL 10, DOPERAN, PRAMIDYL Per Os, PRADIS, PRADIS FORT Gttes

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Metronidazole · ex. NIDAZOL, METROGYL, PROTOGYL, TAMIZOL, FLAGYL, FLAMET

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Olanzapine · ex. OROZA 5, VAINCOR, POLAR, PRANZA, OLANZA, OLANZA 5

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Paroxetine · ex. PAROXINE, PAREXAT, DEPROXYL, DEROXAT, HUMOXAT, DIVARIUS

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pimozide · ex. ORAP

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pipamperone · ex. DIPIPERON

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Pipotiazine · ex. PIPORTIL Gttes

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Promethazine · ex. PROMETHAZINE

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Propericiazine · ex. NEULEPTIL Gttes., NEULEPTIL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Quetiapine · ex. QUETAP 50, QUETAP, SEROQUEL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Risperidone · ex. RISDONE 2, RESPIROX, RISPERIDONE- TERIAK, RAXIDONE, RISPERIDONE, RISPERDAL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sertraline · ex. SERVAL, SERTRALINE SANOFI, ZOLIT, SOLOTIK, ZOLOFT, NETRAL 50

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sodium · ex. PICOPREP, AMUCHINA (Sodium), APYROSIS (Sodium + Sodium), BICARBONATE MONOSODIQUE, CALMATUX NOURRISSONS (Vitamine c + Camphosulfonate + Sodium), CHLORURE DE SODIUM

Eviter les surcharges sodées et tenir compte de la présence de sodium dans certains médicaments comme les antiacides. Risque de baisse de l’efficacité du lithium par augmentation de son élimination rénale par les sels de sodium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Spironolactone · ex. NORACTONE, ALDACTONE, ALDACTAZINE, ALDALIX

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sulpiride · ex. SINAPRID, DOGMATIL FORT, DOPRID 50, SULPIRIL, DOGMACARE, DOGMATIL gélu.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Theophylline · ex. BRONCHOFYLLINE, DILATRANE, THEOPHYLLINE, BRONCHOFYLINE

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Diminution de la lithémie avec risque de baisse de l’efficacité thérapeutique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tiapride · ex. TIAPRIDAL

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d’apparition de signes neuropsychiques évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques ou d’une intoxication au lithium.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Triamterene · ex. ISOBAR

Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium. Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion urinaire du lithium).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 8
Amitriptyline · ex. AMYTRIL, LAROXYL Gtte

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cafeine · ex. CAFENOL, GYNERGENE CAFEINE, ADOLINE FORT, PANADOL EXTRA, STOPALGIC EXTRA, ALGIDOL EXTRA

En cas d’arrêt brutal de la consommation de café ou de médicaments contenant de la caféine, risque d’augmentation de la lithémie.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Clomipramine · ex. ANAFRANIL, CLOMIPRAMINE MERCK, CLOMIPRAMINE (CHLORHYDRATE) MYLAN

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Linezolide · ex. ZYVOXID

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pethidine · ex. PETHIDINE

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tramadol · ex. ASTRADOL L, TRAMAL RETARD, ASTRADOL /ml gttes., TRAMAL /ml gttes, ASTRADOL, LATIFEX 50

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Trimipramine · ex. SURMONTIL, SURMONTIL Gttes.

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Venlafaxine · ex. TEDEMA, ZENEXOR, TEDEMA Geule, EFFEXOR, EFEXOR, EFEXOR. XL

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Grossesse Voir le texte

Traitement psychotrope et grossesse : les points clés Prescription de lithium chez la femme en âge de procréer S’assurer qu’il n’y a pas de grossesse en cours.

L’utilisation d’une contraception est souhaitable. Informer la patiente des effets du lithium en cas de grossesse (cf. Etat des connaissances).

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Prévoir une consultation préconceptionnelle pour : Reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd, Réévaluer la stratégie thérapeutique, car on préférera si possible dans la perspective d’une grossesse, et avec l’accord du prescripteur :

soit recourir à un autre traitement thymorégulateur , soit arrêter le lithium du diagnostic le plus précoce possible de la grossesse (à 4 SA au plus tard)

jusqu’à la fin de l’organogenèse cardiaque (50ème jour post-conception), pour éviter une éventuelle malformation cardiaque liée au lithium (cf. Etat des connaissances).

Si après avis spécialisé, l’interruption du lithium du diagnostic le plus précoce possible de la grossesse (à 4 SA au plus tard)

jusqu’à la fin de l’organogenèse cardiaque (50ème jour post-conception) est difficile car elle risque de compromettre l’équilibre maternel, la poursuite du traitement est possible à la dose minimum efficace (cf. Etat des connaissances), et sous réserve d’une surveillance prénatale adaptée (cf. « Traiter une femme enceinte »).

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Avant 10 semaines d’aménorrhée (SA) (période d’organogenèse) :

Informer la patiente enceinte des effets décrits avec le lithium (cf. Etat des connaissances).

La surveillance prénatale sera principalement orientée sur le cœur fœtal.

Une suspension du traitement est souhaitable jusqu’à 10 SA révolues en raison du risque malformatif décrit avec le lithium.

En l’absence d’alternative, ce qui doit être évalué par un spécialiste, le lithium pourra être poursuivi à la dose minimum efficace pendant la période d’organogenèse cardiaque (J21-J50 post conception) (cf. Etat des connaissances).

Pour la suite de la grossesse, voir « Traiter une femme enceinte ».

Après 10 SA (après l’organogenèse) : Si la grossesse est découverte après 10 SA, l’arrêt du traitement est inutile pour prévenir l’apparition d’une malformation.

En cas d’exposition au lithium pendant la période à risque de cardiopathie (J21 à J50 post-conception), le diagnostic échographique sera orienté sur le cœur fœtal.

L’avis d’un spécialiste est nécessaire à l’évaluation du bien-fondé de la poursuite du lithium en cours de grossesse.

Si le lithium doit être poursuivi, voir « Traiter une femme enceinte ».

Traiter une femme enceinte

Avant 10 SA (période d’organogenèse) : On préférera si possible un autre thymorégulateur pendant cette période, en raison de l’effet malformatif du lithium sur le cœur fœtal.

En l’absence d’alternative, le lithium sera prescrit à la dose minimum efficace pendant la période d’organogenèse cardiaque (J21-J50 post conception) (cf. Etat des connaissances).

Dans ce contexte, prévoir une surveillance échographique prénatale orientée principalement sur le cœur fœtal.

Si le lithium est poursuivi au-delà de 10 SA, voir ci-dessous les éléments concernant la surveillance maternelle et fœtale.

Après 10 SA (après l’organogenèse) : A ce terme de la grossesse, un effet malformatif du lithium n’est plus attendu Le lithium peut être introduit ou poursuivi à posologie efficace.

La surveillance maternelle et fœtale sera axée sur : les lithiémies maternelles : certaines équipes proposent une lithiémie mensuelle, puis hebdomadaire le dernier mois de grossesse (cf. Etat des connaissances).

le volume du liquide amniotique et la thyroïde fœtale. En cas d’accouchement sous lithium, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).

Si les posologies de lithium ont été augmentées du fait de la grossesse, elles seront rétablies dès l’accouchement au niveau antérieur à la grossesse, sous surveillance de la lithiémie maternelle.

Suivi à long terme des enfants exposés in utero Bien qu’aucun effet particulier n’ait été mis en évidence à ce jour avec le lithium, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.

Si l’une de vos patientes est exposée au lithium en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte .

Source : Le CRAT.

Allaitement Voir le texte

Au vu des données disponibles sur le lithium et l’allaitement (cf. Etat des connaissances):

Un

allaitement exclusif n’est pas souhaitable

en cas de traitement maternel par lithium. Si un

allaitement mixte est entrepris

, pouvant permettre de diminuer l’exposition de l’enfant au lithium via le lait :

On restera vigilant quant à l’état général de l’enfant allaité pendant toute la durée de l’allaitement mixte (prise de poids, sédation, trémulation…)

Une surveillance biologique de l’enfant allaité pourra également être proposée. Certaines équipes préconisent dans ce contexte :

une lithiémie et un bilan de la fonction rénale et thyroïdienne de l’enfant allaité dans les 2 premières semaines de vie puis régulièrement (toutes les 4-12 semaines)

la suspension éventuelle des bilans biologiques chez l’enfant allaité en cas de lithiémie < 0,1 mmol/L, si son état clinique est bon et que les posologies maternelles de lithium ne sont pas augmentées .

En cas de survenue de signes cliniques ou d’anomalies biologiques chez l’enfant allaité, la poursuite de l’allaitement mixte sera réévaluée.

Si l’une de vos patientes est exposée au lithium en cours d’allaitement, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme qui allaite.

Source : Le CRAT.

Notice patient

Version destinée au patient de la notice de TERALITHE 250 mg, comprimé sécable, en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.

Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?

Classe pharmacothérapeutique - Antipsychotique. Lithium, code ATC : N05AN01 (N : Système nerveux central).

TERALITHE 250 mg, comprimé sécable appartient à une famille de médicaments appelés les antipsychotiques. Ce médicament agit au niveau du cerveau.

TERALITHE 250 mg, comprimé sécable est utilisé pour traiter des troubles de l’humeur pouvant être caractérisés entre autres, par un sentiment d’euphorie, une activité et une énergie excessive, une diminution du besoin de sommeil, le fait de parler trop vite avec une accélération des idées et parfois une irritabilité sévère. TERALITHE 250 mg, comprimé sécable est également un régulateur de l’humeur qui prévient la survenue d’états invalidants d’euphorie ou de dépression.

Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?

Ne prenez jamais TERALITHE 250 mg, comprimé sécable dans les cas suivants :

  • Si vous êtes allergique au lithium ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,
  • Si vous allaitez votre enfant,
  • Si vous avez une maladie des reins (insuffisance rénale), sauf si votre médecin a un avis contraire,
  • Insuffisance cardiaque (défaillance du fonctionnement du cœur),
  • Maladie d’Addison (maladie provoquée par le mauvais fonctionnement d’une glande située au-dessus du rein),
  • Si vous êtes allergique au blé (autre que la maladie cœliaque), en raison de la présence d’amidon de blé.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre TERALITHE 250 mg, comprimé sécable si vous :

Souffrez d’une maladie appelée syndrome de Brugada (un syndrome héréditaire qui affecte le cœur), si un membre de votre famille souffre du syndrome de Brugada ou si un arrêt cardiaque ou une mort subite est survenu dans votre famille.

Prenez du Topiramate (servant à traiter l’épilepsie ou la migraine)

Prévoyez, ou avez déjà subi une chirurgie de perte de poids, car une dose inférieure de lithium pourrait être nécessaire. Votre médecin surveillera la concentration de lithium dans votre sang et ajustera votre dose en conséquence.

Ce médicament contient du lithium (250 mg par comprimé). Vous devez en tenir compte si vous suivez un régime sans sel ou pauvre en sel.

En cas de soif excessive ou d’urines abondantes, consulter votre médecin.

Tumeurs rénales : les patients présentant une grave insuffisance rénale qui ont reçu du lithium pendant plus de 10 ans peuvent avoir un risque de développement d’une tumeur rénale bénigne ou maligne (microkystes, oncocytome ou carcinome rénal des tubes collecteurs).

Au cours du traitement, votre médecin vous demandera de faire régulièrement des prises de sang pour doser ce médicament et surveillera également le fonctionnement de vos reins, de votre fonction cardiaque et de votre fonction thyroïdienne.

En cas de maux de tête persistants et/ou troubles de la vue, prévenir votre médecin.

Ce médicament doit être utilisé avec précaution dans les cas suivants :

  • chez les personnes âgées,
  • en cas d’épilepsie,
  • chez les personnes ayant des antécédents familiaux d’arrêt du cœur ou de mort subite.

Enfants

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez l’enfant.

Autres médicaments et TERALITHE 250 mg, comprimé sécable

Sauf avis contraire de votre médecin, vous ne devez pas prendre TERALITHE en même temps que :

  • un médicament pour traiter une maladie du cœur (antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, les diurétiques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, la méthyldopa),
  • un médicament pour diminuer une inflammation, une douleur et/ou une fièvre (les anti-inflammatoires non-stéroïdiens),
  • un médicament pour traiter certains troubles psychiatriques,
  • un médicament pour traiter l’épilepsie (la carbamazépine, le topiramate)
  • un médicament utilisé pour traiter des infections dues à des champignons (le métronidazole),
  • un médicament utilisé dans l’asthme et la bronchite chronique (la théophylline),
  • la caféine,
  • le bicarbonate de sodium,
  • les médicaments utilisés pour traiter la dépression (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine),
  • un médicament utilisé pour traiter des maladies osseuses (la calcitonine),
  • un médicament utilisé pour traiter l’obésité (orlistat),
  • l’acétazolamide,
  • le glycérol, le mannitol,
  • le chlorure de sodium,
  • un médicament utilisé pour traiter certaines inflammations (les corticostéroïdes).
  • un médicament pour traiter le diabète et/ou traiter une maladie du cœur (empagliflozine)

• un médicament pour traiter le diabète et/ou une maladie du cœur et/ou une maladie du rein (dapagliflozine)Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

TERALITHE 250 mg, comprimé sécable avec des aliments, boissons et de l’alcool

Pendant le traitement, vous devez éviter la consommation de boissons contenant de l’alcool.

Grossesse, allaitement et fertilité

Grossesse

En début de traitement et pendant votre traitement, votre médecin s’assurera que vous n’êtes pas enceinte et vous prescrira si besoin une méthode de contraception. Si vous envisagez une grossesse, il est conseillé de réaliser une visite pré-conceptionnelle.

L’utilisation de ce médicament au cours de la grossesse peut entraîner des malformations chez le fœtus, principalement cardiaques. Par conséquent, il ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que votre médecin estime la poursuite nécessaire pour votre santé.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez rapidement votre médecin : lui seul pourra adapter le traitement à votre état.

Si votre médecin estime qu’il n’est pas possible d’arrêter le lithium au cours de votre grossesse une surveillance adaptée devra être mise en place : contrôles sanguins de la concentration en lithium plus fréquents et échocardiographie fœtale à la recherche d’éventuelles malformations pour le futur enfant.

Le nouveau-né devra être surveillé en raison du passage du lithium dans son sang et des effets observés chez des enfants comme par exemple une faiblesse musculaire, somnolence, diminution des réflexes comme celui de la succion.

Allaitement

Si vous prenez ce médicament, vous ne devez pas allaiter votre enfant.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Fertilité

Des études expérimentales ont montré que le lithium réduit la qualité du sperme. Le lithium pourrait aussi avoir un impact sur la fertilité humaine. Si vous souhaitez concevoir un enfant, veuillez consulter votre médecin ou pharmacien.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Dans certains cas, TERALITHE 250 mg, comprimé sécable peut provoquer un manque d’énergie, une baisse de votre vigilance (obnubilation), un tremblement des mains, des convulsions, des vertiges. Si vous ressentez ces effets, vous devez demander l’avis de votre médecin avant de conduire.

TERALITHE 250 mg, comprimé sécable contient du gluten

Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de l’amidon de blé) et est donc peu susceptible d’entraîner des problèmes en cas de maladie cœliaque.

Un comprimé ne contient pas plus de 6,79 microgrammes de gluten.

Si vous avez une allergie au blé (différente de la maladie cœliaque), vous ne devez pas prendre ce médicament (voir rubrique « Ne prenez jamais TERALITHE 250 mg, comprimé sécable »).

Comment le prendre ?

Posologie

Votre médecin vous indiquera la dose à utiliser. Celle-ci sera calculée selon votre situation individuelle. Au cours du traitement, votre médecin vous demandera de faire des prises de sang et pourra modifier la dose selon les résultats de ces analyses.

Mode et voie d’administration

Ce médicament est utilisé par voie orale.

Les comprimés sont à avaler sans les croquer, ni les sucer avec un verre d’eau.

Les comprimés sont sécables, cela signifie que vous pouvez les casser en 2 parts égales.

Fréquence d’administration

Vous devez répartir votre traitement en 3 prises par jour.

Vous devez prendre les comprimés de préférence pendant les repas.

Durée du traitement

Vous ne devez pas arrêter votre traitement sans l’accord de votre médecin.

Si vous avez pris plus de TERALITHE 250 mg, comprimé sécable que vous n’auriez dû

Avertir le médecin en urgence.

Si vous oubliez de prendre TERALITHE 250 mg, comprimé sécable

Demander l'avis de votre médecin.

Si vous arrêtez de prendre TERALITHE 250 mg, comprimé sécable

Sans objet.

Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets suivants peuvent survenir :

Maladie des reins qui peut provoquer un mauvais fonctionnement des reins (insuffisance rénale) pouvant durer dans le temps et s’aggraver.

Fréquence indéterminée : tumeurs rénales bénignes/malignes (microkystes, oncocytome et carcinome rénal des tubes collecteurs) (lors d’une thérapie à long terme) ; éruptions cutanées ou des muqueuses, telles que buccales ou vaginales (réaction lichénoïde médicamenteuse).

Les effets suivants sont les plus fréquents et surviennent lors d’un surdosage :

  • nausées,
  • tremblements,
  • soif,
  • troubles de l’équilibre.

Il est important, dès la survenue de ces signes de toxicité, de consulter le médecin et de contrôler la concentration de lithium dans le sang.

Les effets suivants disparaissent habituellement quand vous arrêterez le traitement ou diminuerez la dose :

  • troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhée, troubles du gout,
  • troubles psychiques : baisse du tonus, manque d’énergie, baisse de la vigilance (obnubilation), confusion, délire,
  • troubles neurologiques : tremblements, vertiges, convulsions, augmentation de la tension à l’intérieur du crâne pouvant entraîner des troubles de la vue et des maux de tête, difficulté pour marcher (syndromes extrapyramidaux), troubles de l’équilibre, de la coordination des mouvements, mouvements involontaires des yeux (nystagmus), faiblesse musculaire, troubles de la parole (syndrome cérébelleux).

Ces symptômes peuvent entraîner un risque de chute.

Une atteinte des nerfs périphériques est possible lors d’un traitement prolongé et est habituellement réversible à l’arrêt du traitement.

  • troubles musculaires : relâchement des muscles, destruction des cellules musculaires (rhabdomyolyse),
  • troubles généraux : prise de poids,
  • troubles de la glande thyroïde,
  • troubles cardiaques : maladie du muscle du cœur, troubles de l’activité électrique du cœur pouvant entraîner un ralentissement des battements du cœur. Ces effets peuvent se manifester après plusieurs années de traitement.
  • Fréquence indéterminée : Révélation et/ou aggravation du syndrome de Brugada (un syndrome héréditaire qui affecte le cœur)
  • troubles oculaires : irritation de l’œil (réversible dans la plupart des cas) ; gonflement du disque optique avec augmentation de la pression intracrânienne (œdème au niveau du nerf optique (œdème papillaire)) pouvant entraîner des troubles de la vue (généralement réversibles) ; yeux exorbités (pas toujours associé avec des troubles thyroïdiens).
  • troubles du sang : modification du nombre des globules blancs,
  • troubles rénaux : soif, augmentation de la quantité des urines avec, parfois, des anomalies de fonctionnement des reins (voir rubrique « Avertissements et précautions »),
  • troubles de la peau et des cheveux : boutons sur la peau, perte des cheveux,
  • Fréquence indéterminée :
  • Hyperparathyroïdisme (lorsque les glandes parathyroïdes produisent trop d’hormone parathyroïdienne, ce qui augmente le taux de calcium dans le sang)
  • Fréquence indéterminée : Augmentation de la taille des glandes parathyroïdes.
  • Fréquence indéterminée : Adénome parathyroïdien (une tumeur non cancéreuse).
  • Très fréquent : quantité excessive de calcium dans le sang,
  • quantité excessive de magnésium dans le sang,
  • gonflement des mains, des chevilles et des pieds (œdème),
  • plaques rouges sur la peau qui démangent (urticaire), brusque gonflement d’un organe, du visage et/ou du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer et mettre en danger le patient (angio-oedème).
  • Éruption cutanée étendue, température corporelle élevée, augmentation des taux d’enzymes hépatiques, anomalies du sang (éosinophilie), hypertrophie des ganglions lymphatiques et atteinte d’autres organes du corps (réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, également appelée DRESS ou syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse). Si vous remarquez l’un des symptômes précédents , vous devez arrêter de prendre TERALITHE 250 mg, comprimé sécable et consulter immédiatement un médecin.
  • Affections des organes de reproduction et du sein : dysfonction sexuelle.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Comment le conserver ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

Contenu de l'emballage et autres informations

Ce que contient TERALITHE 250 mg, comprimé sécable

  • La substance active est :

Carbonate de lithium........................................................................................................ 250,00 mg

Quantité correspondant en mEq de lithium........................................................................... 6,8 mEq

Pour un comprimé sécable.

  • Les autres composants sont :

Amidon de blé, amidon de pomme de terre, stéarate de magnésium.

Qu’est-ce que TERALITHE 250 mg, comprimé sécable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimés.

Boîte de 100.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES DELBERT

49 RUE ROUELLE

75015 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES DELBERT

49 RUE ROUELLE

75015 PARIS

Fabricant

BENTALYON

AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

69230 SAINT GENIS LAVAL

FRANCE

Ou

SANECA PHARMACEUTICALS A.S.

NITRIANSKA 100

920 27 HLOHOVEC

REPUBLIQUE SLOVAQUE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).

Recommandations internationales

OMS · Liste des médicaments essentiels 2025

Lithium carbonate figure sur la liste modèle de l'OMS (Lithium carbonate) : Medicines for bipolar disorders.

Fiche OMS

HAS · Service médical rendu (France)

SMR Important avis du 02/03/2016 (Renouvellement d'inscription (CT)).

Le service médical rendu par TERALITHE reste important dans les indications de l’AMM.

Avis de la Commission de la Transparence

Conditions de prescription (France)

liste II

Classification ATC (OMS)

N05AN01