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Paroxetine

6 spécialités en Tunisie · 67 interactions répertoriées

Grossesse : Voir le texte Allaitement : Compatible Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière Vérifier une association

Classes pharmacologiques
Hyponatrémiants, Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, Médicaments à l'origine d'un syndrome sérotoninergique, Médicaments abaissant le seuil épileptogène
Code ATC
N06AB05

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
PAROXINE Paroxetine ALLIANCE PHARMA Comp Pell Sec 10,740 DT 1,388 DT oui
PAREXAT Paroxetine PHARMAGHREB Comp, Comp Pell Sec 12,550 DT 3,198 DT oui
DEPROXYL Paroxetine GALPHARMA Comp Pell Sec 12,795 DT 3,443 DT oui
HUMOXAT Paroxetine SAIPH COMP. PELL. SEC., Comp Pell Sec 22,395 DT 0,048 DT oui
DEROXAT Paroxetine GlaxoSmithKline France Comp Pell Sec 33,515 DT 24,164 DT oui
DIVARIUS Paroxetine CHIESI S.A.S Comp PELL Sec 39,733 DT 21,031 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de paroxetine

Contre-indication 1
Pimozide · ex. ORAP

Risque accru de convulsions.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Association déconseillée 5
Codeine · ex. FORTALGIC, ANALGAN CODEINE, STOPALGIC CODEINE 300/25, KLIPAL CODEINE, CODOLIPRANE Ad, ALGISEDAL

Diminution de l’efficacité de l’opiacé par inhibition de son métabolisme par l’inhibiteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Linezolide · ex. ZYVOXID

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion voire coma.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Mequitazine · ex. PRIMALAN, PRIMALAN FORT

Risque de majoration des effets indésirables de la méquitazine, par inhibition de son métabolisme par l’inhibiteur enzymatique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Tamoxifene · ex. TAMIFEN, TAMOXIFENE MYLAN, TAMIFEN DS, EBEFEN

Baisse de l’efficacité du tamoxifène, par inhibition de la formation de son métabolite actif par la paroxétine.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Tramadol · ex. ASTRADOL L, TRAMAL RETARD, ASTRADOL /ml gttes., TRAMAL /ml gttes, ASTRADOL, LATIFEX 50

Risque d'apparition de convulsions et/ou d'un syndrome sérotoninergique.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 8
Amitriptyline · ex. AMYTRIL, LAROXYL Gtte

Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique. Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine pendant le traitement par l'antidépresseur sérotoninergique et après son arrêt. Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Clomipramine · ex. ANAFRANIL, CLOMIPRAMINE MERCK, CLOMIPRAMINE (CHLORHYDRATE) MYLAN

Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique. Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Lithium carbonate · ex. TERALITHE

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association. Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Metoprolol · ex. VASOCARD

Surveillance clinique accrue ; si besoin, adaptation de la posologie du métoprolol pendant la durée du traitement par la paroxétine et après son arrêt. Risque de majoration des effets indésirables du métoprolol, avec notamment bradycardie excessive, par inhibition de son métabolisme par la paroxétine.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nebivolol · ex. NEBICOR, NEBIPRESS, NEBICARD, NEBILUS, NEBILET, NEBILET PLUS

Surveillance clinique accrue ; si besoin, adaptation de la posologie du nébivolol pendant la durée du traitement par l’antidépresseur et après son arrêt. Risque de majoration des effets indésirables du nébivolol avec notamment bradycardie excessive, par inhibition de son métabolisme par l’antidépresseur.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Risperidone · ex. RISDONE 2, RESPIROX, RISPERIDONE- TERIAK, RAXIDONE, RISPERIDONE, RISPERDAL

Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique de la rispéridone. Augmentation de la fraction active de la rispéridone par diminution de son métabolisme hépatique par la paroxétine, avec risque de majoration des effets indésirables.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Trimipramine · ex. SURMONTIL, SURMONTIL Gttes.

Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique. Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 53
Acenocoumarol · ex. SINTROM

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acetylsalicylate de lysine · ex. KARDEGIC, ACETYLSALICYLATE DE LYSINE, ACETYLSALYCYLATE DE LYSINE LABESFAL, ASPEGIC r, ASPEGIC Pdre/Sol, ASPEGIC

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acide mefenamique · ex. FENDOL, INFLAMYL FORT, FENAMYL, MEFALGIC, MEFENAL, INFLAMYL

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acide niflumique · ex. NIFLUMIC, INFLOCINE Enf Supp, NIFLURIL, INFLOCINE Ad Supp, NIFLUDERM, INFLOCINE

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Acide tiaprofenique · ex. TIAPRAM, FLANID, TIAGAM, BI-TIAPRAM, INFLAGAM, SURGAM

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Apixaban · ex. APIXADIS, ANTIXA, APIXAN, ELIXTRA, ELIQUIS

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Camphre · ex. BAUME CALMOL ADULTES, EUCAMPHINE ENFANT, EUCAMPHINE ADULTE, GOLDIX, BAUME CALMOL ADULTES Baume, CHEFIX Liniment

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Celecoxib · ex. X-BACK, X-BACK 200, COXIBREX, ADYBREX, INFLACOX, INICOX 2

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Chloroquine · ex. NIVAQUINE

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ciprofloxacine · ex. CIPROLON, CIPROMAX 500, CIPROCINE, SIPRODIS, CIPROSAIPH, QUINOLOX

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Citalopram · ex. CELOPRAM

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Clopidogrel · ex. PLAVIX, PLAGREL, COPIGREL, CLOVEN, CLOPIX, CLOPIDOGREL PFIZER

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cyproheptadine · ex. CIPTADINE, CIPRACTINE

Risque de diminution de l'efficacité de l'antidépresseur.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Dabigatran · ex. PRADAXA

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Dexketoprofene · ex. ENANTYUM, ENANTYUM Glés.

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Diclofenac · ex. VOTREX, DICLOFEN, VOLTARENE, DICLOGESIC, DICLOREUM, VOTRIL

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Eletriptan · ex. RELPAX

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Enoxacine · ex. ENOXOR 200

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Escitalopram · ex. SEROPLEX, MEDIPREX, ESOPREX, CIBRAMINE 10, ESCITAPUR, RETABLISS

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Fluoxetine · ex. DINALEXIN, PROZAC, SEROTYL gélu., ANXETIN, DINALEXIN gélu., SEROTYL

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Fluphenazine · ex. FLUPHENAZINE

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Flurbiprofene · ex. PRODYS, ANTAFEN, FLUROFEN, ANTADINE, DYSFEN

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Fluvoxamine · ex. FLOXYFRAL

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Frovatriptan · ex. RILAMIG

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Haloperidol · ex. HALDOL, HALIDOL, NEURODOL FAIBLE Gttes, HALDOL Gttes, NEURODOL Gttes, HALIDOL /ML GTTES.

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ibuprofène · ex. GELUFENE, IBUCARE 200, NOVAFEN, IBUPRANE, DOLVEN, CYCLOFF

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Indometacine · ex. TENDINYL, INDOPAL, METHACIN, INDOMETACINE I, TENDINYL Supp Bt10, INDOCINE

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ketoprofene · ex. KETALGIC 50, KETOFEN, PROFENID, BI-PROFENID, KETOMED IM, PROFENID IM

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Levofloxacine · ex. LEVOMAX, AVOXINE 500, LEVOREC, LEVOFOR, LEVODIS, LEVOX

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Levomenthol · ex. GOLDIX, HEXIDENT Soluté Buccal, SAVEROL (Acide salicylique + Levomenthol + Resorcinol + Veratrol), SAVEROL (Levomenthol + Veratrol + Resorcinol + Acide salicylique), SYNTHOL (Acide salicylique + Levomenthol + Resorcinol + Veratrol), SYNTHOL (Levomenthol + Veratrol + Resorcinol + Acide salicylique)

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Levomepromazine · ex. LEVOMEPROMAZINE, NOZINAN, LEVOMEPROMAZINE 25, NOZINAN 4%

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Meloxicam · ex. MOVEN, OXIMAL, OXIMAL 15 MG, MOBIC, XICALM

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Menthol · ex. SAVEROL, SYNTHOL, CLIPTOL, BAUME CALMOL ADULTES Baume, CALYPTINE ENFANTS De Plus De 30 Mois (Menthol + Eucalyptol + Salicylate de methyle), CHEFIX Liniment

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Morniflumate · ex. NIFLUMIC (Morniflumate)

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Moxifloxacine · ex. ODYCIN

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Naproxene · ex. NIPRAL 275, APRANAX, NIPRAL 550, APRANAX Supp, NOXEN

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Norfloxacine · ex. NORACIN, FLOXAMED

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ofloxacine · ex. MONOFLOCET, GAMOFLO, OFLOXACINE WINTHROP, OFLODIS, OFLOCET, OFLOCOL

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxomemazine · ex. TOPLEXIL, TOPLEXIL (Oxomemazine + Guaifenesine)

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Parecoxib · ex. DYNASTAT

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pethidine · ex. PETHIDINE

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pipamperone · ex. DIPIPERON

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pipotiazine · ex. PIPORTIL Gttes

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Piroxicam · ex. CYCLODEX, FELDENE DISPERSIBLE, PIROXEN DISPERSIBLE, ARTHROSYL, INFLACED, ROXAM

Majoration du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Promethazine · ex. PROMETHAZINE

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Propericiazine · ex. NEULEPTIL Gttes., NEULEPTIL

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Quetiapine · ex. QUETAP 50, QUETAP, SEROQUEL

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Rivaroxaban · ex. XARELTO, RIVA, XABAN, XINIB

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Sertraline · ex. SERVAL, SERTRALINE SANOFI, ZOLIT, SOLOTIK, ZOLOFT, NETRAL 50

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Thymol · ex. EUCAMPHINE ADULTE, GOLDIX, EUCAMPHINE Ad.

Risque accru de convulsions.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ticagrelor · ex. TICAGREL, INIPLAC, THERAGLOR, BRILIQUE, BRILOR

Augmentation du risque hémorragique.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Venlafaxine · ex. TEDEMA, ZENEXOR, TEDEMA Geule, EFFEXOR, EFEXOR, EFEXOR. XL

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Voir le texte

Traitement psychotrope et grossesse : les points clés

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Programmer une consultation préconceptionnelle . Si un antidépresseur est nécessaire, il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter la paroxétine dans la perspective d’une grossesse.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Ne pas arrêter brutalement la paroxétine. Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la paroxétine.

Si un antidépresseur doit être maintenu, voir « Traiter une femme enceinte ».

Traiter une femme enceinte

La paroxétine peut être utilisée à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.

Afin de maintenir l’efficacité du traitement au cours de la grossesse, une augmentation des posologies journalières peut être nécessaire.

Les effets tensionnels maternels évoqués chez les femmes enceintes traitées par un antidépresseur invitent au respect des modalités usuelles de surveillance de la pression artérielle en cours de grossesse (cf. Etat des connaissances).

Si la paroxétine est poursuivie jusqu’à l’accouchement : ne pas l’arrêter brutalement avant l’accouchement, prendre en compte l’éventuelle survenue de troubles néonatals transitoires lors de l’examen du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).

Source : Le CRAT.

Allaitement Compatible

Au vu des données disponibles sur la paroxétine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible chez une femme qui allaite.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable (GLAXOSMITHKLINE), rattaché à la marque tunisienne PAROXINE. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Traitement de :

  • Episode dépressif majeur
  • Troubles Obsessionnels Compulsifs
  • Trouble Panique avec ou sans agoraphobie
  • Trouble Anxiété Sociale/Phobie sociale
  • Trouble Anxiété Généralisée
  • Etat de stress Post-Traumatique
Posologie et mode d'administration

Posologie

Episode dépressif majeur

La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En général, l’amélioration du patient débute après une semaine de traitement mais peut ne devenir manifeste qu’à partir de la deuxième semaine.

Comme avec tous les médicaments antidépresseurs, la posologie doit être revue et ajustée si nécessaire au cours des 3 à 4 semaines suivant le début du traitement et par la suite si cela est cliniquement justifié. Chez certains patients présentant une réponse insuffisante sous 20 mg, la posologie peut être augmentée graduellement par palier de 10 mg en fonction de la réponse thérapeutique, jusqu’à un maximum de 50 mg par jour.

Les patients souffrant de dépression doivent être traités pendant une période suffisante d’au moins 6 mois afin d’assurer la disparition des symptômes.

Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

La posologie recommandée est de 40 mg par jour. Le traitement sera débuté à la dose de 20 mg par jour, qui pourra être augmentée progressivement par palier de 10 mg jusqu’à la dose recommandée. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d’une augmentation progressive de dose, jusqu’à un maximum de 60 mg par jour.

Les patients souffrant de TOC doivent être traités pendant une période suffisante afin d’assurer la disparition des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois voire même plus longtemps (voir rubrique 5.1).

Trouble panique

La posologie recommandée est de 40 mg par jour. Le traitement sera débuté à la dose de 10 mg par jour, qui pourra être augmentée progressivement par palier de 10 mg en fonction de la réponse thérapeutique jusqu’à la dose recommandée. Une faible dose initiale est recommandée afin de minimiser l’aggravation potentielle des symptômes du trouble panique, pouvant survenir en début de traitement. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d’une augmentation progressive de dose, jusqu’à un maximum de 60 mg par jour.

Les patients atteints de trouble panique doivent être traités pendant une période suffisante afin d’assurer la disparition des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois voire même plus longtemps (voir rubrique 5.1).

Trouble anxiété sociale/phobie sociale

La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d’une augmentation progressive de dose par palier de 10 mg, jusqu’à un maximum de 50 mg par jour. L’utilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).

Trouble anxiété généralisée

La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d’une augmentation progressive de dose par palier de 10 mg, jusqu’à un maximum de 50 mg par jour. L’utilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).

Etat de stress post-traumatique

La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d’une augmentation progressive de dose par palier de 10 mg par semaine, jusqu’à un maximum de 50 mg par jour. L’utilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).

Symptômes de sevrage observes lors de l’arrêt de la paroxétine

Un arrêt brutal du traitement doit être évité (voir rubriques 4.4 et 4.8). Le schéma utilisé au cours des essais cliniques comportait une interruption progressive de traitement avec diminution de la dose journalière par palier de 10 mg par semaine. La survenue de symptômes gênants lors de la diminution de la dose ou à l’arrêt du traitement pourra nécessiter la reprise de la dose précédemment prescrite. Le médecin pourra ensuite poursuivre la diminution de la dose à un rythme plus progressif.

Enfants et adolescents (7-17 ans)

La paroxétine est déconseillée chez l’enfant et l’adolescent, des études cliniques contrôlées ayant montré que la paroxétine était associée à un risque accru de comportement suicidaire et d’hostilité. De plus, l’efficacité de la paroxétine n’a pas été suffisamment démontrée dans ces essais (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Enfants âgés de moins de 7 ans

L’utilisation de la paroxétine n’a pas été étudiée chez l’enfant de moins de 7 ans. La paroxétine est déconseillée tant que son efficacité et sa sécurité d’emploi n’ont pas été démontrées dans cette tranche d’âge.

Population âgée

Une augmentation des concentrations plasmatiques de paroxétine est observée chez les sujets âgés mais elles demeurent cependant dans les limites de celles observées chez les patients plus jeunes. La posologie initiale est la même que chez l’adulte. Une augmentation de dose pourra être utile chez certains patients, mais la dose maximale ne devra pas excéder 40 mg par jour.

Insuffisance hépatique ou rénale

Une augmentation des concentrations plasmatiques de la paroxétine est observée chez l'insuffisant rénal sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) ainsi que chez l'insuffisant hépatique. La posologie recommandée la plus faible ne devrait donc pas être dépassée chez ces patients.

Mode d’administration

Il est recommandé d’administrer la paroxétine en une prise journalière, le matin au cours du petit déjeuner.

Les comprimés doivent être avalés plutôt que croqués.

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés en rubrique 6.1.

La paroxétine est contre-indiquée en association aux Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase (IMAO). Dans des circonstances exceptionnelles, le linézolide (un antibiotique IMAO non sélectif réversible) peut être utilisé en association avec la paroxétine à condition d’être en mesure d’assurer une surveillance étroite permettant de détecter les symptômes évocateurs d’un syndrome sérotoninergique et un suivi de la pression artérielle (voir rubrique 4.5).

Le traitement avec la paroxétine pourra être instauré :

  • 2 semaines après l’arrêt d’un traitement par un IMAO irréversible, ou
  • au moins 24 heures après l’arrêt d’un IMAO réversible (ex : moclobémide, linézolide chlorure de méthylthioninium (bleu de méthylène ; agent de marquage préopératoire qui est un IMAO non sélectif réversible)).

Respecter un délai d’au moins une semaine entre l’arrêt de la paroxétine et le début du traitement par un IMAO.

La paroxétine est contre-indiquée en association avec la thioridazine ou le pimozide (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions d'emploi

Le traitement par la paroxétine doit être initié avec prudence 2 semaines après l’arrêt d’un traitement par IMAO irréversible ou 24 heures après l’arrêt d’un IMAO réversible. La dose de paroxétine doit être augmentée progressivement jusqu’à obtention d’une réponse thérapeutique optimale (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Population pédiatrique

L’utilisation de DEROXAT est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicides et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés aux cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l’objet d’une surveillance attentive pour détecter l’apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d’aucune donnée de tolérance à long terme chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d’idées suicidaires, d’auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu’à obtention d’une rémission significative. L’amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à obtention de cette amélioration. L’expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les autres troubles psychiatriques dans lesquels la paroxétine est prescrite peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d’emploi que celles prises pour les patients souffrant d’épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d’autres troubles psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d’idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d’essais cliniques contrôlés versus placebo sur l’utilisation d’antidépresseurs chez l’adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo (voir rubrique 5.1).

Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) doivent être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d’une aggravation clinique, l’apparition d’idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Akathisie/agitation psychomotrice

L’utilisation de la paroxétine a été associée à l’apparition d’akathisie, caractérisée par une sensation intérieure d’impatience et d’agitation psychomotrice, telle qu’une impossibilité de rester assis ou debout tranquillement, associée en général à un sentiment de désarroi. Ces symptômes surviennent plutôt dans les premières semaines de traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de posologie peut être préjudiciable.

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques

Dans de rares cas, un syndrome sérotoninergique ou un tableau évocateur de syndrome malin des neuroleptiques peuvent survenir lors du traitement par la paroxétine, en particulier lorsque celle-ci est associée à des médicaments sérotoninergiques et/ou neuroleptiques. Ces syndromes pouvant menacer le pronostic vital, le traitement par la paroxétine devra être arrêté si de tels effets surviennent (caractérisés par un ensemble de symptômes tels qu’hyperthermie, rigidité, myoclonies, dysautonomie accompagnée de possibles fluctuations rapides des constantes vitales, modification de l’état psychique incluant confusion, irritabilité, agitation extrême évoluant vers un délire et un coma). Un traitement symptomatique devra être instauré. La paroxétine ne doit pas être utilisée en association avec les précurseurs de la sérotonine (comme le L-tryptophane, l’oxitriptan) en raison du risque de syndrome sérotoninergique (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Manie

Comme pour tous les antidépresseurs, la paroxétine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents d’épisode maniaque. En cas de virage maniaque, le traitement par la paroxétine devra être arrêté.

Insuffisance rénale/hépatique

Une attention particulière est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).

Diabète

Les traitements par Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) peuvent déséquilibrer le contrôle glycémique des patients diabétiques. L’adaptation des doses d’insuline et/ou de l’hypoglycémiant oral peut s’avérer nécessaire. De plus, des études suggèrent qu’une augmentation de la glycémie peut survenir lors de l’administration concomitante de paroxétine et pravastatine (voir rubrique 4.5).

Epilepsie

Comme d’autres antidépresseurs, la paroxétine doit être utilisée avec précaution chez les patients épileptiques.

Convulsions

L’incidence globale des crises convulsives est inférieure à 0,1 % chez les patients traités par la paroxétine. La survenue de crises convulsives impose l’arrêt du traitement.

Electroconvulsivothérapie (ECT)

Il existe peu de données cliniques sur l’administration concomitante de paroxétine et d’électroconvulsivothérapie.

Glaucome

Comme d’autres ISRS, la paroxétine peut provoquer une mydriase et devra être utilisée avec prudence chez les patients ayant un glaucome à angle étroit ou un antécédent de glaucome.

Pathologies cardiaques

Les précautions d’usage doivent être observées chez les patients présentant des pathologies cardiaques.

Allongement de l’intervalle QT

Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés pendant la période post-commercialisation.

La paroxétine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents (familiaux) d’allongement de l’intervalle QT, les patients utilisant de façon concomitante des médicaments antiarythmiques ou d’autres médicaments pouvant potentiellement allonger l’intervalle QT, ou chez ceux ayant une maladie cardiaque préexistante telle qu’une insuffisance cardiaque, une cardiopathie ischémique, un bloc cardiaque ou des arythmies ventriculaires, une bradycardie, et une hypokaliémie ou une hypomagnésémie (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Hyponatrémie

Une hyponatrémie a été rarement rapportée, principalement chez le sujet âgé. Une attention particulière devra également être portée aux patients présentant un risque d’hyponatrémie lié à un traitement concomitant ou une cirrhose. L’hyponatrémie est généralement réversible à l’arrêt de la paroxétine.

Hémorragies

Des saignements cutanés tels des ecchymoses et des purpuras ont été rapportés avec les ISRS. D’autres manifestations hémorragiques, telles des hémorragies gastrointestinales et gynécologiques, ont été rapportées. Le risque de saignements d’origine non menstruelle peut être accru chez les patients âgés.

Les ISRS/INSRS peuvent augmenter le risque d'hémorragie du post-partum (voir rubriques 4.6 et 4.8).

La prudence est conseillée chez les patients traités simultanément par des ISRS et des anticoagulants oraux, des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement (ex : antipsychotiques atypiques tels que la clozapine, les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l'aspirine, les AINS et les inhibiteurs de la COX-2) ainsi que chez les patients ayant des antécédents d'anomalies de l'hémostase ou souffrant de pathologies qui les prédisposent à des saignements (voir rubrique 4.8).

Interaction avec le tamoxifène

La paroxétine, puissant inhibiteur du CYP2D6, peut entrainer une diminution des concentrations d’endoxifène, l’un des plus importants métabolites actifs du tamoxifène. De ce fait, la paroxétine doit être évitée autant que possible pendant un traitement par tamoxifène (voir rubrique 4.5).

Symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement par paroxétine

Les symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement sont fréquents, particulièrement si l’arrêt est brutal (voir rubrique 4.8). Dans les essais cliniques, des effets indésirables ont été observés lors de l’arrêt du traitement chez 30 % des patients traités par la paroxétine contre 20 % des patients recevant un placebo. La survenue de symptômes de sevrage n’est pas synonyme d’addiction ou de dépendance.

Le risque de symptômes de sevrage peut être fonction de plusieurs facteurs incluant la durée du traitement, la posologie et le taux de réduction de la dose.

Ont été rapportés : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies, et sensations à type de décharge électrique et acouphènes), troubles du sommeil (incluant rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées, tremblement, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels. Généralement, ces symptômes sont d’intensité légère à modérée ; mais ils peuvent être d’intensité plus sévère chez certains patients. Ils surviennent généralement dans les premiers jours suivant l’arrêt du traitement, mais quelques très rares cas ont été rapportés chez des patients ayant accidentellement sauté une prise. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs en deux semaines même si, chez certaines personnes, ils peuvent se prolonger (deux-trois mois, voire plus). Il est donc conseillé de diminuer progressivement la dose de paroxétine sur une période de plusieurs semaines ou mois, selon les besoins des patients (voir rubrique 4.2).

Dysfonction sexuelle

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du traitement par des ISRS ont été rapportés.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé de 20 mg, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Quelques études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de malformations congénitales, en particulier cardiovasculaires (communication interventriculaire et interauriculaire) chez les enfants de mère traitée par la paroxétine pendant le 1 er trimestre de grossesse. Le mécanisme n’est pas connu. Ces données suggèrent que le risque d’avoir un enfant avec une malformation cardiovasculaire est inférieur à 2 % pour une mère exposée à la paroxétine, alors que le taux attendu de ce type d’anomalie est d’environ 1 % dans la population générale.

La paroxétine ne sera utilisée pendant la grossesse que si elle est strictement nécessaire. Le médecin devra évaluer l’intérêt d’un traitement alternatif chez une femme enceinte ou envisageant de l’être. Une interruption brutale du traitement doit être évitée au cours de la grossesse (voir rubrique 4.2).

Les données observationnelles ont montré un risque accru (moins de 2 fois) d'hémorragie du post-partum suite à une exposition aux ISRS/INSRS dans le mois précédant la naissance (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Une surveillance du nouveau-né devra être effectuée si l’utilisation de la paroxétine est poursuivie jusqu’en fin de grossesse, particulièrement au troisième trimestre.

Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né après administration de paroxétine chez la mère pendant le troisième trimestre de la grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, instabilité de la température, difficulté d’alimentation, vomissements, hypoglycémie, hypotonie, hypertonie, hyperréflexie, tremblements, nervosité, irritabilité, léthargie, pleurs permanents, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent être dus soit à des effets sérotoninergiques soit à des symptômes de sevrage. Dans la majorité des cas, ces symptômes surviennent immédiatement ou presque après l’accouchement (moins de 24 heures).

Des données épidémiologiques semblent indiquer que l’utilisation d’ISRS pendant la grossesse, particulièrement en fin de grossesse, pourrait augmenter le risque d’hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAPP) chez le nouveau-né. Le risque observé était d’environ cinq cas pour 1000 grossesses. Dans la population générale, le risque d’HTAPP chez le nouveau-né est d’un à deux cas pour 1000 grossesses.

Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur la reproduction, mais n’indiquent pas d’effets délétères directs sur la grossesse, le développement embryo/fœtal, l’accouchement ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).

Allaitement

De faibles quantités de paroxétine sont excrétées dans le lait maternel. Dans les études publiées, les concentrations sériques des nourrissons allaités étaient indétectables (< 2 nanogrammes/mL) ou très faibles (< 4 nanogrammes/mL). Aucun signe d’un effet du médicament n’a été observé chez ces nourrissons. Aucun effet n’étant attendu, l’allaitement est envisageable.

Fertilité

Des données chez l’animal ont montré que la paroxétine pourrait affecter la qualité du sperme (voir rubrique 5.3). Des données in vitro obtenues avec du matériel humain laissent suggérer une modification de la qualité du sperme ; cependant, des cas rapportés chez l’homme sous traitement par certains ISRSs (dont la paroxétine) ont montré que cet effet relatif à la qualité du sperme semble être réversible. L’impact sur la fertilité humaine n’a pas été observé jusqu’à présent.

Effets indésirables

Certains des effets indésirables listés ci-dessous peuvent diminuer en intensité et en fréquence en cas de poursuite du traitement et ne nécessitent pas, en général, l’arrêt du traitement. Les effets indésirables sont listés ci-dessous par système organe et fréquence.

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1000 à < 1/100), rares (≥ 1/10000 à < 1/1000), très rares (< 1/10000), indéterminés (ne pouvant être estimés avec les données disponibles).

Troubles hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquents : saignements anormaux, principalement cutanéo-muqueux (incluant des ecchymoses et des saignements d’origine gynécologique), leucopénie.

Très rare : thrombocytopénie.

Troubles du système immunitaire

Très rares : réactions allergiques sévères et potentiellement fatales (incluant réactions anaphylactoïdes et œdème de Quincke).

Troubles endocriniens

Très rare : syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone anti-diurétique (SIADH).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents : augmentation de la cholestérolémie, diminution de l’appétit.

Peu fréquent : une modification du contrôle glycémique a été rapportée chez les patients diabétiques (voir rubrique 4.4).

Rare : hyponatrémie. La plupart des cas ont été décrits chez des patients âgés et sont parfois dus à un syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone anti-diurétique (SIADH).

Troubles psychiatriques

Fréquents : somnolence, insomnie, agitation, rêves anormaux (y compris cauchemars).

Peu fréquents : confusion, hallucinations.

Rares : réactions maniaques, anxiété, dépersonnalisation, attaques de panique, akathisie (voir rubrique 4.4).

Fréquence indéterminée : idées, comportements suicidaires, agression, bruxisme.

Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par la paroxétine ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4).

Des cas d’agression ont été observés lors de l’expérience après la mise sur le marché.

Ces symptômes peuvent également être dus à la pathologie sous-jacente.

Troubles du système nerveux

Fréquents : sensations vertigineuses, tremblements, céphalées, difficultés de concentration.

Peu fréquents : syndromes extrapyramidaux.

Rares : convulsions, syndrome des jambes sans repos.

Très rare : syndrome sérotoninergique (les symptômes peuvent inclure agitation, confusion, hypersudation, hallucinations, hyperréflexie, myoclonie, frissons, tachycardie et tremblements).

Des syndromes extra-pyramidaux incluant des dyskinésies bucco-faciales ont été rapportés chez des patients ayant parfois des mouvements anormaux sous-jacents ou chez des patients traités par des neuroleptiques.

Troubles oculaires

Fréquent : vision trouble.

Peu fréquent : mydriase (voir rubrique 4.4).

Très rare : glaucome aigu.

Troubles de l’oreille et du labyrinthe

Fréquence indéterminée : acouphènes.

Troubles cardiaques

Peu fréquent : tachycardie sinusale.

Rare : bradycardie.

Troubles vasculaires

Peu fréquents : élévations ou diminutions transitoires de la pression artérielle, hypotension orthostatique.

Des cas d’élévations ou de diminutions transitoires de la pression artérielle ont été rapportés à la suite d’un traitement par la paroxétine, habituellement chez des patients ayant une hypertension artérielle ou une anxiété pré-existantes.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Fréquent : bâillements.

Troubles gastro-intestinaux

Très fréquents : nausées.

Fréquents : constipation, diarrhée, vomissements, sécheresse buccale.

Très rares : saignements gastro-intestinaux.

Fréquence indéterminée : colite microscopique.

Troubles hépato-biliaires

Rare : élévation des enzymes hépatiques.

Très rares : atteintes hépatiques (telles que hépatites, parfois associées à un ictère et/ou une insuffisance hépatocellulaire).

Des cas d’élévation d’enzymes hépatiques ont été rapportés. Très rarement, des cas d’hépatites, parfois associées à un ictère et/ou une insuffisance hépatocellulaire ont été rapportés après la commercialisation de la paroxétine. En cas d’élévation prolongée des résultats des tests de la fonction hépatique, l’arrêt du traitement doit être envisagé.

Troubles cutanés et du tissu sous-cutané

Fréquent : hypersudation.

Peu fréquents : éruption cutanée, prurit.

Très rares : réactions cutanées graves (y compris érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique ou syndrome de Lyell), urticaire, réactions de photosensibilisation.

Troubles musculo-squelettiques et systémiques

Rares : arthralgie, myalgie.

Des études épidémiologiques, menées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, indiquent une augmentation du risque de fractures chez les patients qui prennent des ISRS et des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme entraînant ce risque n’est pas connu.

Troubles du rein et des voies urinaires

Peu fréquents : rétention urinaire, incontinence urinaire.

Troubles des organes de reproduction et du sein

Très fréquent : dysfonction sexuelle.

Rares : hyperprolactinémie/galactorrhée, troubles menstruels (incluant ménorragie, métrorragie, aménorrhée, retard de règles et règles irrégulières).

Très rare : priapisme.

Fréquence indéterminée : hémorragie du post-partum.

Des hémorragies du post-partum ont été signalées pour la classe thérapeutique des ISRS/INSRS (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquents : asthénie, prise de poids.

Très rares : œdèmes périphériques.

Symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement

Fréquents : sensations vertigineuses, troubles sensoriels, troubles du sommeil, anxiété, céphalées.

Peu fréquents : agitation, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, instabilité émotionnelle, troubles visuels, palpitations, diarrhée, irritabilité.

L’arrêt du traitement par la paroxétine, particulièrement quand il est brutal, entraîne fréquemment des symptômes de sevrage. Ont été observés : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies et sensations à type de décharges électriques et acouphènes), troubles du sommeil (incluant rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.

Généralement, ces effets sont d’intensité légère à modérée et spontanément résolutifs ; cependant, chez certains patients, ils peuvent être sévères et/ou prolongés. Il est donc recommandé de diminuer progressivement les doses de paroxétine lorsque le traitement n’est plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

EFFETS INDESIRABLES AU COURS DES ESSAIS CLINIQUES PEDIATRIQUES

Les évènements indésirables suivants ont été observés : une augmentation des comportements suicidaires (y compris des tentatives de suicides et des pensées suicidaires), des comportements auto-agressifs et une hostilité plus importante.

Des pensées suicidaires et des tentatives de suicide ont été principalement observées dans le cadre d’études cliniques portant sur des adolescents présentant un trouble dépressif majeur. Une hostilité accrue survenait en particulier chez des enfants présentant des troubles obsessionnels compulsifs et principalement chez des enfants de moins de 12 ans.

Autres évènements observés : diminution de l’appétit, tremblements, transpiration excessive, hyperkinésie, agitation, labilité émotionnelle (y compris pleurs et humeur fluctuante), évènements indésirables en relation avec des saignements, principalement au niveau de la peau et des muqueuses.

Les évènements observés après l’arrêt / la diminution de la paroxétine sont les suivants : labilité émotionnelle (y compris pleurs, modifications de l’humeur, auto-agressivité, pensées suicidaires et tentatives de suicide), nervosité, sensations vertigineuses, nausées et douleurs abdominales (voir rubrique 4.4).

Voir rubrique 5.1 pour de plus amples informations sur les études cliniques pédiatriques.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Symptômes et signes

Les informations disponibles sur les cas de surdosage à la paroxétine démontrent qu’il existe une marge de sécurité importante.

Lors de surdosages avec la paroxétine, à côté des symptômes mentionnés en rubrique 4.8, les symptômes suivants ont été observés : fièvre et contractions musculaires involontaires. Les patients se sont généralement rétablis sans séquelles sérieuses, même dans les cas où des doses allant jusqu’à 2000 mg avaient été prises, seules. Des effets tels que coma ou modifications de l’ECG, d’évolution très rarement fatale, ont été rapportés occasionnellement, généralement en cas de polyintoxications avec d’autres médicaments psychotropes, voire de l’alcool.

Traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique de la paroxétine.

Le traitement comporte les mêmes mesures générales que pour tout surdosage avec des antidépresseurs. L’administration de 20 à 30 g de charbon activé peut être envisagé, si possible dans les heures qui suivent le surdosage, pour diminuer l’absorption de paroxétine. Une surveillance régulière des constantes vitales et une observation étroite des patients sont indiquées. La prise en charge sera fonction de l’état clinique du patient.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : antidépresseur – Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, code ATC : N06A B05

Mécanisme d’action

La paroxétine est un inhibiteur puissant et sélectif de la recapture de la 5-hydroxytryptamine (5HT, sérotonine). Son action antidépressive et son efficacité dans le traitement des Troubles Obsessionnels Compulsifs, du trouble Anxiété Sociale/Phobie Sociale, du trouble Anxiété Généralisée, de l’Etat de stress Post-Traumatique et du trouble Panique semblent être dues à son inhibition spécifique de la recapture de la sérotonine dans les neurones cérébraux.

La paroxétine n’est pas chimiquement apparentée aux antidépresseurs tricycliques, tétracycliques et autres antidépresseurs disponibles. La paroxétine a une faible affinité pour les récepteurs muscariniques cholinergiques et les études effectuées sur l’animal n’ont montré qu’une faible activité anticholinergique.

En relation avec cette action sélective, des études in vitro ont montré que, contrairement à la plupart des antidépresseurs tricycliques, la paroxétine a peu d’affinité pour les récepteurs alpha 1, alpha 2, et bêta adrénergiques, dopaminergiques (D2), 5HT1 apparentés, 5-HT2 et histaminergiques (H1). Cette absence d’interaction avec les récepteurs post-synaptiques in vitro est corroborée par des études in vivo qui démontrent l’absence d’effet dépresseur sur le système nerveux central ainsi que de propriétés hypotensives.

Effets pharmacodynamiques

La paroxétine n’altère pas les fonctions psychomotrices et ne potentialise pas les effets dépresseurs de l’éthanol.

Comme avec les autres ISRS, la paroxétine entraîne des symptômes de stimulation excessive des récepteurs à la sérotonine lorsqu’elle est administrée chez l’animal ayant reçu au préalable des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) ou du tryptophane.

Les études comportementales et électroencéphalographiques (EEG) montrent que la paroxétine est faiblement activatrice à des doses généralement supérieures à celles entraînant l’inhibition de la recapture de la sérotonine. Ces propriétés activatrices ne sont pas de nature amphétaminique. Les études chez l’animal indiquent que la paroxétine est bien tolérée au niveau cardiovasculaire. Chez le volontaire sain, la paroxétine n’entraîne pas de modification cliniquement significative de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et de l’électrocardiogramme. Dans une étude C-QT non contrôlée et en ouvert menée auprès de 38 sujets sains, aucun allongement de l’intervalle QT n'a été observé en réponse à des doses thérapeutiques de paroxétine (20 mg, 40 mg ou 60 mg). Les doses de contrôle suprathérapeutiques n'ont pas été étudiées.

Contrairement aux antidépresseurs qui inhibent la recapture de la noradrénaline, les études indiquent que la paroxétine a une faible propension à inhiber les effets anti-hypertenseurs de la guanéthidine.

Dans le traitement des troubles dépressifs, la paroxétine montre une efficacité comparable aux antidépresseurs standards.

La paroxétine peut avoir un intérêt thérapeutique chez les patients ne répondant pas aux thérapeutiques standards.

La prise matinale de la paroxétine n’a pas d’effet préjudiciable sur la qualité ou la durée du sommeil. De plus, les patients sont susceptibles d’améliorer leur sommeil quand ils répondent au traitement par la paroxétine.

Analyse de la suicidalité chez l’adulte

Une analyse spécifique des études comparant la paroxétine à un placebo chez des adultes présentant des troubles psychiatriques a montré une fréquence de comportement suicidaire plus élevée chez les jeunes adultes (âgés de 18 à 24 ans) traités par paroxétine que chez ceux recevant un placebo (2,19 % vs 0,92 %). Aucune différence de ce type n’a été observée dans les groupes de sujets plus âgés. Chez les adultes présentant un épisode dépressif majeur (tous âges confondus), une augmentation de la fréquence des comportements suicidaires a été observée chez les patients traités par paroxétine, par rapport à ceux recevant un placebo (0,32 % vs 0,05 %) ; tous les événements observés étaient des tentatives de suicide. Cependant, la majorité des tentatives observées sous paroxétine (8 sur 11) concernaient des adultes plus jeunes (voir rubrique 4.4).

Dose réponse

Dans les études à dose fixe, la courbe de dose-réponse est aplatie, suggérant l’absence de bénéfice à utiliser des doses supérieures aux doses recommandées en termes d’efficacité. Cependant, quelques données cliniques suggèrent que l’augmentation des doses pourrait être bénéfique chez certains patients.

Efficacité long terme

L’efficacité à long terme de la paroxétine dans la dépression a été démontrée dans une étude de maintien d’efficacité sur 52 semaines (suivant un schéma de type « prévention des rechutes ») : 12 % des patients recevant de la paroxétine (20-40 mg par jour) ont rechuté versus 28 % des patients dans le bras placebo.

L’efficacité à long terme de la paroxétine dans les troubles obsessionnels compulsifs a été démontrée par 3 études de maintien d’efficacité sur 24 semaines, de type « prévention des rechutes ». L’une des 3 études a montré une différence significative entre la proportion des rechutes sous paroxétine (38 %) et celle sous placebo (59 %).

L’efficacité à long terme de la paroxétine dans le traitement du trouble Panique a été démontrée par une étude de maintien d’efficacité sur 24 semaines de type « prévention des rechutes » : 5 % des patients sous paroxétine (10-40 mg) ont rechuté versus 30 % des patients sous placebo. Cela a été confirmé dans une étude de maintien d’efficacité sur 36 semaines.

L’efficacité à long terme de la paroxétine dans le traitement du trouble Anxiété Sociale, du trouble Anxiété Généralisée et de l’Etat de stress Post-Traumatique n’a pas été suffisamment démontrée.

Effets indésirables au cours des essais cliniques pédiatriques

Au cours d’essais cliniques à court terme (jusqu’à 10-12 semaines) chez l’enfant et l’adolescent, les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients traités par la paroxétine, avec une fréquence ≥ 2 % et au moins deux fois supérieure à celle observée dans le groupe placebo : augmentation des comportements suicidaires (incluant tentatives de suicide et pensées suicidaires), comportements auto-agressifs et hostilité accrue. Pensées suicidaires et tentatives de suicide ont été principalement observées au cours des essais cliniques chez des adolescents atteints d’épisodes dépressifs majeurs. L’augmentation de l’hostilité a notamment été observée chez les enfants présentant des troubles obsessionnels compulsifs en particulier chez les enfants de moins de 12 ans. Les autres effets indésirables observés plus souvent dans le groupe paroxétine comparativement au groupe placebo étaient : diminution de l’appétit, tremblement, hypersudation, hyperkinésie, agitation, labilité émotionnelle (incluant pleurs et fluctuations de l’humeur).

Dans les études comportant un schéma d’arrêt progressif du traitement, les symptômes rapportés durant la phase de réduction de posologie ou à l’arrêt du traitement, avec une fréquence ≥ à 2 % et au moins double de celle observée dans le groupe placebo étaient : labilité émotionnelle (incluant pleurs, fluctuations de l’humeur, auto-agressivité, pensées suicidaires et tentatives de suicide), nervosité, sensations vertigineuses, nausées et douleurs abdominales (voir rubrique 4.4).

Dans cinq études en groupes parallèles comportant une durée de traitement allant de 8 semaines à 8 mois, des évènements indésirables en relation avec des saignements touchant principalement la peau et les muqueuses, ont été observés chez des patients traités par la paroxétine, à une fréquence de 1,74 %, tandis que leur fréquence dans le groupe traité par placebo était de 0,74 %.

Molécules de la même classe ATC (N06AB)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
ParoxetineN06AB056 10,740 DT oui liste 2025 Voir le texte 67
EscitalopramN06AB1012 13,625 DT oui liste 2025 Voir le texte 127
FluoxetineN06AB037 14,605 DT oui liste 2025 Voir le texte 68
SertralineN06AB067 10,560 DT oui liste 2025 Voir le texte 64
CitalopramN06AB041 11,345 DT oui liste 2025 Voir le texte 125
FluvoxamineN06AB081 13,128 DT oui liste 2025 Envisageable 68

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Paroxetine figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Paroxetine) : Medicines for anxiety disorders.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : N06AB05