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NAVELBINE

Vinorelbine

Circuit hospitalier (PCT)

Laboratoire
PIERRE FABRE MEDICAMENTS
Code ATC
L01CA04

Présentations, prix et reste à charge

DosageFormePrésentationPrix publicCNAMReste à chargePrix / unitéCatégorieStatutCode PCT
10mgSol. Inj.Bt 10/1ml (F) non publié hôpital DP 507023
50mgSol. Inj.Bt 10/5ml (F) non publié hôpital DP 507160

Circuit hospitalier : présentations distribuées par la Pharmacie Centrale de Tunisie aux hôpitaux et cliniques (catalogue PCT, dernière modification 11/05/2022), non délivrées en officine. La PCT ne publie pas de prix sur ce catalogue. Vinorelbine figure à la Nomenclature hospitalière 2023 avec prescription hospitalière restreinte (BS).

Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.

Coût d'un traitement

Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.

Notice (RCP)

Texte officiel du RCP de NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon (PIERRE FABRE MEDICAMENT, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

La NAVELBINE est indiquée chez les patients adultes dans le traitement du :

  • Cancer du poumon non à petites cellules avancé en monothérapie ou en association avec d’autres chimiothérapies,
  • En traitement adjuvant du cancer du poumon non à petites cellules en association avec une chimiothérapie à base de sels de platine,
  • Cancer du sein avancé en monothérapie ou en association avec d’autres agents.
Posologie et mode d'administration

Posologie

Voie intraveineuse stricte après dilution appropriée.

L’administration intrathécale de NAVELBINE peut être fatale.

Instructions pour l’utilisation et la manipulation : voir rubrique 6.6.

Il est recommandé de perfuser NAVELBINE sur une période de 6 à 10 minutes après dilution dans 20 à 50 ml de solution injectable de chlorure de sodium 9mg/ml (0,9%) ou de solution injectable de glucose à 5%.

L’administration doit toujours être suivie par un rinçage de la veine avec un minimum de 250 ml de soluté physiologique.

En monothérapie, la dose habituelle est de 25 à 30 mg/m² administrée à fréquence hebdomadaire.

En polychimiothérapie, la dose habituelle (25 à 30mg/m²) est généralement maintenue tandis que la fréquence d’administration est réduite ; par exemple administration à J1 et J5 toutes les 3 semaines ou à J1 et J8 toutes les 3 semaines en fonction du protocole.

Mode d’administration

Administration chez les personnes âgées :

L’expérience clinique n’a pas permis d’identifier des différences significatives parmi les personnes âgées au regard du taux de réponse bien qu’une sensibilité plus importante chez certains de ces patients ne peut être exclue. L’âge ne modifie pas la pharmacocinétique de la vinorelbine.

Administration chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique :

La pharmacocinétique de NAVELBINE n’est pas modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère. Cependant, par mesure de précaution, il est recommandé de réduire la dose à 20mg/m² et d’effectuer une surveillance des paramètres hématologiques chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4 et 5.2)

Administration chez les patients souffrant d’insuffisance rénale :

L’excrétion rénale étant faible, il n’y a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de NAVELBINE chez des patients insuffisants rénaux.

Administration chez les enfants :

La tolérance et l’efficacité n’ont pas été étudiées chez les enfants ; par conséquent, l’administration de NAVELBINE est déconseillée (voir rubrique 5.1).

Contre indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

  • Hypersensibilité connue à la vinorelbine ou à d'autres vinca-alcaloïdes, ou à tout autre constituant de la NAVELBINE.
  • Taux de neutrophiles inférieur à 1500/mm 3 ou infection sévère actuelle ou récente (dans les 2 semaines).
  • Taux de plaquettes < 100000/mm 3 .
  • Allaitement (voir rubrique 4.6).

En association avec le vaccin contre la fièvre jaune

Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

NAVELBINE doit être administré sous la supervision d’un médecin expérimenté dans l’usage des chimiothérapies.

L’inhibition du système hématopoïétique étant le principal risque associé à NAVELBINE, la conduite du traitement doit être effectuée sous contrôle hématologique rigoureux avant toute nouvelle injection (détermination du taux d’hémoglobine, du nombre de leucocytes, neutrophiles et plaquettes le jour de chaque administration du produit).

La toxicité limitante est la neutropénie. Cet effet non cumulatif voit son nadir entre le 7ème et le 14 ème jour suivant l’administration et est rapidement réversible dans les 5 à 7 jours qui suivent.

Si le taux de neutrophiles est inférieur à 1500/mm 3 et/ou si le nombre de plaquettes inférieur à 100000/mm 3 , l’administration doit être retardée jusqu’à normalisation de ces paramètres.

En cas de signes ou de symptômes évocateurs d’une infection, il faut procéder sans tarder à des examens complémentaires.

Précautions particulières d’emploi

Une prudence accrue est recommandée chez tous les patients présentant des antécédents de pathologie cardiaque ischémique (voir rubrique 4.8).

La pharmacocinétique de NAVELBINE n’est pas modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ou modérée. Pour une adaptation de dose chez ce groupe de patients, voir rubrique 4.2.

L’excrétion rénale étant faible, il n’y a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de NAVELBINE chez des patients insuffisants rénaux (voir rubrique 4.2).

NAVELBINE ne doit pas être administré en même temps qu’une radiothérapie dont les champs incluent le foie.

La prise de ce médicament avec un vaccin vivant atténué est déconseillée (pour le vaccin contre la fièvre jaune, voir en contre-indication).

La prudence est recommandée lorsque NAVELBINE est utilisé en même temps que des inhibiteurs ou inducteurs puissants du cytochrome CYP3A4. Ainsi, la prise de ce médicament avec la phénytoïne, la fosphénytoïne, l’itraconazole, le kétoconazole ou le posaconazole est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Eviter toute contamination accidentelle de l’œil : Risque d’irritation sévère, voire ulcération de la cornée si le produit est projeté sous pression. En cas de contact, lavez immédiatement l’œil à l’aide d’une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%).

Une toxicité pulmonaire, y compris un bronchospasme aigu sévère, une pneumopathie interstitielle, un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) survenant lors de l'utilisation de NAVELBINE sous forme pharmaceutique intraveineuse a été rapportée. Le délai moyen d'apparition du SDRA après l'administration de vinorelbine était d'une semaine (intervalle de 3 à 8 jours).

La perfusion doit être immédiatement interrompue chez les patients qui développent une dyspnée inexpliquée ou qui présentent des signes de toxicité pulmonaire.

Une prudence accrue doit être exercée pour les patients de la population japonaise car des cas de pneumopathies interstitielles ont été reportés plus fréquemment au sein de cette population

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les données sur l'utilisation de la vinorelbine chez la femme enceinte sont insuffisantes. Dans des études de reproduction conduites chez l'animal, la vinorelbine a été embryotoxique ainsi que tératogène (voir rubrique 5.3). Sur la base des résultats de ces études chez l’animal et de l’action pharmacologique du médicament, il y a un risque potentiel d’anomalies embryonnaires et fœtales.

Durant la grossesse, NAVELBINE ne doit pas être utilisé, à moins que le bénéfice individuel attendu dépasse manifestement les risques potentiels. Si la grossesse survient durant le traitement, la patiente doit être informée des risques encourus par l'enfant à naître et soigneusement suivie. La possibilité d’un conseil génétique doit aussi être envisagée.

Femmes en âge de procréer / contraception chez les hommes et les femmes

En raison du potentiel génotoxique de la vinorelbine (voir rubrique 5.3), les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace durant le traitement avec la vinorelbine et pendant 7 mois après le traitement.

Les hommes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement avec la vinorelbine et pendant 4 mois après le traitement. La vinorelbine étant génotoxique, un conseil génétique est également recommandé pour ceux qui souhaiteraient concevoir après le traitement.

Allaitement

L’excrétion de NAVELBINE dans le lait maternel n’est pas connue. L’excrétion de NAVELBINE dans le lait n’a pas été étudiée chez l’animal. Un risque durant l’allaitement ne peut être exclu. Par conséquent, l’allaitement doit être arrêté avant de débuter un traitement avec NAVELBINE (voir rubrique 4.3).

Fertilité

Les hommes traités avec NAVELBINE doivent être avertis de ne pas concevoir d’enfant durant le traitement, et pendant 4 mois après le traitement.

Avant tout traitement, il est conseillé d’envisager de conserver le sperme à cause du risque d’infertilité irréversible suite au traitement avec la vinorelbine

Effets indésirables

Les effets indésirables rapportés comme des cas non isolés sont listés ci-après par Système classe-organe et par fréquence.

Les fréquences sont définies comme suit : Très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, < 1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, < 1/1 000), très rare (<1/10 000), selon la convention de fréquence MedDRA et la classification par système classe-organe.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont : dépression médullaire avec neutropénie, anémie, troubles neurologiques, toxicité gastro-intestinale avec nausées, vomissements, stomatites et constipation, élévations transitoires des enzymes hépatiques, alopécie et phlébites locales.

Les effets indésirables additionnels poolés issus de l’expérience post-AMM et des essais cliniques ont été ajoutés selon la classification MedDRA avec une fréquence indéterminée.

Information détaillée :

Les réactions sont décrites selon la classification O.M.S. (grade 1=G1 ; grade 2=G2 ; grade 3=G3 ; grade 4=G4 ; grade 1-4=G1-4 ; grade 1-2=G1-2 ; grade 3-4=G3-4).

Infections et infestations :

Fréquent :

  • Infection bactérienne, virale ou fongique à différentes localisations (respiratoire, urinaire, gastro-intestinale…) d'intensité légère à modérée et habituellement réversible après un traitement approprié.

Peu fréquent :

  • Sepsis sévère avec parfois défaillance d’autres organes.
  • Septicémie.

Très rare :

  • Septicémie compliquée et parfois fatale.

Indéterminé :

  • Neutropénie septique.
  • Infection neutropénique G3-4

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

  • Dépressions médullaires osseuses entraînant surtout des neutropénies (G3 : 24,3% ; G4 : 27,8 %), réversible dans les 5 à 7 jours et non cumulative dans le temps.
  • Anémie (G3-4 : 7,4 %).

Fréquent :

  • Thrombopénie (G3-4 : 2,5 %) rarement sévère.

Indéterminé :

  • Neutropénie fébrile.
  • Pancytopénie.
  • Leucopénie G1-4.

Affections du système immunitaire

Indéterminé :

  • Réactions allergiques systémiques telles qu’anaphylaxie, choc anaphylactique ou réaction de type anaphylactoïde.

Affections endocriniennes

Indéterminé :

  • Sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH).

Troubles du métabolisme et de la nutrition.

Rare :

  • Hyponatrémie sévère.

Indéterminé :

  • Anorexie.

Affections du système nerveux

Très fréquent :

  • Troubles neurologiques (G3-4 : 2,7 %) incluant l'abolition des réflexes ostéotendineux.
  • Après un traitement prolongé, des cas de faiblesse des membres inférieurs ont été rapportés.

Peu fréquent :

  • Paresthésies sévères avec troubles de la sensibilité et/ou moteurs peu fréquentes.

Ces effets sont généralement réversibles.

Indéterminée :

  • Maux de tête
  • Sensations vertigineuses
  • Ataxie
  • Syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible.

Affections cardiaques

Rare :

Cardiopathies ischémiques (angor, infarctus du myocarde et parfois fatal).

Très rare :

  • Tachycardie, palpitations et troubles du rythme cardiaque.

Indéterminée :

  • Insuffisance cardiaque

Affections vasculaires

Peu fréquent :

  • Hypotension, hypertension, bouffées vasomotrices et refroidissement des extrémités.

Rare :

  • Hypotension sévère, collapsus.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent :

  • Des états dyspnéiques et un bronchospasme peuvent se produire dans les associations avec NAVELBINE tout comme les autres vinca-alcaloïdes.

Rare :

  • Pneumopathies interstitielles et parfois fatales.

Indéterminée :

  • Toux G1-2
  • Syndrome de détresse respiratoire aiguë parfois mortel
  • Embolie pulmonaire.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

  • Stomatite (G1-4 : 15% avec NAVELBINE en monothérapie).
  • Nausées, vomissements (G1-2 : 30.4% et G3-4 : 2.2%) la survenue de nausées et de vomissements peut être diminuée par un traitement anti-émétique.
  • La constipation est le principal symptôme (G3-4 : 2,7 %) évoluant rarement jusqu'à l'iléus paralytique avec NAVELBINE en monothérapie et (G3-4 : 4,1 %) avec NAVELBINE en association avec d'autres cytotoxiques.

Fréquent :

  • Diarrhée habituellement légère à modérée.

Rare :

  • Iléus paralytique, le traitement peut être repris dès retour à la normale de la motricité intestinale.
  • Pancréatite

Indéterminée :

  • Saignements gastro-intestinaux
  • Diarrhées sévères
  • Douleurs abdominales

Affections hépatobiliaires

Très fréquent :

  • Elévations transitoires des enzymes hépatiques (G1-2) sans symptôme clinique (SGOT 27,6 % et SGPT 29,3%).

Indéterminée :

  • Troubles de la fonction hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

  • Alopécie généralement d'intensité légère (G3-4 : 4.1% en monothérapie).

Rare :

  • Réactions cutanées généralisées.

Indéterminé :

  • Erythrodysesthésie palmo-plantaire.
  • Hyperpigmentation cutanée (hyperpigmentation supraveineuse serpigineuse).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent :

  • Arthralgie incluant douleur de la mâchoire et myalgie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent :

  • Les réactions observées au point d'injection peuvent être des érythèmes, des sensations de brûlures, une décoloration de la veine et des phlébites localisées (G3-4 : 3,7% avec NAVELBINE en monothérapie).

Fréquent :

  • Asthénie, fatigue, fièvre, douleurs de localisations variées incluant la poitrine et le site de la tumeur ont été observées chez les patients recevant la NAVELBINE.

Rare :

  • Nécroses locales. Ces effets peuvent être limités par un bon positionnement de l'aiguille ou du cathéter dans la veine ainsi qu'une injection en bolus suivi par un rinçage de la veine.

Indéterminée :

  • Frissons G1-2

Investigations :

Indéterminée :

  • Perte de poids

Pour la forme orale de NAVELBINE ( NAVELBINE, capsule molle ) les effets indésirables suivants ont été observés : troubles neuromoteurs, altération du gout, troubles visuels, insomnie, dysphagie, œsophagite, prise de poids, dysurie, autre symptôme génito-urinaire.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Symptômes :

Un surdosage avec NAVELBINE peut entraîner une hypoplasie médullaire parfois associée à une infection, une fièvre et à un iléus paralytique.

Procédure d’urgence :

Des mesures générales symptomatiques associées à une transfusion sanguine, l’administration de facteurs de croissance et à un traitement antibiotique à large spectre doivent être mis en place si cela est jugé nécessaire par le médecin.

Antidote :

Il n’existe aucun antidote connu en cas de surdosage avec NAVELBINE.

Interactions décrites dans le RCP

INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Vaccins vivants atténués (pour le vaccin contre la fièvre jaune, voir associations contre-indiquées) :

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé lorsqu’il existe (poliomyélite).

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne) :

Risque de survenue de convulsions par diminution de l’absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne, ou la fosphénytoïne.

Association faisant l’objet d’une précaution d’emploi

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroît, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie. Contrôle plus fréquent de l’INR.

+ Macrolides (clarithromycine, érythromycine, télithromycine)

Risque de majoration de la toxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par la clarithromycine, l’érythromycine ou la télithromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

+Cobicistat

Majoration de la neurotoxicité de l’antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par le cobicistat. Surveillance clinique étroite et adaptation éventuelle de la posologie de l’antimitotique.

Association à prendre en compte

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, éverolimus, sirolimus, tacrolimus) :

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

INTERACTIONS SPECIFIQUES AUX VINCA-ALCALOÏDES

Association déconseillée (voir rubrique 4.4)

+ Itraconazole, posaconazole, kétoconazole :

Majoration de la neurotoxicité de l’antimitotique, par diminution de son métabolisme hépatique par l’itraconazole, le kétoconazole ou le posaconazole.

Association faisant l’objet d’une précaution d’emploi

+ Inhibiteurs de protéases

Majoration de la toxicité de l’antimitotique, par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur de protéase. Surveillance clinique étroite et adaptation éventuelle de la posologie de l’antimitotique.

Association à prendre en compte

+ Mitomycine C :

Risque de majoration de la toxicité pulmonaire de la mitomycine et des vinca-alcaloïdes (voir rubrique 4.8).

+ Les vinca-alcaloïdes étant reconnus comme des substrats de la glyco-protéine P, et en l’absence d’études spécifiques, des précautions doivent être exercées lors de l’association de la NAVELBINE avec des modulateurs forts du transport membranaire.

INTERACTIONS SPECIFIQUES A LA VINORELBINE

Etant donné que le CYP3A4 est principalement impliqué dans le métabolisme de la vinorelbine, l’association avec de puissants inhibiteurs de cette isoenzyme peut augmenter la concentration sanguine de la vinorelbine, et l’association avec de puissants inducteurs de cette isoenzyme peut diminuer la concentration sanguine de la vinorelbine (voir rubrique 4.4).

L’association de NAVELBINE avec d’autres médicaments connus pour leur toxicité médullaire est susceptible d'aggraver les effets indésirables myélosuppressifs.

Il n’y a pas d’interaction pharmacocinétique mutuelle lors de l’association de la NAVELBINE avec le cisplatine lors de plusieurs cycles de traitement. Cependant, l’incidence des granulocytopénies a été supérieure lors de l’association de la NAVELBINE avec le cisplatine que lors de l’utilisation de la NAVELBINE en monothérapie.

Lors d’une étude clinique de phase I associant la vinorelbine sous forme intraveineuse et le lapatinib, une augmentation de l’incidence des neutropénies de grade 3/4 a été suggérée. Dans cette étude, la dose recommandée de vinorelbine intraveineuse était de 22.5 mg/m 2 jour 1 et 8 toutes les 3 semaines en association avec 1000 mg de Lapatinib administré quotidiennement. Ce type d’association doit donc être administré avec prudence.

Conduite et utilisation de machines

Aucune étude sur l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines n’a été effectuée ; mais sur la base de son profil pharmacodynamique, la vinorelbine n’affecte pas ces activités. Cependant, la prudence est nécessaire chez les patients traités avec la vinorelbine au regard des effets indésirables liés à ce médicament.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antinéoplasique cytotoxique de la famille des vinca-alcaloïdes. Code ATC : L01CA04

(L - Antinéoplasiques et immunomodulateurs)

NAVELBINE est un antinéoplasique cytostatique de la famille des Vinca-Alcaloïdes mais à la différence des autres vinca-alcaloïdes, la partie catharantine de vinorelbine a été structurellement modifiée. Au niveau moléculaire, NAVELBINE agit sur l’équilibre dynamique de la tubuline au sein de l’appareil microtubulaire de la cellule. NAVELBINE inhibe la polymérisation de la tubuline. Elle agit préférentiellement sur les microtubules mitotiques, et n’affecte les microtubules axonaux qu’à forte concentration. Son pouvoir spiralisant de la tubuline est inférieur à celui de la vincristine.

NAVELBINE bloque la mitose en phase G2+M et provoque la mort cellulaire en interphase ou à la mitose suivante.

La sécurité et l’efficacité de la NAVELBINE dans la population pédiatrique n’ont pas été établies.

Des données cliniques issues de deux études de phase II, non contrôlées (simple bras) utilisant la vinorelbine injectable chez 33 et 46 patients pédiatriques atteint de tumeurs solides récurrentes incluant des rhabdomyosarcomes, des sarcomes des tissus mous, des sarcomes d’Ewing, des liposarcomes, des sarcomes synoviaux, des fibrosarcomes, des cancers du système nerveux central, des ostéosarcomes, et des neuroblastomes, à des doses de 30 ou 33,75mg/m² jour 1 et 8 toutes les 3 semaines, ou 1 fois par semaine pendant 6 semaines toutes les 8 semaines n’a pas démontré d’efficacité clinique significative. Le profil de toxicité était similaire à celui reporté pour les patients adultes (voir rubrique 4.2).

Propriétés pharmacocinétiques

Les paramètres pharmacocinétiques de la vinorelbine ont été évalués dans le sang.

Distribution

Le volume de distribution à l’état d’équilibre est grand : 21,2 l/kg (extrêmes : 7,5-39,7 l/kg) caractéristique d’une large distribution tissulaire.

Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est faible (13,5 %). La vinorelbine est fortement liée aux cellules sanguines, en particulier aux plaquettes (78 %).

La pénétration de la vinorelbine dans les tissus pulmonaires est importante, comme en témoigne le rapport moyen des concentrations tissu/sérum, détecté par biopsie chirurgicale pulmonaire qui est supérieur à 300. La vinorelbine n’a pas été détectée au niveau du système nerveux central.

Biotransformation

Tous les métabolites de la vinorelbine sont formés par l’isoforme CYP3A4 des cytochromes P450 à l’exception de la 4-O-déacétyl-vinorelbine qui semble être formée par les carboxylestérases. La 4-O-déacétyl-vinorelbine est le seul métabolite actif et le principal métabolite détecté dans le sang. Le métabolisme de la vinorelbine ne fait intervenir ni glucuroconjugaison, ni sulfoconjugaison.

Élimination

La demi-vie moyenne d’élimination de la vinorelbine est d’environ 40 heures. La clairance totale est élevée : 0,72 l.h -1 .kg -1 (extrêmes : 0,32-1,26 l. h -1 .kg -1 ) et proche du débit sanguin hépatique. L’élimination rénale est faible (< 20% de la dose administrée) et se fait essentiellement sous forme inchangée. L’excrétion biliaire est la voie d’élimination prédominante, sous forme de vinorelbine inchangée qui est le composé majoritaire retrouvé et de ses métabolites.

Populations particulières

Insuffisants rénaux et hépatiques

Bien que l’impact des dysfonctions rénales sur l’élimination de la vinorelbine n’ait pas été évalué, il n’y a pas lieu de réduire la posologie chez les patients insuffisants rénaux car l’élimination rénale de vinorelbine est faible.

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la vinorelbine a tout d’abord été étudié chez des patients atteints de métastases hépatiques consécutives à un cancer du sein. L’étude concluait qu’une modification de la clairance était observée uniquement lorsque le taux d’envahissement hépatique était supérieur à 75 %. Par ailleurs, une étude de phase I a été menée chez des patients à fonction hépatique altérée : 6 patients en insuffisance modérée (bilirubinémie ≤ 2 fois la LSN et taux de transaminases ≤ 5 fois la LSN) traités à la dose maximale de 25 mg/m2 et 8 patients en insuffisance sévère (bilirubinémie > 2 fois la LSN et/ou taux de transaminases > 5 fois la LSN) traités à la dose maximale de 20 mg/m2. La clairance totale chez ces patients était similaire à celle des patients à fonction hépatique normale et démontrait que la pharmacocinétique de la vinorelbine n’est pas modifiée en cas d’insuffisance hépatique quel qu’en soit le degré. Cependant, par mesure de précaution, il est recommandé de réduire la posologie à 20mg/m² et de surveiller étroitement les paramètres hématologiques chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère.

Personnes âgées

Une étude effectuée avec NAVELBINE chez des personnes âgées (≥ 70 ans) souffrant d’un cancer du poumon non à petites cellules a démontré que les paramètres pharmacocinétiques de la vinorelbine n’étaient pas modifiés avec l’âge. Cependant, sachant que les personnes âgées sont fragiles, il est nécessaire d’être prudent lors de l’augmentation des doses de NAVELBINE (voir rubrique 4.2).

Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique

Une forte corrélation a été établie entre l’exposition sanguine à la vinorelbine et la leucopénie ainsi que la neutropénie.

Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon (CIS 61168991).

Populations particulières

Extraits, mot pour mot, de la rubrique posologie du RCP de référence. L'outil de clairance ci contre sert seulement à situer le patient dans les paliers que le RCP décrit.

Insuffisance rénale

Administration chez les patients souffrant d’insuffisance rénale :

L’excrétion rénale étant faible, il n’y a pas de justification pharmacocinétique pour réduire la dose de NAVELBINE chez des patients insuffisants rénaux.

Insuffisance hépatique

Administration chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique :

La pharmacocinétique de NAVELBINE n’est pas modifiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère. Cependant, par mesure de précaution, il est recommandé de réduire la dose à 20mg/m² et d’effectuer une surveillance des paramètres hématologiques chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4 et 5.2)

Enfant

Administration chez les enfants :

La tolérance et l’efficacité n’ont pas été étudiées chez les enfants ; par conséquent, l’administration de NAVELBINE est déconseillée (voir rubrique 5.1).

Sujet âgé

Administration chez les personnes âgées :

L’expérience clinique n’a pas permis d’identifier des différences significatives parmi les personnes âgées au regard du taux de réponse bien qu’une sensibilité plus importante chez certains de ces patients ne peut être exclue. L’âge ne modifie pas la pharmacocinétique de la vinorelbine.

Clairance de la créatinine (Cockcroft et Gault)

Formule : (140 − âge) × poids / (0,814 × créatinine µmol/L), × 0,85 chez la femme. Résultat en mL/min. Le seuil applicable est celui écrit dans le RCP ci contre. DFG CKD EPI 2021 · Child Pugh · tous les scores.

Dose par poids

Simple multiplication : la valeur en mg/kg doit être recopiée depuis la rubrique enfant du RCP ci contre. Aucune dose n'est proposée par l'outil.

Interactions médicamenteuses

25 interactions connues pour Vinorelbine. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.

Association déconseillée 9
Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Diminution des concentrations plasmatiques du vinca-alcaloïde par l’inducteur, avec possible retentissement sur l’efficacité..

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Clarithromycine · ex. XYLAR, CLARITHRO, CLARID, ZECLAR, DOMINAR, CLARIMAX

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Erythromycine · ex. ERYTHRO 250, ERYTHRO, ABBOTICINE, ERYTHROCINE, ERYSOL, ERYFLUID

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Itraconazole · ex. ITRACIM, ITRA GYN, ITRAZOL, ITRA SKIN

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ketoconazole · ex. KETOLIN, KETODERM, KODERM, KETOZOL, KETOGEL, KETODERM 2%

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Diminution des concentrations plasmatiques du vinca-alcaloïde par l’inducteur, avec possible retentissement sur l’efficacité..

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Rifampicine · ex. RIFADIN Pdre/prép, RIFADINE

Diminution des concentrations plasmatiques du vinca-alcaloïde par l’inducteur, avec possible retentissement sur l’efficacité..

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Voriconazole · ex. V-ZOLEX, VFEND, VORICO

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 2
Acenocoumarol · ex. SINTROM

Contrôle plus fréquent de l'INR. Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluconazole · ex. FUNZOL, DIFLUZOL gélu., FLUCAZOLE, FLUKAS, DIFLUZOL, FLINZOL

Surveillance clinique et biologique étroite pendant l’association. Risque de majoration de la toxicité de l’antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par le fluconazole.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 14
Amikacine · ex. MIACIN

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Carboplatine · ex. CYTOKAR, KARBOTEEN, MEGAPLATIN

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ciclosporine · ex. IMMUPRY 100, SANDIMMUM, SANDIMMUM NEORAL Caps. Molle, SANDIMMUM NEORAL, SANDIMMUN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cisplatine · ex. CISPLATIN-EBEWE, CISPLATINE MYLAN, CYTOCIS

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Everolimus · ex. AFINITOR, CERTICAN

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Furosemide · ex. LASICARE, FUROSEMIDE, LASILIX, ANSEMID, LASILIX RETARD, FURANS 20

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Gentamicine · ex. UNIGENTA, GENTA, GENTA 20, GENTA 40, GENTA 80, GENTAINJECT 160

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Netilmicine sulfate · ex. NETROMICINE

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxaliplatine · ex. CYTOXALINE, OXALIPLATIN AQVIDA 5mg ( ), OXALIPLATINE KABI 5mg ( )

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Sirolimus · ex. RAPAMUNE

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tacrolimus · ex. ADVAGRAF LP, TACROLIMUS MEDIS, PROGRAF, PROTOPIC, ADVAGRAF

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lympho- prolifératif.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Teicoplanine · ex. TEICO

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tobramycine · ex. TOBRACORTcOLLYRE, BITOBRA SP, TOBRACORT 3 M, TOBRADEX, TOBRA SP, TOBRACOL

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Vancomycine · ex. VANCO 500, VANCOMED 500, VANCOMYCIN HIKMA

Majoration de l'ototoxicité.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule. Voir la rubrique grossesse du RCP ci dessus.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice patient

Version destinée au patient de la notice de NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon, en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.

Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?

NAVELBINE appartient à une famille de médicaments appelés Vinca alcaloïdes, utilisés pour soigner le cancer.

NAVELBINE se présente sous la forme d’une solution injectable administrée par voie intraveineuse.

NAVELBINE est utilisé pour traiter certaines formes de cancer du poumon et certaines formes de cancer du sein chez les patients de plus de 18 ans.

Ce médicament est déconseillé chez l’enfant de moins de 18 ans.

Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?

N’utilisez jamais NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon :

  • Si vous êtes allergique à la vinorelbine (substance active) ou à d'autres vinca-alcaloïdes.
  • Si vous êtes allergique à l'un des autres composants contenus dans NAVELBINE (voir rubrique 6 de cette notice).
  • Si vous avez ou avez eu un faible taux de globules blancs (neutrophiles) ou une infection sévère durant les deux dernières semaines.
  • Si vous avez un faible taux de plaquettes.
  • Si vous allaitez.
  • Si vous envisagez de vous faire vacciner contre la fièvre jaune ou si vous venez d'être vacciné(e).

Avertissements et précautions

Veuillez informer votre médecin si :

  • Vous présentez des antécédents de crise cardiaque ou de douleurs thoraciques sévères.
  • Vous avez reçu une radiothérapie dont le champ d'irradiation incluait le foie.
  • Vous présentez des signes ou symptômes d'infection (par exemple fièvre, frissons, toux).
  • Vous allez être vacciné.
  • Vous êtes enceinte.
  • Votre fonction hépatique n'est pas normale.

La prise de NAVELBINE avec un vaccin vivant atténué (autre que le vaccin de la fièvre jaune, voir N’utilisez jamais NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon) est déconseillée (voir rubrique Autres médicaments et NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon).

Avant et durant le traitement avec NAVELBINE, des analyses de sang sont effectuées afin de vérifier que vous pouvez recevoir le traitement. Si les résultats de l'analyse ne sont pas satisfaisants, votre traitement peut être reporté et des analyses supplémentaires effectuées jusqu'au retour à la normale de vos résultats d'analyse.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon

Ce médicament ne doit pas être associé avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir N’utilisez jamais NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon).

L’association de ce médicament avec un vaccin vivant atténué (par exemple, vaccin contre la rougeole, vaccin contre les oreillons et vaccin contre la rubéole…), avec la phénytoïne ou la fosphénytoïne (médicaments anti-épileptiques), avec l’itraconazole, le kétoconazole ou le posaconazole (médicaments antifongiques), avec la mitomycine C ou le lapatinib (médicaments anti-cancéreux), est déconseillée (voir Avertissements et précautions).

Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, même s’il s’agit d’un médicament obtenu sans ordonnance.

NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon avec des aliments et boissons

Il n’y a pas d’interaction connue avec les aliments ou les boissons lors de l’utilisation de NAVELBINE.

Grossesse, allaitement et fertilité

Fertilité

Si vous êtes un homme traité avec NAVELBINE, il vous est conseillé de ne pas procréer pendant le traitement et ce pendant quatre mois après l’arrêt du traitement, et de vous renseigner sur la conservation du sperme avant le traitement parce que NAVELBINE peut altérer votre fertilité masculine de façon irréversible. Vous devez utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant 4 mois après la fin du traitement.

Femmes en âge de procréer

Si vous êtes une femme en âge de procréer, vous devez utiliser une contraception efficace pendant le traitement, et pendant sept mois après l’arrêt du traitement.

Grossesse

Si vous êtes enceinte, si vous pensez l’être ou prévoyez de le devenir, demandez conseil à votre médecin avant de prendre NAVELBINE car il peut y avoir des risques pour l’enfant.

Allaitement

Vous ne devez pas prendre NAVELBINE, si vous allaitez.

L’allaitement doit être interrompu si le traitement par NAVELBINE est nécessaire.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Aucune étude sur les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été réalisée.

Cependant, la prudence est nécessaire en cas d’effets indésirables liés à ce médicament et pouvant gêner la conduite. Vous ne devez pas conduire si vous ne vous sentez pas bien ou si votre médecin vous a conseillé de ne pas conduire.

Comment le prendre ?

Posologie

Avant et pendant le traitement avec NAVELBINE, votre médecin vérifiera votre bilan sanguin. Les résultats de votre analyse permettront de décider si vous pouvez recevoir ou non le traitement. La dose dépendra à la fois de votre taille, de votre poids et de votre état général. Votre médecin calculera votre surface corporelle et déterminera la dose que vous recevrez.

Mode d’administration

NAVELBINE doit être dilué avant administration. NAVELBINE doit être administré uniquement par voie intraveineuse. Le traitement sera administré par perfusion sur une période de 6 à 10 minutes. Après administration, la veine sera rincée abondamment à l’aide d’une solution stérile.

Fréquence d'administration

NAVELBINE est habituellement administré une fois par semaine. La fréquence sera déterminée par votre médecin.

Durée du traitement

La durée du traitement sera déterminée par votre médecin.

Si vous avez utilisé plus de NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon que vous n’auriez dû :

La dose de NAVELBINE est déterminée avec précaution et vérifiée par votre médecin et votre pharmacien. Cependant, dans l’hypothèse où vous receviez plus de NAVELBINE que vous n’auriez dû, contactez immédiatement votre médecin. Des symptômes sévères liés aux éléments du sang peuvent survenir ainsi que des signes d’infection (tels que fièvre, frissons, toux). Vous pourrez également présenter une constipation sévère. Dans ce cas, contactez immédiatement votre médecin.

Si vous oubliez d’utiliser NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon :

Votre médecin décidera quand vous devrez arrêter votre traitement. Cependant, si vous souhaitez arrêter votre traitement plus tôt que prévu, vous devrez discuter des autres options avec votre médecin.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de votre médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

Si vous arrêtez d’utiliser NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon :

Sans objet.

Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, NAVELBINE est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Ci-dessous figure une liste des effets indésirables qui ont été observés chez certains patients traités par NAVELBINE. Ces effets indésirables sont classés par fréquence décroissante de survenue.

Effets indésirables très fréquents (pouvant survenir chez plus d'un patient sur 10) :

  • Nausées ; Vomissements ; Constipation ;
  • Chute des globules rouges (anémie) qui peut conduire à une pâleur et causer une fatigue ou un essoufflement ;
  • Diminution des globules blancs, ce qui vous rend plus sensible aux infections ;
  • Faiblesse des membres inférieurs ;
  • Perte de certains réflexes, avec parfois une altération du sens du toucher ;
  • Chute des cheveux (alopécie), généralement légère lors d'un traitement prolongé ;
  • Inflammation ou aphtes dans la bouche ou dans la gorge ;
  • Réactions au site d'injection de NAVELBINE telles que rougeur, sensation de brûlure, décoloration de la veine, inflammation des veines ;
  • Troubles hépatiques (bilan hépatique anormal).

Effets indésirables fréquents (peuvent survenir chez 1 à 10 patients traités sur 100) :

  • Diminution du nombre de plaquettes qui peut entraîner une augmentation du risque de saignements ou d'hématomes ;
  • Douleurs articulaires ;
  • Douleurs de la mâchoire ;
  • Douleurs musculaires ;
  • Fatigue (asthénie) ;
  • Fièvre ;
  • Douleurs pouvant avoir différentes localisations telles que douleurs de la poitrine, et douleurs au site de la tumeur ;
  • Diarrhées ;
  • Infections à différents sites.

Effets indésirables peu fréquents (peuvent survenir chez 1 à 10 patients sur 1 000) :

  • Difficultés importantes pour bouger ainsi qu'au niveau de la sensation du toucher ;
  • Sensations vertigineuses ;
  • Sensation de chaleur soudaine ainsi qu'un rougissement de la peau du visage et du cou ;
  • Sensation de froid au niveau des mains et des pieds ;
  • Difficultés respiratoires ou respiration sifflante (dyspnée et bronchospasme) ;
  • Infection sanguine (sepsis) associée à des symptômes tels une fièvre élevée et une dégradation de l’état général ;
  • Tension artérielle élevée.

Effets indésirables rares (peuvent survenir chez 1 à 10 patients sur 10 000) :

  • Crise cardiaque (cardiopathie ischémique, angor, infarctus du myocarde parfois fatal) ;
  • Toxicité pulmonaire (inflammation et fibrose, parfois fatale) ;
  • Douleurs abdominales et dorsales sévères (inflammation du pancréas) ;
  • Faible taux de sodium dans votre sang (pouvant entraîner des symptômes tels que fatigue, confusion, crampes et perte de conscience) ;
  • Ulcérations au niveau du site d'injection de NAVELBINE (nécrose locale) ;
  • Eruptions cutanées de la peau sur votre corps telles que rashs et éruptions cutanées (réactions cutanées généralisées).

Effets indésirables très rares (peuvent survenir chez moins de 1 patient traité sur 10000) :

  • Battements irréguliers de votre cœur (tachycardie), palpitations, troubles du rythme cardiaque ;

D'autres effets indésirables de fréquence indéterminée ont été rapportés :

  • Douleurs abdominales, saignements gastrointestinaux ;
  • Insuffisance cardiaque pouvant provoquer un essoufflement et un gonflement des chevilles ;
  • Rougeurs des pieds et des mains (érythème) ;
  • Faible taux de sodium du fait d’une surproduction d’une hormone provocant une rétention d’eau et entraînant une faiblesse, de la fatigue ou de la confusion (Syndrome de sécrétion Inappropriée de l’Hormone Anti-diurétique-SIADH) ;
  • Perte de coordination musculaire pouvant être associée à une démarche anormale, des anomalies du langage et des mouvements oculaires anormaux (ataxie) ;
  • Maux de tête ;
  • Frissons avec de la fièvre ;
  • Toux ;
  • Perte d'appétit ;
  • Perte de poids ;
  • Couleur plus foncée de la peau le long du trajet des veines.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet: https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Comment le conserver ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Ne pas utiliser NAVELBINE après la date de péremption mentionnée sur le flacon et la boîte (EXP).

La date d’expiration fait référence au dernier jour du mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C) et à conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de la lumière.

Ne pas congeler

Après dilution de NAVELBINE dans une solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9%) ou dans une solution injectable de glucose à 5%, la stabilité physico-chimique de la solution diluée a été démontrée durant 8 jours à température ambiante (20°C +/- 5°C) ou au réfrigérateur (+2°C à +8°C) à l’abri de la lumière, dans un flacon de verre neutre, ou une poche en PVC ou en acétate de vinyle.

Toutefois, d’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C à +8°C, sauf en cas de dilution réalisées en conditions d’asepsie dûment contrôlées et validées.

Contenu de l'emballage et autres informations

Ce que contient NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon

  • La substance active est :

Ditartrate de vinorelbine............................................................................................... 69,25 mg

Quantité correspondant à vinorelbine............................................................................ 50,00 mg

Pour 5 ml de solution injectable

  • L’autre composant est : eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que NAVELBINE 50 mg/5 ml, solution injectable en flacon et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament est une solution limpide incolore à légèrement jaune avec un pH compris entre 3,3 et 3,8 et se présente sous forme de solution injectable en flacon (5 ml) ; boîte de 1 et de 10.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

PIERRE FABRE MEDICAMENT

LES CAUQUILLOUS

81500 LAVAUR

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

PIERRE FABRE MEDICAMENT

PARC INDUSTRIEL DE LA CHARTREUSE

81100 CASTRES

Fabricant

FAREVA PAU

FAREVA PAU 1

AVENUE DU BEARN

64320 IDRON

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

La préparation et l’administration de NAVELBINE doivent être effectuées par des personnes expérimentées. Lunettes de protections, gants jetables, masque chirurgical jetable et blouse jetable doivent être portés. Les éventuels déversements accidentels ou fuites de produit doivent être épongés.

En cas de contact du produit avec l’œil, faire immédiatement un lavage abondant et prolongé à l’aide d’une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9%. En cas de projection cutanée accidentelle, procéder à un lavage abondant à l’eau puis au savon doux suivi d’un rinçage abondant et prolongé.

Une fois préparé, toute surface exposée au produit doit être correctement nettoyée et les mains et visages lavés.

Il est recommandé de perfuser NAVELBINE sur une courte durée 6 à 10 minutes après dilution dans 20 à 50 ml d’une solution injectable de chlorure de sodium 0,9 % ou dans une solution injectable de glucose 5%. Après administration, la veine doit être correctement rincée à l’aide d’au moins 250 ml de solution isotonique.

NAVELBINE doit être administré strictement par voie intraveineuse : il est extrêmement important de s’assurer que l’aiguille est correctement introduite dans la veine avant de commencer l’injection. En cas d’extravasation : passage du produit en dehors de la veine (tissu sous cutané) dans le tissu environnant durant l’administration, une importante irritation locale peut survenir. Il convient alors d’interrompre immédiatement l’injection, de rincer la veine avec une solution saline et d’aspirer le maximum de produit extravasé, la quantité restante doit être administrée par une autre voie veineuse. L’application de chaleur modérée facilite la diffusion du produit et semble réduire le risque de cellulite. En cas d’extravasation, afin de réduire le risque de phlébite, des glucocorticoïdes par IV peuvent être immédiatement administrés. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques.

Avant d’être administrées, les solutions injectables doivent faire l’objet d’une inspection visuelle pour détecter la présence éventuelle de particules ou d’une décoloration.

Tout produit inutilisé ou tout déchet doit être éliminé en conformité avec la réglementation en vigueur.

Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).

Recommandations internationales

OMS · Liste des médicaments essentiels 2025

Vinorelbine figure sur la liste modèle de l'OMS (Vinorelbine) : Cytotoxic medicines.

Fiche OMS

HAS · Service médical rendu (France)

Pas d'avis HAS rattaché.

Conditions de prescription (France)

liste I · médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement · prescription hospitalière · prescription réservée aux médecins compétents en CANCEROLOGIE · prescription réservée aux spécialistes et services HEMATOLOGIE · prescription réservée aux spécialistes et services ONCOLOGIE MEDICALE

Classification ATC (OMS)

L01CA04