MMedok Médicaments
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MOSCONTIN

Morphine

Circuit hospitalier (PCT) Grossesse : Compatible

Prix public
de 14,549 DT à 224,210 DT
Code ATC
N02AA01

Présentations, prix et reste à charge

DosageFormePrésentationPrix publicCNAMReste à chargePrix / unitéCatégorieStatutCode PCT
10mgComp enr LPBt 14 14,549 DT 100 % 0,000 DT 1,039 DT vital 502440
30mgComp enr LPBt 14 35,395 DT 100 % 0,000 DT 2,528 DT vital 502441
60mgComp enr LPBt 14 69,583 DT 100 % 0,000 DT 4,970 DT vital 502442
100mgComp enr LPBt 14 110,799 DT 100 % 0,000 DT 7,914 DT vital 502443
200mgComp enr LPBt 14 224,210 DT 100 % 0,000 DT 16,015 DT vital 502444

Circuit hospitalier : présentations distribuées par la Pharmacie Centrale de Tunisie aux hôpitaux et cliniques (catalogue PCT, dernière modification 11/05/2022), non délivrées en officine. La PCT ne publie pas de prix sur ce catalogue. Morphine figure à la Nomenclature hospitalière 2023 avec prescription hospitalière restreinte (BS).

Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.

Coût d'un traitement

Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.

Notice (RCP)

Texte officiel du RCP de ACTISKENAN 30 mg, gélule (ETHYPHARM, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original · RCP daté Avril 2023.

Indications thérapeutiques

Douleurs intenses ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible, en particulier douleurs d'origine cancéreuse.

Posologie et mode d'administration

Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 6 mois.

La forme orale à libération immédiate de morphine est principalement adaptée à des situations cliniques particulières: urgences, équilibration rapide de douleurs très intenses, douleurs instables, troubles métaboliques (insuffisance rénale), personnes âgées.

Objectifs et arrêt du traitement

Avant l’instauration du traitement par ACTISKENAN, une stratégie thérapeutique comprenant la durée du traitement et les objectifs du traitement, ainsi qu’un plan pour la fin du traitement, doivent être convenus avec le patient, conformément aux lignes directrices relatives à la prise en charge de la douleur.

Pendant le traitement, des contacts fréquents doivent avoir lieu entre le médecin et le patient afin d’évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, d’envisager l’arrêt du traitement et d’ajuster les doses si nécessaire.

Lorsqu’un patient n’a plus besoin de traitement par ACTISKENAN, il est conseillé de réduire la dose progressivement pour éviter les symptômes de sevrage. En l’absence d’un contrôle adéquat de la douleur, la possibilité d’hyperalgésie, de tolérance et de progression de la maladie sous-jacente doit être envisagée (voir rubrique 4.4).

Posologie initiale

Avec les formes à libération immédiate (LI), la dose journalière totale est généralement répartie en six prises, le plus souvent équivalentes, à 4 heures d'intervalle.

On peut également utiliser cette forme comme dose supplémentaire en cas d'accès douloureux non contrôlé par un traitement de fond (par exemple, morphine à libération prolongée).

Adulte:

En règle générale, la dose journalière de départ est de 10 mg toutes les 4 heures, soit 60 mg par jour.

Enfant de plus de 6 mois:

La dose journalière de départ est de 1 mg/kg et par jour.

Populations particulières

Patients fragiles:

Toutes les posologies sont réduites de moitié et/ou espacées de 6 à 8 heures (patient très âgé, insuffisance rénale ou hépatique, hypoprotidémie…).

Sujet très âgé:

Il convient de débuter le traitement avec une posologie de l'ordre de 2,5 à 5 mg de morphine orale LI 4 à 6 fois par jour, soit 10 à 30 mg par jour.

Insuffisance rénale:

Les doses seront également réduites par rapport à un sujet à fonction rénale normale et ajustées selon les besoins du patient.

Si le traitement morphinique nécessite d'être poursuivi plusieurs semaines, la prescription de morphine LI peut être relayée par de la morphine LP à dose journalière équivalente.

Fréquence de l'évaluation

Il ne faut pas s'attarder sur une posologie qui s'avère inefficace. Le patient doit donc être vu de manière rapprochée principalement à l'instauration du traitement, tant que la douleur n'est pas contrôlée.

Adaptation posologique

Si la douleur n'est pas contrôlée, la dose unitaire de morphine LI peut être augmentée de 25 à 50 % selon l'âge et l'état physiologique du patient.

En cas d'insuffisance de soulagement, le malade peut avoir recours à une interdose toutes les heures sans dépasser 4 prises successives en quatre heures.

Si le patient utilise régulièrement plus de 3 ou 4 interdoses réparties dans la journée, ces doses supplémentaires doivent être intégrées dans la posologie totale quotidienne de morphine LI sans attendre plus de 48 heures.

Dans ces processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.

Correspondance entre les différentes voies d'administration

La posologie varie selon la voie d'administration.

Par rapport à la voie orale, la posologie par voie intraveineuse doit être divisée par trois et la posologie par voie sous-cutanée doit être divisée par deux.

Le passage d'une voie d'administration à une autre doit tenir compte de ces coefficients afin de maintenir la même quantité de morphine biodisponible.

Changement de forme pharmaceutique

En cas de relais d'une forme orale à libération immédiate à une forme orale à libération prolongée, la posologie quotidienne sera inchangée.

Durée du traitement

ACTISKENAN ne doit pas être utilisé plus longtemps que nécessaire.

Mode d’administration

Voie orale.

Chez l'enfant de moins de 6 ans, la gélule DOIT être ouverte; il existe un risque de fausse-route en cas d'administration de la gélule entière. Chez les patients ne pouvant avaler la gélule entière, on peut administrer son contenu directement dans une alimentation semi-solide (purée, confiture, yaourt), ou encore dans des sondes gastriques ou de gastrostomie de diamètre supérieur à 16 F.G. et/ou de diamètre interne supérieur ou égal à 2,5 mm à extrémité distale ouverte ou à pores latéraux. Un rinçage de la sonde avec 10 ou 50 ml d'eau est suffisant.

Contre indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants:

  • hypersensibilité à la morphine ou à tout l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
  • enfant de moins de 6 mois,
  • insuffisance respiratoire décompensée (en l'absence de ventilation artificielle),
  • insuffisance hépatocellulaire sévère (avec encéphalopathie),
  • en aigu: traumatisme crânien et hypertension intracrânienne en l'absence de ventilation contrôlée,
  • épilepsie non contrôlée,
  • iléus,
  • associations avec la buprénorphine, la nalbuphine, la naltrexone, le nalméfène et l’oxybate de sodium ( voir rubrique 4.5 ),
  • allaitement, en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours.
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Dépression respiratoire

Le principal risque en cas d’abus d'opioïdes est la dépression respiratoire.

Troubles respiratoires liés au sommeil

Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment l’apnée centrale du sommeil (ACS) et l’hypoxémie liée au sommeil. L’utilisation d’opioïdes augmente le risque d’ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d’ACS, il convient d’envisager une diminution de la dose totale d’opioïdes.

Réactions indésirables cutanées graves

Une pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), pouvant mettre la vie du patient en danger ou lui être fatale, a été rapportée dans le cadre de traitements à base de morphine. La plupart de ces réactions sont survenues au cours des 10 premiers jours de traitement. Les patients doivent être informés au sujet des signes et symptômes de la PEAG et consulter un médecin s’ils présentent de tels symptômes.

Si des signes ou symptômes évoquant l’une de ces réactions cutanées apparaissent, la morphine doit être arrêtée et un traitement de substitution doit être envisagé.

Syndrome thoracique aigu (STA) chez les patients présentant une drépanocytose

En raison d’une possible association entre le STA et l’utilisation de morphine chez les patients présentant une drépanocytose recevant un traitement par morphine lors d’une crise vaso-occlusive, les patients concernés doivent faire l’objet d’une surveillance étroite visant à détecter les symptômes de STA.

Affections hépatobiliaires

La morphine peut provoquer un dysfonctionnement et un spasme du sphincter d’Oddi, ce qui augmente la pression intrabiliaire et le risque de symptômes des voies biliaires et de pancréatite.

Risque lié à l’utilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés :

L’utilisation concomitante d’ACTISKENAN et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n’existe pas d’autres options thérapeutiques. Si la décision de prescrire ACTISKENAN de manière concomitante avec des sédatifs est prise, il convient d’utiliser la dose efficace la plus faible, et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite afin de détecter tout signe et symptôme de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et leurs soignants des symptômes à surveiller (voir la rubrique 4.5).

Les concentrations plasmatiques de morphine peuvent être réduites par la rifampicine. Il convient de surveiller l’effet analgésique de la morphine et d’ajuster les doses de morphine pendant et après le traitement par rifampicine (voir la rubrique 4.5).

L'augmentation des doses, même si celles-ci sont élevées, ne relève pas le plus souvent d'un processus d'accoutumance.

En effet, en cas d’utilisation prolongée et répétée, le patient peut développer une tolérance au médicament et avoir besoin d’augmenter progressivement les doses pour maintenir l’analgésie.

Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elle témoigne le plus souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.

Une hyperalgésie ne répondant pas à une nouvelle augmentation de la dose de morphine peut survenir, notamment à des doses élevées. Une réduction de la dose de morphine ou un changement d’opioïde peut s’avérer nécessaire.

Traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale :

Une réduction de l’efficacité du traitement par inhibiteur P2Y12 a été observée, dès le premier jour de traitement concomitant par inhibiteur du P2Y12 et morphine (voir rubrique 4.5).

Trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (abus et dépendance)

La tolérance et la dépendance physique et/ou psychologique peuvent se développer à la suite de l’administration répétée d’opioïdes tels que ACTISKENAN.

L’utilisation répétée d’ACTISKENAN peut entraîner un trouble lié à l’utilisation d’opioïdes (TUO). Une dose plus élevée et une durée plus longue du traitement par opioïdes peuvent augmenter le risque de développer un TUO.

L’abus ou le mésusage intentionnel d’ACTISKENAN peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou frères et sœurs) de troubles liés à la consommation de substances (y compris ceux liés à la consommation abusive d’alcool), chez les fumeurs actifs ou chez les patients ayant des antécédents personnels de troubles de la santé mentale (par ex. dépression majeure, anxiété et troubles de la personnalité).

Avant l’instauration du traitement par ACTISKENAN et pendant le traitement, les objectifs du traitement et un plan d’arrêt doivent être convenus avec le patient (voir rubrique 4.2). Avant et pendant le traitement, le patient doit également être informé des risques et des signes de TUO. En cas d’apparition de ces signes, il convient de conseiller aux patients de contacter leur médecin.

Les patients devront faire l’objet d’une surveillance pour détecter les signes de consommation excessive de médicaments (par exemple, une demande de renouvellements prématurée), comprenant notamment l’examen des opioïdes et des médicaments psychoactifs concomitants (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et des symptômes de TUO, il convient d’envisager une consultation avec un spécialiste en toxicomanie.

Des antécédents d'abus et/ou de dépendance permettent toutefois la prescription de morphine si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur, mais une surveillance particulière est recommandée.

La morphine n’est pas adaptée au traitement des pharmacodépendances majeures aux opioïdes.

L’usage détourné des formes orales par injection parentérale peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals.

Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Précautions d'emploi

La morphine peut diminuer le seuil épileptique chez les patients ayant des antécédents d’épilepsie.

La morphine doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants:

Insuffisance rénale:

L'élimination rénale de la morphine, sous la forme d'un métabolite actif, impose de débuter le traitement à posologie réduite, en adaptant par la suite, comme chez tout patient, les doses ou la fréquence d'administration à l'état clinique.

Lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément:

Il convient alors d'adapter les doses de morphine aux résultats du traitement appliqué.

En cas d’'insuffisance respiratoire non décompensée, de syndrome d’apnée du sommeil, de pathologie respiratoire chronique obstructive sévère, d’asthme bronchique grave, de cœur pulmonaire chronique:

La fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation.

Il importe de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.

En cas d'insuffisance hépatique:

L'administration de morphine doit être prudente et accompagnée d'une surveillance clinique .

Chez les personnes âgées et très âgées :

Leur sensibilité particulière aux effets antalgiques mais aussi aux effets indésirables centraux (confusion) ou digestifs, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant notamment la posologie initiale (voir rubrique 4.2).

Une pathologie urétro-prostatique ou vésicale, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire.

Les co-prescriptions de traitements psychotropes, dépresseurs du SNC ou avec un effet anti-cholinergique augmentent la survenue d'effets indésirables.

Constipation:

Il est impératif de s'assurer de l'absence de syndrome occlusif avant de mettre en route le traitement. La constipation est un effet indésirable connu de la morphine. Un traitement préventif doit être systématiquement prescrit.

Chez le nourrisson âgé de plus de six mois (voir rubrique 4.3):

Les effets de la morphine sont plus intenses et prolongés par défaut de maturation de son métabolisme. Les doses initiales doivent être réduites. La surveillance se fera en unité de soins intensifs pour le traitement des douleurs aiguës. L'instauration d'un traitement chronique doit se faire sous surveillance hospitalière.

Hypertension intracrânienne:

En cas d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de la morphine au cours des douleurs chroniques devra être prudente.

Chez les patients présentant une hypotension accompagnée d’une hypovolémie

En cas d’hypovolémie, la morphine peut induire un collapsus. L’hypovolémie sera donc corrigée avant l’administration de morphine.

Troubles mictionnels:

Il existe un risque de dysurie ou de rétention d'urine principalement avec les voies intrathécale et péridurale.

Insuffisance surrénale

Les analgésiques opioïdes peuvent entraîner une insuffisance surrénale réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d’insuffisance surrénale peuvent comprendre les symptômes suivants: nausée, vomissements, perte d’appétit, fatigue, faiblesse, vertiges et hypotension artérielle.

Hypothyroïdie

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème ou d’hypothyroïdie.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine

L’utilisation à long terme d’analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des niveaux d’hormones sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes incluent les événements suivants: diminution de la libido, impuissance et aménorrhée.

Sportifs:

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la morphine et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de la morphine.

En clinique, aucun effet malformatif particulier de la morphine n'est apparu à ce jour. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.

Des posologies élevées, même en traitement bref juste avant ou pendant l'accouchement, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Par ailleurs, en fin de grossesse, la prise chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Les nouveau-nés dont la mère a reçu des analgésiques opioïdes en cours de grossesse doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter les signes de syndrome de sevrage (abstinence) néonatal. Le traitement peut inclure l’utilisation d’un opioïde et des soins de support.

En conséquence, sous réserve de ces précautions, la morphine peut être prescrite si besoin au cours de la grossesse.

Allaitement

  • une dose unique apparaît sans risque pour le nouveau-né,
  • en cas d'administration répétée sur quelques jours, suspendre momentanément l'allaitement,
  • en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours, l'allaitement est contre-indiqué.

Fertilité

Il ressort des études effectuées chez l’animal que la morphine peut réduire la fertilité (voir la rubrique 5.3 «Données de sécurité préclinique»).

Effets indésirables

Parmi les effets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence, une confusion, des nausées et vomissements sont rapportés. Ils peuvent être transitoires mais leur persistance doit faire rechercher une cause associée ou un surdosage. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et nécessitent d'être traités.

La fréquence des effets indésirables possibles, indiqués ci-dessous, est définie conformément à la convention suivante :

Très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classes de systèmes d’organesTrès fréquent (≥ 1/10)Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)tPeu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)Fréquence indéterminée
Affections du système immunitaireHypersensibilitéRéaction anaphylactique Réactions anaphylactoïdes
Affections endocriniennesSyndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH)
Troubles de métabolisme et de la nutritionAppétit diminué
Affections psychiatriquesEtat confusionnel InsomnieAgitation Humeur euphorique Hallucinations Humeur modifiéePensée anormale Dysphorie Cauchemars (plus spécialement chez le sujet âgé) Dépendance Diminution de la libido
Affections du système nerveuxSomnolence Sensation vertigineuse Céphalée Myoclonies (risque exceptionnel en cas de surdosage ou d’augmentation trop rapide des doses chez les sujets âgés ou insuffisants rénaux)Convulsions Hypertonie Paresthésies Syncope DysgueusieSédation Augmentation de la pression intracrânienne, qu’il convient de traiter dans un premier temps Allodynie, Hyperalgésie (voir la rubrique 4.4)
Affections oculairesPerturbation visuelleMyosis
Affections de l’oreille et du labyrintheVertige
Affections vasculairesRougeur Hypotension
Affections respiratoire, thoraciques et médiastinalesŒdème pulmonaire Dépression respiratoire (avec au maximum apnée) BronchospasmeDyspnée Syndrome d’apnée centrale du sommeil
Affections gastro-intestinalesNausée ConstipationDouleur abdominale VomissementsIléus DyspepsiePancréatite Bouche sèche
Affections hépatobiliairesDouleurs biliaires Spasme du sphincter d’Oddi
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéPrurit Hyperhidrose RashUrticairePustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)
Affection du rein et des voies urinairesRétention urinaire (notamment en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale)Dysurie
Affections des organes de reproduction et du seinAménorrhée Trouble érectile
Troubles généraux et anomalies au site d’administrationAsthénie Fatigue MalaiseŒdème périphériqueSyndrome de sevrage (abstinence) Syndrome de sevrage du nouveau-né
InvestigationsElévation des enzymes hépatiques

Description de certains effets indésirables

Dépendance aux médicaments

L’utilisation répétée d’ACTISKENAN peut entraîner une pharmacodépendance, même à des doses thérapeutiques. Le risque de pharmacodépendance peut varier en fonction des facteurs de risque individuels du patient, de la posologie et de la durée du traitement par opioïdes (voir rubrique 4.4).

Syndrome de sevrage (abstinence)

L’interruption soudaine de l’administration d’opioïdes ou l’administration d’antagonistes opioïdes peut précipiter un syndrome d’abstinence. Ce syndrome peut également survenir entre deux doses. Pour la gestion, voir la rubrique 4.4.

Les symptômes physiologiques de sevrage comprennent les symptômes suivants: courbatures, tremblements, syndrome des jambes sans repos, diarrhée, colique abdominale, nausée, symptômes semblables à ceux de la grippe, tachycardie et mydriase. Les symptômes psychologiques comprennent les symptômes suivants: humeur dysphorique, anxiété et irritabilité.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Symptômes

La somnolence constitue un signe d'appel précoce de l'apparition d'une décompensation respiratoire.

Pneumonie d’aspiration, myosis extrême, hypotension, hypothermie, coma sont également observés. Le décès peut survenir des suites d’une insuffisance respiratoire.

Conduite d'urgence

  • Stimulation-ventilation assistée, avant réanimation cardio-respiratoire en service spécialisé.
  • Traitement spécifique par la naloxone: mise en place d'une voie d'abord avec surveillance pendant le temps nécessaire à la disparition des symptômes.
Interactions décrites dans le RCP

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques (phénothiazines), d’autres tranquillisants, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des anesthésiques généraux, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H 1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, des relaxants musculaires (baclofène), de la gabapentine ou de la prégabaline, de l’alcool et du thalidomide.

Des effets d’interaction entraînant une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation profonde ou un coma peuvent se produire si ces médicaments sont pris en combinaison avec les doses habituelles de morphine.

Associations contre-indiquées

Morphiniques agonistes-antagonistes (buprénorphine, nalbuphine)

Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

Morphiniques antagonistes partiels (naltrexone, nalméfène)

Risque de diminution de l’effet antalgique.

Oxybate de sodium

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Associations déconseillées

Consommation d'alcool

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de la morphine et de son métabolite actif. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la morphine pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt (voir la rubrique 4.4).

Inhibiteur du P2Y12

Une exposition retardée et réduite au traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale a été observée chez des patients atteints du syndrome coronarien aigu traités par morphine. Cette interaction peut être liée à une diminution de la motilité gastro-intestinale et s’applique aux autres opioïdes. Même si les conséquences cliniques ne sont pas connues, les données indiquent une réduction potentielle de l’efficacité des inhibiteurs du P2Y12 chez les patients co-traités avec la morphine et inhibiteur du P2Y12 (voir rubrique 4.4). Chez les patients atteints du syndrome coronarien aigu, chez qui la morphine ne peut être retirée et pour lesquels une inhibition rapide du P2Y12 est jugée cruciale, l'utilisation d'un inhibiteur du P2Y12 par voie parentérale peut être envisagée.

Associations à prendre en compte

Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, codéine, dextromoramide, dihydrocodéine, fentanyl, hydromorphone, oxycodone, pethidine, phénopéridine, remifentanil, sufentanil, tapentadol, tramadol)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Antitussifs morphine-like (dextrométorphane, noscapine, pholcodine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Barbituriques

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire, pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Benzodiazépines et apparentés

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire, pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Médicaments atropiniques

Risque important d’akinésie colique, avec constipation sévère.

Conduite et utilisation de machines

En raison de la baisse de vigilance par ce médicament, l'attention est attirée sur les risques liés à la conduite d'un véhicule et à l'utilisation d'une machine.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Analgésique Opioïde, code ATC : N : système nerveux central.

Action sur le système nerveux central

La morphine est dotée d'une action analgésique dose-dépendante. Elle peut agir sur le comportement psychomoteur et provoquer, selon les doses et le terrain, sédation ou excitation.

Sur les centres respiratoires et celui de la toux, la morphine exerce, dès les doses thérapeutiques, une action dépressive. Les effets dépresseurs respiratoires de la morphine s'atténuent en cas d'administration chronique.

La triple action sur le centre du vomissement, éventuellement sur le centre cochléo-vestibulaire ainsi que sur la vidange gastrique (cf. infra) lui confère des propriétés émétisantes variables.

La morphine provoque enfin un myosis d'origine centrale.

Action sur le muscle lisse

La morphine diminue le tonus et le péristaltisme des fibres longitudinales et augmente le tonus des fibres circulaires, ce qui provoque un spasme des sphincters (pylore, valvule iléo-caecale, sphincter anal, sphincter d'Oddi, sphincter vésical).

Propriétés pharmacocinétiques

Il s'agit d'une forme à libération immédiate.

Absorption

L'effet de premier passage hépatique est supérieur à 50 %.

La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie sous-cutanée est de 50 %.

La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie intraveineuse est de 30 %.

Distribution

Après absorption, la morphine est liée aux protéines plasmatiques dans la proportion de 30 %.

Métabolisme

La morphine est métabolisée de façon importante en dérivés glucuronoconjugués qui subissent un cycle entéro-hépatique. Le 6-glucuronide est un métabolite environ 50 fois plus actif que la substance-mère. La morphine est également déméthylée, ce qui conduit à un autre métabolite actif, la normorphine.

Elimination

L'élimination des dérivés glucuronoconjugués se fait essentiellement par voie urinaire, à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.

L'élimination fécale est faible (< 10 %).

Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence ACTISKENAN 30 mg, gélule (CIS 62820286).

Interactions médicamenteuses

78 interactions connues pour Morphine. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.

Contre-indication 65
Alfentanil · ex. RAPIFEN 1mg, RAPIFEN

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Alprazolam · ex. XANAX RETARD, XANAX

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Amisulpride · ex. SOLARID 100, ZOFRID, ZOLEN, SOLIAN, AMIPRIDE 200, SOLARID

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Amitriptyline · ex. AMYTRIL, LAROXYL Gtte

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Aripiprazole · ex. ABILIFY, TROBIPOL, ABILICARE

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Azelastine · ex. AZEAL, ALLERGODIL, ALLERGODIL /Dose

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Baclofene · ex. LIOREFEN, PMS-BACLOFEN

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Bromazepam · ex. DIROXYL, ANXIOMYL, LEXOMIL

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chlordiazepoxide · ex. LIBRAX

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chlorphénamine · ex. CHLOROHISTOL, DRILL RHUME, RHUVEX JOUR ET NUIT, RHINOSTOP, DRILL RHUME (Paracetamol + Chlorpheniramine)

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Clobazam · ex. URBANYL

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Clonazepam · ex. AKLONIL, PMS CLONAZEPAM

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Clozapine · ex. CLOZAREM, LEPONEX, LEPONEX 100, LEPONEX 25

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Codeine · ex. FORTALGIC, ANALGAN CODEINE, STOPALGIC CODEINE 300/25, KLIPAL CODEINE, CODOLIPRANE Ad, ALGISEDAL

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Cyproheptadine · ex. CIPTADINE, CIPRACTINE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Dapoxetine · ex. DOXENDA, DAPOX, PRILIGY

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Dexchlorpheniramine · ex. DENIR, ALLERGAMINE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Dextromethorphane · ex. PECTOLYSE ENFANT, NOVATOUX ENFANTS, RHUVEX ENFANTS TOUX SECHE, DRILL TOUX SECHE DEXTROMETORPHANE ENFANT 5mg/5ml SANS SUCRE, PECTOLYSE ADULTE SANS SUCRE, PECTOLYSE ADULTES

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Diazepam · ex. DIAZEPAM

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Diphenhydramine · ex. NAUTAMINE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Doxylamine · ex. GOLDIX DUO, GOLDIX NUIT

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Etifoxine · ex. STRESAM

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Fentanyl · ex. DUROGESIC 25 mcg/h ( /10.5cm), DUROGESIC 50 mcg/H ( /21cm2), DUROGESIC 100 mcg/H ( /42cm2), FENTANYL MEDIS, FENTANYL PIRAMAL

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Fluphenazine · ex. FLUPHENAZINE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Gabapentine · ex. GABENTIN, GABOREX, GABINOR, GABA, NEURALGIN

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Haloperidol · ex. HALDOL, HALIDOL, NEURODOL FAIBLE Gttes, HALDOL Gttes, NEURODOL Gttes, HALIDOL /ML GTTES.

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Hydroxyzine · ex. SEDARAX, ATARAX

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ketotifene · ex. ZALERG, TEFANYL, KETIN, KETOTIFENE SIMED

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Levomepromazine · ex. LEVOMEPROMAZINE, NOZINAN, LEVOMEPROMAZINE 25, NOZINAN 4%

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Lorazepam · ex. TEMESTA

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Mequitazine · ex. PRIMALAN, PRIMALAN FORT

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Methyldopa · ex. METHYLDOPA TERIAK, DOPANORE

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Metoclopramide · ex. PRIMPERAN, PRAMIDYL 10, DOPERAN, PRAMIDYL Per Os, PRADIS, PRADIS FORT Gttes

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Midazolam · ex. IPNODIS, IPNODIS MEDIS, MIDAZOLAM SAIPH

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Mirtazapine · ex. MIRAZINE

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Moxonidine · ex. DROPTENS, MOXONYL, TENAR, PHYSIOTENS

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Nefopam · ex. NEFOMED, ACUPAN

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Olanzapine · ex. OROZA 5, VAINCOR, POLAR, PRANZA, OLANZA, OLANZA 5

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Oxazepam · ex. SERESTA

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Oxetorone · ex. NOCERTONE

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Oxomemazine · ex. TOPLEXIL, TOPLEXIL (Oxomemazine + Guaifenesine)

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pethidine · ex. PETHIDINE

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pheniramine · ex. LRJ, FIBREX ENFANT, FIBREX ADULTE, FIBREX SANS SUCRE AD, RHINOFEBRAL, GRIPEX ADULTES

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pholcodine · ex. POLERY ENFANT, POLERY ADULTES, POLERY Enfant (Extrait d'erysimum + Pholcodine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pimozide · ex. ORAP

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pipamperone · ex. DIPIPERON

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pipotiazine · ex. PIPORTIL Gttes

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pizotifene · ex. PIZOFEN, PIZOTIFENE SIMED sirorp

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Prazepam · ex. LYSANXIA, LYSANXIA Gttes

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Pregabaline · ex. NERGESIC, ADONTAG, NEURYL, GABAMIM, LYDOL, NERVICA

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Promethazine · ex. PROMETHAZINE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Propericiazine · ex. NEULEPTIL Gttes., NEULEPTIL

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Quetiapine · ex. QUETAP 50, QUETAP, SEROQUEL

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Remifentanil · ex. REMIFENTANIL MEDIS, REMIFENTANIL MYLAN, ULTIVA Pdre/prép.

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Risperidone · ex. RISDONE 2, RESPIROX, RISPERIDONE- TERIAK, RAXIDONE, RISPERIDONE, RISPERDAL

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Ropinirole · ex. REQUIP

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Sodium · ex. PICOPREP, AMUCHINA (Sodium), APYROSIS (Sodium + Sodium), BICARBONATE MONOSODIQUE, CALMATUX NOURRISSONS (Vitamine c + Camphosulfonate + Sodium), CHLORURE DE SODIUM

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Sulpiride · ex. SINAPRID, DOGMATIL FORT, DOPRID 50, SULPIRIL, DOGMACARE, DOGMATIL gélu.

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tiapride · ex. TIAPRIDAL

A prendre en compte: - pour tous les médicaments sédatifs entre eux sauf: - avec l'oxybate de sodium (association déconseillée) - entre l'oxybate de sodium et les opiacés ou les barbituriques (contre- indication) Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tramadol · ex. ASTRADOL L, TRAMAL RETARD, ASTRADOL /ml gttes., TRAMAL /ml gttes, ASTRADOL, LATIFEX 50

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Trimipramine · ex. SURMONTIL, SURMONTIL Gttes.

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Triprolidine · ex. ACTIFED RHUME ET FIEVRE, RHUVEX RHUME ET FIEVRE, TRIFED PLUS, ACTIFED RHUME

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Zolpidem · ex. ZOLPIDEM VIATRIS, STILNOX, SOMEX, ZOLPINOX, ZOLPIDEM MYLAN

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de l’association.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Précaution d'emploi 1
Rifampicine · ex. RIFADIN Pdre/prép, RIFADINE

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la morphine pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt. Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de la morphine et de son métabolite actif.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 12
Atropine · ex. ATROPINE unimed, ATROPINE SAIPH

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Biperidene · ex. AKINETON, AKIRIDEN LP, AKIRIDEN

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Clidinium · ex. LIBRAX

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Clomipramine · ex. ANAFRANIL, CLOMIPRAMINE MERCK, CLOMIPRAMINE (CHLORHYDRATE) MYLAN

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Cyclopentolate · ex. CYCLOCOL 0,5%

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Disopyramide phosphate · ex. RYTHMODAN Géule Bt40, RYTHMODAN

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Ipratropium bromure · ex. BRONCHODUAL, IPRATROPIUM AGUETTANT Enf, IPROVENT Enf, IPRATROPIUM AGUETTANT Ad, IPROVENT Ad, IPROL

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Oxybutynine · ex. OXYBTAN, DITROPAN

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Solifenacine succinate · ex. SOLFICINE, URICARE, SOLICARE, VESICARE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tolterodine · ex. DETRUSITOL RETARD

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Trihexyphenidyle · ex. PARKIZOL, ARTANE

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Tropicamide · ex. MYDRICOL

Risque important d'akinésie colique, avec constipation sévère.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.

Grossesse et allaitement

Grossesse Compatible

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin : de faire le point sur la prise en charge de la pathologie en vue d’une future grossesse, d’informer la patiente de l’état des connaissances relatif à la morphine.

On préférera en effet si possible avoir recours à un autre antalgique, notamment en cas de traitement prolongé (cf.

Antalgiques – Grossesse ). En l’absence d’alternative et si un traitement antalgique opioïde fort (palier 3) doit être maintenu, la morphine pourra être poursuivie dans la perspective d’une grossesse.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la morphine.

Pour la suite de la grossesse, voir « Traiter une femme enceinte ».

Traiter une femme enceinte

On préférera si possible avoir recours à un autre antalgique, notamment en cas de traitement prolongé (cf. Antalgiques – Grossesse).

En l’absence d’alternative il est possible d’utiliser la morphine quel que soit le terme de la grossesse, en limitant la durée du traitement au strict nécessaire.

Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).

Source : Le CRAT.

Allaitement Voir le texte

Au vu des données disponibles sur la morphine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances) :

Dans l’analgésie post-césarienne, pendant 24 à 72 heures après l’accouchement (par voie intra-veineuse puis orale) :l’utilisation de la morphine est donc possible.

Au-delà de cette période il est préférable de suspendre l’allaitement pendant un traitement par morphine. L’allaitement peut être repris environ 4 heures après la dernière prise de morphine.

Source : Le CRAT.

Notice patient

Version destinée au patient de la notice de ACTISKENAN 30 mg, gélule, en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.

Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?

Classe pharmacothérapeutique : Analgésique Opioïde - code ATC : N02AA01.

Ce médicament est préconisé dans les douleurs intenses ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible.

Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?

Ne prenez jamais ACTISKENAN 30 mg, gélule :

  • si vous êtes allergique à la morphine ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,
  • enfants de moins de 6 mois,
  • insuffisance respiratoire sévère,
  • maladie grave du foie,
  • épilepsie non contrôlée,
  • traumatisme crânien récent,
  • occlusion intestinale (iléus),
  • allaitement: en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours,
  • si vous êtes traité par des médicaments contenant de la buprénorphine, de la nalbuphine (substances ayant des propriétés comparables à celles de la morphine et susceptibles d'atténuer les effets de la morphine) ainsi que par des médicaments contenant de la naltrexone, du nalméfène et de l’oxybate de sodium.

Ce médicament est GÉNÉRALEMENT déconseillé en association avec l'alcool.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule.

Mises en garde spéciales :

Tolérance, dépendance et addiction

Ce médicament contient de la morphine, qui est un opioïde. L’utilisation répétée d’opioïdes peut entraîner une diminution de l’efficacité du médicament (vous vous y habituez, ce que l’on appelle la tolérance). L’utilisation répétée de ACTISKENAN 10 mg, gélule peut également entraîner une dépendance, des abus et une addiction, qui peuvent aboutir à un surdosage potentiellement mortel. Le risque de ces effets indésirables peut augmenter avec une dose plus élevée et une durée d’utilisation plus longue.

La dépendance ou l’addiction peut vous donner l’impression que vous ne contrôlez plus la quantité de médicament que vous devez prendre ou la fréquence à laquelle vous devez le prendre.

Le risque de développer une dépendance ou une addiction varie d’une personne à l’autre. Vous pouvez présenter un risque plus élevé de développer une dépendance ou une addiction à ACTISKENAN 10 mg, gélule:

  • si vous ou un membre de votre famille avez déjà consommé de façon abusive ou été dépendant(e) à l’alcool, à des médicaments sur ordonnance ou à des substances illicites («addiction»);
  • si vous fumez;
  • si vous avez déjà présenté des troubles de l’humeur (dépression, anxiété ou trouble de la personnalité) ou avez été traité(e) par un psychiatre pour d’autres maladies mentales.

Si vous remarquez l’un des signes suivants lors de la prise de ACTISKENAN 10 mg, gélule, il pourrait s’agir d’un signe que vous êtes devenu(e) dépendant(e) ou addict(e);

  • vous devez prendre le médicament pendant une durée plus longue que celle indiquée par votre médecin;
  • vous devez prendre une dose supérieure à la dose recommandée;
  • vous utilisez le médicament pour des raisons autres que celles qui vous ont été prescrites, par exemple «pour rester calme» ou «pour vous aider à dormir»;
  • vous avez tenté à plusieurs reprises et sans succès d’arrêter ou de contrôler l’utilisation de ce médicament;
  • lorsque vous arrêtez de prendre le médicament, vous vous sentez mal, et vous vous sentez mieux lorsque vous reprenez le médicament («effets de sevrage»).

Si vous remarquez l’un de ces signes, parlez-en à votre médecin pour discuter de la meilleure approche de traitement pour vous, y compris le moment opportun pour arrêter et la façon d’arrêter en toute sécurité (voir rubrique 3, «Si vous arrêtez de prendre ACTISKENAN 10 mg, gélule»).

L’usage détourné des formes orales par injection parentérale peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals.

Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés dans le cadre de traitements par ACTISKENAN 10 mg, gélule. Les symptômes surviennent généralement au cours des 10 premiers jours de traitement. Informez votre médecin si vous avez déjà développé une éruption cutanée grave ou une desquamation de la peau, des cloques et/ou des plaies dans la bouche après avoir pris de ACTISKENAN 10 mg, gélule ou d’autres opioïdes. Arrêtez d’utiliser ACTISKENAN 10 mg, gélule et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un des symptômes suivants: cloques, peau squameuse étendue ou boutons remplis de pus, ainsi que fièvre.

Troubles respiratoires liés au sommeil

ACTISKENAN 10 mg, gélule peut provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, tels que l’apnée du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil) et l’hypoxémie liée au sommeil (faible taux d’oxygène dans le sang). Les symptômes associés peuvent inclure des pauses respiratoires pendant le sommeil, des réveils nocturnes dus à l’essoufflement, des difficultés à rester endormi(e) ou une somnolence excessive pendant la journée. Si vous ou une autre personne remarquez ces symptômes, contactez votre médecin. Une réduction de la dose peut être envisagée par votre médecin

Contactez votre médecin si vous ressentez de fortes douleurs à la partie supérieure de l’abdomen pouvant irradier dans le dos, des nausées, des vomissements ou de la fièvre. En effet, il pourrait s’agir de symptômes associés à une inflammation du pancréas (pancréatite) et du système biliaire.

Précautions d'emploi :

Ce médicament doit être utilisé AVEC PRÉCAUTION:

  • chez les personnes âgées,
  • chez le nourrisson,
  • si vous présentez une insuffisance respiratoire, une bronchopneumopathie obstructive (maladie des poumons), un asthme bronchique grave,
  • si vous présentez des problèmes cardiaques à la suite d’une insuffisance pulmonaire (cœur pulmonaire),
  • si vous présentez une insuffisance rénale,
  • si vous présentez une insuffisance hépatique,
  • si vous avez un volume sanguin insuffisant (hypovolémie),
  • si vous avez des difficultés à uriner,
  • en cas de pression élevée dans le crâne,
  • en cas de constipation (signalez toute constipation à votre médecin pour qu'il vous donne un traitement adapté),
  • en cas d’insuffisance de sécrétion de la glande thyroïde (hypothyroidie).

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien si vous présentez un des symptômes suivants pendant l’utilisation d’ACTISKENAN 30 mg, gélule:

  • augmentation de la sensibilité à la douleur malgré la prise de doses croissantes (hyperalgésie). Votre médecin décidera si un changement de dose ou un passage à un analgésique puissant («antidouleur») s’impose
  • faiblesse, fatigue, manque d’appétit, nausée, vomissements ou hypotension artérielle. Ces symptômes peuvent indiquer que les glandes surrénales produisent trop peu d’hormone cortisol et que vous devez prendre un supplément hormonal
  • perte de libido, impuissance, aménorrhée. Ces symptômes peuvent indiquer une diminution de la production d’hormones sexuelles;
  • symptômes d’abstinence. Les symptômes d’abstinence les plus fréquents sont énumérés à la rubrique 3. Le cas échéant, votre médecin peut modifier le type de médicament ou les intervalles entre les doses.

EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et ACTISKENAN 30 mg, gélule

Ce médicament ne doit jamais être associé à la nalbuphine, la buprénorphine, la naltrexone, au nalméfène ainsi qu’à l’oxybate de sodium.

INFORMEZ VOTRE MEDECIN OU PHARMACIEN SI VOUS PRENEZ, AVEZ RECEMMENT PRIS OU POURRIEZ PRENDRE TOUT AUTRE MEDICAMENT.

Un grand nombre de médicaments peuvent interagir avec le sulfate de morphine, ce qui peut modifier de manière significative leurs effets. Ces médicaments sont les suivants:

  • somnifères, sédatifs, médicaments contre l’anxiété (benzodiazépines);
  • autres médicaments antalgiques similaires à la morphine;
  • gabapentine ou prégabaline pour le traitement de l’épilepsie et des douleurs dues à des problèmes nerveux (douleurs neuropathiques);
  • de la rifampicine pour traiter, par exemple, la tuberculose;
  • certains médicaments utilisés pour traiter les caillots sanguins (par exemple le clopidogrel, le prasugrel, le ticagrélor) peuvent avoir un effet retardé et diminué lorsqu'ils sont pris avec la morphine;
  • certains traitements de la toux ;
  • médicaments atropiniques.

L’utilisation concomitante d’ACTISKENAN 30 mg, gélule et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de somnolence, de difficultés respiratoires (dépression respiratoire) et de coma, et peut engager le pronostic vital. C’est pourquoi une utilisation concomitante ne doit être envisagée que s’il n’existe pas d’autres options thérapeutiques. Toutefois, si votre médecin vous prescrit ACTISKENAN 30 mg, gélule en association avec des sédatifs, il doit veiller à limiter la dose et la durée du traitement concomitant. Informez votre médecin de tous les sédatifs que vous prenez et suivez strictement ses recommandations posologiques. Il pourrait s’avérer utile d’informer vos amis ou votre famille afin que ceux-ci connaissent les signes et symptômes énumérés ci-dessus. Prenez contact avec votre médecin si vous présentez de tels symptômes.

ACTISKENAN 30 mg, gélule avec des aliments et boissons

La consommation d’alcool avec la prise d’ACTISKENAN peut vous rendre plus somnolent. La prise d'alcool est fortement déconseillée

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse :

L'utilisation de la morphine, si elle est nécessaire, est possible pendant la grossesse.

En raison du passage de ce médicament dans la circulation sanguine du fœtus, son utilisation en cours de grossesse impose une surveillance particulière de l'enfant.

Si ACTISKENAN 30 mg, gélule est utilisé à long terme pendant une grossesse, il existe un risque que le nouveau-né présente des symptômes de sevrage (abstinence) qui devront être traités par un médecin.

Allaitement :

  • une dose unique apparaît sans risque pour le nouveau-né,
  • en cas d'administration répétée sur quelques jours, suspendre momentanément l'allaitement,
  • en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours, l'allaitement est contre-indiqué.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Attention ce médicament contient de la morphine qui est inscrite sur la liste des substances dopantes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence induits par ce médicament, principalement au début du traitement.

ACTISKENAN 30 mg, gélule contient du saccharose.

Si votre médecin vous a informé(e) que vous avez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Comment le prendre ?

Avant de commencer le traitement et régulièrement pendant le traitement, votre médecin discutera avec vous de ce que vous pouvez attendre de l’utilisation de ACTISKENAN 30 mg, gélule, du moment et de la durée du traitement, du moment auquel vous devez contacter votre médecin et du moment où vous devez l’arrêter (voir également, «Si vous arrêtez de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule dans cette rubrique).

Posologie

Il s'agit d'une forme de morphine à libération immédiate.

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

La posologie dépendra de l’intensité de votre douleur et peut varier en fonction des personnes.

Les doses doivent être adaptées à chaque personne et doivent faire l’objet d’une évaluation régulière par le médecin.

Une augmentation de l’intensité de la douleur peut nécessiter une augmentation de la dose quotidienne.

Veuillez suivre les instructions de votre médecin ou de votre pharmacien.

Si vous avez l’impression que l’effet d’ACTISKENAN est trop fort ou si vous ressentez toujours des douleurs, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode d'administration

Voie orale.

Chez l'enfant de moins de 6 ans, la gélule DOIT être ouverte. Il existe un risque d'étouffement en cas d'administration de la gélule entière.

Il est possible de mélanger le contenu de la gélule dans un aliment semi-liquide (compote, yaourt...) juste avant leur administration par voie orale.

Le contenu de la gélule peut également être administré directement dans des sondes gastriques.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Fréquence d'administration :

Ce médicament doit généralement être pris en six prises journalières, espacées par un intervalle de 4 heures.

Dans certains cas, il peut être pris de manière ponctuelle en complément d'un autre traitement antalgique.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Durée du traitement :

N'arrêtez pas la prise de ce médicament sans l'avis de votre médecin. Vous devez donc consulter votre médecin régulièrement.

Tout changement ou interruption du traitement doit être effectué selon les recommandations de votre médecin (voir rubrique «Si vous arrêtez de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule »).

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Si vous avez pris plus de ACTISKENAN 30 mg, gélule que vous n’auriez dû :

En cas de surdosage ou d'intoxication accidentelle, prévenir d'urgence un médecin.

Les personnes ayant pris une dose trop importante peuvent développer une pneumonie causée par l’inhalation de vomissements ou de matières étrangères; les symptômes peuvent comprendre un essoufflement, une toux et de la fièvre.

Les personnes ayant pris une dose trop importante peuvent également développer des difficultés respiratoires entraînant une perte de connaissance ou même le décès.

Si vous oubliez de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule :

Ne prenez pas de dose double pour compenser celle que vous avez oublié de prendre.

Demander l'avis de votre médecin.

Si vous arrêtez de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule :

Ne pas interrompre le traitement par ACTISKENAN 30 mg, gélule sans l’accord de votre médecin. Si vous souhaitez interrompre le traitement par ACTISKENAN 30 mg, gélule demandez à votre médecin comment réduire progressivement la dose afin d’éviter l’apparition de symptômes d’abstinence. Les symptômes d’abstinence peuvent comprendre les symptômes suivants: courbatures, tremblements, diarrhée, douleurs abdominales, nausée, symptômes semblables à ceux de la grippe, tachycardie et pupilles dilatées. Les symptômes psychologiques comprennent un sentiment intense d’insatisfaction, de l’anxiété et de l’irritabilité.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quels sont les effets indésirables éventuels ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Arrêtez d’utiliser ACTISKENAN 30 mg, gélule et consultez immédiatement un médecin si vous présentez l’un des symptômes suivants:

  • difficultés respiratoires ou des vertiges,
  • réaction cutanée sévère accompagnée de cloques, d’une peau squameuse étendue, de boutons remplis de pus, ainsi que de fièvre. Il peut s’agir d’une maladie appelée pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)

Effets indésirables très fréquents (peuvent concerner plus d'1 personne sur 10) :

  • Nausées, constipation qui doit être prévenue par un traitement adapté.

Effets indésirables fréquents (peuvent concerner jusqu'à 1 personne sur 10):

  • Diminution de l’appétit
  • Confusion, insomnie
  • Somnolence, sensation vertigineuse, maux de tête, spasmes ou contractions musculaires (risque exceptionnel)
  • Douleur abdominale, vomissements
  • Démangeaisons (prurit), excès de transpiration (hyperhidrose), éruption cutané (rash)
  • Asthénie, fatigue, malaise

Effets indésirables peu fréquents (peuvent concerner jusqu'à 1 personne sur 100) :

  • Réaction allergique
  • Agitation, euphorie, hallucinations (perception anormale d’un objet qui n’existe pas dans la réalité), humeur modifiée
  • Convulsions, tonus musculaire trop élevé (hypertonie), sensations de fourmillements ou d’engourdissements dans les membres (paresthésies), syncope, altération du goût (dysgueusie)
  • Perturbation visuelle
  • Vertiges
  • Rougeur, hypotension
  • Œdème du poumon, respiration lente et peu profonde (dépression respiratoire), gêne respiratoire (bronchospasme)
  • Occlusion intestinale (iléus), digestion difficile (dyspepsie)
  • Réactions cutanées de type urticaire
  • Rétention urinaire (notamment en cas de troubles de la prostate ou de sténose urétrale)

• Œdème périphérique

• Augmentation des enzymes hépatiques

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles):

  • Réactions allergiques sévères
  • Maladie dans laquelle les reins retiennent trop d’eau (« syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique » (SIADH))
  • Pensées anormales, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, dépendance physique et psychique, instabilité de l’humeur (dysphorie), diminution de la libido
  • Sédation, augmentation de la pression intracrânienne se traduisant par des maux de tête voire des vomissements, douleur déclenchée par quelque chose qui est normalement indolore, sensibilité accrue à la douleur,
  • Pauses respiratoires pendant le sommeil (apnée du sommeil)
  • Symptômes associés à une inflammation du pancréas (pancréatite) et des voies biliaires, par exemple douleurs sévères à la partie supérieure de l’abdomen pouvant irradier dans le dos, nausées, vomissements ou fièvre
  • Rétrécissement de la pupille (myosis)
  • Essoufflement (dyspnée)
  • Sécheresse buccale, inflammation du pancréas (pancréatite)
  • Douleurs biliaires
  • Difficultés pour uriner

• Absence de règles (aménorrhée), troubles de l’érection

• Syndrome de sevrage ou dépendance (pour les symptômes, voir la rubrique 3 «Si vous arrêtez de prendre ACTISKENAN 30 mg, gélule»), syndrome de sevrage du nouveau-né.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Comment le conserver ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage .

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

Contenu de l'emballage et autres informations

Ce que contient ACTISKENAN 30 mg, gélule

La substance active est:

Sulfate de morphine ........................................................................................................................30 mg

Pour une gélule.

Les autres composants excipients sont :

Microgranules neutres (saccharose, amidon de maïs), hypromellose, talc.

Composition de l'enveloppe de la gélule : indigotine (E132), jaune de quinoléïne (E104), gélatine.

Qu’est-ce que ACTISKENAN 30 mg, gélule et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de gélule. Boîte de 7, 10, 12, 14, 20, 25, 28, 30, 50, 56, 60 ou 100.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

ETHYPHARM

194, BUREAUX DE LA COLLINE, BẬTIMENT D

92213 SAINT-CLOUD CEDEX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES ETHYPHARM

179, BUREAUX DE LA COLLINE

92210 SAINT-CLOUD

Fabricant

ETHYPHARM

CHEMIN DE LA POUDRIERE

76120 GRAND QUEVILLY

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

10/2021

Autres

Sans objet.

Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).

Recommandations internationales

OMS · Liste des médicaments essentiels 2025

Morphine figure sur la liste modèle de l'OMS (Morphine) : Opioid analgesics.

Fiche OMS

HAS · Service médical rendu (France)

SMR Important avis du 03/06/2015 (Renouvellement d'inscription (CT)).

Le service médical rendu par SKENAN et ACTISKENAN reste important dans :<br>• la prise en charge des douleurs d’origine cancéreuse ou neuropathique persistantes, intenses ou rebelles aux autres analgésiques<br>• la prise en charge des douleurs intenses ou rebelles rencontrées dans l’arthrose du genou ou de la hanche et dans la lombalgie chronique, comme traitement de dernier recours, à un stade où les solutions chirurgicales sont envisagées et chez des patients non candidats (refus ou contre-indication) à une chirurgie de remplacement prothétique (coxarthrose ou gonarthrose), pour une durée la plus courte possible du fait du risque d’effet indésirable grave et de l’absence de données à long terme. La place de cette classe thérapeutique doit être la plus réduite possible, après échec des autres mesures médicamenteuses et du traitement physique recommandés dans ces indications.

Avis de la Commission de la Transparence

Conditions de prescription (France)

prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée · prescription limitée à 4 semaines · stupéfiants

Classification ATC (OMS)

N02AA01

Équivalents en Tunisie (Morphine)

MarqueLaboratoireFormesPrix à partir deCNAM
MORPHINE2,049 DToui
SKENANLP GEL. A LIBERATION PROLONGEE, LP GEL. LIBERATION PROLONGEE, LP Gél à Libération Prolongée14,549 DToui
MORFIACR Comp27,679 DToui
MORPHINE CHLORHYDRATE AGUETTANTAGUETTANTSol. Inj.non
MORPHINE MEDISMEDISSol. Inj.non
MORPHINE RENAUDINRENAUDINSol. Inj.non

Même composition qualitative. Vérifier dosage et forme avant substitution.