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Glibenclamide

6 spécialités en Tunisie · 32 interactions répertoriées

Grossesse : Voir le texte Allaitement : Voir le texte Vérifier une association

Classes pharmacologiques
Antabuse (réaction), Antabuse (réaction), Sulfamides hypoglycémiants
Code ATC
A10BB01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
GLIBENCLAMIDE Glibenclamide S.I.PHA.T, SIPHAT Comp, Comp. 1,920 DT 0,000 DT oui
DIABENYL Glibenclamide DAR ESSAYDALI, DAR-ESSAYDALI. Comp, Comp. Séc. 2,470 DT 1,150 DT oui
MI-DIABENYL Glibenclamide Comp 4,040 DT 2,120 DT oui
DAONIL Glibenclamide WINTHROP PHARMA TUNISIE, WINTHROP PHARMA TUNISIE (EX-AVENTIS PHARMA) Comp, Comp. Séc. 5,690 DT 4,370 DT oui
HEMI-DAONIL Glibenclamide Comp 6,705 DT 4,785 DT oui
GLUCOVANCE Metformine + Glibenclamide MERCK EXPORT GMBH, MERCK EXPORT GmbH, MERCK SERONO MIDDLE EAST FZ-LTD DUBAI BRANCH, Merck Santé s.a.s Comp. Pell., Comprimés pelliculés 12,345 DT 12,345 DT non

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de glibenclamide

Contre-indication 1
Miconazole · ex. MYCOHEAL VAGINAL, MICORAL, DAKTARIN

Augmentation de l'effet hypoglycémiant avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques, voire de coma.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Association déconseillée 1
Danazol · ex. DANATROL

Si l'association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt. Effet diabétogène du danazol.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 29
Acebutolol · ex. SECTRAL, TENSIOL, CEBUTRAL, CEBUTOL, CARBUTOL

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Atenolol · ex. HYPOTEN, ATENOR, INICARD 50, TENORMINE, INICARD 100, TENORETIC

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Betaxolol · ex. BETOPTIC, KETAXOL, KEVAL, KERLONE 20

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bisoprolol · ex. COSIMPREL, BISOCOR, BIPROCARD, BONACOR, EVOCOR 2.5, CINCOR 2.5

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bosentan · ex. PMS-BOSENTAN, TRACLEER

Surveillance de la glycémie, adaptation du traitement si besoin, et surveillance des constantes biologiques hépatiques. Risque de moindre efficacité du glibenclamide par diminution de ses concentrations plasmatiques, en raison de l'effet inducteur du bosentan. Par ailleurs, des cas d'hépatotoxicité ont été rapportés lors de l'association.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Captopril · ex. CAPTO-PRIL ALLIANCE, CONVERTAL, HYPOTENSYL, CAPOCARD, TENSOPRIL, CAPRIL

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Carteolol · ex. CARTEOL, BETACOL

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Carvedilol · ex. CARDILOL, KARVEX, CARVIDOL

Prévenir le malade et renforcer, surtout au début du traitement, l'autosurveillance sanguine. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Celiprolol · ex. CELIPROL

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Chlorpromazine · ex. CHLORPROMAZINE, LARGACTIL

Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique. Adapter éventuellement la posologie du neuroleptique pendant le traitement et après son arrêt. A fortes posologies (100 mg par jour de chlorpromazine) : élévation de la glycémie (diminution de la libération de l'insuline).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Clarithromycine · ex. XYLAR, CLARITHRO, CLARID, ZECLAR, DOMINAR, CLARIMAX

Prévenir le patient, renforcer l'autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par la clarithromycine. Risque d'hypoglycémie par augmentation des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Enalapril · ex. ENAPRIL, ANGIOTEC, HYPRIL, ANGIOZIDE, ZANEXTRA

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Erythromycine · ex. ERYTHRO 250, ERYTHRO, ABBOTICINE, ERYTHROCINE, ERYSOL, ERYFLUID

Prévenir le patient, renforcer l'autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par l’érythromycine. Risque d'hypoglycémie par augmentation de l’absorption et des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Fluconazole · ex. FUNZOL, DIFLUZOL gélu., FLUCAZOLE, FLUKAS, DIFLUZOL, FLINZOL

Prévenir le patient, renforcer l'autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide pendant le traitement par le fluconazole. Augmentation du temps de demi-vie du sulfamide avec survenue possible de manifestations d'hypoglycémie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Indacaterol · ex. ULTIBRO BREEZHALER Pdr PInh Bucc, ONBREZ BREEZHALER

Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline, le cas échéant. Elévation de la glycémie par le bêta-2 mimétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Lanreotide · ex. SOMATULINE

Renforcer l'autosurveillance glycémique et adapter si besoin la posologie du sulfamide hypoglycemiant pendant le traitement par l'analogue de la somatostatine. Risque d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie : diminution ou augmentation des besoins en sulfamide hypoglycemiant, par diminution ou augmentation de la sécrétion de glucagon endogène.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Metoprolol · ex. VASOCARD

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Nebivolol · ex. NEBICOR, NEBIPRESS, NEBICARD, NEBILUS, NEBILET, NEBILET PLUS

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Olodaterol · ex. SPIOLTO RESPIMAT

Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline, le cas échéant. Elévation de la glycémie par le bêta-2 mimétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Perindopril · ex. COSIMPREL, CARDOSYL, THERAPRIL, COVERSYL, BI-THERAPRIL, BIPRETERAX

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Propranolol · ex. NORMOCARDIL

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Quinapril · ex. ACUILIX, ACUITEL, ACUITEL 5

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Ramipril · ex. RAMIPRIL WINTHROP, PREVENSYL, TRIATEC, RAPRIL, TRITAZIDE, CORAPRIL

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Salbutamol · ex. ALBUTOL, VENTAXX / Dose, AEROL Aérosol, SALBUMOL, SALBUTAMOL SIMED, BUTALIN Sans Sucre

Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline, le cas échéant. Elévation de la glycémie par le bêta-2 mimétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Sotalol · ex. SOTALOL MYLAN

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Terbutaline · ex. TALIN, BRICANYL, BRICANYL TURBUHALER, BETANYL, TERBUTALINE SIMED

Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline, le cas échéant. Elévation de la glycémie par le bêta-2 mimétique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Timolol · ex. GANFORT, COMBIGAN, ZOLOL, ZOLOL 3 M, OPTODROP-CO, BIDORZO SP 2%/0.5% 20MG/ML + /ML

Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance glycémique. Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Trandolapril · ex. ODRIK

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Zofenopril · ex. ZANTIPRES, ZANTIPRIDE

Renforcer l'autosurveillance glycémique. L'utilisation des IEC peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 1
Cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + triméthoprime) · ex. BERLOCID, COTRIMOX, BACTRIM Adulte, SULFATRIM, BACTRIM Forte, BERLOCID 240

Rares survenues d’hypoglycémies, notamment chez le sujet âgé, dénutri ou insuffisant rénal.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Voir le texte

Un diabète déséquilibré en période péri-conceptionnelle est responsable d’une augmentation de la fréquence des malformations.

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Une consultation pré-conceptionnelle est nécessaire afin d’obtenir le meilleur équilibre glycémique possible avant la conception.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer quant au risque malformatif du glibenclamide. La poursuite du glibenclamide en cours de grossesse sera évaluée au cas par cas (voir ci-dessous Traiter une femme enceinte).

Traiter une femme enceinte

Une prise en charge multidisciplinaire adaptée au cas par cas est souhaitable.

L’utilisation du glibenclamide est possible en particulier aux 2ème et 3ème trimestres si les spécialistes prenant en charge la patiente le jugent pertinent.

Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la glycémie du nouveau-né sera surveillée (cf. Etat des connaissances).

Source : Le CRAT.

Allaitement Voir le texte

Au vu des éléments disponibles sur le glibenclamide (ou glyburide) et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable d’éviter l’utilisation de glibenclamide (ou glyburide) chez une femme qui allaite. L’insuline ou la metformine peuvent être utilisées pendant l’allaitement.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de DAONIL 5 mg, comprimé sécable (SANOFI WINTHROP INDUSTRIE), rattaché à la marque tunisienne GLIBENCLAMIDE. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Diabète non insulino-dépendant, en association au régime adapté, lorsque ce régime n’est pas suffisant pour rétablir à lui seul l’équilibre glycémique.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Réservé à l’adulte

Comme pour tout agent hypoglycémiant, les posologies doivent être adaptées à chaque cas particulier.

En cas de déséquilibre glycémique transitoire, une courte période d’administration du produit peut être suffisante chez un patient habituellement bien équilibré par le régime.

Sujet de moins de 65 ans

Dose initiale :

La dose initiale recommandée est de ½ comprimé par jour, administrée avant le petit-déjeuner.

Paliers :

Les ajustements de posologie se font habituellement par paliers de ½ comprimé en fonction de la réponse glycémique, en répartissant les doses avant les 2 ou 3 principaux repas. Plusieurs jours au moins doivent séparer chaque palier de dose.

Traitement d’entretien :

La posologie maximale est de 3 comprimés par jour, à répartir en 2 ou 3 prises avant les principaux repas.

Sujets à risques

Sujet âgé de 65 ans et plus :

La posologie initiale et les doses d’entretien doivent être prudemment adaptées pour diminuer le risque d’hypoglycémie. Le traitement doit débuter avec la plus petite dose disponible et augmenter progressivement si nécessaire (voir rubrique 4.4.)

Chez les autres patients à risque :

  • Chez le patient dénutri ou présentant une altération marquée de l’état général, ou dont la ration calorique est irrégulière et chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, le traitement doit être instauré à la dose la plus faible et les paliers posologiques doivent être scrupuleusement respectés, de façon à éviter les réactions hypoglycémiques (voir rubrique 4.4).

Chez les patients recevant d’autres hypoglycémiants oraux :

  • Comme pour tout sulfonylurée, ce médicament peut prendre le relais d’un traitement antidiabétique sans période de transition. Lors du passage d’un sulfonylurée à demi-vie plus longue (comme le chlorpropamide) à ce médicament, les patients seront attentivement suivis (pendant plusieurs semaines) afin d’éviter la survenue d’une hypoglycémie, en raison de la possibilité de chevauchement des effets thérapeutiques.

Mode d’administration

Voie orale.

Contre indications

Ce médicament est contre-indiqué en cas :

  • d’hypersensibilité au glibenclamide, à d’autres sulfonylurées ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
  • de diabète insulino-dépendant, en particulier diabète juvénile, diabète acido-cétosique, pré-coma diabétique,
  • d’insuffisance rénale ou hépatique sévère,
  • de porphyries,
  • de traitement par miconazole (voir rubrique 4.5),
  • d’allaitement.
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Chez les sujets porteurs d’un déficit enzymatique en G6PD, des cas d’hémolyse aigüe ont été rapportés avec le glibenclamide. Sa prescription n’est donc pas recommandée chez ces patients, et le recours à une alternative, si elle existe, est fortement recommandée. En l’absence d’alternative, la décision doit prendre en compte pour chaque patient, le danger d’hémolyse et le bénéfice potentiel attendu du traitement. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue d’une hémolyse éventuelle sera dépistée.

Hypoglycémies : des hypoglycémies peuvent survenir sous sulfonylurées. Le risque apparaît accru sous glibenclamide. Certaines hypoglycémies peuvent être sévères et prolongées. Une hospitalisation peut alors s’avérer nécessaire et le resucrage doit être éventuellement poursuivi sur plusieurs jours.

De plus, sur le plan clinique, des signes de contre-régulation adrénergique peuvent être observés : sueurs, peau moite, anxiété, tachycardie, hypertension, palpitations, angine de poitrine et arythmie cardiaque.

Le tableau clinique d’un malaise hypoglycémique sévère peut ressembler à un accident vasculaire cérébral.

Les symptômes disparaissent en général après absorption d’hydrates de carbone (sucre) ou quand l’hypoglycémie est corrigée.

Une sélection soigneuse du patient, de la posologie utilisée ainsi qu’une information adéquate du patient sont nécessaires si l’on veut éviter des épisodes d’hypoglycémie.

Facteurs de risque d’hypoglycémie :

  • refus ou incapacité du patient à coopérer (particulièrement chez les sujets âgés) ;
  • dénutrition, altération de l’état général, prise irrégulière d’hydrate de carbone, régime hypocalorique. Ce traitement ne sera prescrit que si le patient est susceptible de s’alimenter régulièrement (notamment de prendre un petit déjeuner).
  • déséquilibre entre exercice physique et prise d’hydrate de carbone ;
  • insuffisance rénale et hépatique : la pharmacocinétique et / ou pharmacodynamie du glibenclamide peut être modifiée chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique. En cas de survenue d’une hypoglycémie chez ces patients, celle-ci risquant d’être grave et prolongée, une prise en charge appropriée doit être instituée ;
  • troubles endocriniens non compensés affectant le métabolisme des hydrates de carbone ou la contre-régulation de l’hypoglycémie : insuffisance surrénalienne, hypopituitarisme ;
  • patients âgés : l’âge ≥ 65 ans a été identifié comme un facteur de risque d’hypoglycémie chez les patients traités par sulfonylurées. L’hypoglycémie peut être difficile à reconnaitre chez le sujet âgé ;
  • ingestion d’alcool ;
  • associations médicamenteuses susceptibles de majorer l’effet hypoglycémiant du glibenclamide (voir rubrique 4.5) : l’hypoglycémie peut être difficile à reconnaitre chez le patient sous traitement par bêta-bloquants. L’hypoglycémie est davantage susceptible de survenir lors de l’administration d’une association d’agents hypoglycémiants.

Dans ces situations, la posologie initiale et d’entretien doit être prudemment adaptée pour diminuer le risque d’hypoglycémie (voir rubrique 4.2).

Déséquilibre glycémique : l’équilibre glycémique d’un patient bénéficiant d’un traitement antidiabétique peut être menacé en cas de survenue des évènements suivants : fièvre, traumatisme, infection ou intervention chirurgicale. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’arrêter le traitement et d’administrer de l’insuline.

L’efficacité de tout hypoglycémiant oral, y compris le glibenclamide, pour abaisser la glycémie au niveau souhaité, diminue au long cours chez certains patients, ce qui peut être dû à une progression de la sévérité du diabète, ou à une diminution de la réponse au traitement. Ce phénomène est connu sous le nom d’échec secondaire et doit être distingué de l’échec primaire, où le médicament s’avère inefficace lorsqu’il est prescrit en première intention à un patient donné. Une adaptation adéquate de la dose et l’observation du régime alimentaire doivent être envisagées avant de classer un patient comme échec secondaire.

Analyses biologiques : la glycémie et la glycosurie doivent être surveillées périodiquement. La mesure du taux d’hémoglobine glycosylée peut s’avérer utile.

Glibenclamide et mortalité cardiovasculaire : Des études épidémiologiques suggèrent que l’utilisation du glibenclamide est associée à une augmentation du risque de mortalité cardiovasculaire par rapport à un traitement avec la metformine ou le gliclazide. Ce risque a été particulièrement observé chez les patients souffrant de maladies coronariennes.

Information du patient :

Les risques d’hypoglycémie, ses symptômes et son traitement, ainsi que les conditions qui y prédisposent, doivent être expliqués au patient et à sa famille. Les échecs thérapeutiques primaire et secondaire doivent également être expliqués (voir ci-dessus « déséquilibre glycémique »).

Le patient doit être informé des risques potentiels, des avantages de ce traitement et des autres types de traitement. Il doit être informé de l’importance qu’il y a à respecter le régime alimentaire, à suivre un programme d’exercice physique régulier et à surveiller régulièrement la glycosurie et /ou la glycémie.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Risque lié au diabète

Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu’il n’est pas équilibré, est à l’origine d’une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. En période péri-conceptionnelle, un équilibre aussi bon que possible du diabète doit être réalisé, afin de réduire le risque malformatif.

Risque lié au glibenclamide

Les sulfonylurées sont tératogènes chez l’animal à doses élevées.

En clinique, il n’existe pas actuellement de données pertinentes ou en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du glibenclamide lorsqu’il est administré pendant la grossesse.

Conduite à tenir

La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes. Elle fait appel impérativement à l’insuline, quel que soit le type de diabète I ou II, gestationnel ou permanent.

Dans ce dernier cas, il est recommandé d’effectuer le relais d’un traitement oral par l’insuline dès l’instant où une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d’une grossesse exposée à ce médicament : dans ce cas, ceci ne constitue pas l’argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.

Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée.

Allaitement

En l’absence de données concernant le passage dans le lait maternel et compte-tenu du risque d’hypoglycémie néonatale, l’allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.

Fertilité

Sans objet.

Effets indésirables

La classification des évènements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Très fréquent : hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.9). Ces hypoglycémies peuvent être prolongées et sévères et ne sont pas toujours faciles à corriger.
  • Fréquence indéterminée : cas d’hyponatrémie (cas isolés).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Fréquent : éruptions cutanéo-muqueuses.
  • Fréquence indéterminée : prurit, éruption maculo-papuleuse, réactions bulleuses, érythème polymorphe, dermatite exfoliative, quelques cas de photosensibilisation ont été rapportés.

Atteintes du système immunitaire

  • Fréquence indéterminée : manifestations d’hypersensibilité, réactions allergiques ou pseudo-allergiques.
  • Fréquence indéterminée : cas isolés de réactions à type d’urticaire pouvant évoluer en réactions menaçant le pronostic vital avec bronchospasme, dyspnée, hypotension, voire choc.

Affections gastro-intestinales

  • Fréquent : nausées, diarrhées.
  • Peu fréquent : gêne épigastrique.

Affections hépatobiliaires

  • Fréquence indéterminée : atteintes hépatiques : une augmentation des enzymes hépatiques a été notée avec la possibilité de survenue d’hépatites cytolytique ou cholestatique nécessitant l’arrêt du traitement. Ces atteintes peuvent évoluer vers l’insuffisance hépatique mettant en jeu le pronostic vital.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Atteintes hématologiques généralement réversibles à l’arrêt du traitement :

  • Fréquence indéterminée : hyperéosinophilie, leucopénie, thrombocytopénie modérée ou sévère pouvant se manifester par un purpura, agranulocytose, anémie hémolytique, aplasie médullaire et pancytopénie.

Investigations

  • Fréquent : le glibenclamide, comme tous les sulfonylurées, peut entraîner une prise de poids.
  • Fréquence indéterminée : élévations occasionnelles moyennes à modérées de l’urémie et de la créatinine.

Affections oculaires

  • Fréquence indéterminée : troubles visuels transitoires à type de flou visuel ou troubles de l’accommodation, surtout en début de traitement, avec ou sans variation glycémique.

Troubles généraux

  • Fréquence indéterminée : effet antabuse en cas d’ingestion d’alcool pendant les repas.
  • Expression clinique d’une porphyrie (hépatique ou cutanée) chez des patients porphyriques (voir rubrique 4.3).
  • Fréquence indéterminée : exceptionnellement, vascularite allergique cutanée ou viscérale pouvant menacer le pronostic vital.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

Surdosage

Le surdosage de sulfonylurées peut entraîner une hypoglycémie.

Les symptômes modérés d’hypoglycémie, sans perte de connaissance ni signes neurologiques, doivent être corrigés absolument par un apport glucidique, une adaptation de la posologie et/ou une modification du comportement alimentaire. Une surveillance étroite doit être poursuivie jusqu’à ce que le médecin soit sûr que le patient est hors de danger.

Les réactions hypoglycémiques sévères, avec coma, convulsions ou autres troubles neurologiques sont possibles et constituent une urgence médicale nécessitant un traitement immédiat, dès que la cause est diagnostiquée ou suspectée avant l’hospitalisation immédiate du patient.

Si un coma hypoglycémique est diagnostiqué ou suspecté, le patient doit recevoir une injection intraveineuse rapide d’une solution glucosée concentrée (50 %). Celle-ci doit être suivie d’une perfusion continue de solution glucosée plus diluée (à 10 %) à la vitesse nécessaire au maintien d’une glycémie au-dessus de 100 mg/dl. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant au moins 48 heures et, selon l’état du patient à ce moment, le médecin décidera si une surveillance supplémentaire est nécessaire.

Le glucagon ne doit pas être utilisé, car il peut entraîner une rechute de l'hypoglycémie par hypersécrétion secondaire d'insuline.

La clairance plasmatique du glibenclamide peut être prolongée chez les patients souffrant d’une pathologie hépatique. Du fait de la forte liaison du glibenclamide aux protéines, une dialyse n’est pas utile au patient.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIDIABETIQUES SAUF INSULINES - SULFONYLUREES, code ATC : A10BB01 (A : voies digestives et métabolisme) .

Le glibenclamide, sulfonylurée de seconde génération à demi-vie courte, semble diminuer la glycémie de façon aiguë par stimulation de la libération d'insuline par le pancréas, cet effet étant dépendant de la présence de cellules bêta actives dans les îlots pancréatiques.

La stimulation de la sécrétion d'insuline par le glibenclamide en réponse à un repas est d'une importance majeure. L'administration de glibenclamide chez le diabétique provoque une majoration de la réponse insulinotrope post-prandiale. Les réponses post-prandiales de sécrétion d'insuline et de peptide-C continuent à être majorées après au moins 6 mois de traitement.

Molécules de la même classe ATC (A10BB)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
GlibenclamideA10BB016 1,920 DT oui Voir le texte 32
GlimepirideA10BB129 6,470 DT oui 31
GliclazideA10BB094 3,685 DT oui liste 2025 30
GlipizideA10BB071 2,338 DT oui 31

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : A10BB01