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Suxamethonium

1 spécialité en Tunisie · 12 interactions répertoriées

Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association

Code ATC
M03AB01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
SUXAMETHONIUM-LABESFAL Suxamethonium FRESENIUS KABI (EX-LABESFAL ALMIRO) Sol. Inj. hôpital

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de suxamethonium

Précaution d'emploi 8
Amikacine · ex. MIACIN

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Clindamycine · ex. DALACINE T, CLINDAMYCINE KABI, DALACINE

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Colistine · ex. COLIMYCINE

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Gentamicine · ex. UNIGENTA, GENTA, GENTA 20, GENTA 40, GENTA 80, GENTAINJECT 160

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Lincomycine · ex. LINCOCINE

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Netilmicine sulfate · ex. NETROMICINE

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Polymyxine b · ex. MAXIDROL, P., POLYDEXA, AURICULARUM, PANOTILE Gttes Auri, POLYGINAX Caps Gyn

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Tobramycine · ex. TOBRACORTcOLLYRE, BITOBRA SP, TOBRACORT 3 M, TOBRADEX, TOBRA SP, TOBRACOL

Surveiller le degré de curarisation en fin d'anesthésie. Potentialisation des curares lorque l'antibiotique est administré par voie parentérale et/ou péritonéale avant, pendant ou après l'agent curarisant.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

À prendre en compte 4
Donepezil · ex. ARICEPT, ALZHECEPT, NOROCEPT, ARIZIL, BRAVAL 5, DONECEPT

Risque d'allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Neostigmine · ex. STIGMINE

Risque d'allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Pyridostigmine bromure · ex. MESTINON

Risque d'allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Rivastigmine · ex. EXELON, RIVETAL, VITACHOLINE 1.5, VITACHOLINE 3, VITACHOLINE 4.5, VITACHOLINE 6

Risque d'allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.

À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice de référence

RCP de SUXAMETHONIUM ETHYPHARM 50 mg/ml, solution injectable (ETHYPHARM), rattaché à la marque tunisienne SUXAMETHONIUM-LABESFAL. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Chez l'adulte

Adjuvant de l’anesthésie générale pour notamment faciliter l’intubation endotrachéale :

  • pour l’induction en séquence rapide,
  • lors des traitements par électroconvulsivothérapie.

Chez l'enfant

Adjuvant de l’anesthésie générale pour notamment faciliter l’intubation endotrachéale :

  • pour l’induction en séquence rapide.
Posologie et mode d'administration

Posologie

Comme avec tous les autres curarisants, la posologie du chlorure de suxaméthonium doit être adaptée à chaque patient. Elle dépend de la méthode d'anesthésie employée, de la durée présumée de l'intervention, des interactions éventuelles avec d'autres médicaments administrés avant ou pendant l'anesthésie et de l'état général du patient.

Les posologies suivantes sont proposées :

L'injection intraveineuse de 1 mg/kg de chlorure de suxaméthonium permet l'intubation endotrachéale 30 à 60 secondes après l'injection chez l'adulte et provoque une paralysie totale de la musculature volontaire pendant 5 à 10 minutes.

Elle nécessite le recours à une ventilation assistée jusqu'au rétablissement de la respiration spontanée efficace.

L'injection intraveineuse de 0,3 à 0,5 mg/kg de chlorure de suxaméthonium provoque une relaxation complète de la musculature périphérique pendant 3 à 5 minutes, notamment lors des électroconvulsivothérapies.

Lors de l'utilisation en électroconvulsivothérapie, il est nécessaire de faire précéder l'injection de suxaméthonium d'une pré-oxygénation.

Population pédiatrique

Chez le nourrisson et le petit enfant, la dose d'intubation est de 1,5 mg/kg de chlorure de suxaméthonium.

Mode d’administration

Ce produit ne doit être administré que par des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence et familiarisés avec l'utilisation des anesthésiques, ou sous leur contrôle, et disposant de tout le matériel d'anesthésie-réanimation nécessaire.

Les recommandations des sociétés savantes concernées doivent être respectées, notamment en cas d'utilisation en situation extra-hospitalière (situation d'urgence ou transport médicalisé).

Le chlorure de suxaméthonium doit être administré par voie intraveineuse.

Du matériel d'intubation trachéale, d'assistance respiratoire et d'oxygénation artérielle adéquat doit être disponible.

Contre indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

  • hypersensibilité connue au suxaméthonium ou aux curares,
  • antécédent personnel ou familial d'hyperthermie maligne,
  • maladies neuro-musculaires : myopathies, myotonie de Steinert,
  • hyperkaliémie ou maladies exposant à une fuite potassique majeure (brûlures étendues, traumatismes musculaires graves, paraplégie ou hémiplégie dans la phase subaiguë, syndrome de dénervation, tétanos, immobilisation prolongée, polyneuropathie de réanimation).
  • déficit congénital ou acquis en pseudocholinestérases.

Ce médicament est généralement déconseillé dans les situations suivantes :

  • terrain atopique,
  • troubles du rythme, insuffisance cardiaque,
  • chirurgie à globe oculaire ouvert.
Mises en garde et précautions d'emploi

Hyperkaliémie

Lors de la dépolarisation des muscles squelettiques, on observe une sortie extracellulaire immédiate de potassium et une augmentation de la concentration plasmatique en potassium, ce qui peut avoir des conséquences graves chez certains sujets à risques: patients souffrant de brûlures, traumatismes musculaires graves, neuropathies, myopathies, infections intra-abdominales prolongées et sérieuses ou insuffisance rénale.

Réaction anaphylactique

Des réactions anaphylactiques allergiques ou non-allergiques sont rapportées pendant l’induction de l’anesthésie, parfois chez des patients n’ayant jamais été exposés aux curares. Les manifestations les plus fréquentes sont une éruption cutanée (de type érythémateuse) ou un érythème généralisé ou limité au site d’injection, qui peut éventuellement évoluer en un choc anaphylactique et/ou un bronchospasme. Dans certains cas, le bronchospasme et/ou le choc anaphylactique ne sont pas associés à des manifestations cutanées.

L’apparition des premiers signes impose un arrêt définitif de l’administration de SUXAMETHONIUM ETHYPHARM même si l’administration n’a pas été entièrement réalisée.

En cas de réaction allergique, un traitement symptomatique doit être administré. Des tests d’allergologie doivent également être réalisés (prélèvement immédiat, puis test cutané) pour vérifier l’imputabilité du produit.

Déficit ou réduction d’activité de la cholinestérase plasmatique

Le déficit congénital ou acquis en pseudocholinestérase peut être la cause d'un effet prolongé du chlorure de suxaméthonium. En présence d'une curarisation prolongée, il faut poursuivre la ventilation contrôlée jusqu'à réapparition spontanée d'une respiration et la normalisation de la fonction musculaire.

En cas de brûlures, de malnutrition, d'affections hépatiques sévères, d'anémie grave, on peut observer un effet prolongé du chlorure de suxaméthonium dû à une diminution de l'activité des pseudocholinestérases.

Hyperthermie maligne

Etant donné que le suxaméthonium peut être utilisé conjointement à d'autres agents anesthésiques (halogénés) et considérant qu'une hyperthermie maligne en cours d'anesthésie est possible cela même en absence de facteurs déclenchant connus, les praticiens doivent être familiarisés avec les signes précoces, le diagnostic et le traitement de l'hyperthermie maligne.

Le spasme des masséters peut survenir isolement et gêner l'intubation alors que les autres muscles sont relâchés, mais il peut être un signe d'une hyperthermie maligne débutante et doit faire rechercher d'autres signes d'une crise d'hyperthermie maligne.

Population pédiatrique

Compte tenu que les effets indésirables du suxaméthonium chez l’enfant sont importants et plus fréquents (arrêt cardiaque, spasme des masséters, rhabdomyolyses, hyperthermie maligne), notamment en association avec l’halothane (par exemple en cas de myopathie non diagnostiquée), il convient d'être particulièrement vigilant.

Douleurs musculaires

Des fasciculations transitoires peuvent être observées lors de l’installation de la paralysie induite par le suxaméthonium. Elles peuvent être prévenues par l’administration préalable d’une faible dose de curare non dépolarisant.

Bradycardie et autres troubles du rythme cardiaque

La stimulation du nerf pneumogastrique (X) et des ganglions parasympathiques peut provoquer une bradycardie, une arythmie et une hypotension, phénomènes qui peuvent être aggravés par l'hyperkaliémie. La bradycardie sinusale est plus fréquente chez l'enfant et peut être prévenue par l'administration d'atropine.

Des cas de tachycardie et d'hypertension artérielle par stimulation des ganglions sympathiques ont également été rapportés.

Effets muscariniques

Le chlorure de suxaméthonium peut également, par l'effet muscarinique, augmenter les sécrétions salivaires, bronchiques et gastriques. Cet effet peut être limité par l'administration, à titre préventif, d'un antimuscarinique, comme l'atropine.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Premier trimestre :

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène.

En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier n'est apparu à ce jour.

Toutefois, le suivi de grossesses exposées au suxaméthonium est insuffisant pour exclure tout risque.

En conséquence, l'utilisation de suxaméthonium ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.

Fin de grossesse :

La fin de grossesse, d'un point de vue anesthésique, expose au syndrome de Mendelson (pneumopathie acide par inhalation de suc gastrique) et à des difficultés d'intubation.

Dans ces conditions, l'intubation doit être rapide et il importe de privilégier un curare d'action rapide (inférieur à 1,5 minute) et de durée d'action courte.

Le relais peut être pris par un curare non dépolarisant.

Le passage transplacentaire des curares est faible et le risque de curarisation néonatal est exceptionnel.

Allaitement

L'allaitement peut être poursuivi au décours d'une anesthésie par suxaméthonium.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont énumérés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et par fréquence. La fréquence des effets indésirables est définie conformément à la convention suivante : très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, < 1/10); peu fréquent (≥1/1000, < 1/100); rare (≥1/10 000, < 1/1000); très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classes de systèmes d’organesFréquent (≥ 1/100, < 1/10)Rare (≥1/10 000, < 1/1000)
Affections du système immunitaireRéaction anaphylactique, réactions systémiques telles que troubles cardio-vasculaires, bronchospasme, choc anaphylactique (pouvant avoir une évolution fatale). Prurit et réactions érythémateuses au site de l'injection par libération d'histamine (réaction anaphylactoïde).
Affections oculairesAugmentation transitoire de la pression intra-oculaire
Affections cardiaquesBradycardie, troubles du rythme
Affections vasculairesHypotension artérielle ; augmentation transitoire de la pression intra-crânienne
Affections respiratoire, thoraciques et médiastinalesBronchospasme
Affections gastro-intestinalesAugmentation transitoire de la pression intragastrique
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctifDouleurs musculaires, sensation de courbatures (surtout chez les personnes musclées). Jusqu'à 60 % des patients ont rapporté cet effet indésirable post-opératoireSpasme des masséters
Troubles généraux et anomalies au site d’administrationHyperthermie maligne
InvestigationsAugmentation de la kaliémie

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr

Surdosage

Il se caractérise par la persistance de signes de curarisation en l'absence d'injection d'un autre type de curare. Le patient doit alors être maintenu intubé, ventilé, jusqu'à reprise d'une respiration spontanée efficace et réapparition d'une force musculaire normale.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : MYORELAXANT A ACTION PERIPHERIQUE, code ATC : M03AB01.

Mécanisme d’action

Le chlorure de suxaméthonium est un ammonium quaternaire composé de deux molécules d'acétylcholine réunies. Les effets neuromusculaires sont pratiquement identiques à ceux de l'acétylcholine, mais le chlorure de suxaméthonium a un effet plus prolongé.

Le chlorure de suxaméthonium réagit avec les récepteurs nicotiniques, ouvre les canaux et dépolarise les plaques motrices et les structures membranaires voisines, ce qui produit une contraction générale et anarchique des unités musculaires (bloc de phase I). Les inhibiteurs de cholinestérase (physostigmine et néostigmine) augmentent les blocages de phase I.

Le chlorure de suxaméthonium n'étant pas dégradé par les acétylcholinestérases, la dépolarisation se prolonge et les membranes deviennent non réceptives aux nouvelles impulsions. On obtient ainsi une paralysie musculaire atone.

C'est en cela que le mode d'action diffère des autres curares, qui au contraire inhibent la dépolarisation.

Effets pharmacodynamiques

L'effet du chlorure de suxaméthonium est généralement de courte durée. Sous un apport prolongé de chlorure de suxaméthonium, la dépolarisation initiale des plaques motrices décroît, et il se produit une repolarisation des membranes, ce qui ressemble à un blocage compétitif. L'acétylcholine ne peut donc pas dépolariser les membranes tant que le chlorure de suxaméthonium reste présent (bloc de phase II).

L'administration de chlorure de suxaméthonium donne fréquemment, après 20 à 30 secondes, une augmentation passagère de la pression intra-oculaire, reposant en partie sur la contraction de la musculature entourant l'œil. Cet accroissement de la pression oculaire est toutefois moins important que celui qui se produit par la simple intubation trachéale.

Le métabolite succinylmonocholine exerce un léger effet de relaxation musculaire de nature compétitive.

Recommandations internationales

Suxamethonium figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Suxamethonium) : Muscle relaxants (peripherally-acting) and cholinesterase inhibitors.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : M03AB01