ANDROCUR
Remboursable CNAMAussi en circuit hospitalier Tableau A Grossesse : Voir le texte
- Laboratoire
- Advanz Pharma Limited, BAYER AG ( EX:BAYER PHARMA AG)
- Classe
- Systeme genito urinaire et hormones sexuelles, hormones sexuelles et modulateurs du systeme genital
- Prix public
- 29,095 DT
- Code ATC
- G03HA01
Présentations, prix et reste à charge
| Dosage | Forme | Présentation | Prix public | CNAM | Reste à charge | Prix / unité | Catégorie | Statut | Code PCT |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 50mg | Comp | Bt 20 | 29,095 DT | 99.95 % | 0,015 DT | 1,455 DT | Vital | Princeps · Tab. A | 103561 |
| 50mg | Comp. Séc. | Bt 20 | non publié | hôpital | 503561 |
Circuit hospitalier : présentations distribuées par la Pharmacie Centrale de Tunisie aux hôpitaux et cliniques (catalogue PCT, dernière modification 11/05/2022), non délivrées en officine. La PCT ne publie pas de prix sur ce catalogue. Cyproterone figure à la Nomenclature hospitalière 2023.
Source : liste VEI officielle SPOT du 01/09/2026 (prix publics, tarifs de référence CNAM, catégories, accord préalable), liste non VEI Pharma Tunisie, fiches DPM. Reste à charge = prix public moins tarif de référence CNAM (régime de base, avant éventuelle assurance complémentaire). Prix par unité = prix de la boîte divisé par le nombre d'unités lu sur la présentation.
Coût d'un traitement
Arithmétique sur les prix de la liste : nombre de boîtes arrondi au supérieur, coût total et reste à charge sur la même base. Ne remplace pas la posologie du RCP.
Indication (AMM tunisienne)
Chez l'homme " Pour le traitement palliatif du cancer de la prostate inopérable métastatique ou localement avancé - lorsque le traitement avec des analogues de la LHRH ou une intervention opératoire s'est avéré insuffisant, est contre-indiqué ou lorsqu'un traitement oral est jugé préférable, - initialement pour empêcher l'apparition de séquelles et de complications indésirables qui, en début de traitement par agonistes de la LHRH, peuvent être provoquées par l'augmentation initiale de la testostérone sérique, - pour le traitement de bouffées de chaleur qui apparaissent lors du traitement par agonistes de la LHRH ou après l'ablation des testicules. " Réduction des pulsions sexuelles en cas d'hypersexualité ou de déviation sexuelle. L'acétate de cyprotérone 50 mg peut être utilisé pour réduire les pulsions sexuelles en cas d'hypersexualité ou de déviation sexuelle, lorsque d'autres traitements sont considérés comme inappropriés. Chez la femme Phénomènes d'androgénisation sévères à très sévères tels que - formes sévères de pilosité androgéno-dépendantes excessives sur le visage et sur le corps (hirsutisme sévère), - formes sévères de perte de cheveux androgéno-dépendantes (alopécie andro-génétique), souvent accompagnées de formes d'acné et/ou de séborrhée à évolution sévère L'acétate de cyprotérone 50 mg est indiqué pour les phénomènes d'androgénisation sévères à très sévères chez la femme lorsque des médicaments contenant de la cyprotérone à faible dose ou d'autres options thérapeutiques ne permettent pas d'obtenir des résultats satisfaisants. Remarque : une grossesse doit être exclue avant le traitement. Chez les femmes fertiles, Androcur doit être combiné avec un estrogène adapté ou une combinaison de progestatifs - estrogènes enfin d'éviter des troubles du cycle menstruel.
Source : fiche produit DPM (dpm.tn).
Notice (RCP)
Texte officiel du RCP de ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable (ADVANZ PHARMA LIMITED, France), même principe actif. Les dosages et présentations tunisiens peuvent différer : se référer à la notice du produit pour la posologie exacte. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
- Hirsutismes féminins majeurs d'origine non tumorale (idiopathique, syndrome des ovaires polykystiques), lorsqu'ils retentissent gravement sur la vie psycho-affective et sociale. Dans cette indication, l’acétate de cyprotérone à 50 mg est indiqué lorsque l’utilisation de médicaments à base d’acétate de cyprotérone à plus faible dose ou d'autres options de traitement n'a pas permis d’obtenir des résultats satisfaisants.
- Traitement palliatif anti-androgénique du cancer de la prostate.
Posologie et mode d'administration
| En raison du risque de méningiome, ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable doit être prescrit et dispensé sous réserve du recueil de l'attestation d'information du patient qui devra être renouvelée une fois par an (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
L’intérêt de la prescription doit être réévalué annuellement en tenant compte du rapport bénéfice/risque individuel de chaque patient et de l'évolution des symptômes. Dans la mesure où le risque de méningiome augmente en fonction de la posologie et de la durée d'utilisation, les utilisations prolongées et à fortes doses sont à proscrire.
Chez l'homme :
Dans le cancer de la prostate : 200 à 300 mg, soit 4 à 6 comprimés par jour sans interruption.
Chez la femme :
Les femmes enceintes ne doivent pas prendre ANDROCUR 50 mg, il est recommandé de vérifier l’absence de grossesse avant le début du traitement.
Chez la femme en période d'activité génitale, ANDROCUR 50 mg doit être associé à un œstrogène.
Dose d’instauration du traitement :
- Du 1 er au 20 ème jour du cycle : prendre 1 comprimé d’ANDROCUR 50 mg par jour associé à de l’estradiol ou du valérate d’estradiol (par voie orale ou percutanée) et associer une contraception locale supplémentaire pendant les deux premiers cycles.
- Du 21 ème au 28 ème jour du cycle : ne prendre aucun traitement.
Dose d’entretien : 1 comprimé par jour d’ANDROCUR 50 mg ou réduction de la dose à ½ comprimé par jour d’ANDROCUR 50 mg en fonction des signes cliniques , toujours en association à l’estradiol ou au valérate d’estradiol pendant les 20 jours de prise d’ANDROCUR 50 mg.
En cas d’absence de saignement de privation pendant les 8 jours sans traitement, l’absence de grossesse devra être confirmée par un test immunologique.
En cas d'oubli, si l'heure de prise est dépassée de plus de 12 heures, l'action contraceptive d’ANDROCUR 50 mg n'est plus garantie. Poursuivre le traitement selon le schéma thérapeutique prescrit mais associer des mesures contraceptives supplémentaires (préservatif ou autre) jusqu'à la fin du cycle en cours. En fin de cycle, en cas d'absence de saignement de privation, confirmer l’absence d'une grossesse avant la reprise du traitement.
Réévaluer les bénéfices et les risques du traitement par ANDROCUR 50 mg au début de la ménopause.
L'utilisation prolongée (plusieurs années) d’ANDROCUR 50 mg doit être évitée (voir rubrique 4.4).
Après la ménopause : ½ à 1 comprimé par jour pendant 20 jours sur 28 si possible en association avec une œstrogénothérapie substitutive.
ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable n'est pas recommandé avant la fin de la puberté.
Contre indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
- Affections hépatiques sévères, tumeurs hépatiques (sauf métastases d'un cancer de la prostate), syndrome de Dubin-Johnson, syndrome de Rotor
- Tuberculose et maladies cachectisantes (hors cancer de la prostate)
- Existence ou antécédents d'accidents thromboemboliques
- Dépression chronique sévère
- Anémie à hématies falciformes
- Antécédents d’ictère ou de prurit persistant durant une grossesse
- Antécédents d’ herpes gestationis
- Existence ou antécédents de méningiomes : Réaliser une imagerie cérébrale par IRM en début de traitement afin d'éliminer l'existence d'un méningiome (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautions d'emploi
ANDROCUR 50 mg peut entraîner à fortes doses une toxicité hépatique dose-dépendante. Cette toxicité apparaît habituellement plusieurs mois après le début du traitement. Des cas d’évolution fatale ont été rapportés chez des patients traités à des doses de 100 mg et plus.
De très rares cas de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes pouvant conduire à des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital ont été observés après utilisation d’ANDROCUR 50 mg. En cas de plaintes sévères au niveau abdominal, d’hypertrophie du foie ou en cas de signe d’hémorragie intra-abdominale, une tumeur hépatique doit être évoquée.
Un bilan biologique hépatique doit être effectué avant le démarrage du traitement. L’apparition d’une symptomatologie évoquant une possible hépatotoxicité (par exemple : nausées ou vomissements, ictère, démangeaisons intenses, urines foncées, douleurs abdominales) doit aussi conduire à effectuer un bilan biologique hépatique.
Une surveillance biologique est nécessaire avant traitement et toutes les 4 à 6 semaines chez les patients atteints :
- d'affections hépatiques chroniques (voir rubrique 4.8),
- de diabète ou d’intolérance au glucose.
La prudence s’impose en cas de diabète non équilibré.
La survenue d´événements thromboemboliques a été rapportée chez des patients sous ANDROCUR 50 mg, sans que la responsabilité d’ANDROCUR 50 mg soit établie. Les patients ayant des antécédents d´événements thrombotiques/thromboemboliques artériels ou veineux (comme une thrombose veineuse profonde, une embolie pulmonaire, un infarctus du myocarde) ou d´accidents cérébro-vasculaires ou souffrant de maladie maligne avancée ont un risque thromboembolique augmenté (voir rubrique 4.3).
Dans tous les cas, il est impératif d’interrompre le traitement en cas de survenue de :
- ictère ou d’élévation des transaminases,
- troubles oculaires (perte de vision, diplopie, lésions vasculaires de la rétine),
- accidents thromboemboliques veineux ou artériels,
- céphalées importantes.
Des cas d’anémie ont été rapportés avec ANDROCUR 50 mg chez l’homme dans le traitement du cancer de la prostate. Une surveillance régulière de la numération érythrocytaire est nécessaire au cours du traitement chez l’homme.
Pendant les traitements à fortes doses (≥ 100 mg par jour), il est conseillé de contrôler régulièrement la fonction corticosurrénale, les données précliniques suggérant une possible suppression due à l’effet « corticoïd-like » d’ANDROCUR 50 mg.
Chez la femme, une surveillance médicale et gynécologique (poids, tension artérielle, seins, utérus) est nécessaire. Si des spottings surviennent pendant le traitement combiné, la prise des comprimés ne doit pas être interrompue.
Méningiome
Chez l’homme et chez la femme, des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés lors de l’utilisation d’acétate de cyprotérone principalement à des doses de 25 mg et plus. Le risque de méningiome s’accroit avec l’augmentation des doses cumulées d’acétate de cyprotérone (voir rubrique 5.1). De fortes doses cumulées peuvent être atteintes en cas d’utilisation prolongée (plusieurs années) ou sur une plus courte durée avec de fortes doses quotidiennes.
Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance pour le suivi et la détection de méningiomes conformément à la pratique clinique, à savoir : réaliser une imagerie cérébrale par IRM en début de traitement afin d'éliminer l'existence d'un méningiome (voir rubrique 4.3). Si le traitement est poursuivi pendant plusieurs années, une imagerie cérébrale par IRM devra être réalisée au plus tard 5 ans après la première imagerie, puis tous les 2 ans si l'IRM à 5 ans est normale.
Si un méningiome est diagnostiqué chez un patient traité par ANDROCUR 50 mg, le traitement par ANDROCUR 50 mg et les autres médicaments contenant de la cyprotérone devront être arrêtés définitivement et un avis neurochirurgical sera requis (voir rubrique 4.3 « Contre-indications »).
Certaines données montrent que le risque de méningiome pourrait diminuer après l’arrêt du traitement par la cyprotérone.
| Le prescripteur doit s'assurer que le patient a été informé des risques de méningiome et de leurs symptômes tels que maux de tête, troubles de la vision, du langage, de la mémoire et de l’audition, nausées, vertiges, convulsions perte de l’odorat et une faiblesse, paralysie. Le prescripteur doit s’assurer également que le patient a été informé de la surveillance nécessaire et qu'il a reconnu avoir compris cette information (attestation annuelle d'information co-signée par le prescripteur et le patient). |
L’utilisation d’ANDROCUR 50 mg est déconseillée chez la femme en âge de procréer n’utilisant pas de mesure contraceptive (voir rubrique 4.6).
Les femmes enceintes ne doivent pas prendre ANDROCUR 50 mg. Il est recommandé de vérifier l’absence de grossesse avant le début du traitement.
Réévaluer les bénéfices et les risques du traitement par ANDROCUR 50 mg au début de la ménopause (voir rubrique 4.2).
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Grossesse
ANDROCUR 50 mg n’a pas d’indication pendant la grossesse.
Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence chez le fœtus mâle, un effet féminisant dose dépendant de l'acétate de cyprotérone.
En clinique, chez le fœtus de sexe masculin, on ne peut exclure ce risque en cas d’administration d’ANDROCUR 50 mg après le début de la différenciation sexuelle (8 semaines d'aménorrhée jusqu'à environ 17 semaines d'aménorrhée). Toutefois, aucun effet de ce type n'a été rapporté à ce jour sur un nombre limité de grossesses exposées.
Par ailleurs, aucune anomalie particulière des organes génitaux externes n’est décrite à ce jour chez la petite fille exposée in utero.
En conséquence l’utilisation d’ANDROCUR 50 mg est déconseillée chez la femme en âge de procréer n’utilisant pas de mesure contraceptive.
Il n’y a pas d’argument pour conseiller une interruption de grossesse en cas d’exposition accidentelle. Une surveillance prénatale des organes génitaux des fœtus de sexe masculin est recommandée.
Allaitement
Il existe peu de données concernant le passage dans le lait maternel. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter d’administrer ce médicament chez la femme qui allaite.
Effets indésirables
Les effets indésirables les plus sévères associés à la prise d´ANDROCUR 50 mg sont une toxicité hépatique, des tumeurs hépatiques bénignes ou malignes pouvant conduire à des hémorragies intra-abdominales et des événements thromboemboliques (voir rubrique 4.4).
En cas d’association d’ANDROCUR 50 mg avec un œstrogène, se référer aussi à la rubrique 4.8 du Résumé des Caractéristiques du Produit de l’œstrogène utilisé.
Affection des organes de reproduction et du sein
Chez l’homme :
- inhibition de la spermatogenèse habituellement réversible à l’arrêt du traitement (pouvant entraîner une stérilité temporaire).
- gynécomastie habituellement réversible à l’arrêt du traitement.
- impuissance .
- baisse de la libido .
Chez la femme :
- l’activité progestative de l’acétate de cyprotérone peut entraîner des troubles des règles du type saignements intercurrents (spottings) ou aménorrhée.
- inhibition de l’ovulation.
- tension mammaire.
- augmentation ou diminution de la libido.
Troubles du système sanguin et lymphatique
Chez l’homme :
- anémie.
Affections endocriniennes
- variation de poids.
- comme décrit avec d’autres antiandrogènes, l’utilisation chez l’homme d’ANDROCUR 50 mg peut induire une perte osseuse laquelle constitue un facteur de risque d’une éventuelle ostéoporose. De très rares cas ont été rapportés lors d’un traitement prolongé par ANDROCUR 50 mg à la posologie moyenne de 100 mg par jour. Cet effet n’a pas été observé lors d’un traitement de courte durée.
Affections psychiatriques
- états d’agitation, humeur dépressive.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
- dyspnée.
Affections vasculaires
- aggravation d’une insuffisance veineuse des membres inférieurs.
- événements thromboemboliques.
Affections du système nerveux
- migraines et céphalées.
Affections hépatobiliaires
- ictères, hépatites cytolytiques, hépatites fulminantes, insuffisance hépatique.
- des tumeurs hépatiques bénignes ont pu être observées, voire des tumeurs hépatiques malignes conduisant à des cas isolés d’hémorragie abdominale.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
- fatigabilité, asthénie.
- bouffées de chaleur et sudation (chez l’homme).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
- éruption (rash).
Affections du système immunitaire
- réaction d’hypersensibilité.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
- méningiome (fréquence rare) : des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés lors de l’utilisation d’acétate de cyprotérone (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .
Surdosage
Les études de toxicité aiguë n’ont pas mis en évidence de toxicité particulière de l’acétate de cyprotérone.
Interactions décrites dans le RCP
Associations déconseillées
+ Millepertuis
Diminution de l’efficacité du progestatif, par augmentation de son métabolisme hépatique par le millepertuis.
+ Ulipristal
- dans l'indication contraception d'urgence
Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de prise d’ANDROCUR moins de 5 jours après la prise de la contraception d’urgence.
+ Pérampanel
Pour des doses de pérampanel ≥ à 12 mg/j, risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Inducteurs enzymatiques (carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone, oxcarbazépine, rifabutine, rifampicine, névirapine, éfavirenz, dabrafénib et enzalutamide)
Risque de diminution de l’efficacité de la cyprotérone, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l’administration de l’anticonvulsivant inducteur et après son arrêt.
+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Risque de diminution de l’efficacité de la cyprotérone, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’inducteur.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l’administration avec l’inhibiteur de protéase et après son arrêt.
+ Bosentan
Risque de diminution de l'efficacité du progestatif par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et si possible adaptation de la posologie de la cyprotérone pendant l’administration avec le bosentan et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Ulipristal
Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.
Conduite et utilisation de machines
Possibilité de sensation de fatigue pouvant altérer les facultés de concentration.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antiandrogènes non associés, code ATC : G03HA01.
L'acétate de cyprotérone est un progestatif de synthèse anti-androgène et anti-gonadotrope.
L’acétate de cyprotérone, dérivé de la 17 -hydroxyprogestérone, possède avant tout une action antiandrogène. Cet effet spécifique antiandrogénique s'exerce par inhibition compétitive de la liaison de la 5 -dihydrotestostérone à son récepteur cytosolique dans les cellules cibles.
Chez l'homme, l'acétate de cyprotérone empêche l'action des androgènes sécrétés par les testicules et les cortico-surrénales sur les organes cibles androgéno-dépendants tels que la prostate.
Chez la femme, l'hyperpilosité pathologique que l'on rencontre dans l'hirsutisme est très réduite, de même que l'hyperfonctionnement des glandes sébacées.
L'action progestative s'exerce au niveau des récepteurs mammaires et endométriaux, en particulier par une importante transformation sécrétoire de l'endomètre. Il possède également une action antigonadotrope relativement puissante, puisqu'il suffit d'une dose de 1 mg par jour pendant 21 jours par cycle pour inhiber l'ovulation chez la femme.
L'acétate de cyprotérone ne possède pas d'action œstrogénique mais un effet antiœstrogène. Il n'a pas d'action nocive sur la fonction du cortex surrénalien.
Méningiome
Sur la base des résultats d’une étude épidémiologique française de cohorte, une association, dépendante de la dose cumulée, entre l’acétate de cyprotérone et le risque de méningiome a été observée. Cette étude s’est appuyée sur les données de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) et a inclus une population de 253 777 femmes utilisatrices de comprimés de cyprotérone à 50 mg - 100 mg. L’incidence des méningiomes traités par chirurgie ou radiothérapie a été comparée entre les femmes exposées à l’acétate de cyprotérone à forte dose (dose cumulée ≥ 3 g) et les femmes faiblement exposées à l’acétate de cyprotérone (dose cumulée < 3 g). Une relation entre la dose cumulée et le niveau de risque a été mise en évidence.
| Dose cumulée d’acétate de cyprotérone | Taux d’incidence (en patient-années) | HR ajusté (IC à 95%) a |
| Faiblement exposé (<3 g) | 4,5/100 000 | Réf. |
| Exposé à ≥3 g | 23,8/100 000 | 6,6 [4,0-11,1] |
| 12 à 36 g | 26/100 000 | 6,4 [3,6-11,5] |
| 36 à 60 g | 54,4/100 000 | 11,3 [5,8-22,2] |
| Plus de 60 g | 129,1/100 000 | 21,7 [10,8-43,5] |
a Ajusté en fonction de l'âge comme variable dépendante du temps et des œstrogènes à l'inclusion
Une dose cumulée de 12 g peut correspondre, par exemple, à un an de traitement à 50 mg/jour pendant 20 jours chaque mois.
Propriétés pharmacocinétiques
L'acétate de cyprotérone passe dans la circulation plasmatique, l’effet de premier passage hépatique est peu important.
La C max est atteinte au bout de 3 à 4 heures.
La demi-vie plasmatique est d'environ 4 heures. L’acétate de cyprotérone présente une certaine affinité pour le tissu adipeux, d'où il est libéré régulièrement pour rejoindre la circulation générale. Il est éliminé avec une demi-vie de 2 jours environ, après métabolisation principalement hépatique. L'élimination complète, pour 1/3 urinaire et 2/3 fécale, se fait à 80 % sous forme de métabolites dont le plus important est la 15 -hydroxycyprotérone.
Source : RCP ANSM / Base de données publique des médicaments (France), spécialité de référence ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable (CIS 61255738).
Interactions médicamenteuses
30 interactions connues pour Cyproterone. Vérifier avec le reste de l'ordonnance.
Association déconseillée 5
Association déconseillée: - dans son utilisation comme contraceptif hormonal: utiliser de préférence une autre méthode de contraception en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Précaution d'emploi - dans ses indications comme anti-androgène: surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l'association et après son arrêt. Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - dans son utilisation comme contraceptif hormonal: utiliser de préférence une autre méthode de contraception en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Précaution d'emploi - dans ses indications comme anti-androgène: surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l'association et après son arrêt. Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - dans son utilisation comme contraceptif hormonal: utiliser de préférence une autre méthode de contraception en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Précaution d'emploi - dans ses indications comme anti-androgène: surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l'association et après son arrêt. Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée: - dans son utilisation comme contraceptif hormonal: utiliser de préférence une autre méthode de contraception en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Précaution d'emploi - dans ses indications comme anti-androgène: surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l'association et après son arrêt. Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Association déconseillée Dans l'utilisation à visée contraceptive de la cyprotérone - Dans l'indication contraception d'urgence de l'ulipristal Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de l’ulipristal (au cas où il y en aurait eu plus d’une). - Dans l’indication fibrome de l'ulipristal : Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale. Association à prendre en compte Lorsque la cyprotérone n'est pas à visée contraceptive. Dans l'indication contraception d'urgence de l'ulipristal : Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de reprise d’un contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la contraception d’urgence. Dans l’indication fibrome de l'ulipristal : Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.
Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.
Précaution d'emploi 25
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Dans son utilisation comme contraceptif hormonal : Utiliser une méthode de contraception fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association. Risque de diminution des concentrations de la cyprotérone avec risque de moindre efficacité contraceptive.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Dans ses indications comme anti-androgène, surveillance clinique et si possible adaptation de la posologie de la cyprotérone pendant l'administration avec le bosentan et après son arrêt. Dans son utilisation comme contraceptif hormonal, utiliser une méthode de contraception fiable, additionnelle ou alternative pendant la durée de l'association. Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.
Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023). Niveaux : contre indication, association déconseillée, précaution d'emploi, à prendre en compte.
Grossesse et allaitement
Grossesse Voir le texte
En prévision d’une grossesse
Arrêter le traitement par acétate de cyprotérone.
Découverte d’une grossesse
Arrêter le traitement par acétate de cyprotérone. Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’acétate de cyprotérone.
Si la dose d’acétate de cyprotérone reçue pendant la période de différentiation sexuelle (de 8 à 17 semaines d’aménorrhée) est élevée (≥ 25 mg/j), une surveillance prénatale orientée sur les organes génitaux externes des fœtus masculins sera proposée.
Source : Le CRAT.
Allaitement Pas de données
En l’absence de donnée pertinente sur l’acétate de cyprotérone et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est à éviter chez une femme qui allaite.
Source : Le CRAT.
Notice patient
Version destinée au patient de la notice de ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable, en langage courant. Utile à imprimer ou à lire avec le patient. Même réserve : les présentations tunisiennes peuvent différer.
Qu'est ce que ce médicament et dans quels cas est il utilisé ?
Classe pharmacothérapeutique : antiandrogènes non associés - code ATC : G03HA01.
ANDROCUR est un médicament hormonal qui s’oppose aux effets des hormones sexuelles mâles (androgènes), produites également en faible quantité par l’organisme féminin.
Chez la femme, ce médicament est préconisé dans le traitement de certaines maladies hormonales se manifestant par une augmentation du système pileux. Vous ne devez prendre de l’acétate de cyprotérone à 50 mg que lorsque l’utilisation d’acétate de cyprotérone à plus faible dose ou d'autres options de traitement n'a pas permis d’obtenir des résultats satisfaisants.
Chez l’homme, ce médicament est préconisé pour atténuer les symptômes du cancer de la prostate.
Quelles sont les informations à connaître avant de le prendre ?
Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.
Ne prenez jamais ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable :
- si vous êtes allergique à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,
- si vous êtes atteint d’une maladie grave du foie, syndrome de Dubin-Johnson, syndrome de Rotor,
- si vous êtes atteint de tuberculose et maladies provoquant une altération importante de l’état général avec maigreur extrême (hors cancer de la prostate),
- en cas d’existence ou antécédents de maladies thromboemboliques (telles que : infarctus, embolie, formation de caillots de sang à l’intérieur des vaisseaux sanguins),
- si vous souffrez de dépression chronique sévère,
- en cas d’anémie à hématies falciformes,
- en cas d’antécédents de jaunisse (ictère) ou de démangeaisons persistantes durant une grossesse,
- en cas d’antécédents d’ herpes gestationis (affection de la peau caractérisée par la survenue de vésicules pendant la grossesse disparaissant après l’accouchement),
- en cas d’existence ou antécédent de méningiome (tumeur généralement bénigne du tissu situé entre le cerveau et le crâne). Une imagerie du cerveau par IRM en début de traitement vous est / a été prescrite pour vérifier l'absence de méningiome. Contactez votre médecin en cas de doutes.
Avertissements et précautions
Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ANDROCUR 50 mg.
- Dans certains cas, la prise de fortes doses d’ANDROCUR a été liée à des troubles hépatiques. Ces troubles hépatiques sont dépendants de la dose et se développent généralement quelques mois après le début du traitement. Des cas de décès ont été rapportés chez des patients traités à des doses de 100 mg et plus. Un bilan biologique hépatique doit être effectué avant le démarrage du traitement. Arrêtez votre traitement et consultez immédiatement votre médecin si vous présentez des symptômes de toxicité hépatique (ex : démangeaisons sur le corps entier, jaunissement de la peau, urines foncées, douleurs abdominales, troubles digestifs).
- Comme avec les autres hormones sexuelles, des tumeurs bénignes du foie ont pu être observées, voire des tumeurs malignes du foie conduisant à des cas isolés d’hémorragies abdominales. Vous devez informer votre médecin de toute douleur abdominale ne disparaissant pas dans un court délai.
- Une surveillance biologique est nécessaire avant traitement et toutes les 4 à 6 semaines chez les patients atteints :
- d’affections hépatiques chroniques,
- de diabète ou d’intolérance au glucose.
La prudence s’impose en cas de diabète non équilibré.
- Des cas d’événements thromboemboliques (caillots dans les vaisseaux) ont été rapportés sous ANDROCUR, sans que la responsabilité d’ANDROCUR soit établie.
- Des cas d’anémie ont été rapportés avec ANDROCUR chez l’homme. Une surveillance régulière de la numération érythrocytaire (numération de la formule sanguine) est nécessaire au cours du traitement chez l’homme.
- Pendant les traitements à fortes doses (≥ 100 mg par jour), il est conseillé de contrôler régulièrement la fonction corticosurrénale.
- Méningiomes :
- Chez l’homme et la femme, l’utilisation d’acétate de cyprotérone a été associée à l’apparition d’une tumeur généralement bénigne du cerveau (méningiome). Le risque augmente en particulier en cas d’utilisation du médicament sur une durée prolongée (plusieurs années) ou à fortes doses sur une durée plus courte (25 mg par jour et plus).
- Une imagerie du cerveau par IRM en début de traitement vous est / a été prescrite pour vérifier l'absence de méningiome. Si le traitement est poursuivi pendant plusieurs années, une nouvelle imagerie du cerveau IRM devra être réalisée au plus tard 5 ans après la première IRM , puis tous les deux ans si l'IRM à 5 ans est normale, et ce, tant que le traitement est maintenu.
- Si vous remarquez des symptômes tels que des troubles de la vision (par exemple une vision double ou floue), une perte d’audition ou un sifflement dans les oreilles, une perte d’odorat, des maux de tête qui s’aggravent au fil du temps, des pertes de mémoire, des crises convulsives, une faiblesse dans les bras ou les jambes, vous devez en informer immédiatement votre médecin.
- Si un méningiome vous est diagnostiqué, votre médecin arrêtera votre traitement par l’acétate de cyprotérone (voir la rubrique « Ne prenez jamais ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable ») et un avis neurochirurgical sera requis.
- L'intérêt de la prescription doit être réévalué annuellement et notamment au moment de la ménopause, en tenant compte du rapport bénéfice/risque individuel de chaque patient et de l'évolution des symptômes. Dans la mesure où le risque de méningiome augmente en fonction de la posologie et de la durée d'utilisation, les utilisations prolongées et à fortes doses sont à proscrire.
Arrêtez le traitement et prévenez immédiatement votre médecin en cas de :
- Jaunisse (au niveau des yeux et de la peau), démangeaisons sur le corps entier.
- Douleur inhabituelle dans les jambes, faiblesse dans les membres.
- Douleur de la poitrine, pouls irrégulier, essoufflement soudain.
- Perte de connaissance, confusion, maux de tête sévères inhabituels, vertiges, troubles visuels, élocution ralentie ou perte de la parole.
Chez la femme, la surveillance médicale habituelle doit être complétée par une surveillance gynécologique (sein, utérus) et une grossesse doit être écartée (test de grossesse en cas de doute) avant de commencer le traitement.
ANDROCUR n’a pas d’indication pendant la grossesse. L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de méthode contraceptive.
Enfants et adolescents
ANDROCUR n’est pas recommandé avant la fin de la puberté.
Autres médicaments et ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable
Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, notamment :
- les médicaments utilisés dans le traitement de l’ épilepsie (carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone, oxcarbazépine, pérampanel),
- les médicaments utilisés dans le traitement de la tuberculose (rifampicine, rifabutine),
- les médicaments utilisés dans le traitement des infections par le VIH (névirapine, éfavirenz, ritonavir),
- le bosentan, utilisé dans le traitement de l’ hypertension artérielle pulmonaire ,
- ou d’autres médicaments inducteurs enzymatiques (dabrafénib, enzalutamide),
- le millepertuis ( Hypericum perforatum ),
- l’ulipristal, un médicament utilisé en contraception d’urgence ou pour traiter les symptômes des fibromes utérins .
ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable avec des aliments et boissons
Sans objet.
Grossesse et allaitement
Grossesse
Les femmes enceintes ne doivent pas prendre ANDROCUR. Il est recommandé de vérifier l’absence de grossesse avant le début du traitement.
L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de méthode contraceptive.
Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez rapidement votre médecin.
Allaitement
Il existe peu de données sur le passage du médicament dans le lait maternel. Aussi, par mesure de précaution, vous devez éviter de prendre ce médicament lors de l’allaitement.
Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.
Conduite de véhicules et utilisation de machines
Possibilité de sensation de fatigue pouvant altérer les facultés de concentration.
ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable contient du lactose
Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.
Comment le prendre ?
Posologie
Dans tous les cas se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.
A titre indicatif, la posologie est généralement de :
- Chez l'homme : dans le traitement de certaines maladies de la prostate, la posologie est en général de 4 à 6 comprimés par jour (en 2 ou 3 prises).
- Chez la femme :
Avant la ménopause :
Les femmes enceintes ne doivent pas prendre ANDROCUR, il est recommandé de vérifier l’absence de grossesse avant le début du traitement.
Chez la femme en période d'activité génitale, ANDROCUR doit être associé à un œstrogène.
Dose d’instauration du traitement :
- Du 1 er au 20 ème jour du cycle : 1 comprimé par jour d’ANDROCUR 50 mg en association à l’estradiol ou au valérate d’estradiol (par voie orale ou gel) et associer une contraception locale supplémentaire pendant les deux premiers cycles.
- Du 21 ème au 28 ème jour du cycle : pas de traitement.
Dose d’entretien : 1 comprimé par jour d’ANDROCUR 50 mg, en association à l’estradiol ou au valérate d’estradiol pendant les 20 jours de prise d’ANDROCUR 50 mg.
En cas d’amélioration clinique, votre médecin pourra diminuer la posologie d’ANDROCUR 50 mg à ½ comprimé par jour toujours en association à l’estradiol ou au valérate d’estradiol pendant les 20 jours de prise d’ANDROCUR 50 mg.
En cas d’absence de saignement de privation pendant les 8 jours sans traitement, l’absence de grossesse devra être confirmée par un test immunologique.
Votre médecin réévaluera les bénéfices et les risques de votre traitement au moment de la ménopause.
L'utilisation prolongée (plusieurs années) d’ANDROCUR 50 mg doit être évitée (voir la rubrique « Avertissements et précautions »).
Après la ménopause :
½ à 1 comprimé par jour pendant 20 jours sur 28, si possible en association avec une œstrogénothérapie.
Mode d’administration
Voie orale.
Avalez le comprimé avec de l’eau.
Fréquence d'administration
Voir posologie.
Durée du traitement
Tenir compte de la prescription de votre médecin.
Si vous avez pris plus d’ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable que vous n’auriez dû :
Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.
Les études de toxicité après prise accidentelle d’une dose supérieure ou après une intoxication n’ont pas montré de toxicité particulière.
Si vous oubliez de prendre ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable :
Chez la femme : en cas d’oubli, si l’heure de prise est dépassée de plus de 12 heures, l’action contraceptive d’ANDROCUR 50 mg n’est plus garantie. Poursuivre le traitement selon le schéma thérapeutique prescrit par votre médecin mais associer des mesures contraceptives supplémentaires (préservatif ou autre) jusqu’à la fin du cycle en cours. En fin de cycle, en cas d’absence de règles, exclure l’éventualité d’une grossesse avant la reprise du traitement.
Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.
Si vous arrêtez de prendre ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable :
Les symptômes à l’origine de la prescription d’ANDROCUR 50 mg peuvent réapparaitre.
Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.
Quels sont les effets indésirables éventuels ?
Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.
Chez l'homme :
- stérilité temporaire ;
- sensibilité et augmentation du volume des seins ;
- impuissance ;
- baisse de la libido ;
- très rarement : un traitement prolongé par ANDROCUR peut induire une perte osseuse (ostéoporose) ;
- bouffées de chaleur, sudation ;
- anémie.
Chez la femme :
- des troubles des règles peuvent être observés ; il convient de les signaler à votre médecin ;
- inhibition de l’ovulation ;
- tension mammaire ;
- augmentation ou baisse de la libido.
Référez-vous également à la rubrique 4 (Quels sont les effets indésirables éventuels ?) de la notice de l’œstrogène pris en association.
Chez l’homme et chez la femme :
- variation de poids ;
- dyspnée (sensation d’essoufflement, difficultés respiratoires) ;
- migraines, maux de tête;
- éruption cutanée ;
- toxicité hépatique : jaunisse, augmentation des enzymes du foie, hépatites parfois sévères, rares tumeurs du foie ;
- très rarement : troubles et accidents thromboemboliques (formation de caillots sanguins dans les vaisseaux), aggravation d’une insuffisance veineuse des membres inférieurs, phlébite, embolie pulmonaire, thrombose d’une artère ;
- fatigabilité, asthénie et occasionnellement états d'agitation, humeur dépressive peuvent survenir ;
- réaction allergique (démangeaisons, urticaire, œdème) ;
- des cas de méningiomes ont été rapportés en cas d’utilisation prolongée (plusieurs années) d’ANDROCUR à des doses de 25 mg par jour et plus (voir rubrique « Ne prenez jamais ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable »).
Déclaration des effets secondaires
Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .
En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.
Comment le conserver ?
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boite et la plaquette thermoformée. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.
Pas de précautions particulières de conservation.
Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.
Contenu de l'emballage et autres informations
Ce que contient ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable
- La substance active est :
Acétate de cyprotérone ........................................................................................................ 50 mg
Pour un comprimé sécable.
- Les autres composants sont : lactose, amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, polyvidone, stéarate de magnésium.
Qu’est-ce que ANDROCUR 50 mg, comprimé sécable et contenu de l’emballage extérieur
Ce médicament se présente sous forme de comprimé sécable blanc à légèrement jaune, avec une barre de cassure sur une face et la marque « BV » dans un hexagone régulier sur l’autre face du comprimé.
Le comprimé peut être divisé en deux demi-doses égales.
Boîte de 20 ou de 50 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché
ADVANZ PHARMA LIMITED
UNIT 17, NORTHWOOD HOUSE
NORTHWOOD CRESCENT
DUBLIN 9 D09 V504
IRLANDE
Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché
CORREVIO
15 RUE DU BICENTENAIRE
92800 PUTEAUX
Fabricant
BAYER WEIMAR GMBH UND CO. KG
DOBEREINERSTRASSE 20
99427 WEIMAR
ALLEMAGNE
OU
BAYER AG
13342 BERLIN
ALLEMAGNE
Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen
Sans objet.
La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Autres
Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).
Source : notice publiée dans la Base de données publique des médicaments (ANSM).
Recommandations internationales
OMS · Liste des médicaments essentiels 2025
Cyproterone ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.
HAS · Service médical rendu (France)
SMR Insuffisant avis du 07/10/2020 (Réévaluation SMR et ASMR).
Le service médical rendu par ANDROCUR 50 mg (acétate de cyprotérone) est insuffisant pour justifier dune prise en charge par la solidarité nationale au regard des alternatives disponibles chez les femmes ménopausées dans lindication « Hirsutismes féminins majeurs dorigine non tumorale (idiopathique, syndrome des ovaires polykystiques), lorsquils retentissent gravement sur la vie psycho-affective et sociale ».
Avis de la Commission de la Transparence
Conditions de prescription (France)
délivrance ne pouvant se faire qu'après vérification de l'attestation co-signée · liste I · médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement · prescription nécessitant la signature annuelle par le médecin et la patiente d'une attestation d'information
Classification ATC (OMS)
G03HA01