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Dienogest

2 spécialités en Tunisie · 8 interactions répertoriées

Grossesse : Voir le texte Allaitement : Pas de données Vérifier une association

Classe pharmacologique
Progestatifs contraceptifs
Code ATC
G03DB08

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
VEZIA Dienogest LINO PHARMA, PHARMACARE Comprimés 89,240 DT 89,240 DT non
VISANNE Dienogest BAYER AG ( EX:BAYER PHARMA AG), JENAPHARM GmbH& Co.KG Comp., Comprimés non

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de dienogest

Association déconseillée 5
Carbamazepine · ex. CARBATOL, TAVER, TEGRETOL, TEGRETOL L

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenobarbital · ex. PHENASPIRINE, GARDENAL, PHENOBARBITAL, BIALMINAL, PHENASPIRINE Enf., PHENASPIRINE Nourr.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Phenytoine · ex. DIPHANTOINE, PHENTOLEP

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Rifampicine · ex. RIFADIN Pdre/prép, RIFADINE

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Ulipristal · ex. ELLAONE

- Dans l'indication contraception d'urgence: Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de l’ulipristal (au cas où il y en aurait eu plus d’une). - Dans l’indication fibrome : Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale. Dans l'indication contraception d'urgence : Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de reprise d’un contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la contraception d’urgence. Dans l’indication fibrome : Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 3
Aprepitant · ex. EMEND 125mg ET

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. (Sauf stérilet), diminution des concentrations du progestatif, avec risque de moindre efficacité contraceptive.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Bosentan · ex. PMS-BOSENTAN, TRACLEER

Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Griseofulvine · ex. GRISEOFULVINE

Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association et un cycle suivant. Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Voir le texte

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif du diénogest.

Arrêter le diénogest.

Source : Le CRAT.

Allaitement Pas de données

En l’absence de donnée disponible sur le diénogest et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas l’utiliser chez une femme qui allaite, quelle que soit sa présentation (seule ou en association).

Pour le choix d’une contraception hormonale en cours d’allaitement cf.

Contraception hormonale et allaitement .

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de VISANNE 2 mg, comprimé (BAYER HEALTHCARE), rattaché à la marque tunisienne VEZIA. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Traitement de l’endométriose.

Posologie et mode d'administration

Posologie :

La posologie de VISANNE est de 1 comprimé par jour, sans interruption, à prendre de préférence à heure fixe chaque jour, avec une boisson si nécessaire. Les comprimés peuvent être pris au cours ou en dehors des repas.

Les comprimés doivent être pris en continu, indépendamment des saignements vaginaux. Lorsqu’une boîte est terminée, la suivante doit être entamée directement, sans interruption.

Le traitement peut être instauré n’importe quel jour du cycle menstruel.

Tout traitement contraceptif hormonal doit être interrompu avant l’instauration du traitement par VISANNE. Si une contraception est nécessaire, des méthodes contraceptives non hormonales (par exemple, une méthode barrière comme le préservatif) doivent être utilisées.

En cas d’oubli :

L’oubli de comprimés, les vomissements et/ou les diarrhées (survenant dans les 3 à 4 heures après la prise du comprimé) peuvent réduire l’efficacité de VISANNE. Si un ou plusieurs comprimés ont été oubliés, la patiente doit prendre un seul comprimé dès qu’elle s’en aperçoit puis poursuivre le traitement le jour suivant à l’heure habituelle. De même, tout comprimé non absorbé en raison de vomissements ou d’une diarrhée doit être remplacé par un autre comprimé.

Informations complémentaires concernant les populations particulières :

Population pédiatrique :

VISANNE n’est pas indiqué chez l’enfant avant la puberté.

La sécurité et l'efficacité de VISANNE ont été étudiées dans un essai clinique non contrôlé pendant 12 mois chez 111 adolescentes (de 12 à <18 ans) présentant une endométriose cliniquement suspectée ou confirmée (voir rubriques 4.4 et 5.1).

Population gériatrique :

VISANNE n’a pas d’indication en gériatrie.

Patientes atteintes d’insuffisance hépatique :

VISANNE est contre‑indiqué chez les patientes ayant ou ayant eu une affection hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

Patientes atteintes d’insuffisance rénale :

Aucune donnée n’indique qu’un ajustement posologique soit nécessaire en cas d’insuffisance rénale.

Mode d’administration :

Voie orale.

Contre indications

Ne pas utiliser VISANNE si une femme présente l’une des pathologies décrites ci-dessous. Cette liste est issue en partie de l’information disponible sur les autres préparations à base de progestatif seul.

En cas de survenue de l’une de ces pathologies lors de l’utilisation de VISANNE, interrompre immédiatement le traitement.

  • Thromboembolie veineuse en cours
  • Affection artérielle et cardiovasculaire, actuelle ou antérieure (p. ex., infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC), cardiopathie ischémique)
  • Diabète sucré avec atteinte vasculaire
  • Présence ou antécédents d’affection hépatique sévère, en l’absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques
  • Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes)
  • Tumeurs malignes hormono-dépendantes connues ou suspectées
  • Saignement vaginal d’origine inconnue
  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde

VISANNE étant une préparation exclusivement progestative, on peut présumer que les mises en garde spéciales et précautions d’emploi des autres préparations exclusivement progestatives sont également valables lors de l’utilisation de VISANNE, bien que toutes les mises en garde et précautions suivantes ne soient pas basées sur des observations effectuées lors des études cliniques portant sur VISANNE.

Si l’une des affections/l’un des facteurs de risque mentionnés ci‑dessous est présent ou s’aggrave, une analyse individuelle du rapport bénéfice/risque doit être réalisée avant de commencer ou de poursuivre le traitement par VISANNE.

Saignements utérins graves

L’utilisation de VISANNE peut aggraver les saignements utérins, par exemple chez les femmes atteintes d’adénomyose utérine ou de fibromyome utérin. Les saignements, lorsqu’ils sont abondants et ininterrompus, peuvent entraîner une anémie (parfois sévère). En cas d’anémie, l’arrêt du traitement par VISANNE doit être envisagé.

Perturbations du cycle menstruel

La plupart des patientes traitées par VISANNE connaissent des perturbations de leur cycle menstruel (voir rubrique 4.8).

Troubles circulatoires

Les études épidémiologiques n’ont mis en évidence que peu d’éléments corroborant une association entre les préparations exclusivement progestatives et l’augmentation du risque d’infarctus du myocarde ou de thromboembolie cérébrale. Le risque d’accident cardiovasculaire et cérébral semble plutôt lié à l’âge, à l’hypertension et au tabagisme. Chez les femmes hypertendues, les préparations exclusivement progestatives peuvent augmenter légèrement le risque d’AVC.

Certaines études indiquent une légère augmentation, mais non statistiquement significative, du risque de thromboembolie veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) associée à l’utilisation des préparations exclusivement progestatives.

Les facteurs de risque généralement reconnus de la thromboembolie veineuse (TEV) sont notamment les antécédents personnels ou familiaux (TEV chez la fratrie ou chez un parent à un âge relativement précoce), l’âge, l’obésité, une immobilisation prolongée, les interventions chirurgicales lourdes ou les traumatismes majeurs. En cas d’immobilisation prolongée, il est conseillé de suspendre l’utilisation de VISANNE (au moins quatre semaines à l’avance en cas d’opération programmée) et de ne reprendre le traitement que deux semaines après la récupération complète de la mobilité.

L’augmentation du risque thromboembolique lors du post-partum doit être prise en compte.

Le traitement doit être interrompu en cas d’apparition de symptômes ou en cas de suspicion d’un accident thrombotique artériel ou veineux.

Tumeurs

Une méta‑analyse portant sur 54 études épidémiologiques a conclu qu’il existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les femmes utilisant des contraceptifs oraux, principalement des estroprogestatifs. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l’arrêt des contraceptifs oraux combinés (COC). Le cancer du sein étant rare chez la femme de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices actuelles et récentes de COC reste faible par rapport au risque global de cancer du sein. Le risque de cancer du sein chez les utilisatrices de préparations exclusivement progestatives pourrait être d’amplitude similaire à celui associé aux pilules estroprogestatives. Cependant, dans le cas des préparations exclusivement progestatives, les données portent sur une population d’utilisatrices beaucoup plus réduite et sont donc moins concluantes que celles concernant les COC. Ces études ne permettent pas d’établir une relation de causalité. L’augmentation du risque observée peut s’expliquer par un diagnostic plus précoce du cancer du sein chez les utilisatrices de contraceptifs oraux, par les effets biologiques de ces pilules ou par l’association des deux. Chez les utilisatrices de contraceptifs oraux, les cancers du sein ont tendance à être diagnostiqués à un stade clinique moins avancé que ceux diagnostiqués chez les femmes n’ayant jamais utilisé de pilule contraceptive.

Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes et, plus rarement encore, des tumeurs hépatiques malignes ont été rapportées chez des utilisatrices de substances hormonales telles que celle contenue dans VISANNE. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont entraîné des hémorragies intra‑abdominales mettant en jeu le pronostic vital. L’éventualité d’une tumeur hépatique doit être envisagée lors du diagnostic différentiel si une douleur sévère dans la partie supérieure de l’abdomen, une augmentation du volume hépatique ou des signes d'hémorragie intra‑abdominale sont observés chez une utilisatrice de VISANNE.

Ostéoporose

Modifications de la Densité Minérale Osseuse (DMO)

L'utilisation de VISANNE chez les adolescentes (de 12 à <18 ans) sur une période de traitement de 12 mois a été associée à une diminution de la Densité Minérale Osseuse (DMO) du rachis lombaire (L2-L4). La variation relative moyenne de la DMO entre la valeur de base à l’initiation du traitement et la fin du traitement était de -1,2%, avec des variations comprises entre -6% et 5% (IC 95% : -1,70% et -0,78%, n = 103). Dans un sous-groupe présentant une diminution de la DMO, une mesure répétée 6 mois après la fin du traitement a montré une tendance au rétablissement (variation moyenne par rapport à la valeur de base à l’initiation du traitement : -2,3% à la fin du traitement et -0,6% 6 mois après la fin du traitement avec des variations comprises entre -9% et 6% (IC 95%: -1,20% et 0,06% (n = 60))).

Une diminution de la DMO est particulièrement préoccupante pendant l'adolescence et au début de l'âge adulte, s’agissant d’une période critique de la croissance osseuse. On ignore si une diminution de la DMO dans cette population réduit le pic de masse osseuse et augmente le risque de fracture dans la vie future (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Chez les patientes présentant un risque accru d’ostéoporose, le rapport bénéfice/risque doit être soigneusement évalué avant d’instaurer le traitement par VISANNE car celui-ci entraîne une diminution modérée des taux d’estrogènes endogènes (voir rubrique 5.1).

Un apport adéquat en calcium et en vitamine D, issu de l’alimentation ou de compléments alimentaires, est important pour la santé des os chez les femmes de tous âges.

Autres pathologies

Les patientes ayant des antécédents de dépression doivent être étroitement surveillées et le traitement doit être interrompu en cas de réapparition d’une dépression grave.

Le diénogest ne semble généralement pas avoir d’incidence sur la pression artérielle des femmes normotendues. Cependant, si une hypertension durable et cliniquement significative survient lors de l’utilisation de VISANNE, il est conseillé d’interrompre le traitement par VISANNE et de traiter l’hypertension.

L’arrêt du traitement par VISANNE est également requis en cas de réapparition d’un ictère cholestatique et/ou d’un prurit survenu initialement lors de la grossesse ou de l’utilisation antérieure de stéroïdes sexuels.

Le diénogest peut avoir un léger effet sur l’insulinorésistance périphérique et la tolérance au glucose. Les femmes diabétiques, en particulier celles ayant des antécédents de diabète gestationnel, doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pendant le traitement par VISANNE.

L’apparition occasionnelle de chloasma est possible, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes présentant une tendance au chloasma doivent éviter de s’exposer au soleil ou aux ultraviolets pendant la prise de VISANNE.

Le risque de grossesse extra‑utérine est plus important chez les utilisatrices de préparations exclusivement progestatives que chez les utilisatrices de pilules estroprogestatives. Par conséquent, en cas d’antécédents de grossesse extra‑utérine ou de dysfonctionnement des trompes, la décision d’utiliser VISANNE ne doit être prise qu’après évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.

Des follicules ovariens persistants (souvent appelés « kystes ovariens fonctionnels ») peuvent apparaître pendant l’utilisation de VISANNE. Ces follicules sont le plus souvent asymptomatiques, mais certains peuvent être accompagnés de douleurs pelviennes.

Lactose

Chaque comprimé de VISANNE contient 62,8 mg de lactose monohydraté. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les données sur l’utilisation du diénogest chez la femme enceinte sont limitées.

Les études effectuées chez l’animal n’ont mis en évidence aucune toxicité directe ou indirecte sur les fonctions de la reproduction (voir rubrique 5.3).

VISANNE ne doit pas être administré chez la femme enceinte car il n’est pas nécessaire de traiter l’endométriose pendant la grossesse.

Allaitement

VISANNE n’est pas recommandé pendant l’allaitement.

On ne sait pas si le diénogest est excrété dans le lait maternel. Les données chez l’animal ont montré une excrétion du diénogest dans le lait maternel de la rate.

La décision d’interrompre l’allaitement ou de s’abstenir du traitement par VISANNE doit être prise en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la patiente.

Fertilité

D’après les données disponibles, l’ovulation est inhibée chez la majorité des patientes pendant le traitement par VISANNE. VISANNE n’est toutefois pas un contraceptif.

Si une contraception est nécessaire, une méthode non hormonale devra être utilisée (voir rubrique 4.2).

D’après les données disponibles, le cycle menstruel revient à la normale dans les 2 mois suivant l’arrêt du traitement par VISANNE.

Effets indésirables

La présentation des effets indésirables est basée sur le dictionnaire MedDRA.

Le terme MedDRA le plus approprié est utilisé pour décrire une certaine réaction ainsi que ses synonymes et conditions associés.

Les effets indésirables sont plus fréquents au cours des premiers mois de traitement par VISANNE et s’atténuent lors de la poursuite du traitement. Des perturbations du cycle menstruel telles que des spottings, des saignements irréguliers ou des aménorrhées peuvent être observées. Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez des utilisatrices de VISANNE.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sous traitement par VISANNE sont les céphalées (9,0 %), les gênes mammaires (5,4 %), les humeurs dépressives (5,1 %) et l’acné (5,1 %).

En outre, la majorité des patientes traitées par VISANNE ont connu des perturbations de leur cycle menstruel. Les profils de saignements ont été évalués de façon systématique en utilisant les carnets-patientes et ont été analysés sur la base de périodes de référence de 90 jours (méthode de l’OMS). Au cours des 90 premiers jours de traitement par VISANNE, les profils de saignements suivants ont été observés (n = 290 ; 100 %) : aménorrhée (1,7 %), saignements peu fréquents (27,2 %), saignements fréquents (13,4 %), saignements irréguliers (35,2 %), menstruations prolongées (38,3 %), menstruations normales, c’est-à-dire aucune des catégories précédentes (19,7 %). Au cours de la quatrième période de référence, les profils de saignements suivants ont été observés (n = 149 ; 100 %) : aménorrhée (28,2 %), saignements peu fréquents (24,2 %), saignements fréquents (2,7 %), saignements irréguliers (21,5 %), menstruations prolongées (4,0 %), menstruations normales, c’est-à-dire aucune des catégories précédentes (22,8 %). Les perturbations du cycle menstruel n’ont été qu’occasionnellement rapportées comme événements indésirables par les patientes (voir le tableau des effets indésirables).

Le tableau ci‑dessous décrit par fréquence les effets indésirables (EI) signalés sous VISANNE selon la classification système-organe MedDRA. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) et peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100). Les fréquences indiquées sont basées sur les données groupées de quatre essais cliniques portant sur un total de 332 patientes (100 %).

Tableau 1 : Effets indésirables, essais cliniques de phase III, n = 332

Classe de systèmes d’organes (MedDRA)FréquentPeu fréquent
Affections hématologiques et du système lymphatiqueAnémie
Troubles du métabolisme et de la nutritionprise de poidsperte de poids augmentation de l’appétit
Affections psychiatriqueshumeur dépressive troubles du sommeil nervosité perte de la libido altération de l’humeuranxiété dépression changements d’humeur
Affections du système nerveuxcéphalées migrainedéséquilibre du système nerveux autonome troubles de l’attention
Affections oculairessécheresse oculaire
Affections de l’oreille et du labyrintheacouphènes
Affections cardiaquestroubles non spécifiques du système circulatoire palpitations
Affections vasculaireshypotension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesdyspnée
Affections gastro‑intestinalesnausées douleurs abdominales flatulences distension abdominale vomissementsdiarrhée constipation gêne abdominale inflammation gastro‑intestinale gingivite
Affections de la peau et du tissu sous‑cutanéacné alopéciepeau sèche hyperhidrose prurit hirsutisme onychoclasie pellicules dermatite croissance anormale des poils / cheveux réaction de photosensibilité troubles de la pigmentation
Affections musculo‑squelettiques et systémiquesdouleurs dorsalesdouleurs osseuses spasmes musculaires douleurs dans les extrémités lourdeurs dans les extrémités
Affections du rein et des voies urinairesinfection urinaire
Affections des organes de reproduction et du seingêne mammaire kyste ovarien bouffées de chaleur saignements utérins / vaginaux incluant spottingscandidose vaginale sécheresse vulvo‑vaginale pertes génitales douleurs pelviennes vulvo‑vaginite atrophique masse mammaire maladie fibrokystique du sein induration mammaire
Troubles généraux et anomalies au site d’administrationtroubles asthéniques irritabilitéœdème

Diminution de la Densité Minérale Osseuse

Dans un essai clinique non contrôlé chez 111 adolescentes (de 12 à <18 ans) traitées par VISANNE, une mesure de la DMO a été effectuée chez 103 d’entre elles. Environ 72% des participantes de l’étude ont présenté une diminution de la DMO du rachis lombaire (L2-L4) après 12 mois de traitement (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr .

Surdosage

Les études de toxicité aiguë réalisées avec le diénogest n’ont pas mis en évidence de risque d’effets indésirables aigus en cas d’absorption accidentelle d’un multiple de la dose thérapeutique quotidienne. Il n’existe aucun antidote spécifique. Absorbé quotidiennement à la dose de 20 à 30 mg (10 à 15 fois la dose contenue dans VISANNE) pendant 24 semaines, le diénogest a été très bien toléré.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : progestatif, code ATC : G03DB08

Le diénogest est un dérivé de la nortestostérone dépourvu d’activité androgénique mais exerçant plutôt une activité anti‑androgénique correspondant à environ un tiers de l’activité de l’acétate de cyprotérone. Le diénogest se lie au récepteur de la progestérone présent dans l’utérus humain avec 10 % seulement de l’affinité relative de la progestérone. Malgré sa faible affinité pour le récepteur de la progestérone, le diénogest exerce un puissant effet progestatif in vivo . Le diénogest ne présente aucune activité androgénique, minéralocorticoïde ou glucocorticoïde significative in vivo .

Mécanisme d’action

Le diénogest agit sur l’endométriose en réduisant la production endogène d’estradiol et en inhibant ainsi les effets trophiques de l’estradiol sur l’endomètre tant eutopique qu’ectopique. Administré en continu, le diénogest génère un environnement endocrinien hypo‑estrogénique et hyperprogestogénique, entraînant une décidualisation initiale du tissu de l’endomètre, suivie d’une atrophie des lésions liées à l’endométriose.

Données sur l’efficacité

La supériorité de VISANNE par rapport au placebo a été démontrée lors d’une étude réalisée sur 3 mois et portant sur 198 patientes présentant une endométriose. Les douleurs pelviennes associées à l’endométriose ont été mesurées à l’aide d’une échelle visuelle analogique (0‑100 mm). Après 3 mois de traitement par VISANNE, une différence statistiquement significative par rapport au placebo (Δ = 12,3 mm ; IC à 95 % : 6,4‑18,1 ; p < 0,0001) et une diminution cliniquement significative de la douleur par rapport au niveau initial (réduction moyenne = 27,4 mm ± 22,9) ont été démontrées.

Après 3 mois de traitement, une réduction de 50 % ou plus des douleurs pelviennes associées à l’endométriose, sans augmentation notable des antalgiques pris en concomitance, a été obtenue chez 37,3 % des patientes sous VISANNE (placebo : 19,8 %) ; une réduction de 75 % ou plus des douleurs pelviennes associées à l'endométriose, sans augmentation notable des antalgiques pris en concomitance, a été obtenue chez 18,6 % des patientes sous VISANNE (placebo : 7,3 %).

La phase de prolongation en ouvert de cette étude contrôlée contre placebo a mis en évidence une amélioration continue des douleurs pelviennes associées à l’endométriose sur une durée de traitement allant jusqu’à 15 mois.

Les résultats de l’étude contrôlée contre placebo ont été confirmés par ceux obtenus à l’issue d’une étude contrôlée de 6 mois contre un agoniste de la GnRH ayant porté sur 252 patientes présentant une endométriose.

Trois études, portant sur un total de 252 patientes ayant reçu une dose quotidienne de 2 mg de diénogest, ont montré une réduction substantielle des lésions liées à l’endométriose au bout de 6 mois de traitement.

Lors d’une petite étude (n = 8 par bras posologique), il a été montré qu’une dose quotidienne de 1 mg de diénogest engendrait un état anovulatoire au bout d’un mois de traitement. L’efficacité contraceptive de VISANNE n’a pas été évaluée dans de plus vastes études.

Données sur la sécurité

Les taux d’estrogènes endogènes sont modérément diminués pendant le traitement par VISANNE.

Aucune donnée à long terme concernant la densité minérale osseuse (DMO) et les risques de fractures chez les utilisatrices de VISANNE n’est disponible à ce jour. La DMO a été évaluée chez 21 patientes adultes avant le traitement et au bout de 6 mois de traitement par VISANNE et aucune réduction de la DMO moyenne n’a été constatée. Chez 29 patientes traitées par l’acétate de leuproréline, une réduction moyenne de 4,04 % ± 4,84 % a été notée au bout de la même durée (Δ entre les groupes = 4,29 % ; IC à 95 % : 1,93‑6,66 ; p < 0,0003).

Aucune modification significative des valeurs moyennes des paramètres biologiques standard (notamment les paramètres hématologiques et biochimiques sanguins, les enzymes hépatiques, les lipides et l’HbA1C) n’a été observée lors du traitement par VISANNE pendant une durée allant jusqu’à 15 mois (n = 168).

Sécurité chez les adolescentes

La sécurité de VISANNE en termes de DMO a été étudiée dans un essai clinique non contrôlé pendant 12 mois chez 111 adolescentes (de 12 à <18 ans) présentant une endométriose cliniquement suspectée ou confirmée. La variation relative moyenne de la DMO du rachis lombaire (L2-L4) par rapport à la valeur de base à l’initiation du traitement était de -1,2% chez les 103 patientes chez qui une mesure de la DMO a été effectuée. Dans un sous-groupe de patientes présentant une diminution de la DMO, une mesure de suivi de la DMO a été effectuée 6 mois après l’arrêt du traitement et a montré une augmentation de la DMO jusqu’à -0,6%.

Sécurité à long terme

Une étude observationnelle post-autorisation de surveillance active sur le long terme a été menée afin d’étudier l'incidence de la première survenue ou de l'aggravation d’une dépression cliniquement pertinente et de la survenue d’une anémie. Au total, 27 840 femmes débutant pour la première fois un traitement hormonal de l’endométriose ont été incluses dans l'étude et suivies sur une période pouvant aller jusqu’à 7 ans.

Au total, 3 023 femmes ont débuté le traitement avec une dose de 2 mg de diénogest et 3 371 patientes ont débuté le traitement avec d'autres médicaments indiqués dans l'endométriose. En comparant les patientes sous diénogest à celles prenant d’autres médicaments indiqués dans l’endométriose, le hazard ratio global ajusté relatif à l’apparition de nouveaux cas d'anémie était de 1,1 (IC à 95 % : 0,4 - 2,6). En comparant le diénogest aux autres médicaments indiqués dans l’endométriose, le hazard ratio ajusté pour le risque de dépression était de 1,8 (IC à 95 % : 0,3 - 9,4). Une légère augmentation du risque de dépression chez les patientes sous diénogest par rapport aux utilisatrices d'autres médicaments indiqués dans le traitement de l'endométriose n'a pas pu être exclue.

Molécules de la même classe ATC (G03DB)

MoléculeATCMarquesPrix à partir deCNAMOMSGrossesse (CRAT)Interactions
DienogestG03DB082 89,240 DT non Voir le texte 8
DydrogesteroneG03DB012 5,240 DT oui Voir le texte 6
MedrogestoneG03DB032 6,907 DT oui Voir le texte 6
NomegestrolG03DB041 12,220 DT oui Voir le texte 8

Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : G03DB08