Tenecteplase
1 spécialité en Tunisie · 13 interactions répertoriées
Nomenclature hospitalière · BS Vérifier une association
Spécialités disponibles en Tunisie
| Marque | Composition | Laboratoire | Formes | Prix à partir de | Reste à charge min. | CNAM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| METALYSE 10 000U | Tenecteplase | BOEHRINGER INGELHEIM Middle East & North Africa | Pdre. P. Prép. Inj. | hôpital |
Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.
Interactions médicamenteuses de tenecteplase
À prendre en compte 13
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Augmentation du risque hémorragique.
À prendre en compte (ANSM) : risque d'interaction existant, sans recommandation pratique spécifique.
Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).
Grossesse et allaitement
Grossesse
Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.
Allaitement
Pas de fiche CRAT pour cette molécule.
Notice de référence
RCP de Metalyse 8 000 unités (40 mg), poudre et solvant pour solution injectable (BOEHRINGER INGELHEIM INTERNATIONAL), rattaché à la marque tunisienne METALYSE 10 000U. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
Indications thérapeutiques
Metalyse est un traitement thrombolytique indiqué chez les adultes en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique aigu, dans les 4 heures 30 suivant le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé, et après exclusion d’une hémorragie intracrânienne.
Posologie et mode d'administration
Posologie et mode d’administration
Posologie
Metalyse doit être prescrit par des médecins expérimentés dans les interventions neurovasculaires et dans l’utilisation des traitements thrombolytiques, et ayant à leur disposition les moyens de surveillance adéquats.
Le traitement par Metalyse doit être instauré le plus tôt possible, au plus tard 4 heures 30 après le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé, et après avoir exclu une hémorragie intracrânienne par des techniques d’imagerie adaptées. L’effet du traitement étant temps-dépendant, l’instauration précoce du traitement augmente les chances d’évolution favorable.
Il convient de sélectionner avec soin la présentation de ténectéplase adaptée à l’indication. La présentation de 25 mg de ténectéplase doit être utilisée exclusivement pour le traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aigue.
La dose de Metalyse est à ajuster en fonction du poids corporel et ne peut excéder 5 000 unités (25 mg de ténectéplase) en une dose unique dans l’indication d’AVC ischémique aigu. Chez les patients pesant 50 kg ou moins, le rapport bénéfice/risque du traitement par le ténectéplase doit être soigneusement évalué car les données disponibles sont limitées. Le volume nécessaire à l’administration de la dose totale correcte peut être calculé au moyen du tableau ci-dessous :
Poids corporel du patient en kg (P) Ténectéplase (U) Ténectéplase (mg) Volume de la solution reconstituée (mL) P < 60 3 000 15,0 3,0 60 ≤ P < 70 3 500 17,5 3,5 70 ≤ P < 80 4 000 20,0 4,0 80 ≤ P < 90 4 500 22,5 4,5 P ≥ 90 5 000 25,0 5,0 Pour une explication détaillée, voir la rubrique 6.6 : Précautions particulières d’élimination et manipulation
Sujets âgés (> 80 ans) Metalyse doit être administré avec précaution chez les sujets âgés (> 80 ans) en raison d’un risque hémorragique plus élevé (voir l’information sur les hémorragies en rubrique 4.4).
Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de Metalyse chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Traitements associés
Médicaments agissant sur la coagulation ou la fonction plaquettaire La sécurité et l’efficacité du ténectéplase en cas d’administration concomitante d’héparine ou d’antiagrégants plaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique dans les 24 heures suivant l’utilisation de Metalyse n’ont pas été suffisamment étudiées. L’administration d’héparine par voie intraveineuse ou d’antiagrégants plaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique doit donc être évitée dans les 24 heures suivant l’utilisation de Metalyse en raison de l’augmentation du risque hémorragique. Si l’administration d’héparine est nécessaire pour traiter d’autres affections, la dose ne doit pas dépasser 10 000 UI par jour, en administration sous-cutanée.
Mode d’administration
La solution reconstituée doit être administrée immédiatement, par voie intraveineuse. La solution reconstituée est une solution limpide, allant de l’incolore au jaune pâle.
La dose requise doit être administrée sous forme d’un bolus intraveineux unique, en 5 à 10 secondes environ.
Les flacons de 40 mg et de 50 mg de ténectéplase ne sont pas destinés au traitement de l’AVC ischémique aigu. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Contre indications
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou à la gentamicine (résidu du processus de fabrication présent à l’état de traces).
En outre, le traitement thrombolytique étant associé à un risque accru de saignement, Metalyse est
contreindiqué dans les cas suivants :
- Troubles hémorragiques significatifs, actuels ou au cours des 6 derniers mois - Anticoagulation à dose efficace (par exemple antagonistes de la vitamine K avec un INR > 1,7) (voir rubrique 4.4, paragraphe « Saignement ») - Antécédents connus ou suspicion d’hémorragie intracrânienne - Symptômes suggérant une hémorragie sous-arachnoïdienne, même si la tomodensitométrie est normale - AVC sévère d’après l’examen clinique (score NIHSS > 25) et/ou l’examen d’imagerie réalisé à l’aide d’une technique adaptée - AVC ischémique aigu sans déficit neurologique invalidant, ou symptômes s’améliorant rapidement avant le début de l’injection - Tout antécédent de lésion du système nerveux central (par exemple : néoplasie, anévrisme ou intervention chirurgicale intracérébrale ou intrarachidienne) - Diathèse hémorragique connue - Hypertension artérielle sévère non contrôlée (voir rubrique 4.4) - Intervention chirurgicale majeure, biopsie d’un organe parenchymateux ou traumatisme significatif au cours des 2 derniers mois - Traumatisme crânien récent - Endocardite bactérienne, péricardite - Pancréatite aiguë - Altération significative de la fonction hépatique, y compris insuffisance hépatique, cirrhose, hypertension portale (varices œsophagiennes) et hépatite évolutive - Maladie gastro-intestinale ulcéreuse active - Anévrisme artériel et/ou malformation artérielle ou veineuse connus - Néoplasie associée à une majoration du risque hémorragique - Administration d’héparine dans les 48 heures précédentes et temps de thromboplastine supérieur à la limite supérieure de la normale - Antécédents d’AVC et de diabète concomitant - Antécédents d’AVC dans les 3 derniers mois - Numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm3 - Pression artérielle (PA) systolique > 185 mm Hg ou PA diastolique > 110 mm Hg, ou impossibilité d’obtenir une PA inférieure à ces valeurs malgré une prise en charge rigoureuse - Glycémie < 50 mg/dL (voir rubrique 4.4) ou > 400 mg/dL (< 2,8 mmol/L ou > 22,2 mmol/L).
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
Le traitement thrombolytique requiert une surveillance appropriée. Le traitement doit être administré sous la responsabilité et le suivi de médecins qualifiés et expérimentés dans les interventions neurovasculaires et l’utilisation de traitements thrombolytiques, et le matériel nécessaire pour surveiller cette utilisation doit être disponible. Le cas échéant, le recours à des mesures de télédiagnostic peut être envisagé pour confirmer l’indication (voir rubriques 4.1 et 4.2).
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom commercial et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Saignement
Les saignements sont les complications les plus fréquentes associées à l’utilisation du ténectéplase. L’utilisation concomitante d’autres substances actives agissant sur la coagulation et la fonction plaquettaire (par exemple l’héparine) peut contribuer à la survenue de saignements (voir rubriques 4.2 et 4.3). Le traitement par le ténectéplase entraîne une lyse de la fibrine et peut conduire à des saignements au niveau des sites de ponction récents. En conséquence, une surveillance étroite de tous les sites de saignement potentiels est nécessaire en cas de traitement thrombolytique (y compris au niveau des sites d’insertion de cathéters, sites de ponction veineuse ou artérielle, et sites d’incision ou
d’insertion d’une aiguille). L’utilisation de cathéters rigides, les injections intramusculaires et toute manipulation du patient non essentielle doivent être évitées lors du traitement par le ténectéplase.
En cas de saignement sévère, en particulier d’hémorragie cérébrale, l’héparinothérapie concomitante doit être immédiatement interrompue. Il y a lieu d’envisager l’administration de protamine si de l’héparine a été administrée dans les 4 heures précédant le début du saignement. Chez les quelques patients ne répondant pas à ces mesures conservatrices, une transfusion de produits sanguins peut être indiquée. La transfusion de cryoprécipités, de plasma frais congelé et de plaquettes doit être envisagée, en surveillant les paramètres cliniques et biologiques après chaque administration. Le taux de fibrinogène à atteindre en cas de perfusion de cryoprécipités est de 1 g/L. Les antifibrinolytiques constituent la dernière alternative thérapeutique.
Les risques liés à l’utilisation du ténectéplase peuvent être accrus dans les situations suivantes et nécessitent une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque :
- Antécédents récents d’injection intramusculaire ou de légers traumatismes, ponction d’un gros vaisseau - Patients recevant un anticoagulant par voie orale : l’utilisation de Metalyse peut être envisagée lorsque le(s) test(s) approprié(s) ne montrent pas d’activité cliniquement significative sur le système de la coagulation (par exemple, un INR ≤ 1,7 pour les antagonistes de la vitamine K ou, pour les autres anticoagulants oraux, un résultat au[x] test[s] approprié[s] ne dépassant pas la limite supérieure à la normale), voir rubrique 4.3 - Réanimation cardio-pulmonaire ou massage cardiaque prolongé (> 2 minutes) ou traumatique.
L’hémorragie cérébrale constitue le principal effet indésirable du traitement de l’AVC ischémique aigu (jusqu’à 19 % des patients, sans augmentation de la morbidité ni de la mortalité globales). L’utilisation de Metalyse peut majorer le risque d’hémorragie intracrânienne chez les patients présentant un AVC ischémique aigu.
Cela concerne particulièrement les cas suivants : - Instauration tardive du traitement après le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé. L’administration de Metalyse ne doit donc pas être retardée. - Un prétraitement par acide acétylsalicylique peut majorer le risque d’hémorragie cérébrale et/ou de décès, en particulier en cas d’administration tardive de Metalyse. - En comparaison aux patients plus jeunes, l’évolution peut être moins favorable chez les patients âgés (de plus de 80 ans) indépendamment du traitement, et le risque d’hémorragie cérébrale peut être plus élevé lors de la thrombolyse dans cette population. Le rapport bénéfice/risque de la thrombolyse chez les patients âgés reste généralement positif. En cas d’AVC ischémique aigu, il convient d’évaluer le rapport bénéfice/risque de la thrombolyse au cas par cas.
Thromboembolie
L’utilisation de Metalyse augmente le risque d’événements thromboemboliques chez les patients présentant un thrombus, par exemple un thrombus ventriculaire gauche (sténose mitrale ou fibrillation auriculaire, etc.).
Surveillance de la pression artérielle
Une surveillance de la PA durant les 24 premières heures après l’administration du ténectéplase est nécessaire. Un traitement antihypertenseur par voie intraveineuse est recommandé en cas de PA systolique supérieure à 180 mm Hg ou de PA diastolique supérieure à 105 mm Hg.
Populations particulières associées à rapport bénéfice/risque plus faible
Bien qu’il reste positif, le rapport bénéfice/risque du traitement thrombolytique est jugé moins favorable chez les patients ayant des antécédents d’AVC ou présentant un diabète non contrôlé (voir également rubrique 4.3).
Le rapport bénéfice/risque de l’administration de Metalyse doit être soigneusement évalué chez les patients présentant un AVC ischémique aigu, dans les cas suivants : - Convulsions au moment de la survenue de l’AVC. (Chez ces patients, un traitement thrombolytique doit être envisagé uniquement en l’absence de suspicion de stroke mimic [déficit neurologique brutal d’origine non vasculaire] ou de traumatisme crânien significatif.) - Chez les patients présentant initialement une glycémie inférieure à 50 mg/dL, la thrombolyse peut être envisagée après normalisation de la glycémie, si le diagnostic d’AVC ischémique aigu persiste (voir rubrique 4.3).
Chez les patients présentant un AVC, l’administration tardive du traitement thrombolytique après l’apparition des symptômes, l’âge avancé, un AVC sévère et une glycémie élevée à l’admission diminuent les probabilités d’une évolution favorable et augmentent le risque de handicap sévère, de décès ou de saignement intracrânien symptomatique, indépendamment du traitement.
Œdème cérébral
La reperfusion de la zone de l’ischémie peut entraîner un œdème cérébral dans la zone de l’infarctus.
Hypersensibilité/Réadministration
Les réactions d’hypersensibilité immunitaire associées à l’administration de Metalyse peuvent être dues au ténectéplase, à la gentamicine (résidu du processus de fabrication présent à l’état de traces) ou aux excipients, voir rubriques 4.3 et 6.1.
Aucune production durable d’anticorps dirigés contre le ténectéplase n’a été observée après traitement. Néanmoins, il n’existe pas de données systématiques sur la réadministration du ténectéplase. Il existe également un risque de réactions d’hypersensibilité médiées par un mécanisme non immunologique.
L’angio-œdème est la réaction d’hypersensibilité la plus fréquemment rapportée avec Metalyse. Le risque peut être majoré dans l’indication d’AVC ischémique aigu et/ou en cas d’administration concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. La survenue d’un angio-œdème doit être surveillée pendant l’administration de Metalyse et jusqu’à 24 heures après. Si une réaction d’hypersensibilité sévère survient (angio-œdème par exemple), un traitement approprié doit être instauré rapidement. Cela peut inclure une intubation.
Population pédiatrique
Aucune donnée relative à la sécurité et à l’efficacité de Metalyse n’est disponible chez les enfants âgés de moins de 18 ans. Metalyse n’est donc pas recommandé chez l’enfant âgé de moins de 18 ans.
Metalyse contient du polysorbate 20
Ce médicament contient 2,0 mg de polysorbate 20 par flacon de 25 mg. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il existe des données limitées sur l’utilisation de Metalyse chez la femme enceinte. Les résultats des études non cliniques menées avec le ténectéplase ont mis en évidence la survenue de saignement avec une mortalité maternelle secondaire en raison de l’activité pharmacologique connue de la substance active, et de quelques cas d’avortements et de résorptions fœtales (ces effets ont seulement été observés lors de l’administration de doses répétées). Le ténectéplase n’est pas considéré comme étant tératogène (voir rubrique 5.3).
Pendant la grossesse, les bénéfices du traitement doivent être évalués au regard des risques potentiels encourus.
Allaitement
On ne sait pas si le ténectéplase est excrété dans le lait maternel. La prudence est de rigueur lors de l’utilisation de Metalyse chez une femme qui allaite, et la décision d’interrompre ou non l’allaitement maternel doit être prise au cours des 24 premières heures suivant l’administration de Metalyse.
Fertilité
Aucune donnée clinique ni étude non clinique sur la fertilité n’est disponible avec le ténectéplase (Metalyse).
Effets indésirables
Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les hémorragies sont les effets indésirables les plus fréquemment associés à l’utilisation du ténectéplase. Il peut s’agir d’hémorragies superficielles situées au point d’injection, ou d’hémorragies internes pouvant toucher n’importe quelle région ou cavité corporelle. Des cas de décès et de handicap permanent ont été rapportés chez des patients ayant présenté des épisodes hémorragiques.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables cités ci-dessous sont présentés par fréquence et par classe de systèmes d’organes. Les groupes de fréquence sont définis selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
À l’exception des arythmies de reperfusion observées dans l’indication d’infarctus aigu du myocarde et de la fréquence des hémorragies intracrâniennes observées dans l’indication d’AVC ischémique aigu, il n’y a aucune raison médicale de supposer que le profil de sécurité de Metalyse soit différent dans les indications d’AVC ischémique aigu et d’infarctus aigu du myocarde.
Le tableau 1 présente la fréquence des effets indésirables. Classe de systèmes d’organes Effet indésirable Affections du système immunitaire Rare Réaction anaphylactoïde (y compris éruption cutanée, urticaire, bronchospasme, œdème laryngé) Affections du système nerveux Très fréquent Hémorragie intracrânienne (telle qu’hémorragie cérébrale, hématome cérébral, accident vasculaire cérébral hémorragique, transformation hémorragique d’un accident vasculaire cérébral, hématome intracrânien, hémorragie sous-arachnoïdienne) incluant les symptômes associés tels que somnolence, aphasie, hémiparésie, convulsions Affections oculaires Peu fréquent Hémorragie oculaire Affections cardiaques Rare Hémorragie péricardique Affections vasculaires Très fréquent Hémorragie Rare Embolie (embolisation thrombotique) Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquent Épistaxis Rare Hémorragie pulmonaire Affections gastro-intestinales Fréquent Hémorragie gastro-intestinale (telle qu’hémorragie gastrique, ulcère gastrique hémorragique, hémorragie rectale, hématémèse, méléna, hémorragie buccale) Peu fréquent Hémorragie rétropéritonéale (telle qu’hématome rétropéritonéal) Fréquence indéterminée Nausées, vomissements Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Ecchymoses Affections du rein et des voies urinaires Fréquent Hémorragie génito-urinaire (telle qu’hématurie, hémorragie des voies urinaires) Troubles généraux et anomalies au site d’administration Fréquent Hémorragie au site d’injection, hémorragie au site de ponction Investigations Rare Diminution de la pression artérielle Fréquence indéterminée Augmentation de la température corporelle Lésions, intoxications et complications d’interventions Fréquence indéterminée Embolie graisseuse pouvant avoir des conséquences sur les organes concernés
Actes médicaux et chirurgicaux Fréquence indéterminée Transfusion
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Surdosage
Symptômes
En cas de surdosage, le risque d’hémorragie peut être accru.
Traitement
En cas de survenue d’une hémorragie sévère et prolongée, un traitement substitutif (plasma, plaquettes) peut être envisagé, voir également la rubrique 4.4.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacodynamiques
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antithrombotiques, enzymes ; Code ATC : B01A D11
Mécanisme d’action
Le ténectéplase est une protéine recombinante fibrino-spécifique de l’activateur tissulaire du plasminogène. Il est obtenu à partir du t-PA endogène par des modifications intervenues au niveau de trois sites de sa structure protéique. Il se fixe sur le composant fibrineux du thrombus (caillot sanguin) et transforme sélectivement le plasminogène lié au thrombus en plasmine, laquelle dégrade la matrice fibrineuse du thrombus. Par rapport au t-PA endogène, le ténectéplase possède une plus grande spécificité pour la fibrine et une plus grande résistance à l’inactivation par son inhibiteur endogène (PAI-1).
Effets pharmacodynamiques
Après l’administration de ténectéplase, une consommation dose-dépendante d’alpha2-antiplasmine (inhibiteur soluble de la plasmine) a été observée, se traduisant par une augmentation du taux de synthèse systémique de la plasmine. Cette manifestation est cohérente avec l’effet escompté de l’activation du plasminogène. Au cours des études comparatives, des diminutions de moins de 15 % du taux de fibrinogène et de moins de 25 % du taux de plasminogène ont été observées chez les sujets traités à la dose maximale de ténectéplase (10 000 U correspondant à 50 mg), alors que les sujets traités par l’altéplase présentaient des baisses de près de 50 % des taux de fibrinogène et de plasminogène. Aucune production cliniquement significative d’anticorps n’a été détectée à 30 jours.
Efficacité et sécurité cliniques
Étude AcT
L’essai Alteplase Compared to Tenecteplase (AcT) était un essai pragmatique prospectif, randomisé, contrôlé, en ouvert, basé sur des registres, avec évaluation en aveugle des critères d’évaluation, visant à comparer le ténectéplase intraveineux à l’altéplase intraveineux afin d’apporter des preuves de la non-infériorité du ténectéplase par rapport à l’altéplase chez des patients présentant un AVC ischémique aigu, traités dans les 4 heures 30 suivant le dernier moment où ils avaient été vus en bonne
santé, et par ailleurs éligibles à une thrombolyse intraveineuse conformément aux directives en vigueur. Le critère principal de l’étude a été atteint, apportant ainsi la preuve d’une non-infériorité du ténectéplase 0,25 mg/kg (dose maximale de 25 mg) par rapport à l’altéplase 0,9 mg/kg (dose maximale de 90 mg) : 296 (36,9 %) des 802 patients du groupe ténectéplase et 266 (34,8 %) des 765 patients du groupe altéplase présentaient un score mRS de 0 ou 1 après 90 à 120 jours (différence de risque non ajustée : 2,1 % [IC à 95 % : -2,6 à 6,9]. Les résultats étaient similaires dans la population ITTm et PPm.
Les principaux critères de sécurité étaient les suivants : hémorragie cérébrale symptomatique, angio-œdème bucco-lingual et saignement extracrânien nécessitant une transfusion sanguine (avec, pour ces trois critères, un délai de survenue de 24 heures suivant la thrombolyse), et mortalité toutes causes confondues à 90 jours.
Aucune différence significative n’a été observée pour le taux d’hémorragie cérébrale symptomatique à 24 heures. Les taux d’hémorragie intracrânienne identifiée à l’imagerie (l’évaluateur étant soumis à l’aveugle concernant les symptômes du patient et son groupe de traitement) n’ont pas mis en évidence de différence entre les deux groupes, et les taux d’hématome parenchymateux de type 2 (c.-à-d. hématome occupant ≥ 30 % du territoire ischémié avec effet de masse visible) identifié à l’imagerie étaient similaires aux taux observés d’hémorragie cérébrale symptomatique dans l’essai. Quatre-vingt-dix jours après le traitement, aucune différence significative n’était observée pour la mortalité à 90 jours. Les cas d’angio-œdème bucco-lingual et de saignement périphérique nécessitant une transfusion sanguine étaient rares et leur fréquence était similaire dans les deux groupes (voir le tableau 2).
Tableau 2 : Incidence des principaux critères d’évaluation de la sécurité dans les groupes ténectéplase et altéplase
Groupe ténectéplase Groupe altéplase Différence de risque (IC à 95 %) Hémorragie cérébrale symptomatique à 24 heures 27/800 (3,4 %) 24/763 (3,2 %) 0,2 (-1,5 à 2,0) Hémorragie intracrânienne identifiée à l’imagerie 154/800 (19,3 %) 157/763 (20,6 %) -1,3 (-5,3 à 2,6) Saignement extracrânien nécessitant une transfusion sanguine 6/800 (0,8 %) 6/763 (0,8 %) 0,0 (-0,9 à 0,8) Décès dans les 90 jours suivant la randomisation (n = 1 554) 122/796 (15,3 %) 117/758 (15,4 %) -0,1 (-3,7 à 3,5) Angio-œdème bucco-lingual 9/800 (1,1 %) 9/763 (1,2 %) -0,1 (-1,1 à 1,0) Hématome parenchymateux de type 2 (hématome occupant ≥ 30 % du territoire ischémié avec effet de masse visible) 21/800 (2,6 %) 18/763 (2,4 %) 0,3 (-1,3 à 1,8)
Étude EXTEND-IA TNK
L’objectif de l’étude EXTEND-IA TNK était d’évaluer la non-infériorité du ténectéplase, par rapport à l’altéplase, en termes d’obtention d’une reperfusion à l’angiographie initiale, après administration dans les 4 heures 30 suivant la survenue d’un AVC ischémique chez des patients devant recevoir un traitement endovasculaire.
Des patients présentant un AVC ischémique avec occlusion de la carotide interne, de l’artère basilaire ou de l’artère cérébrale moyenne et éligibles à la thrombectomie ont été randomisés pour recevoir le ténectéplase 0,25 mg/kg ou l’altéplase 0,9 mg/kg dans les 4 heures 30 suivant la survenue des symptômes. Chaque groupe de traitement comptait 101 patients. Le critère principal était l’obtention d’une reperfusion supérieure à 50 % du territoire ischémié ou l’absence de thrombus visible au moment de l’évaluation angiographique initiale. La non-infériorité du ténectéplase a été évaluée dans
un premier temps, puis sa supériorité.
Le critère principal a été observé chez 22 % des patients traités par ténectéplase, contre 10 % des patients traités par altéplase (différence d’incidence : 12 % ; IC à 95 % : 2 à 21 ; rapport d’incidence : 2,2 ; IC à 95 % : 1,1 à 4,4).
Les critères secondaires comprenaient le score mRS à 90 jours. La proportion de scores mRS de 0 ou 1 à 90 jours était de 51 % dans le groupe ténectéplase et de 43 % dans le groupe altéplase (rapport d’incidence ajusté : 1,2 ; IC à 95 % : 0,9 à 1,6).
Une hémorragie intracrânienne symptomatique est survenue chez 1 % des patients dans les deux groupes. Dix patients (10 %) sont décédés dans le groupe ténectéplase, contre 18 (18 %) dans le groupe altéplase ; ce résultat n’était pas significatif dans l’analyse de régression logistique prédéfinie. La plupart des décès étaient liés à une progression de l’AVC majeur (9 dans le groupe ténectéplase et 14 dans le groupe altéplase). Le ténectéplase 0,25 mg/kg a présenté un profil de sécurité similaire à celui de l’altéplase 0,9 mg/kg.
Plusieurs études non interventionnelles ont comparé le ténectéplase (0,25 mg/kg) à l’altéplase (0,9 mg/kg) chez des patients présentant un AVC ischémique aigu avec ou sans occlusion d’un gros vaisseau, traités dans les 4 heures 30 suivant l’apparition des symptômes. Ces études observationnelles ont permis d’obtenir des estimations ajustées (ou appariées sur le score de propension), ont inclus plus de 2 900 patients présentant un AVC ischémique aigu (provenant d’études qui comptaient plus de 100 patients traités par ténectéplase) et ont mis en évidence que le profil de sécurité et d’efficacité du ténectéplase était toujours similaire en comparaison à l’altéplase.
Recommandations internationales
Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.