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Isotretinoine

10 spécialités en Tunisie · 8 interactions répertoriées

Grossesse : Contre indiqué Allaitement : Déconseillé Vérifier une association

Classe pharmacologique
Rétinoïdes
Code ATC
D10BA01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
ACNETA 5 Isotretinoine Gelule, Gélule 4,720 DT 0,020 DT oui
ACNETA 10 Isotretinoine TAHA PHARMA Gelule, Gélule 6,755 DT 0,025 DT oui
ACNETA 20 Isotretinoine TAHA PHARMA Gelule, Gélule 10,650 DT 0,000 DT oui
ACNETA 40 Isotretinoine TAHA PHARMA GEL., Gélule 18,070 DT 0,021 DT oui
CURACNE GE Cap. Molle Isotretinoine 20,540 DT 8,690 DT oui
XERACTAN Caps Molle Isotretinoine 25,180 DT 7,121 DT oui
CURACNE Gé Caps Molle Isotretinoine 29,045 DT 10,985 DT oui
XARACTAN Caps Molle Isotretinoine 41,180 DT 9,228 DT oui
CURACNE Capsule molle Isotretinoine 89,720 DT 36,893 DT oui
CURACNE Caps Molle Isotretinoine 89,720 DT 36,893 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de isotretinoine

Contre-indication 8
Acitretine · ex. NOVATRETIN Capsule, NOVATRETIN Caps

Risque de symptômes évocateurs d’une hypervitaminose A.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Chlortetracycline · ex. AUREOMYCINE SPECIA, ORECYCLINE

Risque d'hypertension intracrânienne.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Doxycycline · ex. TETRADOX, VIBRAMYCINE N, DOXY, VIBRA, MONOCLINE, DOXYPHAT

Risque d'hypertension intracrânienne.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Lymecycline · ex. TETRALYSAL

Risque d'hypertension intracrânienne.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Oxytetracycline · ex. OXYTETRACYCLINE, STER-DEX, AURICULARUM, STER-DEX (Dexamethasone + Oxytetracycline)

Risque d'hypertension intracrânienne.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tetracycline · ex. BRONCHOCINE, METACYCLINE, TRIPYLORI, PYLERA

Risque d'hypertension intracrânienne.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Tretinoine · ex. RETISOL A, LOCACID, ERYLIK 4%-

Risque de symptômes évocateurs d’une hypervitaminose A.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Vitamine a · ex. VITAMINE A FAURE, DERMOVIT A+D, SOLACY PEDIATRIQUE, DERMOVIT A+D (Vitamine a + Vitamine d + Zinc sulfate), SOLACY Adulte (L cystine + Levure de saccharomyces cerevisiae + Soufre + Vitamine a), SOLACY Pédiatrique (L cystine + Levure de saccharomyces cerevisiae + Soufre + Vitamine a)

Risque de symptômes évocateurs d’une hypervitaminose A.

Contre-indication (ANSM) : association à ne pas prescrire.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Contre indiqué

L’isotrétinoïne par voie orale est tératogène. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse Prescription d’isotrétinoïne par voie orale chez la femme en âge de procréer La prescription et la délivrance d’isotrétinoïne par voie orale chez la femme en âge de procréer sont soumises à des conditions particulières (cf.

Information ANSM ).

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Voie orale : L’isotrétinoïne par voie orale doit être arrêtée et la contraception poursuivie un mois après l’arrêt du traitement.

Une conception est possible un mois après l’arrêt du traitement par voie orale.

Voie cutanée : L’isorétinoine par voie cutanée pourra être poursuivie jusqu’au diagnostic le plus précoce possible de la grossesse.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Arrêter immédiatement l’isotrétinoïne. Voie orale : En cas d’exposition à l’isotrétinoïne par voie orale au cours des deux premiers mois de la grossesse :

Le risque malformatif est important (cf. Etat des connaissances).

Si la grossesse est poursuivie, la surveillance prénatale sera orientée sur le coeur, le système nerveux central et les oreilles fœtales (cf. Etat des connaissances).

Si une grossesse survient dans le mois qui suit l’arrêt du traitement, contacter le CRAT pour une évaluation au cas par cas.

Voie cutanée : Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’isotrétinoïne par voie cutanée.

Si la poursuite d’un traitement anti acnéique est nécessaire, on préférera de principe une autre option thérapeutique en cours de grossesse, en particulier au premier trimestre : (cf.

Antiacnéiques – Grossesse ).

Traiter une femme enceinte

Par voie orale , l’isotrétinoïne est contre-indiquée en cours de grossesse.

Par voie cutanée , on préférera de principe une autre option thérapeutique en cours de grossesse, en particulier au premier trimestre : (cf.

Antiacnéiques – Grossesse ).

Source : Le CRAT.

Allaitement Déconseillé

Au vu des données disponibles sur l’isotrétinoïne et l’allaitement (cf. Etat des connaissances) :

Voie orale Il est préférable de ne pas utiliser l’isotrétinoïne par voie orale chez une femme qui allaite.

Pour les alternatives : cf. Antiacnéiques- Allaitement . Voie cutanée En raison du passage systémique très faible de l’isotrétinoïne par voie cutanée, son utilisation peut être envisagée en cours d’allaitement.

On évitera le contact de l’enfant avec la zone de peau traitée chez la mère.

En cas d’utilisation sur les seins, on nettoiera la peau avant chaque tétée.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de CURACNÉ 5 mg, capsule molle (PIERRE FABRE MEDICAMENT), rattaché à la marque tunisienne ACNETA 5. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Acnés sévères (telles que l’acné nodulaire, l’acné conglobata ou l’acné susceptible d’entraîner des cicatrices définitives) résistantes à des cures appropriées de traitement classique comportant des antibiotiques systémiques et un traitement topique.

Posologie et mode d'administration

La prescription initiale de CURACNÉ est réservée aux spécialistes en dermatologie. La prescription peut être renouvelée par tout médecin.

L’isotrétinoïne doit être uniquement prescrite par ou sous la surveillance de médecins ayant l’expérience de l’utilisation des rétinoïdes systémiques dans le traitement de l’acné sévère ainsi qu’une parfaite connaissance des risques de l’isotrétinoïne et de la surveillance qu’elle impose.

Posologie

  • Adolescents, adultes et personnes âgées :

Le traitement par isotrétinoïne doit être débuté à la posologie de 0,5 mg/kg/jour.

La réponse thérapeutique à l’isotrétinoïne et certains des effets indésirables sont dose dépendants et varient d’un patient à l’autre. Cela nécessite un ajustement individuel de la dose au cours du traitement. Pour la plupart des patients, la dose se situe entre 0,5 et 1 mg/kg/jour.

Les taux de rémission prolongée et de rechute après une cure d’isotrétinoïne dépendent plus de la dose cumulée totale que de la durée de traitement ou de la posologie quotidienne. Il a été démontré que la poursuite du traitement au-delà d’une dose cumulée de l’ordre de 120 à 150 mg/kg n’entraînait aucun bénéfice supplémentaire notable. La durée de traitement dépend de la dose quotidienne individuelle. Une cure de traitement d’une durée de 16 à 24 semaines suffit habituellement à atteindre la rémission.

Chez la majorité des patients, une guérison complète de l’acné est obtenue après une seule cure. En cas de rechute confirmée, une nouvelle cure d’isotrétinoïne peut être envisagée avec la même posologie quotidienne et la même dose thérapeutique cumulée. Comme l’amélioration de l’acné peut se poursuivre jusqu’à 8 semaines après l’arrêt du traitement, une nouvelle cure avant la fin de ce délai ne doit pas être envisagée.

  • Populations spéciales
  • Patients en insuffisance rénale sévère

Chez les patients en insuffisance rénale sévère, le traitement doit être initié à une dose plus faible (ex : 10 mg/jour). La posologie sera ensuite augmentée progressivement, jusqu’à 1 mg/kg/jour, ou jusqu’à la dose maximale tolérée par le patient (voir rubrique 4.4).

  • Patients intolérants

Chez les patients présentant une intolérance sévère à la dose recommandée, le traitement peut être poursuivi à une dose inférieure, exposant ainsi le patient à une plus longue durée et à un risque accru de rechute. Afin d’assurer la meilleure efficacité possible chez ces patients, le traitement doit normalement être poursuivi à la dose maximale tolérée.

  • Population pédiatrique

L’isotrétinoïne n’est pas indiquée dans le traitement de l’acné pré-pubertaire et n’est pas recommandée chez l’enfant de moins de 12 ans parce que la sécurité et l’efficacité n’ont pas été établies dans cette tranche d’âge .

Mode d’administration

Voie orale. Les capsules doivent être avalées au cours des repas, en une ou deux prises par jour.

Contre indications

L’isotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes enceintes ou qui allaitent (voir rubrique 4.6).

L’isotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions du « Programme de prévention de la grossesse » sont remplies (voir rubrique 4.4).

L’isotrétinoïne est également contre-indiquée en cas de :

  • insuffisance hépatique ;
  • hyperlipidémie ;
  • hypervitaminose A ;
  • hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
  • allergie à l’huile d’arachide ou à l’huile de soja car CURACNÉ contient de l’huile de soja ;
  • association avec les tétracyclines (voir rubrique 4.5) ;
  • prise concomitante de vitamine A (voir rubrique 4.5) ;
  • prise concomitante d’autres rétinoïdes (acitrétine, alitrétinoïne) (voir rubrique 4.5).
Mises en garde et précautions d'emploi
Effets tératogènes : CURACNÉ est un médicament tératogène puissant chez l’Homme entraînant une incidence élevée d’anomalies congénitales sévères et potentiellement létales chez l’enfant à naître. CURACNÉ est strictement contre-indiqué chez : • les femmes enceintes ; • les femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies.

Programme de prévention de la grossesse

Ce médicament est TÉRATOGÈNE.

L’isotrétinoïne est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies :

  • La patiente présente une acné sévère (telle que l’acné nodulaire, l’acné conglobata ou l’acné susceptible d’induire des cicatrices définitives) résistante à des cures appropriées de traitement classique comportant des antibiotiques systémiques et un traitement topique (voir rubrique 4.1).
  • Le risque de survenue d’une grossesse doit être évalué pour toutes les patientes.
  • La patiente comprend le risque tératogène.
  • Elle comprend la nécessité d’un suivi rigoureux chaque mois.
  • Elle comprend et accepte la nécessité d’une contraception efficace, sans interruption, à compter d’1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement, et pendant 1 mois supplémentaire après la fin du traitement. L’utilisation d’au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l’efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l’utilisatrice/eur), est nécessaire. Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies.
  • Même en cas d’aménorrhée, elle doit suivre les recommandations en matière de contraception efficace.
  • Elle doit être informée et avoir compris les conséquences potentielles d’une grossesse et la nécessité de consulter rapidement un médecin en cas de grossesse ou si elle pense être enceinte. Elle comprend et accepte la nécessité d’effectuer des tests de grossesse réguliers : avant, dans la mesure du possible chaque mois pendant, et 1 mois après l’arrêt du traitement. Elle reconnaît avoir compris les risques et précautions nécessaires associées à l’utilisation de l’isotrétinoïne.

Ces conditions concernent également les femmes qui ne sont pas actuellement sexuellement actives, sauf si le prescripteur considère qu’il existe des raisons incontestables indiquant que le risque de grossesse est nul.

Le prescripteur doit s’assurer que :

  • La patiente respecte les conditions de prévention des grossesses décrites ci-dessus et qu'elle est en capacité de les comprendre.
  • La patiente a pris connaissance des conditions mentionnées ci-dessus.
  • La patiente comprend qu'elle doit utiliser correctement et en continu une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur) et que cela est nécessaire pendant au moins 1 mois avant le début du traitement et qu’une contraception efficace doit être assurée pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement.
  • Des résultats négatifs ont été obtenus aux tests de grossesse réalisés avant, pendant le traitement et 1 mois après la fin du traitement. Les dates et résultats des tests de grossesse doivent être tracés.

En cas de grossesse chez une femme traitée par isotrétinoïne, le traitement doit être interrompu et la patiente doit être orientée vers un médecin spécialisé ou expérimenté en tératologie pour évaluation et conseil.

Même si la grossesse survient après l’arrêt du traitement, il subsiste un risque de malformation sévère et grave du fœtus. Le risque persiste jusqu’à ce que le médicament ait été complètement éliminé, c’est-à-dire 1 mois après la fin du traitement.

Contraception

Les patientes doivent recevoir des informations complètes sur la prévention des grossesses et pouvoir bénéficier des conseils d’un médecin spécialisé si elles n’utilisent pas de méthode de contraception efficace. Si le prescripteur n’est pas en mesure de fournir ce type d’informations, la patiente doit être orientée vers un autre professionnel de santé plus à-même de le faire.

Au minimum, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice telle que dispositif intra-utérin ou implant), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur telles que contraceptif oral et préservatif). La contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne, même en cas d’aménorrhée.

Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies.

Tests de grossesse

Il est recommandé de pratiquer des tests de grossesse ayant une sensibilité d’au moins 25 mUI/mL sous surveillance médicale selon les modalités suivantes.

Avant le début du traitement

Un test de grossesse doit être réalisé sous surveillance médicale au moins un mois après le début de la contraception et peu avant (de préférence, quelques jours) la première prescription du médicament. Le résultat du test doit confirmer que la patiente n’est pas enceinte lors de l’instauration du traitement par isotrétinoïne.

Visites de suivi

Des visites de suivi doivent être prévues à intervalles réguliers, idéalement chaque mois. La nécessité d’effectuer des tests de grossesse sous surveillance médicale tous les mois doit être déterminée en fonction des pratiques locales et en tenant compte de l'activité sexuelle de la patiente, de ses antécédents menstruels récents (règles anormales, irrégulières ou aménorrhée) et du moyen de contraception utilisé. Si cela est indiqué, des tests de grossesse doivent être pratiqués dans le cadre du suivi le jour de la visite où intervient la prescription ou au cours des 3 jours précédant la visite chez le prescripteur.

Fin du traitement

Un test de grossesse final doit être réalisé 1 mois après la fin du traitement.

Restrictions de prescription et de délivrance

Chez les femmes en âge de procréer, la durée de prescription de CURACNÉ devrait idéalement être limitée à 30 jours afin de faciliter un suivi régulier, y compris la réalisation des tests de grossesse et la surveillance à ce sujet. Idéalement, le test de grossesse, la prescription et la délivrance de CURACNÉ doivent avoir lieu le même jour.

Le suivi mensuel permettra de garantir la mise en œuvre d’une surveillance et la réalisation des tests de grossesse de façon régulière et de confirmer que la patiente n’est pas enceinte avant de débuter un nouveau cycle de traitement.

La délivrance de l’isotrétinoïne doit avoir lieu dans les 7 jours au maximum suivant sa prescription.

Hommes

Les données disponibles suggèrent que le niveau d’exposition maternelle à partir du sperme des patients traités par CURACNÉ n’est pas suffisant pour être associé aux effets tératogènes de CURACNÉ. Il doit être rappelé aux patients qu’ils ne doivent pas donner leur médicament à d’autres personnes, en particulier à des femmes.

Précautions supplémentaires

Il doit être demandé aux patients de ne jamais donner ce médicament à d’autres personnes et de rapporter toutes les capsules non utilisées à leur pharmacien à la fin du traitement.

Les patients ne doivent pas faire de don de sang au cours du traitement et pendant 1 mois après la fin du traitement par isotrétinoïne en raison du risque potentiel pour les fœtus des femmes enceintes transfusées.

Documents d’information

Afin d’aider les prescripteurs, les pharmaciens et les patients à éviter toute exposition fœtale à l’isotrétinoïne, le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché leur fournit des documents d’information visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité de l’isotrétinoïne, à donner des conseils pour la mise en place d’une contraception préalable au traitement et à fournir des explications sur les tests de grossesse nécessaires.

Dans le cadre du Programme de prévention de la grossesse, le médecin prescripteur doit informer les patients hommes et femmes du risque tératogène attendu et des mesures strictes de prévention de la grossesse et leur fournir une brochure informative .

Affections psychiatriques

Des cas de dépression, dépression aggravée, anxiété, tendance agressive, changement de l’humeur, symptômes psychotiques et, très rarement d’idées suicidaires, de tentatives et de suicides ont été rapportés chez des patients traités par isotrétinoïne (voir rubrique 4.8).

Des précautions particulières doivent être prises chez les patients ayant des antécédents de dépression et tous les patients doivent faire l’objet d’un suivi pour détecter des signes éventuels de dépression et mettre en œuvre les mesures thérapeutiques appropriées, le cas échéant.

Cependant, l’arrêt du traitement par isotrétinoïne peut ne pas suffire à atténuer les symptômes et une évaluation psychiatrique ou psychologique complémentaire peut s’avérer nécessaire.

La sensibilisation de la famille et des amis peut être utile pour détecter une détérioration éventuelle de la santé mentale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Une exacerbation aiguë de l’acné est parfois observée en début de traitement ; elle s’amenuise avec la poursuite du traitement habituellement en 7 à 10 jours sans qu’il soit nécessaire d’ajuster les doses.

L’exposition intense au soleil ou aux rayons UV doit être évitée. Dans le cas contraire, il faut utiliser une crème solaire à haut coefficient de protection (SPF supérieur ou égal à 15).

Les dermabrasions chimiques agressives et le traitement par lasers dermatologiques doivent être évités au cours du traitement par isotrétinoïne, ainsi que durant les 5 à 6 mois qui suivent son arrêt en raison du risque de cicatrices hypertrophiques dans des zones atypiques et plus rarement du risque d’hyper- ou d’hypo-pigmentation post-inflammatoire au niveau des zones traitées. L’épilation à la cire doit être évitée pendant le traitement par isotrétinoïne et au moins 6 mois après son arrêt en raison d’un risque de décollement épidermique.

L’application de kératolytiques locaux ou d’anti acnéiques exfoliants doit être évitée pendant le traitement en raison d’un risque accru d’irritation locale (voir rubrique 4.5).

Il est recommandé d’appliquer régulièrement des crèmes hydratantes ainsi qu’un baume labial dès le début du traitement pour lutter contre la sécheresse cutanée et labiale induite par l’isotrétinoïne.

Réactions cutanées sévères

Des cas d’érythème polymorphe (EP), de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), de nécrolyse épidermique toxique (NET) et de pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG), pouvant mettre la vie en danger ou entraîner le décès, ont été rapportés en association avec un traitement par CURACNÉ (voir rubrique 4.8).

Il convient d’informer les patients des signes et symptômes évocateurs de réactions cutanées sévères, et de leur recommander de consulter immédiatement leur médecin en cas d’apparition de tels signes ou symptômes.

En cas d’apparition de signes ou symptômes évoquant de telles réactions, le traitement par CURACNÉ doit être arrêté immédiatement, et un traitement de substitution envisagé, si nécessaire.

Chez les patients ayant développé une réaction cutanée sévère telle qu’un EP, un SSJ, une NET ou une PEAG sous CURACNÉ, le traitement par CURACNÉ ne doit en aucun cas être repris.

Affections oculaires

Sécheresse oculaire, opacités cornéennes, diminution de la vision nocturne et kératites disparaissent généralement après l’arrêt du traitement. Des cas de sécheresse oculaire, qui ne s’améliorent pas après arrêt du traitement, ont été rapportés. La sécheresse oculaire peut être prévenue par l’application d’une pommade ophtalmique lubrifiante ou de larmes artificielles. Une intolérance au port des lentilles de contact peut nécessiter le recours aux lunettes pendant la durée du traitement.

Une diminution de la vision nocturne a également été observée, d’installation brutale chez certains patients (voir rubrique 4.7). Les patients souffrant de troubles de la vision doivent être orientés vers une consultation spécialisée en ophtalmologie. L’arrêt de l’isotrétinoïne est parfois nécessaire.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Des myalgies, des arthralgies et une élévation du taux de créatine phosphokinase sérique (CPK) ont été observées chez des patients traités par isotrétinoïne, notamment en cas d’activité physique intense (voir rubrique 4.8).

Des altérations squelettiques telles que soudure prématurée des cartilages de conjugaison, hyperostoses et calcifications tendineuses ou ligamentaires sont survenues après administration de très fortes doses d’isotrétinoïne durant plusieurs années, en traitement de troubles de kératinisation. Les posologies quotidiennes, les durées de traitement et les doses cumulées dépassaient très largement chez ces patients celles habituellement recommandées dans le traitement de l’acné.

Des cas de sacro-iliite ont été rapportés chez des patients prenant de l’isotrétinoïne. Pour différencier la sacro-iliite des autres causes du mal de dos, chez les patients avec des signes cliniques de sacro-iliite, une évaluation plus approfondie peut être nécessaire, y compris des examens d’imagerie tels que l’IRM. Dans les cas rapportés en post-marketing, la sacro-iliite s’améliore après l’arrêt de CURACNÉ et un traitement approprié.

Hypertension intracrânienne bénigne

Des cas d’hypertension intracrânienne bénigne ont été observés chez des patients traités par isotrétinoïne. Certains sont survenus lors de l’utilisation concomitante de tétracyclines ( voir rubriques 4.3 et 4.5 ). Les manifestations de l’hypertension intracrânienne bénigne comportent des céphalées, des nausées et des vomissements, des troubles visuels et un œdème papillaire. Le diagnostic d’hypertension intracrânienne bénigne impose l’interruption immédiate de l’isotrétinoïne.

Affections hépato-biliaires

Les enzymes hépatiques doivent être contrôlés avant et un mois après le début du traitement, puis tous les trois mois, sauf lorsque des circonstances médicales particulières justifient des contrôles plus fréquents. Des élévations transitoires et réversibles des transaminases hépatiques ont été observées.

Très souvent, cette augmentation reste dans les limites de la normale et les taux regagnent leurs valeurs pré-thérapeutiques malgré la poursuite du traitement. Toutefois, en cas d’élévation significative et persistante des transaminases, une réduction de posologie voire une interruption de l’isotrétinoïne, doivent parfois être envisagées.

Insuffisance rénale

L’insuffisance rénale n’influence pas la pharmacocinétique de l’isotrétinoïne. Le médicament peut donc être prescrit aux patients insuffisants rénaux. Toutefois, il est recommandé de débuter le traitement à faible dose et d’augmenter progressivement jusqu’à la posologie maximum tolérable ( voir rubrique 4.2 ).

Troubles du métabolisme lipidique

Les lipides sanguins doivent être contrôlés (à jeun) avant et un mois après le début du traitement, et par la suite tous les trois mois, sauf si une surveillance plus rapprochée est indiquée. Une élévation des taux de lipides sanguins peut être observée. Elle régresse habituellement après réduction des doses ou arrêt du traitement ; des mesures diététiques peuvent également être utiles.

Le traitement par isotrétinoïne peut entraîner une élévation des triglycérides sériques. Il doit être interrompu lorsqu’une hypertriglycéridémie ne peut pas être contrôlée à un niveau acceptable, ou en cas de survenue de signes de pancréatite (voir rubrique 4.8). Des taux de triglycérides supérieurs à 800 mg/dL (ou 9 mmol/L) peuvent être associés à des pancréatites aiguës, parfois fatales.

Affections gastro-intestinales

Le traitement par isotrétinoïne a été associé à des poussées de maladies inflammatoires digestives, notamment des iléites régionales, chez des patients sans antécédents digestifs. L’isotrétinoïne doit être immédiatement interrompue chez les patients présentant une diarrhée sévère (hémorragique).

Réactions allergiques

Exceptionnellement des réactions anaphylactiques ont été rapportées, parfois après exposition préalable aux rétinoïdes topiques. Des réactions cutanées allergiques sont rarement signalées. Des cas de vascularites allergiques sévères, souvent avec purpura (ecchymotique ou pétéchial) des extrémités et manifestations systémiques, ont été rapportés. Les réactions allergiques sévères nécessitent l’interruption du traitement et une surveillance étroite.

Patients à haut risque

Une surveillance plus fréquente des taux de lipides sanguins, et/ou de la glycémie est nécessaire chez certains patients à haut risque (diabète, obésité, alcoolisme ou troubles du métabolisme lipidique). Une élévation de la glycémie à jeun a été observée, et de nouveaux cas de diabète sont apparus durant le traitement par isotrétinoïne.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

La grossesse est une contre-indication absolue au traitement par isotrétinoïne (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les femmes en âge de procréer doivent respecter le Programme de Prévention de la Grossesse et utiliser une méthode de contraception efficace un mois avant le traitement, pendant le traitement et jusqu’à un mois après son arrêt. La survenue, en dépit des mesures contraceptives, d’une grossesse au cours d’un traitement par isotrétinoïne ou dans le mois qui suit son arrêt, comporte un risque très élevé de malformations majeures et graves chez le fœtus.

Les malformations fœtales associées au traitement par isotrétinoïne comportent des anomalies du système nerveux central (hydrocéphalie, malformations ou anomalies cérébelleuses, microcéphalie), des dysmorphies faciales, des fentes palatines, des anomalies de l’oreille externe (absence d’oreille externe, conduit auditif externe petit ou absent), des anomalies oculaires (microphtalmie), cardio-vasculaires (anomalies conotroncales telles que tétralogie de Fallot, transposition des gros vaisseaux, communications interventriculaires), des anomalies du thymus et des glandes parathyroïdes. Il existe également une augmentation du risque d’avortement spontané.

En cas de survenue de grossesse chez une femme traitée par l’isotrétinoïne, le traitement doit être interrompu et la patiente doit être adressée à un médecin spécialiste ou compétent en tératologie pour évaluation et conseil.

Femmes en âge de procréer / Contraception :

Au minimum, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice telle que dispositif intra-utérin ou implant), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur telles que contraceptif oral et préservatif). Une méthode de contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 1 mois après l'arrêt du traitement par isotrétinoïne, même en cas d’aménorrhée (voir rubrique 4.4).

Allaitement

Etant une molécule hautement lipophile, l’isotrétinoïne passe très probablement dans le lait maternel. Compte tenu des effets secondaires potentiels chez la mère et l’enfant exposés, l’isotrétinoïne est donc contre-indiquée au cours de l’allaitement.

Fertilité

L’isotrétinoïne, aux doses thérapeutiques, n’affecte pas le nombre, la motilité et la morphologie des spermatozoïdes et ne compromet pas la formation et le développement de l’embryon chez l’homme prenant de l’isotrétinoïne.

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus fréquemment observés lors du traitement par isotrétinoïne sont une sécheresse des muqueuses, notamment labiale (chéilite), nasale (épistaxis) et oculaire (conjonctivite) ; et une sécheresse de la peau. Ces effets indésirables, ainsi que certains autres, sont dose-dépendants. D’une manière générale, la plupart des effets indésirables sont réversibles après diminution de la posologie ou interruption du traitement ; certains cependant persistent après l’arrêt du traitement.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables sont listés ci-dessous selon la base de données MedDRA et par Classes de Systèmes d’Organes et par fréquence. Les fréquences sont définies en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 ; < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 ; < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Infections et infestations :
Très rareInfection bactérienne (cutanéo-muqueuse) à germes Gram positif.
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Très fréquentAnémie, Augmentation de la vitesse de sédimentation, Thrombopénie, Thrombocytose.
FréquentNeutropénie.
Très rareLympho-adénopathies.
Affections du système immunitaire :
RareRéactions allergiques cutanées, Réactions anaphylactiques, Hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très rareDiabète, Hyperuricémie.
Affections psychiatriques :
RareDépression, dépression aggravée, tendance agressive, anxiété et changements de l’humeur.
Très rareSuicide, tentative de suicide, idées suicidaires, trouble psychotique, comportement anormal.
Affections du système nerveux :
FréquentCéphalées
Très rareHypertension intracrânienne bénigne, Convulsions, Somnolence, Sensation vertigineuse
Affections oculaires :
Très fréquentBlépharite, Conjonctivite, Sécheresse oculaire, Irritation oculaire.
Très rareVision floue, Troubles visuels, Cataracte, Achromatopsie (altération de la vision des couleurs), Intolérance au port des lentilles de contact, Opacités cornéennes, Baisse de la vision nocturne, Kératite, Œdème papillaire (témoignant d’une hypertension intracrânienne bénigne), Photophobie.
Affections de l’oreille et du labyrinthe :
Très rareBaisse de l’acuité auditive
Affections vasculaires :
Très rareVascularite (par exemple maladie de Wegener, vascularite allergique)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
FréquentEpistaxis, Sécheresse nasale, Rhinopharyngite.
Très rareBronchospasme (en particulier chez les patients asthmatiques), Dysphonie
Affections gastrointestinales :
Très rareColite, Iléite, Sécheresse de la gorge, Hémorragie digestive, Diarrhée sanglante et maladie inflammatoire digestive, Nausées, Pancréatite (voir rubrique 4.4)
Fréquence indéterminéeFissure anale
Affections hépato-biliaires :
Très fréquentElévation des transaminases (voir rubrique 4.4)
Très rareHépatite
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Très fréquentChéilite, Dermites, Sécheresse de la peau, Desquamation localisée, Prurit, Rash érythémateux, Fragilité cutanée (lésions dues aux frottements).
RareAlopécie.
Très rareAcné fulminans, Aggravation de l’acné (poussée d’acné), Erythème (facial), Exanthème, anomalies de la texture des cheveux, Hirsutisme, Dystrophies unguéales, Péri-onyxis, Réactions de photosensibilité, Botriomycome, Hyperpigmentation, Hypersudation.
Fréquence indéterminéeErythème polymorphe (EP), Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), Nécrolyse épidermique toxique (NET), Pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG).
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif :
Très fréquentArthralgies, Myalgies, Douleurs dorsales (en particulier chez les adolescents).
Très rareArthrites, Calcinose (calcification des ligaments et tendons), Soudure prématurée des épiphyses, Exostoses (hyperostose), Réduction de la densité osseuse, Tendinites, Rhabdomyolyse.
Fréquence indéterminéeSacro-iliite
Affections du rein et des voies urinaires :
Très rareGlomérulonéphrite
Fréquence indéterminéeUrétrite
Affections des organes de reproduction et du sein :
Fréquence indéterminéeDysfonctionnement sexuel, y compris dysfonctionnement érectile et baisse de la libido Gynécomastie Sécheresse vulvo-vaginale
Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
Très rareFormation accrue de tissus granulomateux, Malaise
Investigations :
Très fréquentElévation des triglycérides sanguins, Diminution des HDL circulantes.
FréquentElévation du cholestérol sanguin, Elévation de la glycémie, Hématurie, Protéinurie.
Très rareAugmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase.

L’incidence des événements indésirables a été calculée à partir de données d’études cliniques poolées ayant inclus 824 patients et à partir de données post-marketing.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

L’isotrétinoïne est un dérivé de la vitamine A. Bien que sa toxicité aiguë soit faible, des signes d’hypervitaminose A pourraient survenir en cas de surdosage accidentel. Les symptômes d’hypervitaminose A comportent des céphalées intenses, des nausées ou vomissements, une somnolence, une irritabilité et un prurit. Les symptômes d’un surdosage accidentel ou intentionnel d’isotrétinoïne seraient probablement comparables ; on peut s’attendre à ce qu’ils soient réversibles et spontanément résolutifs.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : préparations anti acnéiques à usage systémique

Code ATC : D10BA01

Mécanisme d’action

L’isotrétinoïne est un stéréo-isomère de l’acide tout-trans rétinoïque (trétinoïne). Le mécanisme d’action exact de l’isotrétinoïne n’est pas encore précisément élucidé, mais il a été établi que l’amélioration observée dans le tableau clinique de l’acné sévère est associée à une suppression de l’activité des glandes sébacées et à une diminution histologiquement prouvée de la taille de ces glandes. De plus, il a été démontré que l’isotrétinoïne exerçait un effet anti-inflammatoire au niveau du derme.

Effets

La constitution des comédons et éventuellement des lésions inflammatoires de l’acné passe par plusieurs étapes, dont une hyperkératinisation de l’épithélium du follicule pilosébacé puis une obstruction de l’infundibulum pilaire avec rétention de kératine et un excès de sébum. L’isotrétinoïne inhibe la prolifération des sébocytes et semble favoriser leur dédifférenciation en kératinocytes ; elle réduit donc la production de sébum, qui est le substrat essentiel à la croissance de Propionibacterium acnes , et de ce fait diminue la colonisation du canal pilaire par cette bactérie.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : D10BA01