Troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives
Les troubles dus à la consommation de substances comprennent les troubles qui résultent d'une utilisation unique ou répétée de substances ayant des propriétés psychoactives, y compris certains médicaments. Les troubles liés à quatorze classes ou groupes de substances psychoactives sont inclus. En règle générale, l'utilisation initiale de ces substances produit des effets psychoactifs agréables qui sont gratifiants et renforcés par une utilisation répétée. Avec une utilisation continue, bon nombre de ces substances ont le pouvoir de produire une dépendance. Ils ont également le potentiel de causer de nombreuses formes de dommages, à la fois pour la santé mentale et physique. Les troubles dus à l'utilisation non médicale nocive de substances non psychoactives sont également inclus dans ce groupe.
6C40
Troubles dus à la consommation d'alcool
Disorders due to use of alcohol
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive d'alcool · Trouble de la consommation d’alcool SAI
Les troubles dus à la consommation d'alcool sont caractérisés par le mode et les conséquences de la consommation d'alcool. L'alcool, plus précisément appelé alcool éthylique ou éthanol, est un composé enivrant produit par fermentation de sucres généralement présents dans des produits agricoles tels que les fruits, les céréales et les légumes avec ou sans distillation ultérieure. Il existe une grande variété de boissons alcoolisées, avec des concentrations d'alcool allant généralement de 1,5% à 60%. L'alcool est principalement un dépresseur du système nerveux central. En plus de la capacité de produire une intoxication à l'alcool, l'alcool a des propriétés génératrices de dépendance, entraînant une dépendance à l'alcool chez certaines personnes et un sevrage alcoolique lorsque la consommation d'alcool est réduite ou interrompue. Contrairement à la plupart des autres substances, l'élimination de l'alcool du corps se produit à un rythme constant, de sorte que sa clairance suit une évolution linéaire plutôt que logarithmique. L'alcool est impliqué dans un large éventail de lésions affectant la plupart des organes et systèmes du corps (par exemple, la cirrhose du foie, les cancers gastro-intestinaux, la pancréatite). Les dommages causés à autrui par le comportement pendant l'intoxication alcoolique sont bien reconnus et sont inclus dans les définitions de l'usage nocif de l'alcool (c'est-à-dire Episode d'usage nocif de l'alcool et Mode d'usage nocif de l'alcool). Plusieurs troubles mentaux induits par l'alcool (par exemple, le trouble psychotique induit par l'alcool) et de formes de déficience neurocognitive liées à l'alcool (par exemple, la démence due à la consommation d'alcool) sont reconnus.
6C40.0
Épisode de consommation nocive d'alcool
Episode of harmful use of alcohol
Épisode de consommation d’alcool qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par l’alcool de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation d’alcool.
6C40.1
Mode de consommation nocif d'alcool
Harmful pattern of use of alcohol
Aussi : Consommation excessive d'éthanol · abus d'alcool · Consommation excessive d’alcool · Consommation excessive d’éthanol
Schéma de consommation d’alcool qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation d’alcool est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par l’alcool de la part de la personne concernée par le schéma nocif de consommation d’alcool.
6C40.10
Consommation nocive épisodique d'alcool
Harmful pattern of use of alcohol, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’alcool qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique d’alcool est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par l’alcool de la part de la personne concernée par le schéma nocif de consommation d’alcool.
6C40.11
Consommation nocive continue d'alcool
Harmful pattern of use of alcohol, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) d’alcool qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue d’alcool est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par l’alcool de la part de la personne concernée par le schéma nocif de consommation d’alcool.
6C40.1Z
Mode de consommation nocif d'alcool, sans précision
Harmful pattern of use of alcohol, unspecified
6C40.2
Dépendance à l'alcool
Alcohol dependence
Aussi : Maladie alcoolique chronique SAI · Maladie liée à l’alcool SAI · alcoolique · Éthanolisme chronique · Addiction à l’éthanol · Dépendance à l’alcool
La dépendance à l'alcool est un trouble du contrôle de la consommation d'alcool résultant d'une consommation répétée ou continue d'alcool. Elle se caractérise par une forte pulsion interne de consommer de l'alcool, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer de l'alcool. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets de l'alcool, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation d'alcool, ou la consommation répétée d'alcool ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance se manifestent généralement sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation d'alcool est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C40.20
Dépendance à l'alcool, utilisation actuelle, continue
Alcohol dependence, current use, continuous
Dépendance à l’alcool avec consommation d’alcool en continu (quotidienne ou quasi-quotidienne) sur une période d’au moins 1 mois.
6C40.21
Dépendance à l'alcool, utilisation actuelle, épisodique
Alcohol dependence, current use, episodic
Au cours des 12 derniers mois, il y a eu une dépendance à l’alcool avec une forte consommation intermittente et des périodes d’abstinence d’alcool. Si la consommation actuelle est continue (quotidienne ou quasi-quotidienne au cours du mois passé au moins), il faut plutôt poser le diagnostic de dépendance à l’alcool, utilisation actuelle, continue.
6C40.22
Dépendance à l'alcool, rémission complète précoce
Alcohol dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance à l’alcool, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer de l’alcool pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C40.23
Dépendance à l'alcool, rémission partielle prolongée
Alcohol dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance à l’alcool, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation d’alcool depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue d’alcool a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C40.24
Dépendance à l'alcool, rémission complète prolongée
Alcohol dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance à l’alcool, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer de l’alcool pendant 12 mois ou plus.
6C40.2Z
Dépendance à l'alcool, sans précision
Alcohol dependence, unspecified
6C40.3
Intoxication à l’alcool
Alcohol intoxication
Aussi : intoxication à l’éthanol · intoxication aigüe à l'éthanol · Ivresse aigüe · Ivresse aigüe dans l'alcoolisme · intoxication alcoolique · ivresse
L’intoxication à l’alcool est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation d’alcool et se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de l’alcool et leur intensité est étroitement liée à la quantité d’alcool consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que l’alcool est éliminé de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure un trouble de l’attention, un comportement inapproprié ou agressif, une labilité de l’humeur et des émotions, un jugement altéré, une mauvaise coordination, une démarche instable, un nystagmus fin et une mauvaise articulation. À des niveaux plus sévères d’intoxication, une stupeur ou un coma peuvent survenir. L’intoxication par l’alcool peut favoriser les idées ou les comportements suicidaires.
6C40.4
Sevrage alcoolique
Alcohol withdrawal
Aussi : Syndrome ou symptômes d’abstinence alcoolique · syndrome de sevrage alcoolique · Syndrome ou symptômes de sevrage de l’alcool · de l'alcool ; intoxication, état de sevrage · de l'alcool ; état de retrait
Le sevrage alcoolique est un ensemble cliniquement significatif de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation d’alcool chez des sujets ayant développé une dépendance à l’alcool ou ayant consommé de l’alcool pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage alcoolique peuvent inclure une hyperactivité autonome (p. ex. tachycardie, hypertension, transpiration), des tremblements de la main accrus, des nausées, des hauts-le-cœur ou des vomissements, une insomnie, une anxiété, une agitation psychomotrice, une humeur dépressive ou dysphorique, des illusions ou hallucinations visuelles, tactiles ou auditives, et une distractabilité. Plus rarement, l’état de sevrage est compliqué par des crises tonicocloniques généralisées. L’état de sevrage eut évoluer en forme très sévère de délire caractérisée par une confusion et une désorientation, des idées délirantes, et des hallucinations visuelles, tactiles ou auditives prolongées. Dans de tels cas, un diagnostic distinct de délire provoqué par l’alcool doit être posé.
AUDIT CAUDIT (10 questions, OMS)CAGETEGRETOLDIROXYLANXIOMYLLEXOMILURBANYLTRANXENEDIAZEPAMTEMESTASERESTALYSANXIALYSANXIA Gttes
6C40.40
Sevrage alcoolique, non-compliqué
Alcohol withdrawal, uncomplicated
Tous les critères de diagnostic du sevrage alcoolique sont satisfaits et l’état de sevrage ne s’accompagne pas de troubles de la perception ou de crises épileptiques.
6C40.41
Sevrage alcoolique avec troubles de la perception
Alcohol withdrawal with perceptual disturbances
Tous les critères de diagnostic du sevrage alcoolique sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de troubles de la perception (p. ex. hallucinations ou illusions visuelles ou tactiles) avec épreuve de réalité intacte. Il n’y a pas de preuves de confusion et les autres critères de diagnostic du délire ne sont pas satisfaits. L’état de sevrage ne s’accompagne pas de crises épileptiques.
6C40.42
Sevrage alcoolique avec convulsions
Alcohol withdrawal with seizures
Tous les critères de diagnostic du sevrage alcoolique sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de crises épileptiques (c.-à-d. crises tonicocloniques généralisées) mais pas de troubles de la perception.
6C40.43
Sevrage alcoolique avec troubles de la perception et convulsions
Alcohol withdrawal with perceptual disturbances and seizures
Tous les critères de diagnostic du sevrage alcoolique sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne à la fois de crises épileptiques (c.-à-d., crises tonicocloniques généralisées) et de troubles de la perception (p. ex. hallucinations ou illusions visuelles ou tactiles) avec épreuve de réalité intacte. Tous les critères de définition du délire ne sont pas satisfaits.
6C40.4Z
Sevrage alcoolique, sans précision
Alcohol withdrawal, unspecified
6C40.5
Delirium provoqué par l'alcool
Alcohol-induced delirium
Aussi : État de sevrage de l’alcool avec délire · DTS – [delirium tremens] · Syndrome de sevrage alcoolique avec délire · Psychose alcoolique avec delirium tremens · Délire aigu dû à l’alcool · Delirium tremens alcoolique
Le délire provoqué par l’alcool se caractérise par un état aigu de troubles de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques du délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage de la substance ou au cours de la consommation d’alcool. La quantité et la durée de la consommation d’alcool doivent être capables de produire un délire. Les caractéristiques spécifiques du délire provoqué par l’alcool peuvent inclure des troubles de la conscience avec une désorientation, des hallucinations et des illusions saisissantes, une insomnie, des idées délirantes, une agitation, des troubles de l’attention, accompagnés de tremblements et de symptômes physiologiques du sevrage alcoolique. Dans certains cas de sevrage alcoolique, l’état de sevrage peut évoluer vers une forme très sévère de délire provoqué par l’alcool. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux.
6C40.6
Trouble psychotique provoqué par l'alcool
Alcohol-induced psychotic disorder
Aussi : Alcoolisme chronique avec psychose · psychose induite par l'alcool · Alcoolisme avec psychose · Troubles mentaux induits par l’alcool sans précision · psychose alcoolique, SAI · obsession alcoolique, SAI
Le trouble psychotique provoqué par l’alcool se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par l’alcool ou un sevrage alcoolique. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par l’alcool ou du sevrage alcoolique. La quantité et la durée de la consommation d’alcool doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation d’alcool, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation d’alcool ou le sevrage alcoolique ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’alcool).
6C40.60
Trouble psychotique provoqué par l'alcool avec hallucinations
Alcohol-induced psychotic disorder with hallucinations
Aussi : hallucinose alcoolique · hallucinose alcoolique aigüe · Psychose alcoolique avec hallucinose
Trouble psychotique avec hallucinations induit par l’alcool caractérisé par la présence d’hallucinations considérées comme étant la conséquence directe de la consommation d’alcool. Aucun symptôme psychotique ou des délires ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C40.61
Trouble psychotique provoqué par l'alcool avec idées délirantes
Alcohol-induced psychotic disorder with delusions
Trouble psychotique induit par l’alcool accompagné de délires, caractérisé par la présence de délires considérés comme étant la conséquence directe de la consommation d’alcool. Aucune hallucination ni aucun autre symptôme psychotique ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C40.62
Trouble psychotique provoqué par l'alcool avec symptômes psychotiques mixtes
Alcohol-induced psychotic disorder with mixed psychotic symptoms
Aussi : Trouble psychotique induit par l’alcool avec caractéristiques psychotiques mixtes
Trouble psychotique induit par l’alcool avec symptômes psychotiques mixtes, caractérisé par la présence de symptômes psychotiques multiples, principalement des hallucinations et des délires, lorsque ceux-ci sont considérés comme la conséquence directe de la consommation d’alcool. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C40.6Z
Trouble psychotique provoqué par l'alcool, sans précision
Alcohol-induced psychotic disorder, unspecified
6C40.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par l'alcool
Certain specified alcohol-induced mental or behavioural disorders
6C40.70
Trouble de l'humeur provoqué par l'alcool
Alcohol-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par l’alcool se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par l’alcool ou un sevrage alcoolique. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par l’alcool ou du sevrage alcoolique. La quantité et la durée de la consommation d’alcool doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation d’alcool, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation d’alcool ou le sevrage alcoolique ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’alcool).
6C40.71
Trouble anxieux provoqué par l'alcool
Alcohol-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par l’alcool se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par l’alcool ou un sevrage alcoolique. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par l’alcool ou du sevrage alcoolique. La quantité et la durée de la consommation d’alcool doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux ou lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation d’alcool, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation d’alcool ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’alcool).
6C40.Y
Autres troubles dus à la consommation d'alcool
Other specified disorders due to use of alcohol
6C40.Z
Troubles dus à la consommation d'alcool, sans précision
Disorders due to use of alcohol, unspecified
6C41
Troubles dus à la consommation de cannabis
Disorders due to use of cannabis
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive de cannabis
Les troubles dus à la consommation de cannabis se caractérisent par le mode de consommation et ses conséquences. Le cannabis est le terme collectif désignant une gamme de préparations psychoactives de la plante de cannabis, Cannabis sativa, et des espèces et hybrides apparentés. Le cannabis contient des cannabinoïdes, une classe de composés chimiques divers qui agissent sur les récepteurs cannabinoïdes endogènes qui modulent la libération de neurotransmetteurs dans le cerveau. Le principal cannabinoïde psychoactif est le δ-9-tétrahydrocannabinol (THC). Le cannabis est généralement fumé sous la forme des sommités fleuries ou des feuilles de la plante de Cannabis; le tabac est souvent mélangé au cannabis lorsqu'il est fumé. Il existe également des huiles de cannabis qui sont préparées à partir de ces mêmes sources. La teneur en THC de ces préparations varie considérablement. Le cannabis a principalement des effets dépresseurs sur le système nerveux central et produit une euphorie caractéristique qui peut faire partie des caractéristiques de l'intoxication au cannabis, qui peut également inclure une altération des fonctions cognitives et psychomotrices. Le cannabis possède des propriétés de dépendance qui entraînent une dépendance au cannabis chez certaines personnes et un sevrage du cannabis lorsque la consommation est réduite ou interrompue. Le cannabis est associé à une série de troubles mentaux induits par le cannabis.
6C41.0
Épisode de consommation nocive de cannabis
Episode of harmful use of cannabis
Une consommation épisodique de cannabis qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entrainé un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels; ou (3) voie d’administration nocive. L'atteinte à la santé d'autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication au cannabis de la part de la personne concernée par le diagnostic d'épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à une tendance connue à la consommation de cannabis.
6C41.1
Consommation nocive de cannabis
Harmful pattern of use of cannabis
Aussi : abus de cannabis · abus de marijuana
Schéma de consommation de cannabis qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de cannabis est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par le cannabis de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabis.
6C41.10
Consommation nocive de cannabis, épisodique
Harmful pattern of use of cannabis, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de cannabis qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de cannabis est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par le cannabis de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabis.
6C41.11
Consommation nocive de cannabis, continue
Harmful pattern of use of cannabis, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de cannabis qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de cannabis est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par le cannabis de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabis.
6C41.1Z
Consommation nocive de cannabis, sans précision
Harmful pattern of use of cannabis, unspecified
6C41.2
Dépendance au cannabis
Cannabis dependence
Aussi : Dépendance aux cannabinoïdes · Addiction au cannabis · Addiction aux cannabinoïdes
La dépendance au cannabis est un trouble du contrôle de la consommation de cannabis résultant d'un usage répété ou continu de cette substance. Elle se caractérise par une forte pulsion de consommer du cannabis, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer du cannabis. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets du cannabis, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation de cannabis, ou la consommation répétée de cannabis ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de cannabis est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C41.20
Dépendance au cannabis, consommation actuelle
Cannabis dependence, current use
Dépendance actuelle au cannabis avec consommation de cannabis au cours du mois passé.
6C41.21
Dépendance au cannabis, rémission complète précoce
Cannabis dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance au cannabis, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer du cannabis pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C41.22
Dépendance au cannabis, rémission partielle maintenue
Cannabis dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance au cannabis, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu a considérablement réduit sa consommation de cannabis depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de cannabis a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C41.23
Dépendance au cannabis, rémission complète maintenue
Cannabis dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance au cannabis, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer du cannabis pendant 12 mois ou plus.
6C41.2Z
Dépendance au cannabis, sans précision
Cannabis dependence, unspecified
6C41.3
Intoxication au cannabis
Cannabis intoxication
Aussi : "Mauvais voyages" dus aux cannabinoïdes
L’intoxication par le cannabis est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de cannabis et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus du cannabis et leur intensité est étroitement liée à la quantité de cannabis consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que le cannabis est éliminé de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent comprendre une euphorie inappropriée, une perte de concentration, une altération du jugement, des altérations de la perception (telles qu’une sensation de flottement, une perte de notion du temps), une altération de la sociabilité, une augmentation de l’appétit, de l’anxiété, une intensification du vécu ordinaire, une altération de la mémoire à court terme et une certaine léthargie. Les signes physiques incluent une injection conjonctivale (yeux rouges ou injectés de sang) et une tachycardie.
6C41.4
Sevrage du cannabis
Cannabis withdrawal
Le sevrage du cannabis est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation du cannabis chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé du cannabis pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage du cannabis peuvent comprendre l’irritabilité, la colère ou un comportement agressif, des tremblements, l’insomnie, l'agitation, l'anxiété, l’humeur dépressive ou dysphorique, la perte d'appétit et de poids, des maux de tête, des sueurs ou des frissons, des crampes abdominales et des douleurs musculaires.
6C41.5
Delirium provoqué par le cannabis
Cannabis-induced delirium
Aussi : Troubles mentaux ou comportementaux dus à l’état de sevrage des cannabinoïdes avec délire
Le délirium induit par la consommation de cannabis se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation de cannabis. La quantité et la durée de la consommation de cannabis doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C41.6
Trouble psychotique provoqué par le cannabis
Cannabis-induced psychotic disorder
Aussi : Trouble psychotique induit par le cannabis
Le trouble psychotique provoqué par le cannabis se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage du cannabis. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage du cannabis. La quantité et la durée de la consommation de cannabis doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de cannabis, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage du cannabis ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabis).
6C41.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par le cannabis
Certain specified cannabis-induced mental or behavioural disorders
6C41.70
Trouble de l'humeur provoqué par le cannabis
Cannabis-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par le cannabis se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage du cannabis. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par le cannabis ou d’un sevrage du cannabis. La quantité et la durée de la consommation de cannabis doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de cannabis, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage du cannabis ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabis).
6C41.71
Trouble anxieux provoqué par le cannabis
Cannabis-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux induit par la consommation de cannabis se caractérise par des symptômes d’anxiété (par exemple, appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d'excitation autonome excessive, comportement d'évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication au cannabis ou son sevrage. L’intensité ou la durée de ces symptômes dépasse nettement celle des symptômes de l’anxiété qui sont caractéristiques d’une Intoxication au cannabis ou d’un Sevrage du cannabis. La quantité et la durée de la consommation de cannabis doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire (par exemple, Anxiété et trouble Lié à la Peur, Trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient l’apparition de la consommation de cannabis, si les symptômes persistaient pendant une période assez longue après l’arrêt de la consommation ou le sevrage du cannabis, ou en cas de trouble mental primaire avec symptômes d’anxiété préalablement établi (par exemple, antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabis).
6C41.Y
Autres troubles dus à la consommation de cannabis
Other specified disorders due to use of cannabis
6C41.Z
Troubles dus à la consommation de cannabis, sans précision
Disorders due to use of cannabis, unspecified
6C42
Troubles dus à l'utilisation de cannabinoïdes de synthèse
Disorders due to use of synthetic cannabinoids
Aussi : Troubles dus à la consommation abusive de cannabinoïdes de synthèse
Les troubles liés à l'utilisation de cannabinoïdes synthétiques sont caractérisés par le mode et les conséquences de consommation de cannabinoïdes synthétiques. Les cannabinoïdes synthétiques sont synthétisés par divers composés chimiques qui sont de puissants agonistes pour les récepteurs cannabinoïdes endogènes. Il existe plusieurs centaines de cannabinoïdes. Le composé synthétique est généralement étalé au moyen de feuilles de cannabis ou de thé, puis fumé. L'effet de ces composés est nettement différent de celui de fumer du cannabis cultivé naturellement en ce que les effets euphoriques sont généralement accompagnés ou dominés par des symptômes de type psychotique (par exemple, paranoïa, hallucinations et comportement désorganisé). L'intoxication aux cannabinoïdes synthétiques peut donc présenter plus fréquemment des symptômes psychotiques en plus des effets plus typiques du cannabis. Les cannabinoïdes synthétiques produisent également une dépendance et la dépendance aux cannabinoïdes synthétiques et le sevrage aux cannabinoïdes synthétiques sont reconnus. Des troubles mentaux induits par les cannabinoïdes synthétiques surviennent également ; en particulier, le trouble psychotique induit par les cannabinoïdes synthétiques est reconnu.
6C42.0
Épisode d'utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse
Episode of harmful use of synthetic cannabinoids
Une consommation épisodique de cannabinoïdes de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entrainé un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels; ou (3) voie d’administration nocive. L'atteinte à la santé d'autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication aux cannabinoïdes de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic d'épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à une tendance connue à la consommation de cannabinoïdes de synthèse.
6C42.1
Utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse
Harmful pattern of use of synthetic cannabinoids
Aussi : Consommation excessive de cannabinoïdes de synthèse
Schéma de consommation de cannabinoïdes de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de cannabinoïdes de synthèse est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c.’à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cannabinoïdes de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabinoïdes de synthèse.
6C42.10
Utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse, épisodique
Harmful pattern of use of synthetic cannabinoids, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de cannabinoïdes de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de cannabinoïdes de synthèse est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cannabinoïdes de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabinoïdes de synthèse.
6C42.11
Utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse, en continu
Harmful pattern of use of synthetic cannabinoids, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de cannabinoïdes de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de cannabinoïdes de synthèse est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cannabinoïdes de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cannabinoïdes de synthèse.
6C42.1Y
Autres utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse
Other specified harmful pattern of use of synthetic cannabinoids
6C42.1Z
Utilisation nocive de cannabinoïdes de synthèse, sans précision
Harmful pattern of use of synthetic cannabinoids, unspecified
6C42.2
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid dependence
La dépendance aux cannabinoïdes synthétiques est un trouble du contrôle de la consommation de cannabinoïdes synthétiques résultant d'un usage répété ou continu de ces substances. Elle se caractérise par une forte pulsion interne de consommer des cannabinoïdes synthétiques, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer des cannabinoïdes synthétiques. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets des cannabinoïdes synthétiques, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation de cannabinoïdes synthétiques, ou l'utilisation répétée de cannabinoïdes synthétiques ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de cannabinoïdes synthétiques est continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C42.20
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, utilisation actuelle
Synthetic cannabinoid dependence, current use
Dépendance actuelle aux cannabinoïdes de synthèse avec consommation de cannabinoïdes de synthèse au cours du mois passé.
6C42.21
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, rémission complète précoce
Synthetic cannabinoid dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des cannabinoïdes de synthèse pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C42.22
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, rémission partielle maintenue
Synthetic cannabinoid dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de cannabinoïdes de synthèse depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de cannabinoïdes de synthèse a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C42.23
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, rémission complète maintenue
Synthetic cannabinoid dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des cannabinoïdes de synthèse pendant 12 mois ou plus.
6C42.2Y
Autres dépendance aux cannabinoïdes de synthèse
Other specified synthetic cannabinoid dependence
6C42.2Z
Dépendance aux cannabinoïdes de synthèse, sans précision
Synthetic cannabinoid dependence, unspecified
6C42.3
Intoxication aux cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid intoxication
L’intoxication aux cannabinoïdes de synthèse est un état transitoire significatif sur le plan clinique qui se développe pendant ou peu après la consommation de cannabinoïdes de synthèse qui se caractérise par des troubles de la conscience, des fonctions cognitives, de la perception, de l'affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des cannabinoïdes de synthèse et leur intensité est étroitement liée à la quantité de cannabinoïdes de synthèse consommée. Ils sont limités dans le temps et s'atténuent lorsque le cannabinoïde de synthèse est éliminé de l'organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent comprendre une euphorie inappropriée, une perte d'attention, une altération du jugement, des altérations de la perception (telles qu’une sensation de flottement, une perte de notion du temps), une altération de la sociabilité, une augmentation de l'appétit, de l'anxiété, une intensification du vécu ordinaire, une altération de la mémoire à court terme et une certaine léthargie. Les signes physiques comprennent l'injection conjonctivale (yeux rouges ou injectés de sang) et la tachycardie. L'intoxication par des cannabinoïdes de synthèse peut également provoquer un délirium ou une psychose aigüe.
6C42.4
Sevrage des cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid withdrawal
Le sevrage des cannabinoïdes de synthèse est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation des cannabinoïdes de synthèse chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé des cannabinoïdes de synthèse pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage des cannabinoïdes de synthèse peuvent comprendre l’irritabilité, la colère, l’agression, les tremblements,l’insomnie et des rêves perturbants, l’agitation, l’anxiété, l’humeur dépressive et des troubles de l’appétit. Dans sa phase précoce, le sevrage des cannabinoïdes de synthèse peut être accompagné de caractéristiques résiduelles d’intoxication à la drogue, telles que des idées paranoïaques et des hallucinations auditives et visuelles.
6C42.5
Delirium provoqué par les cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid-induced delirium
Le délirium induit par la consommation de cannabinoïdes de synthèse se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation de cannabinoïdes de synthèse. La quantité et la durée de la consommation des cannabinoïdes de synthèse doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C42.6
Trouble psychotique provoqué par les cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid-induced psychotic disorder
Trouble psychotique provoqué par les cannabinoïdes de synthèse caractérisé par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cannabinoïdes de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage des cannabinoïdes de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cannabinoïdes de synthèse doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient la début de la consommation de cannabinoïdes de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cannabinoïdes de synthèse ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabinoïdes de synthèse).
6C42.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par les cannabinoïdes de synthèse
Certain specified synthetic cannabinoids-induced mental or behavioural disorders
6C42.70
Trouble de l'humeur provoqué par les cannabinoïdes de synthèse
Synthetic cannabinoid-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par les cannabinoïdes de synthèse se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cannabinoïdes de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des cannabinoïdes de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cannabinoïdes de synthèse doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation des cannabinoïdes de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cannabinoïdes de synthèse ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabinoïdes de synthèse).
6C42.71
Trouble anxieux provoqué par les cannabinoïdes synthétiques
Synthetic cannabinoid-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par les cannabinoïdes de synthèse se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cannabinoïdes de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des cannabinoïdes de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cannabinoïdes de synthèse doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de cannabinoïdes de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cannabinoïdes de synthèse, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cannabinoïdes de synthèse).
6C42.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de cannabinoïdes de synthèse
Other specified disorders due to use of synthetic cannabinoids
6C42.Z
Troubles dus à l'utilisation de cannabinoïdes de synthèse, sans précision
Disorders due to use of synthetic cannabinoids, unspecified
6C43
Troubles dus à la consommation d’opioïdes
Disorders due to use of opioids
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive d’opioïdes · Troubles dus à la consommation d’opiacés
Les troubles dus à l'utilisation d'opioïdes se caractérisent par le mode d'utilisation des opioïdes et ses conséquences. Opioïdes est un terme générique qui englobe les constituants ou les dérivés du pavot à opium Papaver somniferum ainsi qu'une série de composés synthétiques et semi-synthétiques, certains apparentés à la morphine et d'autres chimiquement distincts, mais ayant tous leur action principale sur le récepteur µ opioïde. Parmi les opioïdes, on peut citer la morphine, la diacétylmorphine (héroïne), le fentanyl, la péthidine, l'oxycodone, l'hydromorphone, la méthadone, la buprénorphine, la codéine et le d-propoxyphène. Les opioïdes ont tous des propriétés analgésiques de puissances différentes et sont principalement des dépresseurs du système nerveux central. Ils suppriment la respiration ainsi que d'autres fonctions vitales et sont une cause fréquente d'overdose et de décès associés. Certains opioïdes sont utilisés ou administrés par voie parentérale, notamment l'héroïne, un opioïde courant et puissant qui est principalement utilisé à des fins non médicales. Les opioïdes thérapeutiques sont prescrits pour toute une série d'indications dans le monde entier, et sont essentiels pour la gestion de la douleur dans le cadre de la douleur cancéreuse et des soins palliatifs, bien qu'ils soient également utilisés pour des raisons non thérapeutiques. Dans certains pays, la morbidité et la mortalité liées aux opioïdes thérapeutiques sont plus importantes que celles liées à l'héroïne. Tous les opioïdes peuvent entraîner une intoxication aux opioïdes, une dépendance aux opioïdes et un sevrage aux opioïdes. Il existe toute une série de troubles induits par les opioïdes, dont certains surviennent après le sevrage des opioïdes.
6C43.0
Épisode de consommation nocive d’opioïdes
Episode of harmful use of opioids
Épisode de consommation d’opioïdes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des opioïdes de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation d’opioïdes.
6C43.1
Consommation nocive d’opioïdes
Harmful pattern of use of opioids
Aussi : abus d'opioïdes
Schéma de consommation d’opioïdes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation d’opioïdes est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par les opioïdes de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’opioïdes.
6C43.10
Consommation nocive d’opioïdes, épisodique
Harmful pattern of use of opioids, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’opioïdes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique d’opioïdes est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par les opioïdes de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’opioïdes.
6C43.11
Consommation nocive d’opioïdes, continue
Harmful pattern of use of opioids, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) d’opioïdes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue d’opioïdes est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par les opioïdes de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’opioïdes.
6C43.1Z
Consommation nocive d’opioïdes, sans précision
Harmful pattern of use of opioids, unspecified
6C43.2
Dépendance aux opioïdes
Opioid dependence
Aussi : Dépendance aux opiacés · Narcotisme induit par injection intraveineuse · Narcotisme SAI · Narcotisme oral SAI · Dépendance aux stupéfiants · dépendance à l'opium
La dépendance aux opiacés est un trouble du contrôle de la consommation d'opiacés résultant d'une utilisation répétée ou continue d'opiacés. Elle se caractérise par une forte envie interne de consommer des opioïdes, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer des opioïdes. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets des opioïdes, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation d'opioïdes, ou l'utilisation répétée d'opioïdes ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation d'opioïdes est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C43.20
Dépendance aux opioïdes, consommation actuelle
Opioid dependence, current use
Dépendance aux opioïdes, avec consommation d’un opioïde au cours du mois passé.
6C43.21
Dépendance aux opioïdes, rémission complète précoce
Opioid dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux opioïdes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des opioïdes pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C43.22
Dépendance aux opioïdes, rémission partielle maintenue
Opioid dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux opioïdes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation d’opioïdes depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation d’opioïdes a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C43.23
Dépendance aux opioïdes, rémission complète maintenue
Opioid dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux opioïdes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des opioïdes pendant 12 mois ou plus.
6C43.2Z
Dépendance aux opioïdes, sans précision
Opioid dependence, unspecified
6C43.3
Intoxication aux opioïdes
Opioid intoxication
Aussi : intoxication par l’héroïne · mauvais voyage dû aux opioïdes · bad trip dû aux opioïdes
L’intoxication par les opioïdes est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation d’opioïdes et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des opioïdes et leur intensité est étroitement liée à la quantité d’opioïdes consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que les opioïdes sont éliminés de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure une somnolence, une stupeur, des sautes d’humeur (p. ex. une euphorie suivie d’une apathie et d’une dysphorie), un retard psychomoteur, un jugement altéré, une détresse respiratoire, une mauvaise articulation et des troubles de la mémoire et de l’attention. Une intoxication sévère peut provoquer un coma. Un signe physique caractéristique est la constriction des pupilles mais ce signe peut être absent lorsque l’intoxication est due à des opioïdes de synthèse. Une intoxication sévère par les opioïdes peut entraîner la mort suite à une détresse respiratoire.
Maladie rare : Intoxication aiguë par les opioïdes
6C43.4
Sevrage des opioïdes
Opioid withdrawal
Le sevrage des opioïdes est un ensemble cliniquement significatif de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation d’opioïdes chez des individus ayant développé une dépendance aux opioïdes ou consommé des opioïdes pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage des opioïdes peut également survenir lorsque des opioïdes prescrits ont été utilisés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques de présentation du sevrage des opioïdes peuvent inclure une humeur dysphorique, une envie impérieuse d’opioïde, de l’anxiété, des nausées ou vomissements, des crampes abdominales, des douleurs musculaires, des bâillements, de la transpiration, des bouffées de chaleur et de froid, un larmoiement, une rhinorrhée, une hypersomnie (généralement dans la phase initiale) ou une insomnie, une diarrhée, une horripilation et une dilatation pupillaire.
6C43.5
Delirium provoqué par les opioïdes
Opioid-induced delirium
Aussi : Délire induit par le sevrage d’un opioïde
Le délirium induit par la consommation d’opioïdes se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation d’opioïdes. La quantité et la durée de la consommation d’opioïdes doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C43.6
Trouble psychotique provoqué par les opioïdes
Opioid-induced psychotic disorder
Aussi : trouble ; intoxication psychotique opioïde
Le trouble psychotique provoqué par les opioïdes se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des opioïdes. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des opioïdes. La quantité et la durée de la consommation d’opioïdes doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation d’opioïdes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des opioïdes, ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’opioïdes).
6C43.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par les opioïdes
Certain specified opioid-induced mental or behavioural disorders
6C43.70
Trouble de l'humeur provoqué par les opioïdes
Opioid-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par des opioïdes se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des opioïdes. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des opioïdes. La quantité et la durée de la consommation d’opioïdes doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation d’opioïdes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des opioïdes ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’opioïdes).
6C43.71
Trouble anxieux provoqué par les opioïdes
Opioid-induced anxiety disorder
Aussi : Troubles anxieux induits par le sevrage des opiacés
Le trouble anxieux provoqué par les opioïdes se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage des opioïdes. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des opioïdes. La quantité et la durée de la consommation d’opioïdes doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation d’opioïdes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation d’opioïdes ou s’il existe des preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’opioïdes).
6C43.Y
Autres troubles dus à la consommation d’opioïdes
Other specified disorders due to use of opioids
6C43.Z
Troubles dus à la consommation d’opioïdes, sans précision
Disorders due to use of opioids, unspecified
6C44
Troubles dus à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques
Disorders due to use of sedatives, hypnotics or anxiolytics
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques
Les troubles dus à l'utilisation de sédatifs, d'hypnotiques ou d'anxiolytiques sont caractérisés par le mode et les conséquences d'utilisation de ces substances. Les sédatifs, les hypnotiques et les anxiolytiques sont généralement prescrits pour le traitement à court terme de l'anxiété ou de l'insomnie et sont également utilisés pour fournir une sédation pour les procédures médicales. Ils comprennent les benzodiazépines et les modulateurs allostériques positifs non benzodiazépines des récepteurs GABA (par exemple les « médicaments Z ») ainsi que de nombreux autres composés. Les sédatifs, les hypnotiques et les anxiolytiques comprennent les barbituriques, qui sont disponibles beaucoup moins couramment que dans les décennies précédentes. Les sédatifs, les hypnotiques et les anxiolytiques ont des propriétés d'induction de dépendance qui sont liées à la dose et à la durée de leur utilisation. Ils peuvent provoquer une intoxication, une dépendance et un sevrage. Plusieurs autres troubles mentaux induits par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques sont reconnus.
6C44.0
Épisode de consommation nocive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques
Episode of harmful use of sedatives, hypnotics or anxiolytics
Épisode de consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques.
6C44.1
Consommation nocive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques
Harmful pattern of use of sedatives, hypnotics or anxiolytics
Tendance à la consommation de sédatifs, d'hypnotiques, ou d'anxiolytiques qui a eu un effet nocif significatif sur le plan clinique sur la santé physique ou mentale d'une personne ou a provoqué un comportement induit par les sédatifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques ayant nuit gravement à la santé d'autres personnes. La tendance à la consommation de sédatifs, d'hypnotiques, ou d'anxiolytiques est manifeste sur une période d'au moins 12 mois si la consommation est épisodique et sur une période d’au moins un mois lorsque la consommation est continue (c'est-à-dire, quotidienne ou quasi quotidienne). La nocivité peut être provoquée par les effets intoxicants des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques, par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels, ou par une voie d'administration nocive.
6C44.10
Consommation nocive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques, épisodique
Harmful pattern of use of sedatives, hypnotics or anxiolytics, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques qui a eu un effet nocif cliniquement significatif sur la santé physique ou mentale d’une personne ou a provoqué un comportement induit par les sédatifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques ayant nuit gravement à la santé d’autres personnes. Le schéma de consommation épisodique ou intermittente de sédatifs, d’hypnotiques, ou d’anxiolytiques est évident sur une période d’au moins 12 mois. Le préjudice peut être causé par les effets intoxicants des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps, ou par une voie d’administration nocive.
6C44.11
Consommation nocive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques, continue
Harmful pattern of use of sedatives, hypnotics or anxiolytics, continuous
Tendance à la consommation continue de sédatifs, d'hypnotiques ou d'anxiolytiques (quotidienne ou quasi quotidienne) qui a eu un effet nocif significatif sur le plan clinique sur la santé physique ou mentale d'une personne ou a provoqué un comportement induit par les sédatifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques ayant nuit gravement à la santé d'autres personnes. La tendance à la consommation continue de sédatifs, d'hypnotiques ou d'anxiolytiques est manifeste sur une période d’au moins un mois. La nocivité peut être provoquée par les effets intoxicants des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques, par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels, ou par une voie d'administration nocive.
6C44.1Z
Consommation nocive de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques, sans précision
Harmful pattern of use of sedatives, hypnotics or anxiolytics, unspecified
6C44.2
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence
Aussi : Dépendance aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
La dépendance aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques est un trouble du contrôle de l'usage des sédatifs résultant d'une utilisation répétée ou continue de ces substances. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne à utiliser des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler l'usage, une priorité croissante accordée à l'usage par rapport à d'autres activités et la persistance de l'usage malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer ces substances. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation, ou l'utilisation répétée de sédatifs ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation de sédatifs est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C44.20
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique, utilisation actuelle
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence, current use
Dépendance actuelle aux sédatifs, aux hypnotiques ou aux anxiolytiques avec consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques au cours du mois passé.
6C44.21
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique, rémission complète précoce
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C44.22
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique, rémission partielle prolongée
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris une intervention d’aide à soi-même), on observe une forte réduction de la consommation de sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été réunis.
6C44.23
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique, rémission complète maintenue
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux sédatifs, aux hypnotiques ou aux anxiolytiques, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques pendant 12 mois ou plus.
6C44.2Z
Dépendance aux sédatifs, hypnotique ou anxiolytique, sans précision
Sedative, hypnotic or anxiolytic dependence, unspecified
6C44.3
Intoxication au sédatif, hypnotique ou anxiolytique
Sedative, hypnotic or anxiolytic intoxication
Aussi : "Mauvais voyages" dus aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques · "Bad trips" dus aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
L’intoxication par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques et leur intensité est étroitement liée à la quantité de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que les sédatifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques sont éliminés de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure une somnolence, un jugement altéré, un comportement inapproprié (notamment un comportement sexuel ou de l’agressivité), une mauvaise articulation, une coordination motrice altérée, une démarche irrégulière, des sautes d’humeur, ainsi que des troubles de la mémoire, de l’attention et de la concentration. Le nystagmus (mouvements oculaires non contrôlés répétitifs) est un signe physique courant. Dans les cas sévères, une stupeur ou un coma peuvent survenir.
6C44.4
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal
Le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques est un ensemble cliniquement significatif de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques chez des individus ayant développé une dépendance ou ayant consommé des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques peut également survenir lorsque les sédatifs, les hypnotiques ou les anxiolytiques prescrits ont été consommés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques de présentation du sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques peuvent inclure de l’anxiété, une agitation psychomotrice, une insomnie, des tremblements de la main accrus, des nausées ou des vomissements ainsi que des illusions ou des hallucinations visuelles, tactiles ou auditives transitoires. Il peut y avoir des signes d’hyperactivité autonome (p. ex. tachycardie, hypertension, transpiration) ou d’hypotension posturale. L’état de sevrage peut être compliqué par des crises épileptiques. Moins souvent, il peut y avoir une progression vers un état de sevrage plus sévère caractérisé par une confusion et une désorientation, des idées délirants, et des hallucinations visuelles, tactiles ou auditives plus prolongées. Dans de tels cas, un diagnostic distinct de délire provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques doit être posé.
6C44.40
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique, sans complication
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal, uncomplicated
Tous les critères de diagnostic du sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques sont satisfaits et l’état de sevrage ne s’accompagne pas de troubles de la perception ou de crises épileptiques.
6C44.41
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique, avec troubles de la perception
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal, with perceptual disturbances
Tous les critères de diagnostic du sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de troubles de la perception (p. ex. hallucinations ou illusions visuelles ou tactiles) avec épreuve de réalité intacte. Il n’y a pas de preuves de confusion et les autres critères de diagnostic du délire ne sont pas satisfaits. L’état de sevrage ne s’accompagne pas de crises épileptiques.
6C44.42
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique, avec convulsions
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal, with seizures
Tous les critères de diagnostic du sevrage des sédatifs, des hypnotiques et des anxiolytiques sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de crises (c.-à-d., crises tonicocloniques généralisées) mais pas de troubles de la perception.
6C44.43
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique, avec troubles de la perception et convulsions
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal, with perceptual disturbances and seizures
Tous les critères de diagnostic du sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne à la fois de crises épileptiques (c.-à-d., crises tonicocloniques généralisées) et de troubles de la perception (p. ex. hallucinations ou illusions visuelles ou tactiles) avec épreuve de réalité intacte. Tous les critères de définition du délire ne sont pas satisfaits.
6C44.4Z
Sevrage de sédatif, hypnotique ou anxiolytique, sans précision
Sedative, hypnotic or anxiolytic withdrawal, unspecified
6C44.5
Delirium provoqué par des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
Sedative, hypnotic or anxiolytic-induced delirium
Aussi : Délire induit par un sevrage en sédatif, hypnotique ou anxiolytique
Le delirium provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques se caractérise par un état aigu de troubles de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la substance ou pendant la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques. Les caractéristiques spécifiques du délire provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques peuvent inclure une confusion et une désorientation, des idées paranoïaques, ainsi que des hallucinations visuelles, tactiles ou auditives récurrentes. La quantité et la durée de la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques doivent être capables de provoquer un délire. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux.
6C44.6
Trouble psychotique provoqué par des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
Sedative, hypnotic or anxiolytic-induced psychotic disorder
Le trouble anxieux provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. La quantité et la durée de la consommation des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, un trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques).
6C44.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
Certain specified sedatives, hypnotics or anxiolytic-induced mental or behavioural disorders
6C44.70
Trouble de l'humeur provoqué par des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
Sedative, hypnotic or anxiolytic-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. La quantité et la durée de consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques doivent être capables d’entraîner des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble dépressif, un trouble bipolaire, un trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques).
6C44.71
Trouble anxieux provoqué par des sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
Sedative, hypnotic or anxiolytic-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après l’intoxication par ou le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques. La quantité et la durée de la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble lié à l’anxiété et à la peur, un trouble dépressif avec symptômes d’anxiété prédominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des sédatifs, des hypnotiques ou des anxiolytiques, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques).
6C44.Y
Autres troubles dus à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques
Other specified disorders due to use of sedatives, hypnotics or anxiolytics
6C44.Z
Troubles dus à la consommation de sédatifs, d’hypnotiques ou d’anxiolytiques, sans précision
Disorders due to use of sedatives, hypnotics or anxiolytics, unspecified
6C45
Troubles dus à la consommation de cocaïne
Disorders due to use of cocaine
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive de cocaïne · Troubles mentaux et comportementaux dus à la consommation de cocaïne
Les troubles liés à l'utilisation de cocaïne se caractérisent par la forme et les conséquences de la consommation de cocaïne. La cocaïne est un composé présent dans les feuilles de la plante de coca, Erythroxylum coca, indigène des pays des régions nordiques d'Amérique du Sud. La cocaïne a une place limitée dans le traitement médical en tant qu'agent anesthésique et vasoconstricteur. La cocaïne est couramment utilisée de manière illicite et largement disponible dans le monde entier, où elle est retrouvée sous deux formes principales : le chlorhydrate de cocaïne et la cocaïne freebase (aussi connu sous le nom de crack ). La cocaïne est un stimulant du système nerveux central, et l'intoxication à la cocaïne comprend typiquement un état d'euphorie et une hyperactivité. La cocaïne a de puissantes propriétés productrices de dépendance et la dépendance à la cocaïne est une cause fréquente de morbidité et de formes cliniques. Le sevrage de la cocaïne a un parcours caractéristique qui comprend la léthargie et l'humeur dépressive. Une série de troubles mentaux induits par la cocaïne est décrite.
6C45.0
Épisode de consommation nocive de cocaïne
Episode of harmful use of cocaine
Épisode de consommation de cocaïne qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la cocaïne de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de cocaïne.
6C45.1
Consommation nocive de cocaïne
Harmful pattern of use of cocaine
Aussi : abus de cocaïne
Schéma de consommation de cocaïne qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de cocaïne est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la cocaïne de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cocaïne.
6C45.10
Consommation nocive de cocaïne, épisodique
Harmful pattern of use of cocaine, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de cocaïne qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de cocaïne est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la cocaïne de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cocaïne.
6C45.11
Consommation nocive de cocaïne, continue
Harmful pattern of use of cocaine, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de cocaïne qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de cocaïne est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la cocaïne de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cocaïne.
6C45.1Z
Consommation nocive de cocaïne, sans précision
Harmful pattern of use of cocaine, unspecified
6C45.2
Dépendance à la cocaïne
Cocaine dependence
La dépendance à la cocaïne est un trouble du contrôle de la consommation de cocaïne résultant d'une consommation répétée ou continue de cocaïne. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne à consommer de la cocaïne, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences s'accompagnent souvent d'une sensation subjective d'envie ou de besoin de consommer de la cocaïne. Des caractéristiques physiologiques de dépendance peuvent également être présentes, notamment une tolérance aux effets de la cocaïne, des symptômes de sevrage après l'arrêt ou une réduction de la consommation de cocaïne, ou l'utilisation répétée de cocaïne ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de cocaïne est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C45.20
Dépendance à la cocaïne, consommation actuelle
Cocaine dependence, current use
Dépendance actuelle à la cocaïne avec consommation de cocaïne au cours du mois passé.
6C45.21
Dépendance à la cocaïne, rémission complète précoce
Cocaine dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance à la cocaïne, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer de la cocaïne pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C45.22
Dépendance à la cocaïne, rémission partielle maintenue
Cocaine dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance à la cocaïne, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de cocaïne depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de cocaïne a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C45.23
Dépendance à la cocaïne, rémission complète maintenue
Cocaine dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance à la cocaïne, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer de la cocaïne pendant 12 mois ou plus.
6C45.2Z
Dépendance à la cocaïne, sans précision
Cocaine dependence, unspecified
6C45.3
Intoxication à la cocaïne
Cocaine intoxication
Aussi : intoxication aigüe à la cocaïne · mauvais voyage dû à la cocaïne · bad trip dû à la cocaïne
L’intoxication à la cocaïne est un état transitoire significatif sur le plan clinique qui se développe pendant ou peu après la consommation de cocaïne et caractérisé par des troubles de la conscience, des fonctions cognitives, de la perception, de l'affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de la cocaïne et leur intensité est étroitement liée à la quantité de cocaïne consommée. Ils sont limités dans le temps et s'atténuent lorsque la cocaïne est éliminée de l'organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent comprendre une euphorie inappropriée, de l’anxiété, de la colère, une perte d'attention, une agitation psychomotrice, des idées paranoïaques (avec parfois une intensité délirante), des hallucinations auditives, de la confusion, et des altérations de la sociabilité. Le sujet peut transpirer ou avoir des frissons, des nausées ou des vomissements, ainsi que des palpitations et des douleurs thoraciques. Les signes physiques peuvent comprendre la tachycardie, une tension artérielle élevée, et une dilatation de la pupille. Dans de rares cas, généralement lors d’une intoxication sévère, la consommation de cocaïne peut entrainer des crises, une faiblesse musculaire, une dyskinésie, ou une dystonie.
Maladie rare : Intoxication à la cocaïne
6C45.4
Sevrage de la cocaïne
Cocaine withdrawal
Le sevrage de la cocaïne est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de cocaïne chez des sujets ayant développé une dépendance à la cocaïne ou consommé de la cocaïne pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage de la cocaïne peuvent comprendre une humeur dysphorique, une irritabilité, une fatigue, un retard psychomoteur, des rêves réalistes et désagréables, une insomnie ou une hypersomnie, une augmentation de l’appétit, de l’anxiété, une agitation ou un retard psychomoteur, ainsi qu’un besoin impérieux de cocaïne.
6C45.5
Delirium provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced delirium
Aussi : Troubles mentaux et comportementaux dus à la consommation de cocaïne état de sevrage avec délire
Le delirium induit par la consommation de cocaïne se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation de cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C45.6
Trouble psychotique provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced psychotic disorder
Aussi : désordre ; psychotique, cocaïne (intoxication)
Le trouble psychotique provoqué par la cocaïne se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la cocaïne. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage de la cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de cocaïne, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la cocaïne ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cocaïne).
6C45.60
Trouble psychotique provoqué par la cocaïne avec hallucinations
Cocaine-induced psychotic disorder with hallucinations
Trouble psychotique avec hallucinations induit par la cocaïne, caractérisé par la présence d’hallucinations considérées comme étant la conséquence directe de la consommation de cocaïne. Aucun symptôme psychotique ou des délires ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C45.61
Trouble psychotique provoqué par la cocaïne avec idées délirantes
Cocaine-induced psychotic disorder with delusions
Trouble psychotique induit par la cocaïne accompagné de délires, caractérisé par la présence de délires considérés comme étant la conséquence directe de la consommation de cocaïne. Aucune hallucination ni aucun autre symptôme psychotique ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C45.62
Trouble psychotique provoqué par la cocaïne avec symptômes psychotiques mixtes
Cocaine-induced psychotic disorder with mixed psychotic symptoms
Aussi : Trouble psychotique induit par la cocaïne avec caractéristiques psychotiques mixtes
Trouble psychotique induit par la cocaïne avec symptômes psychotiques mixtes, caractérisé par la présence de symptômes psychotiques multiples, principalement des hallucinations et des délires, lorsque ceux-ci sont considérés comme étant la conséquence directe de la consommation de cocaïne. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la Schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C45.6Z
Trouble psychotique provoqué par la cocaïne, sans précision
Cocaine-induced psychotic disorder, unspecified
6C45.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par la cocaïne
Certain specified cocaine-induced mental or behavioural disorders
6C45.70
Trouble de l'humeur provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par la cocaïne se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la cocaïne. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de la cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de cocaïne, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la cocaïne ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cocaïne).
6C45.71
Trouble anxieux provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par la cocaïne se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la cocaïne. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de la cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de cocaïne, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la cocaïne ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété préalablement établi (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cocaïne).
6C45.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced obsessive-compulsive or related disorder
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par la cocaïne se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la cocaïne. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations analogues qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de la cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire des symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (en particulier un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de cocaïne, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la cocaïne, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cocaïne).
6C45.73
Trouble du contrôle des impulsions provoqué par la cocaïne
Cocaine-induced impulse control disorder
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par la cocaïne se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage de la cocaïne. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles du contrôle des impulsions qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage de la cocaïne. La quantité et la durée de la consommation de cocaïne doivent être capables de produire des troubles du contrôle des impulsions. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les troubles du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de cocaïne, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la cocaïne ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cocaïne).
6C45.Y
Autres troubles dus à la consommation de cocaïne
Other specified disorders due to use of cocaine
6C45.Z
Troubles dus à la consommation de cocaïne, sans précision
Disorders due to use of cocaine, unspecified
6C46
Troubles dus à l'utilisation de stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Disorders due to use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Aussi : Troubles dus à l'abus de stimulants, notamment d'amphétamines, de méthamphétamine ou de méthcathinone
Les troubles dus à la consommation de stimulants, notamment les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, sont caractérisés par le mode et les conséquences de consommation de ces substances. Il existe un large éventail de psychostimulants naturels et synthétiques autres que la cocaïne. Les plus nombreuses de ce groupe sont les substances de type amphétamine, dont la méthamphétamine. Les stimulants prescrits, y compris la dexamphétamine, sont indiqués pour un nombre limité d'affections telles que le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité. La méthcathinone, connue dans de nombreux pays sous le nom d'éphédrone, est un puissant stimulant synthétique qui est un analogue structurel de la méthamphétamine et qui est apparenté à la cathinone. Tous ces médicaments ont des propriétés principalement psychostimulantes et sont également des vasoconstricteurs à des degrés divers. Ils induisent l'euphorie et l'hyperactivité comme on peut le voir dans l'intoxication par les stimulants. Ils ont de puissantes propriétés productrices de dépendance, ce qui peut conduire au diagnostic de dépendance aux stimulants et de sevrage aux stimulants après l'arrêt de l'utilisation. Plusieurs troubles mentaux induits par les stimulants sont décrits.
6C46.0
Épisode d'utilisation nocive de stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone
Episode of harmful use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Épisode de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des stimulants de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone.
6C46.1
Utilisation néfaste de stimulants comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone
Harmful pattern of use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Aussi : abus d'amphétamines, de méthamphétamine ou de méthcathinon-e
Schéma de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de stimulants est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si elle est continue. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des stimulants de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone.
6C46.10
Utilisation nocive de stimulants comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, épisodique
Harmful pattern of use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de stimulants, incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de stimulants est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des stimulants de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone.
6C46.11
Utilisation néfaste de stimulant comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, en continu
Harmful pattern of use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, continuous
Schéma de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de stimulants est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des stimulants de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone.
6C46.1Z
Utilisation néfaste de stimulants comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, sans précision
Harmful pattern of use of stimulants including amphetamines, methamphetamine and methcathinone, unspecified
6C46.2
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Aussi : Dépendance aux stimulants, incluant les amphétamines, mais excluant la dépendance à la caféine et à la cocaïne
La dépendance aux stimulants, y compris les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, est un trouble du contrôle de la consommation de stimulants résultant d'une utilisation répétée ou continue de stimulants. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne d'utiliser des stimulants, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser des stimulants. Des caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment une tolérance aux effets des stimulants, des symptômes de sevrage après l'arrêt ou une réduction de l'utilisation de stimulants, ou l'utilisation répétée de stimulants ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de stimulants est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C46.20
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, utilisation actuelle
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, current use
La dépendance aux stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la methcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse fait référence à la consommation d’amphétamine ou autre stimulant au cours du mois passé.
6C46.21
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, rémission complète précoce
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des stimulants pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C46.22
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, rémission partielle prolongée
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, sustained partial remission
Après un diagnostic de Dépendance aux stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris une intervention d’aide à soi-même), on observe une forte réduction de la consommation d’amphétamines ou d’un autre stimulant depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de d’amphétamines ou d’un autre stimulant a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été réunis.
6C46.23
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, rémission complète maintenue
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des amphétamines ou autres stimulants pendant 12 mois ou plus.
6C46.2Z
Dépendance aux stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, sans précision
Stimulant dependence including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, unspecified
6C46.3
Intoxication par des stimulants, notamment des amphétamines, de la méthamphétamine ou de la méthcathinone
Stimulant intoxication including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Aussi : Amphétamine ou intoxication par certains stimulants précisés
L’intoxication par des stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la methcathinone mais excluant la caféine, la cocaïne et les cathinones de synthèse est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation d’amphétamines ou d’autres stimulants et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des amphétamines ou d’autres stimulants et leur intensité est étroitement liée à la quantité d’amphétamines ou d’autres stimulants consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que l’amphétamine ou l’autre stimulant est éliminé(e) de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure de l’anxiété, de la colère, un trouble de l’attention, une hypervigilance, une agitation psychomotrice, des idées paranoïaques (avec parfois une intensité délirante), des hallucinations auditives transitoires, une confusion passagère et des altérations de la sociabilité. Il peut y avoir de la transpiration ou des frissons, des nausées ou des vomissements, ainsi que des palpitations. Les signes physiques peuvent inclure une tachycardie, une tension artérielle élevée, une dilatation pupillaire, des dyskinésies et des dystonies, ainsi que des plaies cutanées. Dans de rares cas, généralement en cas d’intoxication sévère, la consommation de stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la methcathinone peut entraîner des crises épileptiques.
6C46.4
Sevrage de stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone
Stimulant withdrawal including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le sevrage des stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone est un ensemble cliniquement significatif de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de stimulants chez des individus ayant développé une dépendance aux stimulants ou ayant consommé des stimulants pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage des stimulants peut également survenir lorsque des stimulants prescrits ont été utilisés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques de présentation du sevrage des stimulants peuvent inclure une humeur dysphorique, une irritabilité, une fatigue, une insomnie ou (plus fréquemment) une hypersomnie, des rêves réalistes et désagréables, un plus gros appétit, une agitation ou un retard psychomoteur, ainsi qu’une envie impérieuse d’amphétamine ou de stimulants apparentés.
6C46.5
Delirium provoqué par un stimulant comprenant des amphétamines, de la méthamphétamine ou de la méthcathinon-e
Stimulant-induced delirium including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Un delirium induit par un stimulant comprenant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation de stimulants. La quantité et la durée de l’utilisation du stimulant doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C46.6
Trouble psychotique provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced psychotic disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le trouble psychotique d’origine stimulante comprenant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone se caractérise par des symptômes psychotiques (par exemple, délires, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication aux stimulants ou leur sevrage. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, des fonctions cognitives, ou du comportement qui sont caractéristiques de l’Intoxication au stimulant ou du Sevrage du stimulant. La quantité et la durée de l’utilisation du stimulant doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire (par exemple, Schizophrénie, Trouble d’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient l’apparition de l’utilisation du stimulant, si les symptômes persistaient pendant une période assez longue après l’arrêt de l’utilisation du stimulant ou son sevrage, ou en cas de trouble mental primaire avec symptômes psychotiques préalablement établi (par exemple, antécédents d’épisodes antérieurs non associés à l’utilisation de stimulants).
6C46.60
Trouble psychotique avec hallucinations provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced psychotic disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone with hallucinations
Trouble psychotique avec hallucinations induit par l’utilisation d’un stimulant caractérisé par la présence d’hallucinations considérées comme étant la conséquence directe de l’utilisation du stimulant. Aucun symptôme psychotique ou des délires ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C46.61
Trouble psychotique avec idées délirantes provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced psychotic disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone with delusions
Le trouble psychotique d’origine stimulante comprenant les amphétamines, la méthamphétamine et la méthcathinone se caractérise par des symptômes psychotiques (par exemple, délires, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication aux stimulants ou leur sevrage. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, des fonctions cognitives, ou du comportement qui sont caractéristiques de l’Intoxication au stimulant ou du Sevrage du stimulant. La quantité et la durée de l’utilisation du stimulant doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire (par exemple, Schizophrénie, Trouble d’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient l’apparition de l’utilisation du stimulant, si les symptômes persistaient pendant une période assez longue après l’arrêt de l’utilisation du stimulant ou son sevrage, ou en cas de trouble mental primaire avec symptômes psychotiques préalablement établi (par exemple, antécédents d’épisodes antérieurs non associés à l’utilisation de stimulants).
6C46.62
Trouble psychotique avec symptômes psychotiques mixtes provoqué par un stimulant, y compris les amphétamines, à l'exclusion de la caféine ou de la cocaïne
Stimulant-induced psychotic disorder including amphetamines but excluding caffeine or cocaine with mixed psychotic symptoms
Aussi : Trouble psychotique induit par un stimulant incluant les amphétamines, mais excluant la caféine ou la cocaïne avec caractéristiques psychotiques mixtes
Le trouble psychotique provoqué par des stimulants avec symptômes psychotiques mixtes se caractérise par la présence de symptômes psychotiques multiples, principalement des hallucinations et des idées délirantes, lorsque ceux-ci sont considérés comme une conséquence directe de la consommation de stimulants. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne s’expliquent pas mieux par un autre trouble mental et comportemental (p. ex. la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classé(e) ailleurs (p. ex. les épilepsies avec symptômes visuels).
6C46.6Z
Trouble psychotique provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e, sans précision
Stimulant-induced psychotic disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, unspecified
6C46.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone
Certain specified stimulant-induced mental or behavioural disorders including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
6C46.70
Trouble de l'humeur provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced mood disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le trouble de l’humeur provoqué par des stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine et la methcathinone se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des stimulants. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des stimulants. La quantité et la durée de la consommation de stimulants doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de stimulants, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des stimulants ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de stimulants).
6C46.71
Trouble anxieux provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced anxiety disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le trouble anxieux provoqué par des stimulants incluant les amphétamines, les méthamphétamines et la méthcathinone se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des stimulants. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des stimulants. La quantité et la durée de la consommation de stimulants doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de stimulants, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des stimulants, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de stimulants).
6C46.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté, provoqué par des stimulants, incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced obsessive-compulsive or related disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone, se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des stimulants. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations analogues qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage des stimulants. La quantité et la durée de la consommation de stimulants doivent être capables de produire des symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (en particulier un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de stimulants, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de stimulants ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de stimulants).
6C46.73
Trouble du contrôle des impulsions provoqué par des stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Stimulant-induced impulse control disorder including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par les stimulants incluant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage des stimulants comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinone. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations du contrôle des impulsions qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des stimulants. La quantité et la durée de la consommation de stimulants doivent être capables de produire des perturbations du contrôle des impulsions. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les perturbations du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de stimulants, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des stimulants ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de stimulants).
6C46.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e
Other specified disorders due to use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone
6C46.Z
Troubles dus à l'utilisation de stimulants, comprenant les amphétamines, la méthamphétamine ou la méthcathinon-e, sans précision
Disorders due to use of stimulants including amphetamines, methamphetamine or methcathinone, unspecified
6C47
Troubles dus à l'utilisation de cathinones de synthèse
Disorders due to use of synthetic cathinones
Aussi : Troubles dus à l'abus de cathinon-es synthétiques
Les troubles dus à l'utilisation de cathinones synthétiques sont caractérisés par le mode et les conséquences de l'utilisation de cathinones synthétiques. Les cathinones synthétiques (également connues sous le nom de « sels de bain ») sont des composés synthétiques dotés de propriétés stimulantes liées à la cathinone trouvée dans la plante de khat, Catha edulis. L'utilisation de cathinones synthétiques est courante chez les jeunes populations dans de nombreux pays. Ils peuvent produire une série de troubles, y compris l'intoxication à la cathinone synthétique, la dépendance à la cathinone synthétique et le sevrage de la cathinone synthétique. Plusieurs troubles mentaux induits par la cathinone synthétique sont reconnus.
6C47.0
Épisode d'utilisation nocive de cathinones de synthèse
Episode of harmful use of synthetic cathinones
Épisode de consommation de cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cathinones de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de cathinones de synthèse.
6C47.1
Utilisation nocive de cathinones de synthèse
Harmful pattern of use of synthetic cathinones
Aussi : abus de cathinon-es synthétiques
Schéma de consommation de cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de cathinones de synthèse est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’.-à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cathinones de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cathinones de synthèse.
6C47.10
Utilisation nocive de cathinones de synthèse, épisodique
Harmful pattern of use of synthetic cathinones, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de cathinones de synthèse est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cathinones de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de cathinones de synthèse.
6C47.11
Utilisation nocive de cathinones de synthèses, en continu
Harmful use of synthetic cathinones, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de cathinones de synthèse qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de cathinones de synthèse est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des cathinones de synthèse de la part de la personne concernée par le diagnostic de consommation nocive de cathinones de synthèse.
6C47.1Y
Autres utilisation nocive de cathinones de synthèse
Other specified harmful pattern of use of synthetic cathinones
6C47.1Z
Utilisation nocive de cathinones de synthèse, sans précision
Harmful pattern of use of synthetic cathinones, unspecified
6C47.2
Dépendance à la cathinone de synthèse
Synthetic cathinone dependence
La dépendance aux cathinones de synthèse est un trouble du contrôle de l'utilisation de cathinones synthétiques découlant de l'utilisation répétée ou continue de cathinones synthétiques. La caractéristique est une forte pulsion interne pour utiliser des cathinones synthétiques. Elle se manifeste par un trouble de la capacité à contrôler l'utilisation de cathinones synthétiques, une priorité croissante accordée à l'utilisation sur une période d'au moins 12 mois et par la persistance d'une utilisation malgré des dommages ou des conséquences négatives. Ces expériences s'accompagnent souvent d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser des cathinones synthétiques. Des caractéristiques physiologiques de dépendance peuvent aussi être présentes, incluant une tolérance aux effets de cathinones synthétiques, des symptômes de sevrage à la suite de l'arrêt ou la réduction de l'utilisation de cathinones synthétiques, ou l'utilisation répétée de cathinones synthétiques ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou soulager les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance se manifestent généralement sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de cathinone synthétique est continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C47.20
Dépendance à la cathinone de synthèse, utilisation actuelle
Synthetic cathinone dependence, current use
Dépendance actuelle aux cathinones de synthèse avec consommation de cathinones de synthèse au cours du mois passé.
6C47.21
Dépendance à la cathinone de synthèse, rémission complète précoce
Synthetic cathinone dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des cathinones de synthèse pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C47.22
Dépendance à la cathinone de synthèse, rémission partielle maintenue
Synthetic cathinone dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de cathinones de synthèse depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation de cathinones de synthèse a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C47.23
Dépendance à la cathinone de synthèse, rémission complète maintenue
Synthetic cathinone dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux cathinones de synthèse, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des cathinones de synthèse pendant 12 mois ou plus.
6C47.2Y
Autres dépendance à la cathinone de synthèse
Other specified synthetic cathinone dependence
6C47.2Z
Dépendance à la cathinone de synthèse, sans précision
Synthetic cathinone dependence, unspecified
6C47.3
Intoxication à la cathinone de synthèse
Synthetic cathinone intoxication
L’intoxication par des cathinones de synthèse est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de cathinones de synthèse et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des cathinones de synthèse et leur intensité est étroitement liée à la quantité de cathinones de synthèse consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la cathinone de synthèse est éliminée de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure de l’anxiété, de la colère, une perte de concentration, une hypervigilance, une agitation psychomotrice, des idées paranoïaques (avec parfois une intensité délirante), des hallucinations auditives transitoires, une confusion passagère et des altérations de la sociabilité. Il peut y avoir de la transpiration ou des frissons, des nausées ou des vomissements, ainsi que des palpitations. Les signes physiques peuvent inclure une tachycardie, une tension artérielle élevée, une dilatation pupillaire, des dyskinésies et des dystonies, ainsi que des plaies cutanées. Dans de rares cas, généralement en cas d’intoxication sévère, la consommation de cathinones de synthèse peut entraîner des crises épileptiques.
6C47.4
Sevrage de cathinone de synthèse
Synthetic cathinone withdrawal
Le sevrage de la cathinone de synthèse est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation des cathinones de synthèse chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé des cathinones de synthèse pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage des cathinones de synthèse peuvent comprendre une humeur dysphorique, une irritabilité, de la fatigue, une insomnie ou (plus fréquemment) une hypersomnie, des rêves réalistes et désagréables, une augmentation de l’appétit, une agitation ou un retard psychomoteur, ainsi qu’un besoin impérieux de stimulants, y compris de cathinones de synthèse.
6C47.5
Delirium provoqué par la cathinone de synthèse
Synthetic cathinone-induced delirium
Le delirium provoqué par les cathinones de synthèse se caractérise par un état aigu de troubles de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la substance ou pendant la consommation de cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cathinones de synthèse doivent être capables de produire un délire. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux, ou neurodéveloppementaux.
6C47.6
Trouble psychotique provoqué par la cathinone de synthèse
Synthetic cathinone-induced psychotic disorder
Le trouble psychotique provoqué par les cathinones de synthèse se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cathinones de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage des cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cathinones de synthèse doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de cathinones de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cathinones de synthèse ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cathinones de synthèse).
6C47.60
Trouble psychotique provoqué par la cathinone de synthèseavec hallucinations
Synthetic cathinone-induced psychotic disorder with hallucinations
Trouble psychotique avec hallucinations induit par l’utilisation d’un stimulant, caractérisé par la présence d’hallucinations considérées comme étant la conséquence directe de l’utilisation du stimulant. Aucun symptôme psychotique ou des délires ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C47.61
Trouble psychotique provoqué par la cathinone de synthèseavec délires
Synthetic cathinone-induced psychotic disorder with delusions
Trouble psychotique de la cathinone de synthèse accompagné de délires, caractérisé par la présence de délires considérés comme étant la conséquence directe de la consommation de cathinone de synthèse. Aucune hallucination ni aucun autre symptôme psychotique ne sont observés. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C47.62
Trouble psychotique provoqué par la cathinone de synthèseavec symptômes psychotiques mixtes
Synthetic cathinone-induced psychotic disorder with mixed psychotic symptoms
Aussi : Trouble psychotique induit par la cathinone synthétique avec caractéristiques psychotiques mixtes
Trouble psychotique induit par la cathinone de synthèse avec symptômes psychotiques mixtes, caractérisé par la présence de symptômes psychotiques multiples, principalement des hallucinations et des délires, lorsque ceux-ci sont considérés comme étant la conséquence directe de la consommation de cathinone de synthèse. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d’états hypnagogiques ou hypnopompiques, ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental et comportemental (par exemple, la Schizophrénie) et ne sont pas dus à un autre trouble ou une autre maladie classés ailleurs (par exemple, les épilepsies avec symptômes visuels).
6C47.6Z
Trouble psychotique provoqué par la cathinone de synthèse, sans précision
Synthetic cathinone-induced psychotic disorder, unspecified
6C47.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par les cathinones de synthèse
Certain specified synthetic cathinone-induced mental or behavioural disorders
6C47.70
Trouble de l'humeur provoqué par la cathinone de synthèse
Synthetic cathinone-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par les cathinones de synthèse se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cathinones de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage des cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cathinones de synthèse doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation des cathinones de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cathinones de synthèse, ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cathinones de synthèse).
6C47.71
Trouble anxieux synthétique provoqué par les cathinon-es synthétiques
Synthetic cathinone-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par des cathinones de synthèse se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cathinones de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation de cathinones de synthèse doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de cathinones de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cathinones de synthèse, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cathinones de synthèse).
6C47.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par les cathinon-es synthétiques
Synthetic cathinone-induced obsessive-compulsive or related syndrome
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par les cathinones de synthèse se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des cathinones de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations analogues qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation des cathinones de synthèse doivent être capables de produire des symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de cathinones de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cathinones de synthèse ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cathinones de synthèse).
6C47.73
Trouble du contrôle des impulsions provoqué par les cathinon-es synthétiques
Synthetic cathinone-induced impulse control disorder
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par les cathinones de synthèse se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage des cathinones de synthèse. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations du contrôle des impulsions qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des cathinones de synthèse. La quantité et la durée de la consommation des cathinones de synthèse doivent être capables de produire des perturbations du contrôle des impulsions. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les perturbations du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de cathinones de synthèse, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des cathinones de synthèse ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de cathinones de synthèse).
6C47.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de cathinones de synthèse
Other specified disorders due to use of synthetic cathinones
6C47.Z
Troubles dus à l'utilisation de cathinones de synthèse, sans précision
Disorders due to use of synthetic cathinones, unspecified
6C48
Troubles dus à la consommation de caféine
Disorders due to use of caffeine
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive de caféine
Les troubles liés à l'utilisation de caféine sont caractérisés par le mode et les conséquences de la consommation de caféine. La caféine est un psychostimulant léger et un diurétique. Elle est présente dans les graines de caféier (espèces coffea) et constitue le café, les boissons au cola, le chocolat, une gamme de boissons énergisantes et d'aide à la perte de poids. C'est la substance psychoactive la plus utilisée dans le monde, et plusieurs affections cliniques en rapport avec son utilisation sont décrits, bien que les troubles sévères soient relativement rares en raison de son ubiquité. Une intoxication à la caféine est associée à la consommation de doses relativement plus élevées (c.-à-d., > 1 g par jour). Le sevrage de la caféine est fréquent au moment de l'arrêt de l'utilisation chez les personnes qui utilisent la caféine pendant une période prolongée ou en grandes quantités.
6C48.0
Épisode de consommation nocive de caféine
Episode of harmful use of caffeine
Épisode de consommation de caféine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (2) une voie d’administration nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de caféine.
6C48.1
Consommation nocive de caféine
Harmful pattern of use of caffeine
Aussi : Consommation excessive de caféine
Tendance à la consommation de caféine qui a eu un effet nocif significatif sur le plan clinique sur la santé physique ou mentale d'une personne ou a provoqué un comportement induit par la caféine ayant nuit gravement à la santé d'autres personnes. La tendance à la consommation de caféine est manifeste sur une période d'au moins 12 mois si la consommation est épisodique et sur une période d’au moins un mois si la consommation est continue (c'est-à-dire, quotidienne ou quasi quotidienne). Le préjudice peut être causé par les effets intoxicants de la caféine, par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes corporels, ou par une voie d'administration nocive.
6C48.10
Consommation nocive de caféine, épisodique
Harmful pattern of use of caffeine, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de caféine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation épisodique de caféine est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (2) une voie d’administration nocive.
6C48.11
Consommation nocive de caféine, continue
Harmful pattern of use of caffeine, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de caféine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation continue de caféine est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (2) une voie d’administration nocive.
6C48.1Z
Consommation nocive de caféine, sans précision
Harmful pattern of use of caffeine, unspecified
6C48.2
Intoxication à la caféine
Caffeine intoxication
L’intoxication par la caféine est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de caféine et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de la caféine et leur intensité est étroitement liée à la quantité de caféine consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la caféine est éliminée de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure une instabilité, de l’anxiété, une excitation, une insomnie, des rougeurs du visage, de la tachycardie, une diurèse, des troubles gastro-intestinaux, des torsions musculaires, une agitation psychomotrice, de la transpiration ou des frissons, et des nausées ou des vomissements. Des arythmies cardiaques peuvent survenir. Les troubles typiques d’une intoxication ont tendance à survenir à des doses relativement élevées (p. ex. > 1 g par jour). Des doses très élevées de caféine (p. ex. > 5 g) peuvent entraîner une détresse respiratoire ou des crises épileptiques et peuvent être fatales.
6C48.3
Sevrage de la caféine
Caffeine withdrawal
Sevrage de la caféine comprenant un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de la caféine (généralement, sous forme de café, de boissons caféinées ou en tant qu’ingrédient contenu dans certains médicaments en vente libre) du sujet ayant consommé de la caféine pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage de la caféine peuvent comprendre des maux de tête, une grande fatigue ou de la somnolence, de l’irritabilité, une humeur dépressive ou dysphorique, des nausées ou des vomissements, et des difficultés de concentration.
6C48.4
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par la caféine
Certain specified caffeine-induced mental or behavioural disorders
6C48.40
Trouble anxieux provoqué par la caféine
Caffeine-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux induit par la consommation de caféine se caractérise par des symptômes d’anxiété (par exemple, appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d'excitation autonome excessive, comportement d'évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication à la caféine ou son sevrage. L’intensité ou la durée de ces symptômes dépasse nettement celle des symptômes de l’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication ou d’un sevrage de la caféine. La quantité et la durée de la consommation de caféine doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire (par exemple,Trouble anxieux et lié à la peur, Trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient l’apparition de la consommation de caféine, si les symptômes persistaient pendant une période assez longue après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la caféine, ou en cas de trouble mental primaire avec symptômes d’anxiété préalablement établi (par exemple, antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de caféine).
6C48.Y
Autres troubles dus à la consommation de caféine
Other specified disorders due to use of caffeine
6C48.Z
Troubles dus à la consommation de caféine, sans précision
Disorders due to use of caffeine, unspecified
6C49
Troubles dus à la consommation d’hallucinogènes
Disorders due to use of hallucinogens
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive d’hallucinogènes · Trouble lié à la consommation d’hallucinogènes · Troubles mentaux ou comportementaux dus à la consommation d’hallucinogènes
Les troubles dus à la consommation d'hallucinogènes se caractérisent par le mode de consommation et ses conséquences. Plusieurs milliers de composés ont des propriétés hallucinogènes, dont beaucoup se trouvent dans les plantes (par exemple, la mescaline) et les champignons (par exemple, la psilocybine) ou sont synthétisés chimiquement (par exemple, l'acide lysergique diéthylamide [LSD]). Ces composés ont principalement des propriétés hallucinogènes, mais certains peuvent aussi être des stimulants. Une grande partie de la morbidité associée à ces composés provient des effets aigus liés à l'intoxication aux hallucinogènes. La dépendance aux hallucinogènes est rare et le sevrage des hallucinogènes n'est pas décrit. Parmi les troubles mentaux liés à l'utilisation d'hallucinogènes, le trouble psychotique induit par les hallucinogènes est le plus fréquemment observé, bien qu'il soit encore assez rare à l'échelle mondiale.
6C49.0
Épisode de consommation nocive d’hallucinogènes
Episode of harmful use of hallucinogens
Épisode de consommation d’hallucinogènes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des hallucinogènes de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation d’hallucinogènes.
6C49.1
Consommation nocive d’hallucinogènes
Harmful pattern of use of hallucinogens
Aussi : abus d'hallucinogène
Schéma de consommation d’hallucinogènes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation d’hallucinogènes est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des hallucinogènes de la part de la personne concernée par le schéma nocif de consommation d’hallucinogènes.
6C49.10
Consommation nocive d’hallucinogènes, épisodique
Harmful pattern of use of hallucinogens, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’hallucinogènes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique d’hallucinogènes est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des hallucinogènes de la part de la personne concernée par le schéma nocif de consommation d’hallucinogènes.
6C49.11
Consommation nocive d’hallucinogènes, continue
Harmful pattern of use of hallucinogens, continuous
Tendance à la consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) d’hallucinogènes qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entrainé un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. La tendance à la consommation continue d’hallucinogènes est manifeste sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels; ou (3) voie d’administration nocive. L'atteinte à la santé d'autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement lié à une intoxication aux hallucinogènes de la part de la personne concernée par le mode de consommation nocif d'hallucinogènes.
6C49.1Z
Consommation nocive d’hallucinogènes, sans précision
Harmful pattern of use of hallucinogens, unspecified
6C49.2
Dépendance aux hallucinogènes
Hallucinogen dependence
La dépendance aux hallucinogènes est un trouble du contrôle de la consommation d'hallucinogènes résultant d'une utilisation répétée ou continue d'hallucinogènes. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne à consommer des hallucinogènes, qui se manifeste par une altération de la capacité du contrôle de la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou d'envie d'utiliser des hallucinogènes. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation d'hallucinogènes est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C49.20
Dépendance aux hallucinogènes, consommation actuelle
Hallucinogen dependence, current use
Dépendance actuelle aux hallucinogènes avec consommation d’hallucinogènes au cours du mois passé.
6C49.21
Dépendance aux hallucinogènes, rémission complète précoce
Hallucinogen dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux hallucinogènes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des hallucinogènes pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C49.22
Dépendance aux hallucinogènes, rémission partielle maintenue
Hallucinogen dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux hallucinogènes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation d’hallucinogènes depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue d’hallucinogènes a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C49.23
Dépendance aux hallucinogènes, rémission complète maintenue
Hallucinogen dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux hallucinogènes, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des hallucinogènes pendant 12 mois ou plus.
6C49.2Z
Dépendance aux hallucinogènes, sans précision
Hallucinogen dependence, unspecified
6C49.3
Intoxication aux hallucinogènes
Hallucinogen intoxication
Aussi : intoxication aigüe aux hallucinogènes · intoxication aigüe par les hallucinogènes · Réaction au LSD · mauvais voyage dû aux hallucinogènes · bad trip dû aux hallucinogènes
L’intoxication par des hallucinogènes est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation d’hallucinogènes et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des hallucinogènes et leur intensité est étroitement liée à la quantité d’hallucinogènes consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que l’hallucinogène est éliminé de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure des hallucinations, des illusions, des modifications de la perception telles qu’une dépersonnalisation, une déréalisation ou des synesthésies (mélange des sens, comme un stimulus visuel évocateur d’une odeur), une anxiété, une humeur déprimée ou dysphorique, des idées de référence, des idées paranoïaques, un jugement altéré, des palpitations, de la transpiration, une vision floue, des tremblements et une incoordination. Les signes physiques peuvent inclure une tachycardie, une tension artérielle élevée et une dilatation pupillaire. Dans de rares cas, l’intoxication par des hallucinogènes peut favoriser des idées ou des comportements suicidaires.
6C49.4
Delirium provoqué par les hallucinogènes
Hallucinogen-induced delirium
Aussi : trouble psychotique dû au sevrage des hallucinogènes · Troubles mentaux et comportementaux dus à la consommation d’hallucinogènes état de sevrage avec délire
Le delirium induit par des hallucinogènes se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou au cours de la consommation d’hallucinogènes. La quantité et la durée de la consommation d’hallucinogènes doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C49.5
Trouble psychotique provoqué par les hallucinogènes
Hallucinogen-induced psychotic disorder
Trouble psychotique provoqué par les hallucinogènes caractérisé par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des hallucinogènes. L’intensité ou la durée des symptômes dépassent nettement celles des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par des hallucinogènes. La quantité et la durée de la consommation d’hallucinogènes doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation d’hallucinogènes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des hallucinogènes ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’hallucinogènes).
6C49.6
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par les hallucinogènes
Certain specified hallucinogen-induced mental or behavioural disorders
6C49.60
Trouble de l'humeur provoqué par les hallucinogènes
Hallucinogen-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par des hallucinogènes se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des hallucinogènes. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des hallucinogènes. La quantité et la durée de la consommation d’hallucinogènes doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation d’hallucinogènes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des hallucinogènes ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’hallucinogènes).
6C49.61
Trouble anxieux provoqué par les hallucinogènes
Hallucinogen-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par les hallucinogènes se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par des hallucinogènes. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par des hallucinogènes. La quantité et la durée de la consommation d’hallucinogènes doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation d’hallucinogènes, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation d’hallucinogènes ou s’il existe des preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété préalablement établi (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation d’hallucinogènes).
6C49.Y
Autres troubles dus à la consommation d’hallucinogènes
Other specified disorders due to use of hallucinogens
6C49.Z
Troubles dus à la consommation d’hallucinogènes, sans précision
Disorders due to use of hallucinogens, unspecified
6C4A
Troubles dus à la consommation de nicotine
Disorders due to use of nicotine
Aussi : Troubles dus à la consommation excessive de nicotine · trouble mental organique induit par la nicotine · Trouble lié à la nicotine · Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de tabac
Les troubles dus à l'usage de la nicotine se caractérisent par le mode et les conséquences de la consommation de nicotine. La nicotine est le constituant actif, générateur de dépendance, de la plante de tabac, Nicotiana tabacum. La nicotine est principalement consommée en fumant des cigarettes. De plus en plus, elle est également utilisée dans les cigarettes électroniques qui vaporisent la nicotine dissoute dans un solvant porteur pour l'inhaler (c'est-à-dire le "vapotage"). La pipe, le tabac à mâcher et l'inhalation de tabac à priser sont des formes d'utilisation mineures. La nicotine est un composé addictif très puissant et est la troisième substance psychoactive la plus utilisée dans le monde après la caféine et l'alcool. La dépendance à la nicotine et le sevrage de la nicotine sont bien décrits et les troubles mentaux induits par la nicotine sont reconnus.
6C4A.0
Épisode de consommation nocive de nicotine
Episode of harmful use of nicotine
Épisode de consommation de nicotine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (2) une voie d’administration nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de nicotine.
6C4A.1
Consommation nocive de nicotine
Harmful pattern of use of nicotine
Aussi : Consommation excessive de cigarettes · Consommation excessive de tabac · trouble du tabagisme · Consommation nocive de tabac · Tabac
Tendance à la consommation de nicotine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. La tendance à la consommation de nicotine est manifeste sur une période d'au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou sur une période d’au moins un mois si la consommation est continue (c'est-à-dire, quotidienne ou quasi quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes corporels; ou (2) une voie d'administration nocive.
6C4A.10
Consommation nocive de nicotine, épisodique
Harmful pattern of use of nicotine, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de nicotine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation épisodique de nicotine est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (2) une voie d’administration nocive.
6C4A.11
Consommation nocive de nicotine, continue
Harmful pattern of use of nicotine, continuous
Une tendance à la consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de nicotine qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. La tendance à la consommation continue de nicotine est manifeste sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes corporels; ou (2) une voie d'administration nocive.
6C4A.1Z
Consommation nocive de nicotine, sans précision
Harmful pattern of use of nicotine, unspecified
6C4A.2
Dépendance à la nicotine
Nicotine dependence
Aussi : Addiction à la cigarette · Dépendance à la cigarette · dépendance au tabagisme · Syndrome du fumeur · Syndrome compulsif du consommateur de tabac · dépendance au tabac
La dépendance à la nicotine est un trouble du contrôle de la consommation de nicotine résultant d'un usage répété ou continu de cette substance. Elle se caractérise par une forte envie interne de consommer de la nicotine, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler l'usage, une priorité croissante accordée à sa consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de l'usage malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer de la nicotine. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets de la nicotine, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation de nicotine, ou l'utilisation répétée de nicotine ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation de la nicotine est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4A.20
Dépendance à la nicotine, consommation actuelle
Nicotine dependence, current use
Dépendance actuelle à la nicotine avec consommation de nicotine au cours du mois passé.
6C4A.21
Dépendance à la nicotine, rémission complète précoce
Nicotine dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance à la nicotine, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer de la nicotine pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4A.22
Dépendance à la nicotine, rémission partielle maintenue
Nicotine dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance à la nicotine, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de nicotine depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de nicotine a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C4A.23
Dépendance à la nicotine, rémission complète maintenue
Nicotine dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance à la nicotine, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer de la nicotine pendant 12 mois ou plus.
6C4A.2Z
Dépendance à la nicotine, sans précision
Nicotine dependence, unspecified
6C4A.3
Intoxication à la nicotine
Nicotine intoxication
Aussi : intoxication au tabac · "Mauvais voyages" dû à la nicotine · "Bad trip" dû à la nicotine
L’intoxication par la nicotine est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de nicotine et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de la nicotine et leur intensité est étroitement liée à la quantité de nicotine consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la nicotine est éliminée de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure une instabilité, une agitation psychomotrice, une anxiété, des sueurs froides, des maux de tête, une insomnie, des palpitations, des paresthésies, des nausées ou des vomissements, des crampes abdominales, une confusion, des rêves bizarres, des sensations de brulure dans la bouche et une salivation. Dans de rares cas, des idées paranoïaques, des troubles perceptuels, des convulsions ou un coma peuvent survenir. L’intoxication par la nicotine survient plus souvent chez les utilisateurs naïfs (non tolérants) ou parmi ceux qui prennent des doses plus élevées qu’à l’accoutumé.
6C4A.4
Sevrage de la nicotine
Nicotine withdrawal
Aussi : État de sevrage tabagique
Le sevrage de la nicotine est un ensemble cliniquement significatif de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de nicotine (généralement utilisée comme un constituant du tabac) chez des individus ayant développé une dépendance à la nicotine ou ayant consommé de la nicotine pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage de la nicotine peuvent inclure une humeur dysphorique ou dépressive, une insomnie, une irritabilité, de la colère, de l’anxiété, des difficultés de concentration, une agitation, une bradycardie, une augmentation de l’appétit et une envie impérieuse de tabac (ou d’autres produits contenant de la nicotine). Les autres symptômes physiques peuvent inclure une plus forte toux et des ulcères de la bouche.
6C4A.Y
Autres troubles dus à la consommation de nicotine
Other specified disorders due to use of nicotine
6C4A.Z
Troubles dus à la consommation de nicotine, sans précision
Disorders due to use of nicotine, unspecified
6C4B
Troubles dus à l'utilisation de produits volatils inhalés
Disorders due to use of volatile inhalants
Aussi : Troubles dus au reniflement d’essence · Troubles dus à la consommation excessive d’inhalants volatils · Troubles dus à la consommation d’inhalants
Les troubles dus à l'utilisation de substances volatiles inhalées sont caractérisés par le mode d'utilisation et les conséquences de l'utilisation de substances volatiles inhalées. Les substances volatiles inhalées comprennent une série de composés qui se trouvent en phase gazeuse ou vapeur à température ambiante, notamment des divers solvants organiques, des colles, de l'essence, des nitrites et des gaz tels que l'oxyde nitreux, le trichloréthane, le butane, le toluène, les hydrocarbures fluorés, l'éther et l'halothane. Ils ont diverses propriétés pharmacologiques, mais sont principalement des dépresseurs du système nerveux central, et beaucoup ont également des effets vasoactifs. Ils ont tendance à être utilisés par des personnes plus jeunes et peuvent être utilisés lorsque l'accès à des substances psychoactives alternatives est difficile ou impossible. L'intoxication par les inhalants volatils est bien reconnue. Les substances inhalées volatiles ont des propriétés de dépendance et la dépendance aux substances inhalées volatiles et le sevrage des substances inhalées volatiles sont reconnus, bien que relativement peu fréquents dans le monde. Les troubles mentaux induits par les substances inhalées volatiles sont décrits. Ils peuvent également provoquer des troubles neurocognitifs, y compris la démence.
6C4B.0
Épisode d’utilisation nocive de produits volatils inhalés
Episode of harmful use of volatile inhalants
Épisode de consommation de ou d’exposition involontaire à (p. ex. exposition professionnelle) des substances inhalées volatiles qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des substances inhalées volatiles de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de substances inhalées volatiles.
6C4B.1
Utilisation nocive de produits volatils inhalés
Harmful pattern of use of volatile inhalants
Aussi : Consommation nocive de solvants volatils · Consommation excessive de solvants
Tendance à la consommation de substances inhalées volatiles qui a causé un préjudice porté à la santé physique ou mentale d’une personne. Le tendance à la consommation de substances inhalées volatiles est manifeste sur une période d'au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou sur une période d’au moins un mois si la consommation est continue (c'est-à-dire, quotidienne ou quasi quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes corporels; ou (3) voie d’administration nocive. L'atteinte à la santé d'autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement lié à une intoxication aux substances inhalées volatiles de la part de la personne concernée par le diagnostic de tendance à la consommation nocive de substances inhalées volatiles.
6C4B.10
Mode d'utilisation nocif de produits volatils inhalés, épisodique
Harmful pattern of use of volatile inhalants, episodic
Tendance à la consommation épisodique ou intermittente de substances inhalées volatiles qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entrainé un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. La tendance à la consommation épisodique de substances inhalées volatiles est manifeste sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et les systèmes corporels; ou (3) voie d’administration nocive. L'atteinte à la santé d'autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement lié à une intoxication aux substances inhalées volatiles de la part de la personne concernée par le diagnostic de tendance à la consommation nocive de substances inhalées volatiles.
6C4B.11
Mode d'utilisation nocif de produits volatils inhalés, continu
Harmful pattern of use of volatile inhalants, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de substances inhalées volatiles qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de substances inhalées volatiles est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication aux substances inhalées volatiles de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de substances inhalées volatiles.
6C4B.1Z
Utilisation nocive de produits volatils inhalés, sans précision
Harmful pattern of use of volatile inhalants, unspecified
6C4B.2
Dépendance aux produits volatils inhalés
Volatile inhalant dependence
Aussi : Dépendance aux inhalants volatils
La dépendance aux substances volatiles inhalées est un trouble du contrôle de l'utilisation des substances volatiles inhalées résultant de l'utilisation répétée ou continue de substances volatiles. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne à utiliser des substances inhalées volatiles, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler l'utilisation, une priorité croissante accordée à l'utilisation par rapport à d'autres activités et la persistance de l'utilisation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser des substances inhalées volatiles. Des caractéristiques physiologiques de dépendance peuvent également être présentes, notamment une tolérance aux effets des inhalants volatils, des symptômes de sevrage suite à l'arrêt ou à la réduction de l'utilisation d'inhalants volatils, ou l'utilisation répétée d'inhalants volatils ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation d'inhalants volatiles est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4B.20
Dépendance aux produits volatils inhalés, utilisation actuelle
Volatile inhalant dependence, current use
Dépendance actuelle aux substances inhalées volatiles avec consommation de substances inhalées volatiles au cours du mois passé.
6C4B.21
Dépendance aux produits volatils inhalés, rémission complète précoce
Volatile inhalant dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux substances inhalées volatiles, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des substances inhalées volatiles pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4B.22
Dépendance aux produits volatils inhalés, rémission partielle maintenue
Volatile inhalant dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux substances inhalées volatiles, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de substances inhalées volatiles depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de substances inhalées volatiles a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C4B.23
Dépendance aux produits volatils inhalés, rémission complète maintenue
Volatile inhalant dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux substances inhalées volatiles, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des substances inhalées volatiles pendant 12 mois ou plus.
6C4B.2Z
Dépendance aux produits volatils inhalés, sans précision
Volatile inhalant dependence, unspecified
6C4B.3
Intoxication par produits volatils inhalés
Volatile inhalant intoxication
Aussi : intoxication par inhalation · Intoxication due aux solvants volatils · Bad trip dû aux inhalants volatils
L’intoxication par des substances inhalées volatiles est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de substances inhalées volatiles et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des substances inhalées volatiles et leur intensité est étroitement liée à la quantité de substances inhalées volatiles consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la substance inhalée volatile est éliminée de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure une euphorie, un jugement altéré, de l’agressivité, une somnolence, une stupeur ou un coma, des étourdissements, des tremblements, un manque de coordination, une mauvaise articulation, une démarche instable, une léthargie et une apathie, un retard psychomoteur et des troubles visuels. Une faiblesse musculaire et une diplopie peuvent survenir. La consommation de substances inhalées volatiles peut provoquer une arythmie cardiaque, un arrêt cardiaque et un décès. Les substances inhalées contenant du plomb (p. ex. certaines formes de pétrole/d’essence) peuvent entraîner une confusion, une irritabilité, un coma et des crises épileptiques.
6C4B.4
Sevrage de produits volatils inhalés
Volatile inhalant withdrawal
Le sevrage des substances inhalées volatiles est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de substances inhalées volatiles chez des sujets ayant développé une dépendance aux substances inhalées volatiles ou consommé des substances inhalées volatiles pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage des substances inhalées volatiles peuvent comprendre l’insomnie, l’anxiété, l’irritabilité, l’humeur dysphorique, les tremblements, la transpiration, des nausées, et des illusions transitoires.
6C4B.5
Delirium provoqué par les produits volatils inhalés
Volatile inhalant-induced delirium
Aussi : Troubles mentaux et comportementaux dus à la consommation d’inhalants volatils état de sevrage avec délire
Le delirium induit par la consommation de substances inhalées volatiles se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de la consommation de substances inhalées volatiles. La quantité et la durée de la consommation de substances inhalées volatiles doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C4B.6
Trouble psychotique provoqué par le sproduits volatils inhalés
Volatile inhalant-induced psychotic disorder
Aussi : désordre psychotique, inhalant
Le trouble psychotique provoqué par des substances inhalées volatiles se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des substances inhalées volatiles. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, des fonctions cognitives, ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des substances inhalées volatiles. La quantité et la durée de la consommation de substances inhalées volatiles doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de substances inhalées volatiles, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des substances inhalées volatiles ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à l’utilisation de substances inhalées volatiles).
6C4B.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoquées par des produits volatils inhalés
Certain specified volatile inhalants-induced mental or behavioural disorders
6C4B.70
Trouble de l'humeur provoqué par des solvants volatils
Volatile inhalant-induced mood disorder
Le trouble de l’humeur provoqué par des substances inhalées volatiles se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des substances inhalées volatiles. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des substances inhalées volatiles. La quantité et la durée de la consommation des substances inhalées volatiles doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de substances inhalées volatiles, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des substances inhalées volatiles ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de substances inhalées volatiles).
6C4B.71
Trouble anxieux provoqué par des solvants volatils
Volatile inhalant-induced anxiety disorder
Le trouble anxieux provoqué par les substances inhalées volatiles se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des substances inhalées volatiles. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des substances inhalées volatiles. La quantité et la durée de la consommation de substances inhalées volatiles doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux et lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de substances inhalées volatiles, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des substances inhalées volatiles ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de substances inhalées volatiles).
6C4B.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de produits volatils inhalés
Other specified disorders due to use of volatile inhalants
6C4B.Z
Troubles dus à l'utilisation de produits volatils inhalés, sans précision
Disorders due to use of volatile inhalants, unspecified
6C4C
Troubles dus à la consommation d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA
Disorders due to use of MDMA or related drugs, including MDA
Aussi : Troubles dus à l'utilisation de MDMA - [3, 4-méthylènedioxyméthamphétamine] · Troubles dus à l'utilisation de MDA - [3, 4-méthylènedioxyamphétamine] · Troubles dus à la consommation excessive d’ecstasy ou de drogues apparentées · Troubles dus à la consommation excessive d’ecstasy ou de drogues apparentées, y compris le MDA · Troubles dus à la consommation d’ecstasy ou de drogues apparentées
Les troubles dus à la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, y compris la MDA, sont caractérisés par le schéma et les conséquences de la MDMA ou de la consommation de drogues apparentées. La MDMA est la méthylène-dioxyméthamphétamine et est une drogue connue pour son abus dans de nombreux pays, en particulier chez les jeunes. Il est principalement disponible sous forme de comprimés appelés «ecstasy». Pharmacologiquement, la MDMA a des propriétés stimulantes et empathogènes et celles-ci encouragent son utilisation chez les jeunes pour les interactions sociales et autres. Compte tenu de sa large prévalence dans de nombreux pays et parmi de nombreux sous-groupes de jeunes, la MDMA et les drogues apparentées et le Sevrage de MDMA et des drogues apparentées sont relativement rares. Des Troubles mentaux induits par une substance peuvent découler de son utilisation. Plusieurs analogues de la MDMA existent, dont la MDA (méthylène-dioxyamphétamine).
6C4C.0
Épisode de consommation nocive d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA
Episode of harmful use of MDMA or related drugs, including MDA
Aussi : Épisode isolé de consommation nocive d’ecstasy ou de drogues apparentées
Épisode de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA, qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA.
6C4C.1
Consommation nocive d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA
Harmful pattern of use of MDMA or related drugs, including MDA
Aussi : Consommation excessive d’ectasie ou de drogues apparentées · Consommation nocive d’ecstasy ou de drogues apparentées
Schéma de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA, qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de MDMA ou de drogues apparentées est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA.
6C4C.10
Consommation nocive d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA, épisodique
Harmful use of MDMA or related drugs, including MDA, episodic
Aussi : Consommation nocive d’ecstasy ou de drogues apparentées, épisodique
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de MDMA ou de drogues apparentées, y compris le MDA, qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de la MDMA ou des drogues apparentées est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, y compris le MDA.
6C4C.11
Consommation nocive d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA, continue
Harmful use of MDMA or related drugs, including MDA, continuous
Aussi : Consommation nocive d’ecstasy ou de drogues apparentées, continue
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de MDMA ou de drogues apparentées, y compris le MDA, qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de MDMA ou des drogues apparentées est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, y compris le MDA.
6C4C.1Z
Consommation nocive d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA, sans précision
Harmful pattern of use of MDMA or related drugs, including MDA, unspecified
6C4C.2
Dépendance à l’ectasie ou à des drogues apparentées, y compris le MDA
MDMA or related drug dependence, including MDA
Aussi : Dépendance à l’ecstasy ou pharmacodépendance associée
La dépendance à la MDMA ou aux drogues apparentées, y compris la MDA, est un trouble du contrôle de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées résultant d'un usage répété ou continu de MDMA ou de drogues apparentées. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne de consommation de MDMA ou de drogues apparentées, qui se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport à d'autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin impérieux de consommer de la MDMA ou des drogues apparentées. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent également être présentes, notamment la tolérance aux effets de la MDMA ou des drogues apparentées, les symptômes de sevrage après l'arrêt ou la réduction de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, ou la consommation répétée de MDMA ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si la consommation de MDMA ou de drogues apparentées est continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4C.20
Dépendance à l’ectasie ou à des drogues apparentées, y compris le MDA, consommation actuelle
MDMA or related drug dependence, including MDA, current use
Aussi : Dépendance à l’ecstasy ou pharmacodépendance associée, consommation actuelle
Dépendance actuelle à la MDMA ou à des drogues apparentées, incluant le MDA, avec consommation de MDMA ou de drogues apparentées au cours du mois passé.
6C4C.21
Dépendance à l’ectasie ou à des drogues apparentées, y compris le MDA, rémission complète précoce
MDMA or related drug dependence, including MDA, early full remission
Aussi : Dépendance à l’ecstasy ou aux drogues apparentées, rémission complète précoce
Après un diagnostic de dépendance à la MDMA ou à des drogues apparentées, y compris le MDA, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu cessé de consommer de la MDMA ou des drogues apparentées, y compris le MDA, pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4C.22
Dépendance à l’ectasie ou à des drogues apparentées, y compris le MDA, rémission partielle durable
MDMA or related drug dependence, including MDA, sustained partial remission
Aussi : Dépendance à l’ecstasy ou aux drogues apparentées, rémission partielle durable
Après un diagnostic de dépendance à la MDMA ou à des drogues apparentées, incluant le MDA, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris une intervention d’aide à soi-même), on observe une forte réduction de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, y compris de MDA, depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de MDMA ou de drogues apparentées, y compris le MDA, a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été réunis.
6C4C.23
MDMA ou dépendance à une drogue associée, y compris MDA, rémission complète maintenue
MDMA or related drug dependence, including MDA, sustained full remission
Aussi : Dépendance à l’ecstasy ou pharmacodépendance associée, rémission complète durable
Après un diagnostic de dépendance à la MDMA ou à des drogues apparentées, incluant le MDA, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer de la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, pendant 12 mois ou plus.
6C4C.2Z
Dépendance à l’ectasie ou à des drogues apparentées, y compris le MDA, sans précision
MDMA or related drug dependence, including MDA, unspecified
6C4C.3
Intoxication médicamenteuse par l’ectasie ou drogues apparentées, y compris le MDA
MDMA or related drug intoxication, including MDA
Aussi : Intoxication due à l’ecstasy ou à une drogue apparentée
L’intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation de MDMA ou de drogues apparentées et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de la MDMA ou des drogues apparentées et leur intensité est étroitement liée à la quantité de MDMA ou de drogues apparentées consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la MDMA ou les drogues apparentées sont éliminées de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure un intérêt et une activité sexuels accrus ou inappropriés, de l’anxiété, de l’instabilité, de l’agitation et de la transpiration. Dans de rares cas, généralement en cas d’intoxication sévère, la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA, peut entraîner une dystonie et des crises épileptiques. Un décès soudain en est une complication rare mais reconnue.
6C4C.4
Sevrage de l’ectasie ou d’une drogue apparentée, y compris le MDA
MDMA or related drug withdrawal, including MDA
Sevrage de la MDMA ou d’une drogue apparentée, y compris le MDA, comprenant un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées chez des personnes ayant développé une dépendance à la MDMA ou à la drogue apparentée ou ayant consommé de la MDMA ou des drogues apparentées pendant une longue période ou en grandes quantités. Les caractéristiques de présentation du sevrage de la MDMA ou de la drogue apparentée peuvent comprendre la fatigue, la léthargie, l’hypersomnie ou l’insomnie, l’humeur dépressive, l’anxiété, l’irritabilité, le besoin impérieux, des difficultés de concentration et un appétit perturbé.
6C4C.5
Delirium induit par la MDMA ou produit apparenté, y compris la MDA
MDMA or related drug-induced delirium, including MDA
Aussi : Délire induit par l'ecstasy ou produit apparenté
Le delirium provoqué par la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, se caractérise par un état aigu de troubles de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par la substance ou pendant la consommation de MDMA ou de drogues apparentées. La quantité et la durée de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées doivent être capables de produire un délire. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux.
6C4C.6
Trouble psychotique induit par la MDMA ou produit apparenté, y compris la MDA
MDMA or related drug-induced psychotic disorder, including MDA
Aussi : Trouble psychotique induit par la MDMA - [3, 4-méthylènedioxy-méthamphétamine] MDMA -[3, 4-méthylènedioxy-méthamphétamine] · Trouble psychotique induit par la MDA - [3, 4-méthylènedioxyamphétamine] · Trouble psychotique induit par l'ecstasy ou produit apparenté
Le trouble psychotique provoqué par la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées. L’intensité ou la durée des symptômes dépassent nettement celles des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées. La quantité et la durée de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, incluant le MDA).
6C4C.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par la MDMA ou une drogue apparentée, dont le MDA
Certain specified MDMA or related drug-induced mental or behavioural disorders, including MDA
6C4C.70
Trouble de l'humeur induit par la MDMA ou un produit apparenté, dont le MDA
MDMA or related drug-induced mood disorder, including MDA
Aussi : Trouble de l'humeur induit par l'ecstasy ou un produit apparenté
Le trouble de l’humeur provoqué par la MDMA ou des drogues apparentées, incluant le MDA, se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées, y compris le MDA. La quantité et la durée de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la MDMA ou à des drogues apparentées).
6C4C.71
Trouble anxieux induit par la MDMA ou un produit apparenté
MDMA or related drug-induced anxiety disorder
Aussi : Trouble anxieux induit par l'ecstasy ou un produit apparenté
Le trouble anxieux provoqué par la consommation de MDMA ou de drogues apparentées incluant le MDA se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par la MDMA ou des drogues apparentées, inlcuant le MDA. La quantité et la durée de la consommation de MDMA ou de drogues apparentées doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux ou lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de de MDMA ou de drogues apparentées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de MDMA ou de drogues apparentées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de MDMA ou de drogues apparentées).
6C4C.Y
Autres troubles dus à la consommation d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA
Other specified disorders due to use of MDMA or related drugs, including MDA
6C4C.Z
Troubles dus à la consommation d’ectasie ou de drogues apparentées, y compris le MDA, sans précision
Disorders due to use of MDMA or related drugs, including MDA, unspecified
6C4D
Troubles dus à l'utilisation de médicaments dissociatifs, notamment la kétamine et la phencyclidine [PCP]
Disorders due to use of dissociative drugs including ketamine and phencyclidine [PCP]
Aussi : Consommation abusive de PCP
Les troubles dus à l'utilisation de drogues dissociatives, y compris la kétamine et la phencyclidine [PCP], sont caractérisés par le schéma et les conséquences de la consommation de drogues dissociatives. Les drogues dissociatives comprennent la kétamine et la phencyclidine (PCP) et leurs analogues chimiques (relativement rares). La kétamine est un anesthésique intraveineux largement utilisé dans les pays à revenu faible et intermédiaire, en particulier en Afrique, et dans les situations d'urgence. La kétamine est également en cours d'évaluation pour le traitement de certains troubles mentaux (par exemple, les troubles dépressifs résistants au traitement). C'est également un médicament répandu à usage non médical dans de nombreux pays et peut être pris par voie orale ou nasale ou injecté. Il produit un sentiment d'euphorie mais selon la dose, les hallucinations émergentes et la dissociation sont reconnues comme des effets secondaires désagréables. La phencyclidine a une distribution mondiale plus restreinte et a également des effets euphorisants et dissociatifs. Son utilisation peut entraîner un comportement bizarre inhabituel pour l'individu, y compris l'automutilation. La toxicomanie dissociative est décrite mais un syndrome de sevrage n'est pas reconnu par la plupart des autorités. Plusieurs troubles mentaux dissociatifs d'origine médicamenteuse sont reconnus.
6C4D.0
Épisode de consommation nocive de drogues dissociatives, y compris la kétamine ou le PCP
Episode of harmful use of dissociative drugs including ketamine or PCP
Épisode de consommation d’une drogue dissociative incluant la kétamine et le PCP qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par une drogue dissociative incluant la kétamine et le PCP, de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de drogues dissociatives, incluant la kétamine et le PCP.
6C4D.1
Consommation nocive de drogues dissociatives, y compris la kétamine ou le PCP
Harmful pattern of use of dissociative drugs, including ketamine or PCP
Aussi : Drogues dissociatives, y compris la consommation excessive de kétamine ou de PCP
Schéma de consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine et la phencyclidine (PCP) qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de drogues dissociatives est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’.-à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des drogues dissociatives de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP.
6C4D.10
Consommation nocive de drogues dissociatives, y compris la kétamine ou le PCP, épisodique
Harmful pattern of use of dissociative drugs including ketamine or PCP, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente de drogues dissociatives incluant la kétamine et la phencyclidine (PCP) qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de drogues dissociatives est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des drogues dissociatives de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP.
6C4D.11
Consommation nocive de drogues dissociatives, y compris la kétamine ou le PCP, continue
Harmful pattern of use of dissociative drugs including ketamine or PCP, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de drogues dissociatives incluant la kétamine et la phencyclidine (PCP), qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de drogues dissociatives est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par des drogues dissociatives de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP.
6C4D.1Z
Consommation nocive de drogues dissociatives, y compris la kétamine ou le PCP, sans précision
Harmful pattern of use of dissociative drugs, including ketamine or PCP, unspecified
6C4D.2
Pharmacodépendance dissociative incluant la kétamine ou le PCP
Dissociative drug dependence including ketamine or PCP
Aussi : Dépendance aux drogues dissociatives incluant la kétamine ou le PCP
La dépendance dissociative aux drogues incluant la kétamine ou la PPC est un trouble du contrôle de la consommation de médicaments dissociatifs résultant de la prise répétée ou continue de médicaments dissociatifs. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne conduisant à l'utilisation de médicaments dissociatifs. Elle se manifeste par une altération de la capacité à contrôler la consommation de drogue, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport aux autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences s'accompagnent souvent d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser des médicaments dissociatifs. Les caractéristiques de dépendance sont habituellement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être fait si l'utilisation des médicaments dissociatifs est continue (quotidienne ou presque quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4D.20
Pharmacodépendance dissociative incluant la kétamine ou le PCP, consommation actuelle
Dissociative drug dependence including Ketamine or PCP, current use
La dépendance aux drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP, l'utilisation actuelle fait référence à l'utilisation de drogues dissociatives au cours du mois passé.
6C4D.21
Pharmacodépendance dissociative incluant la kétamine ou le PCP, rémission complète précoce
Dissociative drug dependence including ketamine or PCP, early full remission
Après un diagnostic de dépendance aux drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer des drogues dissociatives pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4D.22
Pharmacodépendance dissociative incluant la kétamine ou le PCP, rémission partielle durable
Dissociative drug dependence including Ketamine or PCP, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance aux drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de drogues dissociatives depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de drogues dissociatives a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C4D.23
Toxicomanie dissociative, y compris kétamine ou PCP, rémission complète maintenue
Dissociative drug dependence including Ketamine or PCP, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance aux drogues dissociatives incluant la kétamine ou le PCP, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer des drogues dissociatives pendant 12 mois ou plus.
6C4D.2Z
Pharmacodépendance dissociative incluant la kétamine ou le PCP, sans précision
Dissociative drug dependence including ketamine or PCP, unspecified
6C4D.3
Intoxication médicamenteuse dissociative incluant la kétamine ou le PCP
Dissociative drug intoxication including Ketamine or PCP
Aussi : Intoxication au PCP · intoxication par la phencyclidine
L’intoxication par des drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP est un état transitoire cliniquement significatif qui se développe pendant ou peu après la consommation d’une drogue dissociative et qui se caractérise par des troubles de la conscience, de la cognition, de la perception, de l’affect, du comportement ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus d’une drogue dissociative et leur intensité est étroitement liée à la quantité de drogue dissociative consommée. Ils sont limités dans le temps et s’atténuent à mesure que la drogue dissociative est éliminée de l’organisme. Les caractéristiques de présentation peuvent inclure de l’agressivité, de l’impulsivité, de l’imprévisibilité, de l’anxiété, une agitation psychomotrice, un jugement altéré, un engourdissement ou une réactivité diminuée à la douleur, une mauvaise articulation et une dystonie. Les signes physiques incluent un nystagmus (mouvements oculaires incontrôlés répétitifs), une tachycardie, une tension artérielle élevée, un engourdissement, une ataxie, une dysarthrie et une rigidité musculaire. Dans de rares cas, la consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP peut provoquer des crises épileptiques.
6C4D.4
Delirium dissociatif d'origine médicamenteuse, y compris kétamine ou PCP
Dissociative drug-induced delirium including ketamine or PCP
Le delirium induit par la consommation de drogues dissociatives dont la Kétamine ou la phencyclidine (PCP) se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou au cours de la consommation de drogues dissociatives. La quantité et la durée de la consommation de drogues dissociatives doivent être capables de produire un délirium. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par des troubles mentaux primaires, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, et neurodéveloppementaux.
6C4D.5
Trouble psychotique dissociatif d'origine médicamenteuse, notamment la kétamine ou le PCP
Dissociative drug-induced psychotic disorder including Ketamine or PCP
Le trouble psychotique provoqué par la consommation de drogues dissociatives incluant la kétamine ou le PCP se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par des drogues dissociatives. L’intensité ou la durée des symptômes dépassent nettement celles des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par des drogues dissociatives. La quantité et la durée de la consommation des drogues dissociatives doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. schizophrénie, trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de drogues dissociatives, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des drogues dissociatives ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de drogues dissociatives).
6C4D.6
Certains troubles mentaux ou comportementaux dissociatifs précisés provoqués par des médicaments, y compris la kétamine et la phencyclidine [PCP]
Certain specified dissociative drug-induced mental or behavioural disorders, including ketamine and phencyclidine [PCP]
6C4D.60
Trouble de l'humeur dissociatif d'origine médicamenteuse, y compris kétamine ou PCP
Dissociative drug-induced mood disorder including Ketamine or PCP
Le trouble de l’humeur provoqué par des drogues dissociatives incluant la kétamine et le PCP se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par des drogues dissociatives. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par des drogues dissociatives. La quantité et la durée de la consommation des drogues dissociatives doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble dépressif, trouble bipolaire, trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de drogues dissociatives, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation de drogues dissociatives ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à des drogues dissociatives).
6C4D.61
Trouble anxieux dissociatif d'origine médicamenteuse, y compris kétamine ou PCP
Dissociative drug-induced anxiety disorder including Ketamine or PCP
Le trouble anxieux provoqué par la consommation de drogues dissociatives se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par des drogues dissociatives. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par des drogues dissociatives. La quantité et la durée de l’utilisation des drogues dissociatives doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble anxieux ou lié à la peur, trouble dépressif avec symptômes d’anxiété dominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de drogues dissociatives, si les symptômes persistaient pendant une période assez longue après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des drogues dissociatives ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de drogues dissociatives).
6C4D.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de médicaments dissociatifs, notamment la kétamine et la phencyclidine [PCP]
Other specified disorders due to use of dissociative drugs including ketamine and phencyclidine [PCP]
6C4D.Z
Troubles dus à l'utilisation de médicaments dissociatifs, notamment la kétamine et la phencyclidine [PCP], sans précision
Disorders due to use of dissociative drugs including ketamine and phencyclidine [PCP], unspecified
6C4E
Troubles dus à l'utilisation d'autres substances psychoactives précisées, y compris à but thérapeutique
Disorders due to use of other specified psychoactive substances, including medications
Aussi : Troubles dus à l'abus d'autres substances psychoactives précisées, y compris des médicaments · trouble de l'usage des substances psychoactives
Troubles liés à l'utilisation d'autres substances psychoactives précisées, y compris des médicaments, se caractérisent par le profil et les conséquences des substances psychoactives qui ne figurent pas parmi les principales classes de substances spécifiquement identifiées. Les exemples incluent le khat, les médicaments aux propriétés anticholinergiques (par exemple, la benztropine) et certains antihistaminiques.
6C4E.0
Épisode d’utilisation nocive d’une autre substance psychoactive précisée
Episode of harmful use of other specified psychoactive substance
Épisode de consommation d’une substance psychoactive précisée ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication par une substance ou à la consommation de médicaments psychoactifs ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à une intoxication par de une substance ou à la consommation de médicaments psychoactifs de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive d’une autre substance psychoactive précisée. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation de la substance psychoactive précisée.
6C4E.1
Mode d'utilisation nocive d'une autre substance psychoactive précisée
Harmful pattern of use of other specified psychoactive substance
Aussi : autres toxicomanies précisées
Schéma de consommation d’une substance psychoactive précisée ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c.-à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance ou le médicament précisé(e) de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une autre substance psychoactive précisée.
6C4E.10
Mode d'utilisation nocive d'une autre substance psychoactive précisée, épisodique
Harmful pattern of use of other specified psychoactive substance, episodic
Épisode de consommation épisodique ou intermittente d’une substance psychoactive précisée ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance ou le médicament précisé(e) de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une autre substance psychoactive précisée.
6C4E.11
Mode d'utilisation nocive d'une autre substance psychoactive précisée, en continu
Harmful pattern of use of other specified psychoactive substance, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) d’une substance psychoactive précisée ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de la substance est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance ou le médicament précisé(e) de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une autre substance psychoactive précisée.
6C4E.1Z
Mode d'utilisation nocive d'une autre substance psychoactive précisée, sans précision
Harmful pattern of use of other specified psychoactive substance, unspecified
6C4E.2
Autre dépendance à une substance psychoactive précisée
Other specified psychoactive substance dependence
La dépendance à une autre substance psychoactive précisée est un trouble du contrôle de l'utilisation d'une substance précisée résultant de l'utilisation répétée ou continue de la substance précisée. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne à utiliser la substance précisée, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler l'utilisation, une priorité croissante accordée à son utilisation par rapport à d'autres activités et la persistance de l'utilisation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser la substance précisée. Des caractéristiques physiologiques de dépendance peuvent également être présentes, notamment une tolérance aux effets de la substance précisée, des symptômes de sevrage après l'arrêt ou une réduction de l'utilisation de la substance précisée, ou l'utilisation répétée de la substance précisée ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou atténuer les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation de la substance précisée est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4E.20
Autre dépendance aux substances psychoactives précisées, consommation actuelle
Other specified psychoactive substance dependence, current use
Autre dépendance actuelle à une substance psychoactive précisée, avec consommation de la substance psychoactive précisée au cours du mois passée.
6C4E.21
Autre dépendance à une substance psychoactive précisée, rémission complète précoce
Other specified psychoactive substance dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance à une autre substance psychoactive précisée, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer la substance précisée pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4E.22
Autre dépendance aux substances psychoactives précisées, rémission partielle soutenue
Other specified psychoactive substance dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance à une autre substance psychoactive précisée, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de la substance précisée depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de la substance a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C4E.23
Autre dépendance à une substance psychoactive précisée, rémission complète maintenue
Other specified psychoactive substance dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance à une autre substance psychoactive précisée, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer la substance précisée pendant 12 mois ou plus.
6C4E.2Z
Autre dépendance à une substance psychoactive précisée, sans précision
Other specified psychoactive substance dependence, unspecified
6C4E.3
Autre intoxication par une substance psychoactive précisée
Other specified psychoactive substance intoxication
Une autre intoxication à une substance psychoactive précisée est un état transitoire significatif sur le plan clinique qui se développe pendant ou peu après la consommation d’une substance psychoactive ou d’un médicament précisé et qui se caractérise par des troubles au niveau de la conscience, des facultés cognitives, de la perception, de l'affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus de la substance psychoactive précisée et leur intensité est étroitement liée à la quantité de substance psychoactive précisée consommée. Ils sont limités dans le temps et s'atténuent lorsque la substance précisée est éliminée de l'organisme.
6C4E.4
Sevrage d'autres substances psychoactives précisées
Other specified psychoactive substance withdrawal
Le sevrage d’autres substances psychoactives précisées est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance précisée chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé la substance précisée pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage d'autres substances psychoactives précisées peut également se produire lorsque des médicaments psychoactifs prescrits ont été utilisés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques spécifiques de l'état de sevrage dépendent des propriétés pharmacologiques de la substance précisée.
6C4E.40
Sevrage d'une autre substance psychoactive précisée, sans complication
Other specified psychoactive substance withdrawal, uncomplicated
Le développement d’un état de sevrage non accompagné de troubles de la perception ou de crises épileptiques après l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance précisée.
6C4E.41
Sevrage d'autres substances psychoactives précisées, avec troubles de la perception
Other specified psychoactive substance withdrawal, with perceptual disturbances
Développement d’un état de sevrage accompagné de troubles de la perception mais pas de crises épileptiques après l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance précisée.
6C4E.42
Sevrage d'autres substances psychoactives précisées, avec convulsions
Other specified psychoactive substance withdrawal, with seizures
Développement d’un état de sevrage accompagné de crises épileptiques mais pas de troubles de la perception après l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance précisée.
6C4E.43
Sevrage d'autres substances psychoactives précisées, avec troubles de la perception et convulsions
Other specified psychoactive substance withdrawal, with perceptual disturbances and seizures
Développement d’un état de sevrage accompagné à la fois de troubles de la perception et de crises épileptiques après l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance précisée.
6C4E.4Z
Sevrage d'autres substances psychoactives précisées, sans précision
Other specified psychoactive substance withdrawal, unspecified
6C4E.5
Delirium provoqué par une autre substance psychoactive précisée, y compris des médicaments
Delirium induced by other specified psychoactive substance including medications
Le delirium induit par une autre substance psychoactive précisée se caractérise par un état aigu de trouble de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage de la substance ou pendant la consommation d’une substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance précisée doivent être capables de produire un délire. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance différente, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux.
6C4E.6
Trouble psychotique provoqué par une autre substance psychoactive précisée
Psychotic disorder induced by other specified psychoactive substance
Le trouble psychotique provoqué par une autre substance psychoactive précisée se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage d’une substance psychoactive précisée. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure à celle des troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage d’une substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance psychoactive précisée doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. la schizophrénie, un trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive précisée).
6C4E.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoquées par une substance psychoactive
Certain other specified psychoactive substance-induced mental or behavioural disorders
6C4E.70
Trouble de l'humeur provoqué par une autre substance psychoactive précisée
Mood disorder induced by other specified psychoactive substance
Le trouble de l’humeur provoqué par une autre substance psychoactive précisée se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage d’une substance psychoactive précisée. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage d’une substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance psychoactive précisée doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble dépressif, un trouble bipolaire, un trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive précisée).
6C4E.71
Trouble anxieux provoqué par une autre substance psychoactive précisée
Anxiety disorder induced by other specified psychoactive substance
Le trouble anxieux provoqué par une autre substance psychoactive précisée se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage d’une substance psychoactive précisée. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou du sevrage d’une substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance psychoactive précisée doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble anxieux ou lié à la peur, un trouble dépressif avec symptômes d’anxiété prédominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive précisée).
6C4E.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par une autre substance psychoactive précisée
Obsessive-compulsive or related disorder induced by other specified psychoactive substance
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par une autre substance psychoactive précisée se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de la substance psychoactive précisée. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations analogues qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de la substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance psychoactive précisée doivent être capables de produire des symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive précisée ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive précisée).
6C4E.73
Trouble du contrôle des impulsions provoqué par une autre substance psychoactive précisée
Impulse control disorder induced by other specified psychoactive substance
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par une autre substance psychoactive précisée se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage d’une substance psychoactive précisée. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations du contrôle des impulsions qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de la substance psychoactive précisée. La quantité et la durée de la consommation de la substance psychoactive précisée doivent être capables de produire des perturbations du contrôle des impulsions. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les perturbations du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive précisée, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive précisée).
6C4E.Y
Autres troubles dus à l'utilisation d'autres substances psychoactives précisées, y compris à but thérapeutique
Other specified disorders due to use of other specified psychoactive substances, including medications
6C4E.Z
Troubles dus à l'utilisation d'autres substances psychoactives précisées, y compris à but thérapeutique, sans précision
Disorders due to use of other specified psychoactive substances, including medications, unspecified
6C4F
Troubles dus à l'utilisation de plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments.
Disorders due to use of multiple specified psychoactive substances, including medications
Aussi : Troubles dus à l'abus de plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments
Les troubles dus à l’utilisation de plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments, se caractérisent par le schéma et les conséquences d’une consommation de plusieurs substances psychoactives. Bien que ce groupe soit fourni à des fins de codage, dans la plupart des situations cliniques il est recommandé que plusieurs troubles spécifiques dus à la consommation de substances y soient affectés plutôt que d’utiliser des catégories de ce groupe.
6C4F.0
Épisode d'utilisation nocive de plusieurs substances psychoactives précisées
Episode of harmful use of multiple specified psychoactive substances
Épisode de consommation de multiples substances psychoactives précisées ou médicaments qui ne sont pas inclus dans les autres classes de substances identifiées sous les Troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive de multiples substances psychoactives précisées. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation des multiples substances psychoactives.
6C4F.1
Utilisation nocive de plusieurs substances psychoactives précisées
Harmful pattern of use of multiple specified psychoactive substances
Aussi : abus de substances psychoactives précisées multiples
Schéma de consommation de multiples substances psychoactives précisées ou de médicaments qui ne sont pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c.-à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de multiples substances psychoactives précisées.
6C4F.10
Utilisation nocive de plusieurs substances psychoactives précisées, épisodiques
Harmful pattern of use of multiple specified psychoactive substances, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’une substance psychoactive précisée ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance ou le médicament précisé(e) de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une autre substance psychoactive précisée.
6C4F.11
Utilisation nocive de plusieurs substances psychoactives précisées, en continu
Harmful pattern of use of multiple specified psychoactive substances, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) de multiples substances psychoactives précisées ou d’un médicament qui n’est pas inclus dans les autres classes de substances spécifiquement identifiées sous les troubles dus à la consommation d’une substance qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de la substance est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement associé à une intoxication par de multiples substances ou à la consommation de médicaments psychoactifs de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation de multiples substances psychoactives précisées.
6C4F.1Z
Utilisation nocive de plusieurs substances psychoactives précisées, sans précision
Harmful pattern of use of multiple specified psychoactive substances, unspecified
6C4F.2
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées
Multiple specified psychoactive substances dependence
La dépendance aux substances psychoactives précisées multiples est un trouble du contrôle de l'utilisation de substances multiples précisées résultant de l'utilisation répétée ou continue des substances spécifiées. La caractéristique est une forte pulsion interne pour utiliser les substances spécifiées. Elle se manifeste par un trouble de la capacité à contrôler la consommation, par une priorité croissante donnée à la consommation par rapport à d'autres activités et par la persistance de la consommation malgré des dommages ou des conséquences négatives. Ces expériences s'accompagnent souvent d'une sensation subjective d'envie ou de besoin de consommer les substances spécifiées. Les caractéristiques physiologiques de la dépendance peuvent aussi être présentes, y compris la tolérance aux effets des substances spécifiées, des symptômes de sevrage à la suite d'un arrêt ou d'une réduction de l'utilisation de substances spécifiées, ou l'utilisation répétée des substances spécifiées ou de substances pharmacologiquement similaires pour prévenir ou soulager les symptômes de sevrage. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement manifestes sur une période minimale de 12 mois, mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation des substances spécifiées est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4F.20
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées, utilisation actuelle
Multiple specified psychoactive substances dependence, current use
6C4F.21
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées, rémission complète précoce
Multiple specified psychoactive substances dependence, early full remission
6C4F.22
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées, rémission partielle prolongée
Multiple specified psychoactive substances dependence, sustained partial remission
6C4F.23
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées, rémission complète maintenue
Multiple specified psychoactive substances dependence, sustained full remission
6C4F.2Z
Dépendance à plusieurs substances psychoactives précisées, sans précision
Multiple specified psychoactive substances dependence, unspecified
6C4F.3
Intoxication due à plusieurs substances psychoactives précisées
Intoxication due to multiple specified psychoactive substances
Aussi : intoxication médicamenteuse mixte aigüe SAI · intoxication par polysubstances · intoxication mixte médicamenteuse SAI · intoxication médicamenteuse combinée aigüe SAI · Intoxication médicamenteuse combinée SAI · intoxication polymédicamenteuse aigüe
Intoxication due à des substances multiples psychoactives précisées correspondant à un état transitoire significatif sur le plan clinique qui se développe pendant ou peu après la consommation de substances multiples ou de médicaments précisés et qui se caractérise par des troubles de la conscience, des facultés cognitives, de la perception, de l'affect, du comportement, ou de la coordination. Ces troubles sont causés par les effets pharmacologiques connus des substances multiples psychoactives précisées et leur intensité est étroitement liée à la quantité de substances consommées. Ils sont limités dans le temps et s'atténuent lorsque les substances multiples précisées sont éliminées de l'organisme.
6C4F.4
Prélèvement multiple de substances psychoactives précisées
Multiple specified psychoactive substances withdrawal
Le sevrage des substances multiples psychoactives précisées est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation des substances multiples précisées chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé les substances précisées pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage des substances multiples psychoactives précisées peut également se produire lorsque des médicaments psychoactifs prescrits ont été utilisés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques spécifiques de l'état de sevrage dépendent des propriétés pharmacologiques des substances précisées et de leurs interactions.
6C4F.40
Sevrage de plusieurs substances psychoactives précisées, sans complication
Multiple specified psychoactive substances withdrawal, uncomplicated
6C4F.41
Sevrage de multiple substances psychoactives précisées, avec troubles de la perception
Multiple specified psychoactive substances withdrawal, with perceptual disturbances
6C4F.42
Sevrage de substances psychoactives précisées multiples, avec convulsions
Multiple specified psychoactive substances withdrawal, with seizures
6C4F.43
Sevrage de substances psychoactives précisées multiples, avec troubles de la perception et convulsions
Multiple specified psychoactive substances withdrawal, with perceptual disturbances and seizures
6C4F.4Y
Autres prélèvement multiple de substances psychoactives précisées
Other specified multiple specified psychoactive substances withdrawal
6C4F.4Z
Prélèvement multiple de substances psychoactives précisées, sans précision
Multiple specified psychoactive substances withdrawal, unspecified
6C4F.5
Delirium provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments
Delirium induced by multiple specified psychoactive substances including medications
Le delirium provoqué par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise par un état aigu de trouble de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délire qui se développe pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage de la substance ou pendant la consommation de multiples substances précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances précisées doivent être capables de produire un délire. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une substance autre que celles précisées, ou par une autre affection médicale qui n’est pas classée sous les troubles mentaux, comportementaux et neurodéveloppementaux. Notez que ce diagnostic ne s’applique qu’aux situations dans lesquelles un délire est présent mais où il est impossible de déterminer laquelle des multiples substances psychoactives est la cause du délire. Dans les cas de consommation de multiples substances psychoactives où plusieurs substances spécifiques peuvent être identifiées comme une cause du délire, il faut plutôt poser les diagnostics correspondants de délire provoqué par une substance spécifique.
6C4F.6
Trouble psychotique provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées
Psychotic disorder induced by multiple specified psychoactive substances
Le trouble psychotique provoqué par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de multiples substances psychoactives précisées. L’intensité ou la durée des symptômes est nettement supérieure aux troubles d’allure psychotique de la perception, de la cognition ou du comportement qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des multiples substances psychoactives précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances psychoactives précisées doivent être capables de produire des symptômes psychotiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. la schizophrénie, un trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation des multiples substances psychoactives précisées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des multiples substances psychoactives précisées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation des multiples substances psychoactives précisées).
6C4F.7
Certains troubles mentaux ou comportementaux précisés provoqués par plusieurs substances psychoactives précisées
Certain multiple specified psychoactive substances-induced mental or behavioural disorders
6C4F.70
Trouble de l'humeur provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées
Mood disorder induced by multiple specified psychoactive substances
Le trouble de l’humeur provoqué par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de multiples substances psychoactives précisées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des troubles de l’humeur qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de multiples substances psychoactives précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances psychoactives précisées doivent être capables de produire des symptômes thymiques. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble dépressif, un trouble bipolaire, un trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation des multiples substances psychoactives précisées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des multiples substances psychoactives précisées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation des multiples substances psychoactives précisées).
6C4F.71
Trouble anxieux provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées
Anxiety disorder induced by multiple specified psychoactive substances
Le trouble anxieux induit par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage de multiples substances psychoactives précisées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des symptômes d’anxiété qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage de multiples substances psychoactives précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances psychoactives précisées doivent être capables de produire des symptômes d’anxiété. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble anxieux ou lié à la peur, un trouble dépressif avec symptômes d’anxiété prédominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’anxiété précédaient le début de la consommation des multiples substances psychoactives précisées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des multiples substances psychoactives précisées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation des multiples substances psychoactives précisées).
6C4F.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées
Obsessive-compulsive or related disorder induced by multiple specified psychoactive substances
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage de multiples substances psychoactives précisées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations analogues qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des multiples substances psychoactives précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances psychoactives précisées doivent être capables de produire des symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de multiples substances psychoactives précisées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des multiples substances psychoactives précisées, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de multiples substances psychoactives précisées).
6C4F.73
Syndrome de contrôle des impulsions provoqué par plusieurs substances psychoactives précisées
Impulse control syndrome induced by multiple specified psychoactive substances
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par de multiples substances psychoactives précisées se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage des multiples substances psychoactives précisées. L’intensité ou la durée des symptômes dépasse nettement celle des perturbations du contrôle des impulsions qui sont caractéristiques d’une intoxication par ou d’un sevrage des multiples substances psychoactives précisées. La quantité et la durée de la consommation des multiples substances psychoactives précisées doivent être capables de produire des perturbations du contrôle des impulsions. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les perturbations du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de multiples substances psychoactives précisées, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage des multiples substances psychoactives précisées ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de multiples substances psychoactives précisées).
6C4F.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments.
Other specified disorders due to use of multiple specified psychoactive substances, including medications
6C4F.Z
Troubles dus à l'utilisation de plusieurs substances psychoactives précisées, y compris des médicaments., sans précision
Disorders due to use of multiple specified psychoactive substances, including medications, unspecified
6C4G
Troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives inconnues ou non précisées
Disorders due to use of unknown or unspecified psychoactive substances
Aussi : Troubles dus à l'abus de substances psychoactives inconnues ou non précisées · mésusage de drogues, SAI
Troubles dus à la consommation de substances psychoactives inconnues ou non précisées, caractérisés par la tendance à la consommation de la substance psychoactive et ses conséquences lorsque la substance spécifique est inconnue ou non précisée. Ces catégories peuvent être utilisées dans des situations cliniques au cours desquelles il apparait clairement que le trouble est due à la consommation de la substance dont la classe spécifique est inconnue. Une fois la substance en question identifiée, le trouble doit être recodé dans la classe correspondant à cette substance.
6C4G.0
Épisode unique d’utilisation nocive de substances psychoactives inconnues ou non précisées
Episode of harmful use of unknown or unspecified psychoactive substances
Épisode de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ou à un sevrage ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par ou à un sevrage de la substance de la part de la personne concernée par le diagnostic d’épisode isolé de consommation nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée.
6C4G.1
Mode de consommation nocif de substances psychoactives inconnues ou non précisées
Harmful pattern of use of unknown or unspecified psychoactive substance
Aussi : Consommation excessive de plusieurs substances SAI · Consommation excessive de drogues SAI
Schéma de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation de la substance est épisodique ou d’au moins un mois si la consommation est continue (c’est-à-dire, quotidienne ou quasi-quotidienne). Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée.
6C4G.10
Utilisation nocive de substances psychoactives inconnues ou non précisées, épisodique
Harmful pattern of use of unknown or unspecified psychoactive substance, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation épisodique de la substance est évident sur une période d’au moins 12 mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée.
6C4G.11
Mode de consommation nocif de substances psychoactives inconnues ou non précisées, en continu
Harmful pattern of use of unknown or unspecified psychoactive substance, continuous
Schéma de consommation continue (quotidienne ou quasi-quotidienne) d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée qui a porté préjudice à la santé physique ou mentale d’une personne ou a entraîné un comportement portant atteinte à la santé d’autrui. Le schéma de consommation continue de la substance est évident sur une période d’au moins un mois. Un préjudice est porté à la santé de l’individu pour une ou plusieurs des raisons suivantes: (1) comportement lié à une intoxication ; (2) effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps ; ou (3) voie d’administration nocive. L’atteinte à la santé d’autrui comprend toute forme de préjudice physique, y compris un traumatisme, ou un trouble mental directement attribuable à un comportement dû à une intoxication par la substance de la part de la personne concernée par le diagnostic de schéma nocif de consommation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée.
6C4G.1Z
Mode de consommation nocif de substances psychoactives inconnues ou non précisées, sans précision
Harmful pattern of use of unknown or unspecified psychoactive substance, unspecified
6C4G.2
Dépendance inconnue ou non précisée à une substance psychoactive
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence
Aussi : Toxicomanie SAI
La dépendance à une substance psychoactive inconnue ou non précisée est un trouble du contrôle de l'utilisation d'une substance inconnue ou non précisée résultant d'une utilisation répétée ou continue de la substance. Le trait caractéristique est une forte pulsion interne d'utiliser la substance inconnue ou non précisée, qui se manifeste par une capacité réduite à contrôler la consommation, une priorité croissante accordée à la consommation par rapport aux autres activités et la persistance de la consommation malgré les dommages ou les conséquences négatives. Ces expériences sont souvent accompagnées d'une sensation subjective d'envie ou de besoin d'utiliser la substance inconnue ou non précisée. Les caractéristiques de la dépendance sont généralement évidentes sur une période d'au moins 12 mois mais le diagnostic peut être posé si l'utilisation de la substance inconnue ou non précisée est continue (quotidienne ou quasi quotidienne) pendant au moins 3 mois.
6C4G.20
Dépendance aux substances psychoactives inconnue ou non précisée, utilisation actuelle
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence, current use
Dépendance actuelle à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, avec consommation de la substance au cours du mois passé.
6C4G.21
Dépendance aux substances psychoactives inconnues ou non précisées, rémission complète précoce
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence, early full remission
Après un diagnostic de dépendance à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), l’individu s’est abstenu de consommer la substance pendant une période comprise entre 1 et 12 mois.
6C4G.22
Dépendance inconnue ou non précisée à une substance psychoactive, rémission partielle prolongée
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence, sustained partial remission
Après un diagnostic de dépendance à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), il y a une réduction considérable de la consommation de la substance depuis plus de 12 mois, de sorte que même si une consommation intermittente ou continue de la substance a eu lieu durant cette période, les critères de définition de la dépendance n’ont pas été satisfaits.
6C4G.23
Dépendance inconnue ou non précisée à une substance psychoactive, rémission complète maintenue
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence, sustained full remission
Après un diagnostic de dépendance à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, rémission complète maintenue et souvent à la suite d’un épisode de traitement ou d’une autre intervention (y compris intervention sur soi), la personne s’est abstenue de consommer la substance pendant 12 mois ou plus.
6C4G.2Z
Dépendance inconnue ou non précisée à une substance psychoactive, sans précision
Unknown or unspecified psychoactive substance dependence, substance and state of remission unspecified
6C4G.3
Intoxication due à une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Intoxication due to unknown or unspecified psychoactive substance
Aussi : abus de substances psychoactives · troubles de la transe et de la possession dans l'intoxication aux substances psychoactives · intoxication médicamenteuse SAI
Intoxication due à une substance psychoactive inconnue ou non précisée correspondant à un état transitoire qui se développe pendant ou peu après l’administration d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée, caractérisée par des troubles au niveau de la conscience, des facultés cognitives, de la perception, de l'affect ou du comportement, ou d’autres fonctions et réponses psychophysiologiques. Ce diagnostic doit être posé uniquement en présence d’une preuve avérée de prise de la substance non identifiée et sous réserve que les caractéristiques ne peuvent pas s’expliquer par un autre trouble ou une autre maladie.
6C4G.4
Sevrage dû à une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive substance
Aussi : Sevrage médicamenteux SAI · Sevrage d’une substance SAI
Le sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée est un ensemble significatif sur le plan clinique de symptômes, comportements et/ou caractéristiques physiologiques, d’un degré de sévérité et d’une durée variables, qui survient dès l’arrêt ou la réduction de la consommation d’une substance inconnue ou non précisée chez des sujets ayant développé une dépendance ou consommé la substance précisée pendant une longue période ou en grandes quantités. Le sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée peut également se produire lorsque des médicaments psychoactifs prescrits ont été utilisés à des doses thérapeutiques standard. Les caractéristiques spécifiques de l'état de sevrage dépendent des propriétés pharmacologiques de la substance inconnue ou non précisée.
6C4G.40
Sevrage dû à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, sans complication
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive substance, uncomplicated
Tous les critères de diagnostic du sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée sont satisfaits et l’état de sevrage ne s’accompagne pas de troubles de la perception ou de crises épileptiques.
6C4G.41
Sevrage dû à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, avec troubles de la perception
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive substance, with perceptual disturbances
Tous les critères de diagnostic du sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de troubles de la perception (p. ex. hallucinations ou illusions visuelles ou tactiles) avec épreuve de réalité intacte. Il n’y a pas de preuves de confusion et les autres critères de diagnostic du délire ne sont pas satisfaits. L’état de sevrage ne s’accompagne pas de crises épileptiques.
6C4G.42
Sevrage dû à une cause de substance psychoactive inconnue ou non précisée, avec convulsions
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive substance, with seizures
Tous les critères de diagnostic du sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée sont satisfaits et l’état de sevrage s’accompagne de crises épileptiques (c.-à-d. crises tonicocloniques généralisées) mais pas de troubles de la perception.
6C4G.43
Sevrage dû à des troubles psychoactifs inconnus ou non précisés, des troubles de la perception et des convulsions
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive, with perceptual disturbances and seizures
Développement d’un syndrome de sevrage accompagné à la fois de troubles de la perception et de crises épileptiques après l’arrêt ou la réduction de la consommation de la substance inconnue ou non précisée.
6C4G.4Z
Sevrage dû à une substance psychoactive inconnue ou non précisée, sans précision
Withdrawal due to unknown or unspecified psychoactive substance, unspecified
6C4G.5
Delirium provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Delirium induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Le delirium induit par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise par un état aigu de perturbation de l’attention et de la conscience accompagné de caractéristiques spécifiques au délirium qui se développe pendant ou peu après une intoxication à la substance ou son sevrage ou au cours de l’utilisation d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un trouble mental primaire, par la consommation ou le sevrage d’une autre substance, ou par un autre état de santé qui n’est pas classé dans les Troubles mentaux, comportementaux, ou neurodéveloppementaux.
6C4G.6
Trouble psychotique provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Psychotic disorder induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Aussi : Psychose induite par des substances
Le trouble psychotique provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise par des symptômes psychotiques (p. ex. idées délirantes, hallucinations, pensées désorganisées, comportement globalement désorganisé) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. la schizophrénie, un trouble de l’humeur avec symptômes psychotiques), comme cela pourrait être le cas si les symptômes psychotiques précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive inconnue ou non précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes psychotiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée).
6C4G.7
Autres troubles provoqués par une substance psychoactive inconnus ou non précisés
Certain unknown or unspecified psychoactive substance-induced mental or behavioural disorders
6C4G.70
Trouble de l'humeur provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Mood disorder induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Le trouble de l’humeur provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise par des symptômes thymiques (p. ex. humeur dépressive ou euphorique, engagement moindre dans des activités agréables, augmentation ou diminution des niveaux d’énergie) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble dépressif, un trouble bipolaire, un trouble schizoaffectif), comme cela pourrait être le cas si les symptômes thymiques précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes thymiques (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée).
6C4G.71
Trouble anxieux provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Anxiety disorder induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Le trouble anxieux provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise par des symptômes d’anxiété (p. ex. appréhension ou inquiétude, peur, symptômes physiologiques d’excitation autonome excessive, comportement d’évitement) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble anxieux et lié à la peur, un trouble dépressif avec symptômes d’anxiété prédominants), comme cela pourrait être le cas si les symptômes d’humeur précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive inconnue ou non précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes d’anxiété (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée).
6C4G.72
Trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Obsessive-compulsive or related disorder induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Le trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise soit par des pensées intrusives ou des préoccupations répétitives, habituellement associées à une anxiété et généralement accompagnées de comportements répétitifs démontrés en réaction, soit par des actions récurrentes et habituelles dirigées sur les phanères (p. ex. se tirer les cheveux, se piquer la peau) qui apparaissent pendant ou peu après une intoxication par ou un sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. un trouble obsessionnel-compulsif ou apparenté), comme cela pourrait être le cas si les symptômes précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, ou s’il y a d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes obsessionnels-compulsifs ou apparentés (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée).
6C4G.73
Trouble du contrôle des impulsions provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée
Impulse control disorder induced by unknown or unspecified psychoactive substance
Le trouble du contrôle des impulsions provoqué par une substance psychoactive inconnue ou non précisée se caractérise par des comportements régulièrement répétés dans lesquels il y a une incapacité récurrente à résister à une impulsion, un désir ou un besoin impérieux d’accomplir un acte qui est gratifiant pour la personne, au moins à court terme, malgré le préjudice pour soi ou pour autrui à plus long terme (p. ex. mettre le feu ou voler sans motif apparent, comportement sexuel répétitif, accès d’agressivité) qui se développent pendant ou peu après une intoxication par ou le sevrage d’une substance psychoactive inconnue ou non précisée. Les symptômes ne s’expliquent pas mieux par un trouble mental primaire (p. ex. trouble de contrôle des impulsions, trouble dû à des comportements addictifs), comme cela pourrait être le cas si les perturbations du contrôle des impulsions précédaient le début de la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée, si les symptômes persistaient pendant une longue période après l’arrêt de la consommation ou le sevrage de la substance psychoactive inconnue ou non précisée ou s’il existe d’autres preuves d’un trouble mental primaire préexistant avec symptômes de contrôle des impulsions (p. ex. antécédents d’épisodes antérieurs non associés à la consommation de la substance psychoactive inconnue ou non précisée).
6C4G.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives inconnues ou non précisées
Other specified disorders due to use of unknown or unspecified psychoactive substances
6C4G.Z
Troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives inconnues ou non précisées, sans précision
Disorders due to use of unknown or unspecified psychoactive substances, unspecified
6C4H
Troubles dus à l'utilisation de substances non-psychoactives
Disorders due to use of non-psychoactive substances
Aussi : Troubles dus à l'abus de substances non-psychoactives
Les troubles dus à la consommation de substances non psychoactives sont caractérisés par le schéma et les conséquences de la consommation non médicale de substances non psychoactives. Les substances non psychoactives comprennent les laxatifs, les stéroïdes anabolisants, l'hormone de croissance, l'érythropoïétine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ils peuvent également inclure des médicaments brevetés ou en vente libre et des remèdes traditionnels. L'utilisation non médicale de ces substances peut être associée à des effets nocifs pour l'individu en raison des effets toxiques directs ou secondaires de la substance non psychoactive sur les organes et les systèmes du corps, ou une voie d'administration nocive (par exemple, des infections dues à l'auto-administration par injection intraveineuse). Ils ne sont pas associés à une intoxication ou à un syndrome de dépendance ou de sevrage et ne sont pas des causes reconnues de troubles mentaux induits par une substance.
6C4H.0
Épisode d'utilisation nocive de substances non-psychoactives
Episode of harmful use of non-psychoactive substances
Épisode de consommation d’une substance non psychoactive qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le préjudice sur la santé de l’individu est dû aux effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps, ou à une voie d’administration nocive. Ce diagnostic ne doit pas être posé si le préjudice est attribué à un schéma connu de consommation d’une substance non psychoactive.
6C4H.1
Mode de consommation nocif de substances non-psychoactives
Harmful pattern of use of non-psychoactive substances
Aussi : Consommation nocive de médicaments en vente libre, n’entraînant pas une dépendance
Schéma de consommation de substances non psychoactives qui a causé un préjudice cliniquement significatif à la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation est évident sur une période d’au moins 12 mois si la consommation est épisodique et d’au moins un mois si la consommation est continue (c’.-à-d. quotidienne ou quasi-quotidienne). Le préjudice peut être causé par les effets toxiques directs ou secondaires de la substance sur les organes et systèmes du corps, ou par une voie d’administration nocive.
6C4H.10
Mode de consommation nocif de substances non-psychoactives, épisodique
Harmful pattern of use of non-psychoactive substances, episodic
Schéma de consommation épisodique ou intermittente d’une substance non psychoactive qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation épisodique ou intermittente de la substance non psychoactive est évident sur une période d’au moins 12 mois. Le préjudice peut être causé par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps, ou par une voie d’administration nocive.
6C4H.11
Mode d'utilisation nocive de substances non-psychoactives, en continu
Harmful pattern of use of non-psychoactive substances, continuous
Schéma de consommation continue d’une substance non psychoactive (quotidienne ou quasi-quotidienne) qui a causé un préjudice sur la santé physique ou mentale d’une personne. Le schéma de consommation continue de la substance non psychoactive est évident sur une période d’au moins un mois. Le préjudice peut être causé par les effets toxiques directs ou secondaires sur les organes et systèmes du corps, ou par une voie d’administration nocive.
6C4H.1Z
Mode de consommation nocif de substances non-psychoactives, sans précision
Harmful pattern of use of non-psychoactive substances, unspecified
6C4H.Y
Autres troubles dus à l'utilisation de substances non-psychoactives
Other specified disorders due to use of non-psychoactive substances
6C4H.Z
Troubles dus à l'utilisation de substances non-psychoactives, sans précision
Disorders due to use of non-psychoactive substances, unspecified
6C4Y
Autres troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives
Other specified disorders due to substance use
6C4Z
Troubles dus à l'utilisation de substances psychoactives, sans précision
Disorders due to substance use, unspecified
Classification et définitions : OMS, ICD 11 MMS 2025, reproduites sans modification (licence CC BY ND 3.0 IGO). Maladies rares : Orphanet (CC BY 4.0). Médicaments : marques dont l'indication d'AMM ou de RCP cite le titre de l'entrée, à vérifier fiche par fiche. Scores : outils publiés, sélection par mots du titre.