Clodronate disodique anhydre
2 spécialités en Tunisie
- Code ATC
- M05BA02
Spécialités disponibles en Tunisie
| Marque | Composition | Laboratoire | Formes | Prix à partir de | Reste à charge min. | CNAM |
|---|---|---|---|---|---|---|
| BONEFOS | Clodronate disodique anhydre | BAYER AG, BAYER AG ( EX:BAYER PHARMA AG), BAYER OY | Comp. Pell., Comprimés pelliculés | 307,085 DT | 307,085 DT | non |
| CLEDOS | Clodronate disodique anhydre | WEST PHARMA | Comp. Pell., Gél. | non |
Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.
Interactions médicamenteuses de clodronate disodique anhydre
Aucune interaction répertoriée dans le thésaurus ANSM pour cette molécule. L'absence d'entrée ne signifie pas l'absence de risque.
Grossesse et allaitement
Grossesse
Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.
Allaitement
Pas de fiche CRAT pour cette molécule.
Notice de référence
RCP de CLASTOBAN 800 mg, comprimé pelliculé (BIOPROJET EUROPE (IRLANDE)), rattaché à la marque tunisienne BONEFOS. Voir l'original.
Indications thérapeutiques
- Traitement des hypercalcémies malignes en relais de la forme injectable
- Traitement palliatif des ostéolyses d’origine maligne avec ou sans hypercalcémie, en complément du traitement spécifique de la tumeur (voir rubrique 4.4).
Dans les cas d’hypercalcémies, le traitement doit être associé à une réhydratation optimale.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Les comprimés doivent être pris en dehors des repas (voir rubrique. 4.5).
Selon l’indication et la dose utilisée, le traitement sera pris en une ou deux prises. Il faut de préférence prendre la dose journalière unique ou la première des deux doses de la journée le matin à jeun, avec un verre d’eau. Pendant l’heure suivant la prise, le patient ne doit ni manger, ni boire (sauf de l’eau plate), ni prendre aucun autre médicament par voie orale.
Dans le cas d’une posologie à deux prises par jour, la seconde dose doit être prise entre les repas (au moins deux heures après) et une heure avant la prise du repas suivant, d’une boisson (autre que de l’eau plate), ou d’un autre médicament.
CLASTOBAN étant éliminé principalement par voie rénale, une hydratation optimale doit être maintenue pendant le traitement.
Traitement palliatif des ostéolyses sans hypercalcémie :
La dose journalière recommandée est de 1600 mg en une seule prise. Si la dose prescrite est plus importante, il est recommandé de répartir la dose en deux prises.
Traitement des hypercalcémies malignes en relais de la forme injectable et traitement palliatif des ostéolyses d’origine maligne avec hypercalcémie :
Des doses de départ plus élevées devront être instaurées : de 2400 à 3200 mg/jour, réparties en plusieurs prises. En fonction de la réponse thérapeutique, ces doses seront progressivement diminuées jusqu’à 1600 mg.
Enfants : L’efficacité et la tolérance de ce médicament n’ont pas encore été établies chez l’enfant.
Sujets âgés : Aucun ajustement posologique particulier n’est nécessaire chez les sujets âgés. Chez les patients âgés de plus de 65 ans inclus dans les essais cliniques, il n’y a eu aucun effet indésirable propre à cette tranche d’âge.
Insuffisants rénaux Le clodronate est essentiellement éliminé par voie rénale. Il faut donc l’utiliser avec prudence en cas d’insuffisance rénale. Les doses supérieures à 1600 mg ne doivent pas être prises en continu.
Il est recommandé de diminuer les doses selon le schéma ci-dessous selon le degré d’insuffisance rénale :
| Degré d’insuffisance rénale | Clairance de la créatinine (ml/min) | Dose |
| Légère | 50-80 ml/min | 1600 mg/j (pas de diminution de dose) |
| Modérée | 30-50 ml/min | 1200 mg/j |
| Sévère* | < 30ml/min | 800 mg/j |
* Il n’y a pas de données de pharmacocinétique disponibles chez les patients insuffisants rénaux, présentant une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min, dans le cas d’un traitement oral par le clodronate. L’utilisation chez ce type de patient est à éviter à l’exception d’une utilisation à court terme, dans le cas d’une insuffisance rénale purement fonctionnelle due à une augmentation du taux de calcium sérique.
Contre indications
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
- Association avec un autre bisphosphonate
Mises en garde et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusqu’au-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou l’aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. L’arrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de l’évaluation du bénéfice/risque pour le patient.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l’aine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Ostéonécrose de la mâchoire
Une ostéonécrose de la mâchoire généralement associée à une extraction dentaire et/ou une infection locale (y compris une ostéomyélite) a été rapportée chez des patients cancéreux recevant un traitement par des bisphosphonates administré par voie intraveineuse et par voie orale. Un grand nombre de ces patients recevait aussi une chimiothérapie et des corticoïdes.
Un examen dentaire avec des soins dentaires préventifs appropriés doit être envisagé avant un traitement par bisphosphonates chez les patients ayant des facteurs de risques concomitants (par exemple : cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticoïdes, mauvaise hygiène buccodentaire).
Pendant le traitement, ces patients doivent éviter, si possible, les interventions dentaires invasives. La chirurgie dentaire peut aggraver l’état des patients développant une ostéonécrose de la mâchoire pendant un traitement par bisphosphonate. Pour les patients nécessitant une intervention dentaire, il n’y a pas de données disponibles suggérant qu’une interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque d’ostéonécrose de la mâchoire.
Le jugement clinique du médecin traitant doit guider la conduite à tenir pour chaque patient basée sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Les patients doivent être correctement hydratés avant et pendant le traitement. Ceci est particulièrement important lorsque CLASTOBAN est utilisé en perfusion intraveineuse chez les patients présentant une hypercalcémie ou une insuffisance rénale car des atteintes rénales graves ont été rapportées, lors de l’administration par voie intraveineuse rapide de doses supérieures à celles préconisées.
La fonction rénale, le taux sérique de créatinine, et le bilan phosphocalcique (calcémie et phosphorémie) doivent être surveillés régulièrement avant et pendant le traitement.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale, CLASTOBAN doit être administré avec précaution, et une diminution de la dose peut être nécessaire puisque l’élimination du clodronate est essentiellement rénale (voir rubrique 4.2).
Précautions d’emploi
Hyperostéolyse d’origine maligne : le traitement par CLASTOBAN ne doit pas remettre en cause l’instauration du traitement spécifique.
Des élévations asymptomatiques et réversibles des transaminases sont survenues pendant les essais cliniques, sans autre modification du bilan hépatique. La surveillance des transaminases sériques est recommandée (voir rubrique 4.8).
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)
Grossesse
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence un effet tératogène à doses élevées, avec des altérations osseuses touchant le squelette et les dents. Lorsqu’il est administré pendant la gestation, ce médicament est à l’origine de troubles de la minéralisation osseuse, touchant principalement les os longs et se traduisant par des déformations angulaires. Le plus souvent, ces anomalies s’observent à doses élevées et sont réversibles après la mise bas. Cet effet est vraisemblablement à mettre au compte du mécanisme d’action de la molécule, par chélation du calcium. Bien que le clodronate passe la barrière placentaire chez l’animal, cette caractéristique n’est pas connue chez l’homme. En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetoxique du clodronate lorsqu’il est administré pendant la grossesse. En conséquence, l’utilisation du clodronate est déconseillée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de moyen contraceptif efficace. Cet élément ne constitue pas l’argument pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Allaitement
L’excrétion du clodronate dans le lait maternel n’est pas connue. Le risque chez le nourrisson allaité ne peut pas être exclu. Il est recommandé d’arrêter l’allaitement pendant le traitement.
Fertilité
Les études réalisées chez l’animal avec le clodronate n’ont pas mis en évidence de foetotoxicité, mais des doses élevées ont diminué la fertilité des mâles.
Il n’existe pas de donnée clinique sur l’effet du clodronate sur la fertilité chez l’homme.
Effets indésirables
Les réactions indésirables les plus fréquemment signalées sont les nausées, les vomissements et les diarrhées. Ces réactions sont généralement légères et sont plus fréquentes lors d’un traitement par CLASTOBAN à fortes doses.
| Système classe organe | Fréquent De ≥ 1/100 à < 1/10 | Rare De ≥ 1/10 000 à < 1/1 000 |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hypocalcémie asymptomatique | Hypocalcémie symptomatique Augmentation des taux sériques de parathormone, associée à la baisse de la calcémie. Augmentation des taux sériques des phosphatases alcalines* |
| Troubles gastro-intestinaux | Diarrhée** Nausées** Vomissements** | |
| Troubles hépatobiliaires | Augmentation des taux de transaminases (habituellement dans les limites de la normale) | Augmentation des taux de transaminases au-delà de deux fois les valeurs normales non associée à une anomalie de la fonction hépatique. |
| Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés | Réactions d’hypersensibilité cutanée |
* chez les patients présentant une affection métastatique, l’élévation du taux des phosphatases alcalines peut également être due à des métastases hépatiques et osseuses.
** généralement d’intensité légère.
Les termes MedDRA les plus appropriés ont été utilisés pour décrire les effets indésirables.
Expérience post-commercialisation :
- Des cas isolés d’ostéonécrose de la mâchoire ont été rapportés principalement chez les patients ayant été précédemment traités par des amino-bisphosphonates tels que zoledronate et pamidronate (voir également rubrique 4.4).
- Après la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence rare): fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effets indésirables de classe des bisphosphonates).
- Affections oculaires
- Des cas d’uvéites ont été rapportés avec CLASTOBAN après la commercialisation. Les effets suivants ont été rapportés avec d’autres bisphosphonates : conjonctivite, épisclérite et sclérite. Un cas isolé de conjonctivite a été rapporté avec CLASTOBAN, chez un patient traité en association avec un autre bisphosphonate.
- Effets respiratoires, thoraciques et médiastinaux :
- Très rares : Perturbation de la fonction respiratoire chez les patients atteints d’asthme par allergie à l’aspirine. Réactions d’hypersensibilité se manifestant par des troubles respiratoires.
- Effets rénaux et urinaires :
- Rares : Perturbation de la fonction rénale (augmentation du taux sérique de la créatinine et augmentation de la protéinurie) et lésions rénales graves, surtout après la perfusion intraveineuse rapide de fortes doses de clodronate (voir rubrique. 4.2). Des cas isolés d’insuffisance rénale et dans de rares cas d’évolution fatale ont été rapportés, notamment lors de l’utilisation concomitante d’AINS (voir rubrique 4.5).
- Affections musculo-squelettiques, systémiques et osseuses :
- Des douleurs sévères osseuses, articulaires et/ou musculaires sévères ont été, très rarement, rapportées chez des patients prenant CLASTOBAN. Leur survenue varie de quelques jours à plusieurs mois après le début du traitement par CLASTOBAN.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .
Surdosage
Symptômes :
Une augmentation de la créatinine sérique et des troubles rénaux a été constatée avec de hautes doses de clodronate par voie IV.
Traitement :
Le traitement de l'overdose doit être symptomatique. Une hydratation satisfaisante doit être assurée et la fonction rénale et les taux de calcium sérique doivent être surveillés.
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : BISPHOSPHONATES, code ATC : M05BA02
Le clodronate disodique appartient à la famille des bisphosphonates, dont l'action s'exerce spécifiquement sur l'os. Cette action sélective repose sur leur forte affinité pour les composants minéraux du tissu osseux et se traduit par une inhibition de l'activité ostéoclastique.
A des concentrations entraînant une inhibition de l'ostéolyse, le clodronate disodique n'a aucun effet sur la minéralisation normale de l'os.
Dans les états hypercalcémiques, le clodronate réduit les taux sériques élevés et chez les patients normocalcémiques, l'action anti-ostéolytique du clodronate disodique est démontrée par une diminution de l'excrétion urinaire du calcium et de l'hydroxyproline.
L'administration quotidienne de ce produit réduit la formation de nouvelles lésions ostéolytiques et ralentit l'extension des lésions osseuses existantes.
Chez les malades présentant des métastases osseuses, des lésions osseuses en rapport avec un myélome, le clodronate ralentit le développement des lésions squelettiques existantes. Le clodronate induit également une diminution des phénomènes algiques liés à l'hyperostéolyse.
Molécules de la même classe ATC (M05BA)
| Molécule | ATC | Marques | Prix à partir de | CNAM | OMS | Grossesse (CRAT) | Interactions |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Clodronate disodique anhydre | M05BA02 | 2 | 307,085 DT | non | 0 | ||
| Risedronate | M05BA07 | 4 | 35,140 DT | oui | Voir le texte | 0 | |
| Acide zoledronique | M05BA08 | 4 | non | 7 |
Classification ATC de l'OMS lue dans les RCP. Le tableau juxtapose des données déjà présentes sur chaque fiche ; il ne recommande rien.
Recommandations internationales
Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.
Classification ATC (OMS) : M05BA02