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Cefazoline

4 spécialités en Tunisie · 1 interaction répertoriée

Grossesse : Compatible Allaitement : Compatible Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière Vérifier une association

Code ATC
J01DB04

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
CEFAZOL IM IV 1gr Cefazoline Pdre P Prép inj Bt1+S/ 3,600 DT 0,000 DT oui
CEFAZOL Cefazoline Pdre inj r IM 3,890 DT 0,290 DT oui
CEFAZOL IM-IV Cefazoline UNIMED Pdre. Prép. Inj. hôpital
CEFAZOLINE r Prép. Cefazoline PANPHARMA P. Prép. Inj. hôpital

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de cefazoline

Précaution d'emploi 1
Acenocoumarol · ex. SINTROM

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la céphalosporine et après son arrêt. Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse Compatible

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la céfazoline.

Traiter une femme enceinte

Si une céphalosporine de 1ère génération injectable est nécessaire, il est possible d’utiliser la céfazoline, en particulier au-delà du 1er trimestre.

Source : Le CRAT.

Allaitement Compatible

Au vu des données disponibles sur la céfazoline et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation est possible en cours d’allaitement, sauf si l’enfant est allergique aux bêta-lactamines.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de CEFAZOLINE VIATRIS 1 g, poudre pour solution injectable (IM-IV) (VIATRIS SANTE), rattaché à la marque tunisienne CEFAZOL IM IV 1gr. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la céfazoline. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu le médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

  • Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis ci-dessus comme sensibles, notamment dans leurs manifestations :
  • bronchopulmonaires,
  • ORL et stomatologiques,
  • septicémiques,
  • endocarditiques,
  • génitales et urinaires,
  • cutanées,
  • séreuses,
  • osseuses et articulaires.

En raison de la faible diffusion de la céfazoline dans le liquide céphalo-rachidien, cet antibiotique n'est pas indiqué dans le traitement des méningites même à germes sensibles.

  • Prophylaxie des infections post-opératoires en
  • neurochirurgie (crâniotomie, dérivation du LCR),
  • chirurgie cardiaque,
  • chirurgie thoracique non cardiaque,
  • chirurgie vasculaire,
  • chirurgie gastro-duodénale,
  • chirurgie biliaire,
  • césarienne,
  • hystérectomie par voie abdominale et vaginale,
  • chirurgie de la tête et du cou avec ouverture du tractus oropharyngé,
  • chirurgie orthopédique avec pose de matériel.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

Posologie et mode d'administration

Posologie

Adultes : 0,50 g à 1 g toutes les 8 à 12 heures.

Cette posologie peut être augmentée en fonction de la sévérité de l'infection.

Enfants et nourrissons de plus d'un mois (pour la voie IV) et de plus de 30 mois (pour la voie IM) : 25 à 50 mg/kg et par 24 heures.

Cette posologie peut être augmentée en fonction de la sévérité de l'infection.

N.B.: la sécurité d'emploi de ce produit chez les prématurés et les nourrissons de moins d'un mois n'ayant pas été établie, il n'est pas recommandé d'utiliser la céfazoline chez ces patients.

Insuffisants rénaux :

En cas d'insuffisance rénale, la posologie est adaptée en fonction de la clairance de la créatinine ou de la créatininémie (cf. tableau).

POSOLOGIE CHEZ L'INSUFFISANT RENAL

Infection sévère ou très sévère :

Clairance de la créatinineDose de chargeDose d'entretien
50 à 20 ml/mn500 mg250 mg par jour toutes les 6 h ou 500 mg toutes les 12 h
20 à 10 ml/mn500 mg250 mg toutes les 12 h ou 500 mg toutes les 24 h
10 à 5 ml/mn500 mg250 mg toutes les 24-36 h ou 500 mg toutes les 48-72 h
< 5 ml/mn sujets hémodialysés500 mg voie I.V.500 mg toutes les 72 heures

Infection légère ou peu sévère :

Clairance de la créatinineDose de chargeDose d'entretien
50 à 20 ml/mn500 mg125 à 250 mg toutes les 12 h
20 à 10 ml/mn500 mg125 à 250 mg toutes les 24 h
10 à 5 ml/mn500 mg75 à 125 mg toutes les 24 h
< 5 ml/mn sujets hémodialysés500 mg voie I.V.50 à 75 mg toutes les 72 h

Prophylaxie des infections post-opératoires en chirurgie : l'antibioprophylaxie doit être de courte durée, le plus souvent limitée à la période per-opératoire, 24 heures parfois, mais jamais plus de 48 heures.

  • 2 g IV à l'induction anesthésique
  • puis réinjection de 1 g toutes les 4 heures pendant la durée de l'intervention.

En cas d'administration au-delà de la période per-opératoire, une réinjection de 1 g toutes les 8 heures doit être effectuée.

En chirurgie cardiaque avec circulation extra-corporelle (CEC), une injection supplémentaire de 1 g doit être réalisée après branchement de la CEC.

Dans les césariennes, l'injection doit s'effectuer après clampage du cordon.

Mode d’administration

La céfazoline peut s'administrer par voie IM profonde ou IV.

Administration IM : Dissoudre la poudre en la diluant dans 3 ml d’eau pour préparations injectables ou une solution de chlorure de sodium à 0,9 pour cent. Agiter le flacon énergiquement jusqu'à complète dissolution du contenu, la solution reconstituée doit être limpide et exempte de particules visibles. Injecter en IM profonde.

Administration IV (à l'usage exclusif des hôpitaux et collectivités) : la céfazoline peut s'administrer soit en injection directe, soit en perfusion continue ou discontinue.

Reconstituer la poudre en la diluant dans 3 ml d’eau pour préparations injectables ou une solution de chlorure de sodium à 0.9 pour cent, pour obtenir une solution primaire. Vérifier que cette solution reconstituée est limpide et qu’il n’y a pas de particules visibles.

  • Perfusion I.V. discontinue :

Diluer la solution primaire de céfazoline dans 50 à 100 ml d'eau pour préparations injectables ou dans l'une des solutions I.V. suivantes :

  • solution de chlorure de sodium à 0,9 pour cent;
  • solution de Ringer-lactate glucosée à 5 pour cent;
  • solution de glucose à 5 ou à 10 pour cent;
  • solution de Ringer;
  • solution de glucose à 5 pour cent et de chlorure de sodium à 0,9 pour cent (l'emploi d'une solution glucosée à 5 % et chlorurée sodique à 0,45 % ou à 0,2 % est également possible),
  • solution de Ringer-lactate;
  • solution de sucre inverti à 5 ou 10 %.
  • Injection I.V. directe :

Diluer la solution primaire de céfazoline dans 5 à 10 ml d'eau pour préparations injectables et injecter lentement en trois à cinq minutes, soit directement dans la veine, soit dans la tubulure d'une perfusion.

La solution doit être inspectée visuellement avant l’administration à la recherche de particules ou d’une coloration anormale. La solution doit être utilisée uniquement si elle est claire et exempte de particules.

Contre indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas :

  • d'allergie aux antibiotiques du groupe des céphalosporines.
Mises en garde et précautions d'emploi

Réactions d’hypersensibilité

Des cas de syndrome de Kounis ont été rapportés chez des patients traités par céfazoline. Le syndrome de Kounis a été défini comme un ensemble de symptômes cardiovasculaires secondaires à une réaction allergique ou d’hypersensibilité associée à la vasoconstriction des artères coronaires et pouvant potentiellement provoquer un infarctus du myocarde.

Mises en garde spéciales

  • La survenue de toute manifestation allergique impose l'arrêt du traitement.
  • La prescription des céphalosporines nécessite un interrogatoire préalable.
  • L'allergie aux pénicillines étant croisée avec celle aux céphalosporines dans 5 à 10 % des cas :
  • l'utilisation des céphalosporines doit être extrêmement prudente chez les patients pénicillinosensibles; une surveillance médicale stricte est nécessaire dès la première administration;
  • l'emploi des céphalosporines est à proscrire formellement chez le sujet ayant des antécédents d'allergie de type immédiat aux céphalosporines.
  • En cas de doute, la présence du médecin auprès du patient est indispensable à la première administration afin de traiter l'accident anaphylactique possible.
  • Les réactions d'hypersensibilité (anaphylaxie) observées avec ces deux types de substances peuvent être graves et parfois fatales.
  • Exceptionnellement, la coagulation sanguine peut être altérée pendant un traitement par céfazoline. Les patients à risque sont ceux qui présentent des facteurs de risque induisant une déficience en vitamine K ou affectant d'autres mécanismes de la coagulation (alimentation parentérale, déficiences nutritionnelles, diminution de la fonction hépatique et rénale, thrombocytopénie). La coagulation peut aussi être altérée en présence de maladies associées (par ex., hémophilie, ulcères gastriques et duodénaux) induisant ou aggravant les hémorragies. Dès lors, les lectures du temps de Quick doivent être surveillées chez les patients qui consultent avec ces maladies. Si elles sont réduites, des suppléments de vitamine K (10 mg/semaine) doivent être administrés.
  • Des cas de colites pseudo-membraneuses ont été rapportés avec les antibiotiques à large spectre. Ce diagnostic doit être évoqué chez des patients ayant une diarrhée persistante pendant ou après un traitement antibiotique. Les diarrhées sont réversibles à l'arrêt du traitement mais les formes sévères imposent un traitement spécifique.
  • Les bêtalactamines, exposent au risque d’encéphalopathies (confusion, troubles de la conscience, épilepsie ou mouvements anormaux) et, particulièrement, en cas de surdosage ou d’insuffisance rénale.

Précautions d'emploi

  • Il est prudent de surveiller la fonction rénale au cours du traitement en cas d'association de la céfazoline avec des antibiotiques potentiellement néphrotoxiques (aminosides en particulier) ou des diurétiques type furosémide ou acide étacrynique.
  • En cas d'insuffisance rénale, adapter la posologie en fonction de la clairance de la créatinine ou de la créatininémie (cf. rubrique 4.2).
  • Ce médicament contient 48,3 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 2,4% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier à ce jour.

Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.

En conséquence, la céfazoline peut être prescrite pendant la grossesse si besoin.

Allaitement

Le passage dans le lait maternel est faible (< 5 %), et les quantités ingérées très inférieures aux doses thérapeutiques.

En conséquence, l'allaitement est possible en cas de prise de ce médicament.

Toutefois, interrompre l'allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée, de candidose ou d'éruption cutanée.

Effets indésirables
  • Manifestations allergiques : éruptions cutanées, fièvre, choc anaphylactique.
  • Manifestations digestives : diarrhées, nausées, anorexie, vomissements, candidose buccale.
  • Manifestations hématologiques : éosinophilie, leucopénie, thrombocytémie réversible, troubles de la coagulation sanguine, hémorragie (Les patients à risque pour ces effets sont ceux qui présentent un manque de vitamine K ou d'autres facteurs entraînant des troubles de la coagulation sanguine, et les patients atteints de maladies qui induisent ou intensifient les saignements.).
  • Manifestations hépatiques : élévation transitoire des transaminases (ASAT, ALAT) et des phosphatases alcalines.
  • Néphrotoxicité : des altérations de la fonction rénale ont été observées avec des antibiotiques du même groupe, surtout en cas de traitement associé avec les aminosides et les diurétiques puissants.
  • Manifestations cardiaques : Syndrome de kounis.
  • Veinites après injection intraveineuse.
  • Douleurs au point d'injection intramusculaire avec induration possible.
  • Des cas exceptionnels de colite pseudo-membraneuse ont été rapportés.
  • Risque d’encéphalopathie (confusion, troubles de la conscience, épilepsie ou mouvements anormaux) et particulièrement en cas de surdosage ou d’insuffisance rénale.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Douleurs, inflammation et phlébite au point d'injection sont les signes d'un surdosage en céfazoline. Des vertiges, paresthésies et céphalées ont été rapportés suite à l'administration de fortes posologies de céphalosporines. Les bêtalactamines exposent au risque d’encéphalopathies (confusion, troubles de la conscience, épilepsie ou mouvements anormaux) et particulièrement en cas de surdosage ou d'insuffisance rénale.

Un surdosage accidentel en céfazoline impose l'arrêt du médicament et un traitement par anti-convulsivant en cas de survenue de crises convulsives.

En cas de surdosage sévère en particulier chez l'insuffisant rénal, l'hémodialyse associée à l'hémoperfusion peuvent être envisagées en dernier recours bien que leur efficacité n'ait pas été prouvée.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des bêta-lactamines du groupe des céphalosporines injectables de 1ère génération, Code ATC : J01DB04.

(J: Anti-infectieux)

SEUILS DES TESTS DE SENSIBILITE

Les critères d’interprétation des concentrations minimales inhibitrices (CMI) pour les tests de sensibilité ont été établis par le Comité européen des antibiogrammes (EUCAST) pour la céfazoline et sont énumérés ci-dessous :

https://www.ema.europa.eu/documents/other/minimum-inhibitory-concentration-mic-breakpoints_en.xlsx

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :

CatégoriesFréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes)
ESPÈCES SENSIBLES
Aérobies à Gram positif
Staphylococcus méti-S
Streptococcus
Streptococcus pneumoniae30 - 70 %
Aérobies à Gram négatif
Branhamella catarrhalis
Citrobacter koseri0 - 20 %
Escherichia coli20 - 30 %
Haemophilus influenzae
Klebsiella0 - 30 %
Neisseria gonorrhoeae
Proteus mirabilis10 - 20 %
Anaérobies
Clostridium perfringens10 - 20 %
Fusobacterium
Peptostreptococcus
Prevotella30 - 70 %
Propionibacterium acnes
Veillonella
ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES
( in vitro de sensibilité intermédiaire)
Anaérobies
Eubacterium
ESPÈCES RÉSISTANTES
Aérobies à Gram positif
Entérocoques
Listeria monocytogenes
Staphylococcus méti-R *
Aérobies à Gram négatif
Acinetobacter baumannii
Bordetella
Campylobacter
Citrobacter freundii
Enterobacter
Legionella
Morganella morganii
Proteus vulgaris
Providencia
Pseudomonas
Serratia
Vibrio
Yersinia enterocolitica
Anaérobies
Bacteroides
Clostridium difficile
Autres
Chlamydia
Mycobactéries
Mycoplasma
Rickettsia

* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

Recommandations internationales

Cefazoline figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Cefazolin) : Access group antibiotics.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : J01DB04