Myopathies secondaires
Il s'agit d'un groupe d'affections dans lesquelles les fibres musculaires sont dysfonctionnelles, ce qui entraine une faiblesse musculaire. La myopathie est due à un trouble sous-jacent.
8C80
Myopathie d'origine médicamenteuse
Drug-induced myopathy
Myopathie d’origine médicamenteuse allant de myalgies légères avec ou sans faiblesse légère à une myopathie chronique avec faiblesse sévère, à une rhabdomyolyse massive avec insuffisance rénale aigüe. Elle peut être due à plusieurs mécanismes différents comprenant une myotoxicité directe, une atteinte musculaire à médiation immunitaire et indirecte due à un coma d'origine médicamenteuse, à une hypokaliémie d'origine médicamenteuse, à des états hyperkinétiques ou des états dystoniques d'origine médicamenteuse.
8C81
Myopathie auto-immune
Autoimmune myopathy
La myopathie auto-immune est un sous-groupe de myopathies inflammatoires idiopathiques qui, malgré des causes diverses, ont comme caractéristiques histopathologiques communes une nécrose myocytaire sans inflammation significative. Les patients présentent une myopathie proximale symétrique sévère et subaigüe, associée à un taux de créatine kinase nettement élevé. Ce sont très probablement des maladies à médiation immunitaire, puisqu’elles répondent à l'immunothérapie. Elles s'accompagnent souvent d'un traitement par statines, de maladies du tissu conjonctif, d’un cancer et d'autoanticorps spécifiques de la particule de reconnaissance du signal (SRP) ou de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A réductase (HMGCR).
8C82
Myopathie au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitaires précisées
Myopathy in certain specified infectious or parasitic disease
La myopathie dans certaines maladies infectieuses ou parasitaires précises est un groupe peu commun de maladies musculaires causées par un large éventail d'agents bactériens, fongiques, parasitaires et viraux. Les organismes bactériens sont la cause de pyomyosites, d'abcès du psoas, de myosites à staphylocoques dorés, de myosites nécrosantes à streptocoques du groupe A, de myosites à streptocoques du groupe B, de gangrènes gazeuses clostridiennes, et de myosites non clostridiennes. La myosite fongique est rare et affecte habituellement les hôtes immunodéprimés. Les myosites parasitaires sont le plus souvent dues à la trichinose ou à la cysticercose, mais d'autres protozoaires ou helminthes peuvent être impliqués. Les virus peuvent causer une myosite aigüe bénigne, une pleurodynie, une rhabdomyolyse aigüe, ou une polymyosite à médiation immunitaire.
8C83
Myopathie au cours de certaines maladies endocriniennes précisées
Myopathy in certain specified endocrine disease
La myopathie dans certaines maladies endocriniennes précisées fait référence à des troubles musculaires associés à un dysfonctionnement des glandes surrénales (comme la myopathie stéroïdienne), à un dysfonctionnement de la thyroïde (comme dans le coma myxœdémateux ou la myopathie thyrotoxique), à un dysfonctionnement des parathyroïdes (comme dans la néoplasie endocrinienne multiple), à un dysfonctionnement de l'hypophyse et à un dysfonctionnement des îlots de Langerhans (comme dans la myopathie diabétique due à un infarctus ischémique des muscles fémoraux). La myopathie stéroïdienne est la myopathie endocrinienne la plus courante. Ces affections sont généralement réversibles avec la correction de la perturbation endocrinienne sous-jacente.
8C84
Rhabdomyolyse secondaire
Secondary rhabdomyolysis
Une rhabdomyolyse secondaire survient lorsque l'effet principal d'un facteur étiologique entraine un état fonctionnel ou biochimique favorable au développement de changements ischémiques, dégénératifs, nécrotiques ou déstabilisant la membrane dans le muscle, produisant les caractéristiques cliniques et biochimiques de la rhabdomyolyse. Le plus souvent, la rhabdomyolyse est secondaire à un dérèglement métabolique, souvent de nature génétique, résultant d'un mouvement anormalement excessif, d'une tension isométrique excessive due à une tentative de mouvement contre une résistance, ou d'un coma entrainant une augmentation de la pression intramusculaire, une ischémie, une hypoxie et une nécrose. La rhabdomyolyse secondaire peut être également due à une mutation dans divers gènes (RYR1, LPIN).
8C8Y
Autres myopathies secondaires
Other specified secondary myopathies
8C8Z
Myopathies secondaires, sans précision
Secondary myopathies, unspecified
8D0Y
Autres maladies précisées de la jonction neuromusculaire ou du muscle
Other specified diseases of neuromuscular junction or muscle
8D0Z
Maladies de la jonction neuromusculaire ou du muscle, sans précision
Diseases of neuromuscular junction or muscle, unspecified
Classification et définitions : OMS, ICD 11 MMS 2025, reproduites sans modification (licence CC BY ND 3.0 IGO). Maladies rares : Orphanet (CC BY 4.0). Médicaments : marques dont l'indication d'AMM ou de RCP cite le titre de l'entrée, à vérifier fiche par fiche. Scores : outils publiés, sélection par mots du titre.