MMedok Médicaments
/

Penicillamine

1 spécialité en Tunisie · 6 interactions répertoriées

Liste OMS 2025 Nomenclature hospitalière Vérifier une association

Classe pharmacologique
Adsorbants
Code ATC
M01CC01

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
CUPRIPEN Capsule Penicillamine 60,854 DT 0,000 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de penicillamine

Association déconseillée 5
Charbon active · ex. CARBOPHOS, CARBACTIVE gelu, CARBOSYLANE Ent, CARBOSYLANE

Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Diosmectite · ex. SMACTYL r, SMECTITE, SMECTA ORANGE-VANILLE, GASTROSTOP, SMECTA Sach

Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Magnesium carbonate · ex. DEFLATINE, CALMACIDE, RENNIE SANS SUCRE, MAG 2, MAGNESIUM TERIAK, MEGAMAG

Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Magnesium hydroxyde · ex. MOXAL, ANTACID, GASTRAMYL

Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Magnesium trisilicate · ex. CONTRACIDE

Association déconseillée: - avec les inhibiteurs d'intégrase (raltégravir, bictégravir, dolutégravir, cabotégravir) Précaution d'emploi: - avec les autres substances. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption de ces substances.

Association déconseillée (ANSM) : à éviter, sauf nécessité après évaluation du rapport bénéfice/risque, sous surveillance étroite.

Précaution d'emploi 1
Fer · ex. TARDYFERON, FER PLUS, FEROVEN, IV-FER, TARDYFERON B9, FEFOL

Prendre les sels de fer à distance de la pénicillamine (plus de 2 heures, si possible). Diminution de l'absorption digestive de la pénicillamine.

Précaution d'emploi (ANSM) : association possible moyennant adaptation et surveillance clinique/biologique.

Source : ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses (septembre 2023).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Pas de fiche CRAT pour cette molécule ; voir la rubrique grossesse du RCP ci dessous.

Allaitement

Pas de fiche CRAT pour cette molécule.

Notice de référence

RCP de TROLOVOL 300 mg, comprimé pelliculé (LABORATOIRE XO), rattaché à la marque tunisienne CUPRIPEN Capsule. Voir l'original.

Indications thérapeutiques
  • Traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde ;
  • Traitement de la Maladie de Wilson ;
  • Traitement de la cystinurie ;
  • Traitement de l’intoxication au plomb.
Posologie et mode d'administration

Posologie

Population pédiatrique

La forme pharmaceutique de cette spécialité, comprimé dosé à 300 mg peut ne pas convenir pour les enfants de moins de 6 ans et les enfants de faible poids à cause de son dosage élevé et du risque de fausse route.

Polyarthrite rhumatoïde

La posologie doit être progressive pour atteindre sans la dépasser, la dose minimale efficace :

Adultes :

300 mg par jour, le premier mois.

600 mg par jour, le deuxième mois.

Si les effets thérapeutiques se manifestent à cette dose, il n'est pas nécessaire de l'augmenter sinon passer à 900 mg par jour. On évitera dans la mesure du possible de dépasser 900 mg par jour.

Toujours rechercher la dose minimale efficace.

Les comprimés doivent être pris à distance des repas

Enfants : La dose habituelle est de 15 à 20 mg/kg/j. La dose initiale doit être inférieure (comprise entre 2.5 et 5 mg/kg/j) puis augmentée toutes les 4 semaines pendant une période de 3 à 6 mois.

Maladie de Wilson

Adultes : 1200 à 1800 mg par jour en plusieurs prises fractionnées, 30 minutes avant le repas. Cette dose doit être atteinte progressivement afin de limiter les réactions d'hypersensibilité.

Après stabilisation de la maladie, réduire la posologie à une dose journalière de 600 mg à 900 mg. Ensuite, on s'en tiendra à la dose efficace la plus faible nécessaire pour obtenir un bilan de cuivre négatif. Il est conseillé de ne pas maintenir une dose de 1800 mg par jour pendant plus d'un an.

Enfants : 20 mg/kg/jour en 2 ou 3 prises fractionnées 1 heure avant les repas. Pour les enfants de plus de 12 ans, la dose d’entretien est de 0.75 à 1g/jour.

Cystinurie

Adultes : 3 à 6 comprimés par jour

Enfants : 20 à 30 mg/kg/j répartie en 2 ou 3 prises administrées 1h avant les repas. La posologie doit être adaptée de façon à maintenir un taux de cystine urinaire inférieur à 200mg/l.

Intoxication au plomb

Adultes : 3 à 5 comprimés par jour

Enfants : la pénicillamine ne doit être utilisée qu’en cas de taux sanguin de plomb supérieur à 45 µg/dl avec une dose totale de 15 à 20 mg/kg/j répartie en 2 à 3 prises.

Contre indications
  • Néphropathies hématuriques et protéiniques
  • Altérations hématologiques importantes
  • Lupus érythémateux, myasthénie, dermatoses sévères
  • Allergie aux pénicillines et aux céphalosporines, en raison de la possibilité, chez certains individus, d'allergie croisée entre les bêta-lactamines et la D-pénicillamine
  • Antécédents d'accidents graves (aplasie médullaire, pemphigus, myasthénie) aux dérivés thiols (tiopronine, pyritinol)
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Prudence en cas d'administration avec un médicament pouvant provoquer une aplasie médullaire.

Surveillance clinique et biologique étroite en cas d'antécédent d'intolérance à la tiopronine ou au pyritinol.

Précautions d'emploi

Surveillance clinique étroite et biologique régulière : numération formule sanguine y compris les plaquettes et protéinurie (surveillance hebdomadaire les premiers mois, puis bimensuelle); éventuellement recherche de sang dans les urines, dosage de la créatininémie.

Pendant le traitement de la maladie de Wilson, il est aussi nécessaire de surveiller l'effacement de l'anneau vert de Kayser-Fleischer et l'augmentation de la cuprurie qui doit assurer un bilan cuprurique négatif. Une aggravation des signes neurologiques dans les premiers mois de traitement des formes neurologiques doit faire discuter l'utilité de la poursuite de ce traitement.

La survenue d'une dyspnée inexpliquée doit imposer l'arrêt du médicament et faire pratiquer un bilan radiographique et fonctionnel respiratoire.

Lorsqu'un traitement par les sels d'or a dû être arrêté pour effets indésirables, il est, par prudence, conseillé de ne commencer le traitement par la D-pénicillamine que 6 mois après la disparition de ces derniers.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de la D-pénicillamine en rapport avec la formation du tissu conjonctif.

Des études épidémiologiques menées sur des effectifs restreints semblent évoquer un effet malformatif réel mais très faible de la D-pénicillamine comparativement à une population non traitée. Lorsque la D-pénicillamine a été donnée dans la maladie de Wilson, aucune malformation n'a été trouvée. L'hypothèse physiopathologique invoquée est la chélation puis la détoxication de la D-pénicillamine par le cuivre divalent.

En conséquence, l'utilisation de la D-pénicillamine ne sera envisagée au cours de la grossesse que si l'indication est impérieuse. Dans le cas de la maladie de Wilson, le traitement ne doit pas être arrêté pendant la grossesse. En dehors de ces cas, une contraception efficace est recommandée.

Allaitement

L'excrétion de ce produit dans le lait n'étant pas connue, il est recommandé d'interrompre l'allaitement durant un traitement avec ce médicament.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont présentés ci-dessous par ordre décroissant de fréquence en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base de données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence indéterminéeThrombopénie, agranulocytose, aplasie médullaire
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminéeRéaction allergique incluant une hypersensibilité
Affections du système nerveux
Fréquence indéterminéeAgueusie
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminéeSyndrome des ongles jaunes Pneumopathie interstitielle, bronchiolite oblitérante
Affections gastro-intestinales
Fréquence indéterminéeNausées, vomissement, diarrhée Gingivite, stomatite, lésion aphtoïde
Affections de la peau et des tissus sous cutanés
Fréquence indéterminéeElastome perforant serpigineux, Pseudoxanthome élastique, Cutis laxa Eruption, prurit, toxidermie, pemphigus
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquence indéterminéeMyasthénie, polymyosite, lupus induit
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquence indéterminéeProtéinurie
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquence indéterminéeGynécomastie, accroissement mammaire
Investigations
Fréquence indéterminéeApparition de facteurs antinucléaires

Protéinurie (arrêt du traitement surtout à partir d'1 g par 24 heures) : Des cas d'atteintes rénales sévères ou de révélation tardive ont été rapportés : syndromes néphrotiques, insuffisance rénales aiguës, glomérulonéphrites parfois graves pouvant évoluer vers une insuffisance rénale chronique.

Des cas de pneumopathie interstitielle et de bronchiolite oblitérante ont été rarement rapportés. Elles sont semblables aux complications pulmonaires de la polyarthrite rhumatoïde et peuvent régresser à l'arrêt du médicament.

L’apparition de facteurs antinucléaires ne nécessite pas l'arrêt du traitement.

Effets indésirables justifiant en règle générale l'arrêt du traitement :

  • Cutanéo-muqueux :
  • Précoces : éruption, prurit ;
  • Tardifs : gingivite, stomatite, lésion aphtoïde, toxidermie, pemphigus.
  • Rénaux : protéinurie
  • Respiratoires : des cas de pneumopathie interstitielle et de bronchiolite oblitérante
  • Hématologiques : thrombopénie. Des cas d'agranulocytose et d'aplasie médullaire ont été rapportés.
  • Auto-immunes : myasthénie, polymyosite, lupus induit.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Sans objet.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIRHUMATISMAUX SPECIFIQUES, code ATC : M01CC01.

(M : Appareil locomoteur)

Mécanisme d’action

La D-pénicillamine est un antirhumatismal d'action lente. Elle a la propriété de chélater les métaux lourds, en particulier le cuivre sérique, ce qui explique son emploi dans la maladie de Wilson. C'est un thioréducteur qui rompt les ponts disulfures des macroglobulines et produit la dépolymérisation des facteurs rhumatoïdes IgM. Elle interfère avec la synthèse du collagène.

Recommandations internationales

Penicillamine figure sur la liste modèle OMS des médicaments essentiels 2025 (Penicillamine) : Antidotes and other substances used in poisonings > Specific.

Fiche OMS

Classification ATC (OMS) : M01CC01