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Desonide

2 spécialités en Tunisie

Grossesse : Compatible Allaitement : Pas de données Vérifier une association

Code ATC
D07AB08

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
LOCAPRED Desonide SIMED Crème 4,800 DT 0,225 DT oui
LOCATOP Desonide SIMED Crème Derm 9,155 DT 0,005 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de desonide

Aucune interaction répertoriée dans le thésaurus ANSM pour cette molécule. L'absence d'entrée ne signifie pas l'absence de risque.

Grossesse et allaitement

Grossesse Compatible

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter le désonide dans la perspective d’une grossesse.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif du désonide.

Le désonide peut être poursuivi quel que soit le terme de la grossesse.

Traiter une femme enceinte

L’utilisation du désonide est possible quel que soit le terme de la grossesse.

Source : Le CRAT.

Allaitement Pas de données

Malgré l’absence de donnée publiée sur le désonide et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), son utilisation par voie cutanée est possible pendant l’allaitement en raison de son passage systémique vraisemblablement faible.

On évitera le contact prolongé de l’enfant avec la zone de peau traitée chez la mère.

En cas d’utilisation sur les seins, on nettoiera la peau avant chaque tétée.

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de LOCAPRED 0,1 %, crème (PIERRE FABRE MEDICAMENT), rattaché à la marque tunisienne LOCAPRED. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

LOCAPRED est indiqué chez les adultes, les nourrissons, les enfants et les adolescents.

1. Indications privilégiées où la corticothérapie locale est tenue pour le meilleur traitement :

  • eczéma de contact,
  • dermatite atopique.

2. Indications où la corticothérapie locale est l’un des traitements habituels :

  • dermite de stase,
  • psoriasis en relais, dans les plis ou chez l’enfant,
  • dermite séborrhéique à l’exception du visage .

3. Indications de circonstance pour une durée brève :

  • piqûres d’insectes et prurigo parasitaire après traitement étiologique.
Posologie et mode d'administration

Posologie

Chez le nourrisson, l’enfant, l’adolescent et l’adulte :

Le traitement doit être limité à 1 à 2 applications par jour.

Une augmentation du nombre d’applications quotidiennes risquerait d’aggraver les effets indésirables sans améliorer les effets thérapeutiques.

Le traitement de grandes surfaces nécessite une surveillance du nombre de tubes utilisés.

Certaines dermatoses (psoriasis, dermatite atopique…) rendent souhaitable un arrêt progressif. Il peut être obtenu par la diminution de fréquence des applications et/ou par l’utilisation d’un corticoïde moins fort ou moins dosé.

Mode d’administration

Il est conseillé d’appliquer de petites quantités de produit en touches espacées, puis de l’étaler en massant légèrement jusqu’à ce qu’il soit entièrement absorbé.

Contre indications
  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Infections primitives bactériennes, virales, fongiques ou parasitaires.
  • Lésions ulcérées.
  • Acné.
  • Rosacée.
  • Dermatite péri-orale.
Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

  • Utilisation sur le visage

L’utilisation prolongée sur le visage de corticoïdes à activité modérée expose à la survenue d’une dermite cortico-induite et paradoxalement cortico-sensible, avec rebond après chaque arrêt. Un sevrage progressif, particulièrement difficile, est alors nécessaire.

  • Augmentation de l’absorption systémique de corticoïdes topiques

En raison du passage du corticoïde dans la circulation générale, un traitement sur de grandes surfaces ou sous occlusion, peut entraîner les effets systémiques d’une corticothérapie générale, particulièrement chez le nourrisson et l’enfant en bas âge. Ils consistent en un syndrome cushingoïde et un ralentissement de la croissance. Ces accidents disparaissent à l’arrêt du traitement, mais un arrêt brutal peut être suivi d’une insuffisance surrénale aiguë.

Des applications répétées et/ou prolongées de ce produit peuvent entraîner un passage systémique non négligeable du corticoïde.

• Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome (voir Précautions d’emploi), ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticoïdes par voie systémique ou locale

Précautions d’emploi

  • Infections et infestations

En cas d’infection bactérienne ou mycosique d’une dermatose cortico-sensible, faire précéder l’utilisation du corticoïde d’un traitement spécifique. Il est néanmoins possible, dans certains cas seulement, d’utiliser une association corticoïde + traitement spécifique.

  • Intolérance locale

Si une intolérance locale apparaît, le traitement doit être interrompu immédiatement et la cause doit en être recherchée.

  • Troubles oculaires

Des applications répétées et/ou prolongées de ce produit peuvent entraîner une hypertonie oculaire chez certains patients (Voir Mises en garde spéciales). Chez les patients sans glaucome ni cataracte connus, un contrôle ophtalmologique est nécessaire en cas d’utilisation prolongée sur les paupières.

Chez les patients à risque de glaucome, l’hypertonie réactionnelle est un peu plus fréquente et une application de corticoïdes topiques doit être faite sous contrôle ophtalmologique en cas d’utilisation de plus d’une semaine (Voir Mises en garde spéciales).

  • Effet rebond

Un effet rebond peut être observé lors d’un arrêt brusque après un traitement de longue durée. L'utilisation continue ou inappropriée à long terme de corticoïdes locaux peut entraîner le développement de phénomène de rebond après l'arrêt du traitement (réaction de sevrage des corticoïdes locaux). Une forme sévère de phénomène de rebond peut se développer sous la forme d’une dermatite avec des rougeurs intenses, de picotements et/ou une sensation de brûlure, des démangeaisons, une desquamation de la peau, des pustules suintantes, qui peuvent s'étendre au-delà de la zone initialement traitée. Ce phénomène de rebond est plus susceptible de se produire lors du traitement de sites cutanés sensibles tels que le visage et les zones de flexion, en cas d’arrêt brutal ou de diminution progressive trop rapide après une utilisation prolongée.

En cas de réapparition des symptômes dans les jours ou semaines suivant un traitement réussi, une réaction de sevrage doit être suspectée. La réapplication doit être effectuée avec prudence et l'avis d'un spécialiste est recommandé dans ces cas, ou d'autres options de traitement doivent être envisagées.

  • A utiliser avec une précaution particulière chez le patient souffrant de psoriasis puisque les corticoïdes topiques peuvent être dangereux pour un grand nombre de raisons en cas de psoriasis, Parmi celles-ci on note la récurrence de la maladie en raison du développement d’une tolérance, le risque de psoriasis pustuleux généralisé et une toxicité générale en raison d’une perturbation de la peau.

Population pédiatrique

Chez le nourrisson, il est préférable d’éviter les corticoïdes d’activité modérée. Il faut se méfier particulièrement des phénomènes d’occlusion spontanés pouvant survenir dans les plis ou sous les couches.

Ce médicament contient 30 mg de propylène glycol par g de crème.

Ce médicament contient de l’alcool cétylique et de l’acide sorbique qui peuvent provoquer des réactions cutanées locales (par exemple dermatite de contact).

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle qui peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation du désonide chez la femme enceinte.

Les études effectuées chez l’animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

L’utilisation de LOCAPRED n’est pas conseillée pendant la grossesse.

Allaitement

Il n’existe pas de données suffisantes sur l’excrétion du désonide dans le lait maternel. Un risque pour l’enfant allaité ne peut être exclu.

LOCAPRED ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Fertilité

Aucune étude n’a été conduite chez l’animal pour évaluer l’effet du désonide sur la fertilité mâle ou femelle.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Tout comme avec d’autres corticoïdes topiques, l’utilisation prolongée de grandes quantités ou un traitement d’une grande surface peut entraîner une suppression surrénale. Cet effet est plus susceptible de survenir chez les nourrissons et les enfants et en cas d’utilisation de pansements occlusifs.

L’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité modérée peut entraîner une atrophie cutanée, des télangiectasies (à redouter particulièrement sur le visage), des vergetures (à la racine des membres notamment, et survenant plus volontiers chez les adolescents), un purpura ecchymotique secondaire à l’atrophie, une fragilité cutanée.

Au visage, les corticoïdes peuvent créer une dermatite péri-orale ou bien aggraver une rosacée. Il peut être observé un retard de cicatrisation des plaies atones, des escarres, des ulcères de jambe (voir rubrique 4.3).

Liste tabulée des effets indésirables

Le tableau suivant présente les effets indésirables par classe de système d’organes MedDRA.

La fréquence des effets indésirables est définie en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Systèmes de classes d’organesTermes préférentiel MedDRA Fréquence indéterminée
Infections et infestationsInfections secondaires Folliculite
Affections du système immunitaire
Hypersensibilité et réaction allergique de contact à un excipient
Affections endocriniennesSuppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (Syndrome de Cushing, retard de croissance)
Affections oculairesVision floue (voir rubrique 4.4)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Atrophie cutanée Fragilité cutanée Télangiectasies Ecchymoses Vergetures Dermatite péri-orale Dermatite acnéiforme Eruption pustuleuse Dépigmentation Dermatite de contact Aggravation de rosacée Escarres Ulcères de jambe Urticaire Hypertrichose Réactions de sevrage des corticoïdes locaux* (voir rubrique 4.4)
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Retard de cicatrisation des plaies atones
  • *Réactions de sevrage des corticoïdes locaux : réactions liées à une utilisation à long terme ou inappropriée, pouvant s’étendre au-delà de la zone initialement traitée et pouvant sembler différente de l’affection précédente (rougeur de la peau, sensation de brûlure et/ou de picotement, démangeaisons, desquamation de la peau, pustules suintantes) (voir rubrique 4.4).

Description d’effets indésirables sélectionnés

Possibilité d’effets systémiques incluant la suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, un syndrome de Cushing, un retard de croissance et de développement chez l’enfant, une vision floue (voir rubrique 4.4).

Des éruptions acnéiformes ou pustuleuses, une hypertrichose, des dépigmentations ont été rapportées.

Des infections secondaires, particulièrement sous pansement occlusif ou dans les plis et des dermatoses allergiques de contact ont été également rapportées lors de l’utilisation de corticoïdes locaux.

Ce médicament contient de l’alcool cétylique et de l’acide sorbique qui peuvent provoquer des réactions cutanées locales (par exemple dermatite de contact).

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle qui peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Le risque de surdosage aigu est peu probable. Cependant, en cas d’utilisation excessive ou prolongée des corticoïdes locaux, le risque d’exacerbation des effets indésirables et la possibilité d’effets systémiques ne doivent pas être écartés.

En cas de surdosage systémique, des signes d'hypercorticisme peuvent apparaître et le traitement doit être arrêté progressivement. Un traitement symptomatique approprié est indiqué. Cependant, à cause du risque de suppression surrénale aiguë, ceci doit être fait sous surveillance médicale (voir rubrique 4.4).

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Corticoïde d’activité modérée (GROUPE II) , Code ATC : D07AB08.

Mécanisme d’action

Actif sur certains processus inflammatoires (par exemple : hypersensibilité de contact) et l’effet prurigineux qui leur est lié. Vasoconstricteur. Inhibe la multiplication cellulaire.

Effets pharmacodynamiques

Le désonide à 0,1% est un corticoïde cutané.

Les dermocorticoïdes sont classés en 4 niveaux d’activité selon les tests de vasoconstriction cutanée : activité très forte, forte, modérée, faible.

LOCAPRED est d’activité modérée.

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : D07AB08