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Brimonidine

4 spécialités en Tunisie

Grossesse : Envisageable Allaitement : Voir le texte Vérifier une association

Code ATC
S01EA05

Spécialités disponibles en Tunisie

MarqueCompositionLaboratoireFormesPrix à partir deReste à charge min.CNAM
ALPHACOL Brimonidine UNIMED Collyre 15,785 DT 0,000 DT oui
ALPHACOL FREE Brimonidine UNIMED Collyre 17,755 DT 1,971 DT oui
ALPHAGAN Brimonidine ABBVIE LIMITED. Collyre 21,060 DT 5,276 DT oui
COMBIGAN Brimonidine + Timolol AbbVie Ltd .. Collyre 29,759 DT 0,003 DT oui

Prix publics et statut CNAM du catalogue tunisien (liste SPOT du 01/09/2026). Tri par prix croissant.

Interactions médicamenteuses de brimonidine

Aucune interaction répertoriée dans le thésaurus ANSM pour cette molécule. L'absence d'entrée ne signifie pas l'absence de risque.

Grossesse et allaitement

Grossesse Envisageable

En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel

Une consultation préconceptionnelle permettra de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.

On préfèrera si possible un autre traitement du glaucome dans la perspective d’une grossesse (cf.

Antiglaucomateux – Grossesse ). Si la brimonidine par voie oculaire est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, elle peut être poursuivie jusqu’au diagnostic de la grossesse.

Découverte d’une grossesse pendant le traitement

Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la brimonidine.

Si le traitement doit être poursuivi, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».

Traiter une femme enceinte

Par voie oculaire :

En 1ère intention, on préférera si possible un autre traitement du glaucome en cours de grossesse (cf.

Antiglaucomateux – Grossesse ). Cependant, si la brimonidine est nécessaire, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.

Son absorption systémique peut être réduite en comprimant l’angle interne de l’œil immédiatement après l’instillation du collyre.

Par voie cutanée :

On préfèrera le métronidazole ou l’ acide azélaïque dans le traitement de la rosacée en cours de grossesse.

Si ces options ne conviennent pas, l’utilisation de la brimonidine par voie cutanée est envisageable en cours de grossesse.

Source : Le CRAT.

Allaitement Voir le texte

Au vu des éléments disponibles sur la brimonidine et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), il est préférable de ne pas l’utiliser chez une femme qui allaite.

Pour le traitement du glaucome chez la femme qui allaite (cf.

Antiglaucomateux – Allaitement ). Pour l’érythème facial associé à la rosacée chez l’adulte, on préfèrera utiliser le métronidazole ou l’acide azélaïque .

Source : Le CRAT.

Notice de référence

RCP de ALPHAGAN 0,2 % (2 mg/ml), collyre en solution (ABBVIE), rattaché à la marque tunisienne ALPHACOL. Voir l'original.

Indications thérapeutiques

Réduction de la pression intraoculaire (PIO) élevée chez les patients ayant un glaucome à angle ouvert ou une hypertension oculaire.

  • En monothérapie chez les patients présentant une contre-indication aux bêtabloquants à usage local.
  • En association à d'autres traitements diminuant la pression intraoculaire dans le cas où une monothérapie ne permet pas d'atteindre la PIO cible (voir rubrique 5.1).
Posologie et mode d'administration

Posologie

Dose recommandée chez l'adulte (y compris le patient âgé)

La posologie recommandée est d'une goutte d'ALPHAGAN deux fois par jour dans l'œil ou les yeux atteint(s), les deux instillations devant être espacées d'environ 12 heures. L'utilisation du collyre chez les patients âgés ne requiert aucune adaptation posologique.

Utilisation en cas d'insuffisance rénale ou hépatique

ALPHAGAN n'a pas été étudié chez les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

Il n'a pas été conduit d'études cliniques chez les adolescents (12 à 17 ans).

ALPHAGAN n'est pas recommandé chez les enfants de moins de 12 ans et est contre indiqué chez les nouveau-nés et les nourrissons (moins de 2 ans) (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.9). Il est connu que des réactions indésirables graves peuvent se produire chez les nouveau-nés. La sécurité et l’efficacité d’ALPHAGAN chez les enfants âgés de 2 à 12 ans n’ont pas été établies..

Mode d’administration

Comme c'est le cas avec tous les collyres, afin de réduire une possible absorption systémique, il est recommandé de comprimer le sac lacrymal au niveau du canthus interne (occlusion ponctuelle) pendant une minute. Ceci doit être fait immédiatement après l'instillation de chaque goutte. Cela pourrait entrainer une diminution des effets indésirables systémiques et une augmentation de l'activité locale. Pour éviter la contamination de l'œil ou du collyre, ne laissez pas l'embout du flacon entrer en contact avec une quelconque surface.

En cas d'utilisation de plusieurs produits ophtalmiques à usage local, les instillations des différents produits doivent être espacées de 5 à 15 minutes.

Contre indications
  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Nouveau-nés et nourrissons (moins de 2 ans) (voir rubrique 4.8).
  • Patients recevant un traitement inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) et patients sous antidépresseurs affectant la transmission noradrénergique (par exemple antidépresseurs tricycliques et miansérine).
Mises en garde et précautions d'emploi

Population pédiatrique

Les enfants de deux ans ou plus, en particulier ceux âgés de 2 à 7 ans et/ou de poids inférieur ou égal à 20 kg, doivent être traités avec précaution et étroitement surveillés en raison de l’incidence élevée et de la sévérité de la somnolence (voir rubrique 4.8).

Troubles cardiaques

Une attention particulière est nécessaire chez les patients atteints d'une maladie cardio-vasculaire sévère ou instable et incontrôlée.

Troubles oculaires

Lors des essais cliniques, certains patients (12,7 %) ont présenté une réaction oculaire de type allergique avec ALPHAGAN (voir rubrique 4.8). En cas de réactions allergiques, le traitement avec ALPHAGAN doit être arrêté.

Des réactions d’hypersensibilité oculaires retardées ont été rapportées avec ALPHAGAN 0,2 %, certaines étaient associées à une augmentation de la pression intra-oculaire.

Troubles vasculaires

ALPHAGAN doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant de dépression, d'insuffisance cérébrale ou coronarienne, de phénomène de Raynaud, d'hypotension orthostatique ou de thromboangéite oblitérante.

Insuffisance rénale et hépatique

ALPHAGAN n’a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale. Une attention particulière est nécessaire en cas de traitement de ces patients.

Chlorure de benzalkonium

Le chlorure de benzalkonium, agent conservateur présent dans ALPHAGAN, est susceptible d'entraîner une irritation oculaire, des symptômes du syndrome de l’œil sec et peut endommager le film lacrymal et la surface cornéenne. Les patients doivent retirer les lentilles de contact avant l’utilisation du collyre et attendre au moins 15 minutes avant de les remettre. Le chlorure de benzalkonium est susceptible de modifier la couleur des lentilles de contact souples. Les patients doivent éviter la mise en contact avec les lentilles de contact souples.

ALPHAGAN doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant du syndrome de l’œil sec et chez les patients dont l’état de la cornée pourrait être endommagé. Les patients doivent faire l’objet d’un suivi en cas d’utilisation prolongée.

Fertilité, grossesse et allaitement (RCP)

Grossesse

La sécurité d'utilisation chez la femme durant la grossesse n'a pas été établie. Lors des études chez l’animal, le tartrate de brimonidine n’a pas provoqué d’effet tératogène. Chez le lapin, le tartrate de brimonidine, à des concentrations plasmatiques supérieures à celles obtenues lors du traitement chez l’homme, a provoqué des pertes plus importantes lors de la période de préimplantation et une réduction de la croissance postnatale. ALPHAGAN ne doit être utilisé pendant la grossesse que lorsque les bénéfices potentiels pour la mère dépassent les risques potentiels encourus par le fœtus. Pour réduire l’absorption systémique, voir rubrique 4.2.

Allaitement

Il n’a pas été établi si la brimonidine est excrétée dans le lait maternel. Le produit est excrété dans le lait des rates allaitantes. ALPHAGAN ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus communément rapportés sont sécheresse buccale, hyperhémie oculaire, sensations de brûlure ou sensations de picotement, survenant chez 25,9 à 31,2 % des patients. Ils sont généralement transitoires et rarement assez sévères pour nécessiter l’arrêt du traitement.

Dans les études cliniques, des symptômes de réactions allergiques oculaires sont apparus chez 12,7 % des patients (entraînant l’arrêt du traitement chez 11,5 % des patients), leur apparition survenant entre 3 et 9 mois chez la majorité des patients.

Dans chaque catégorie, les effets indésirables sont présentés dans l’ordre décroissant de gravité. Pour classer la fréquence des effets indésirables les terminologies suivantes ont été utilisées : Très fréquents (≥1/10) ; Fréquents (≥1/100, <1/10) ; Peu fréquents (≥1/1 000, <1/100) ; Rares (≥1/10 000, <1/1 000) ; Très rares (<1/10 000) ; Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1 : Tabulation de la liste des effets indésirables

Classe de système d’organeFréquenceEffets indésirables
Affections du système immunitairePeu fréquentRéactions allergiques systémiques
Affections psychiatriquesPeu fréquentDépression
Très rareInsomnie
Affections du système nerveuxTrès fréquentsMaux de tête
FréquentsVertiges Goût anormal
Affections oculairesTrès fréquentsHyperhémie oculaire Brûlures et picotements des yeux Vision floue Sensation de corps étrangers Follicules conjonctivaux Prurit Réactions oculaires allergiques (incluant blépharite allergique, blépharoconjonctivite allergique, conjonctivite allergique, réaction allergique et conjonctivite folliculaire).
FréquentsHyperhémie de la paupière Œdème de la paupière Blépharite Œdème conjonctival Sécrétions conjonctivales Douleur oculaire Larmoiement Photophobie Erythème de la paupière Erosion et coloration cornéenne Sécheresse oculaire Blanchiment conjonctival Vision anormale Conjonctivite Irritation oculaire Papilles conjonctivales
Très raresIritis Myosis
Affections cardiaquesPeu fréquentsPalpitations/arythmies (incluant bradycardie et tachycardie)
Affections vasculairesTrès raresHypertension Hypotension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesFréquentsSymptômes des voies respiratoires supérieures
Peu fréquentSécheresse nasale
RareDyspnée
Affections gastro-intestinalesTrès fréquentSécheresse buccale
FréquentSymptômes gastro-intestinaux
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationTrès fréquentFatigue/somnolence
FréquentAsthénie

.

Les effets indésirables suivants ont été identifiés après la commercialisation d’ALPHAGAN. Sachant qu’ils ont été rapportés sur la base des notifications spontanées dans une population de taille inconnue, une estimation de leur fréquence n’a pu être effectuée.

Tableau 2 : Effets indésirables identifiés lors de la surveillance post-commercialisation

Classe de système d’organeEffets indésirables
Affections oculairesIritis Iridocyclite (uvéite antérieure) Myosis Conjonctivite Prurit de la paupière
Affections de la peau et du tissus sous-cutanéHypersensibilité Réaction cutanée incluant érythème, œdème facial, prurit, rash et vasodilatation
Affections cardiaquePalpitations/arythmies (incluant bradycardie ou tachycardie)
Affections psychiatriqueDépression
Affections vasculaireHypotension Syncope
  • .

Population pédiatrique

Dans des cas où la brimonidine a été utilisée dans le cadre du traitement médical d’un glaucome congénital, des symptômes de surdosage à la brimonidine tels que perte de conscience, léthargie, somnolence, hypotension, hypotonie, bradycardie, hypothermie, cyanose, pâleur, dépression respiratoire et apnée ont été rapportés chez des nouveau-nés et nourrissons qui avaient reçu de la brimonidine (voir rubrique 4.3).

Dans une étude de phase III d’une durée de 3 mois, chez des enfants âgés de 2 à 7 ans, présentant un glaucome insuffisamment contrôlé sous bêta-bloquants, une prévalence importante (55%) de somnolence a été rapportée avec ALPHAGAN utilisé en association. Chez 8% des enfants, celle-ci était sévère et a conduit à un arrêt du traitement dans 13% des cas. L’incidence de la somnolence a diminué avec l’augmentation de l’âge, en étant la plus faible dans le groupe de sujets âgés de 7 ans (25%) mais elle était davantage influencée par le poids, apparaissant plus fréquemment chez les enfants d’un poids inférieur ou égal à 20 kg (63%) que chez ceux d’un poids supérieur à 20 kg (25%) (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/ .

Surdosage

Surdosage ophtalmique (adultes)

Dans les cas reçus, les événements rapportés ont été généralement listés parmi les effets indésirables.

Surdosage systémique résultant d'une ingestion accidentelle (adultes)

Il existe très peu d’information concernant l’ingestion accidentelle de brimonidine chez les adultes. Le seul effet indésirable rapporté à ce jour est l’hypotension. Cet épisode hypotensif a été suivi d’une hypertension de rebond.

Le traitement d’un surdosage par voie orale repose sur des mesures symptomatiques et de support. Les voies respiratoires doivent être maintenues dégagées.

Les cas rapportés de surdosage oral avec d'autres alpha-2-stimulants ont été associés à des symptômes tels que : hypotension, asthénie, vomissements, léthargie, sédation, bradycardie, arythmies, myosis, apnée, hypotonie, hypothermie, dépression respiratoire et convulsions.

Population pédiatrique

Des notifications d’effets indésirables graves consécutifs à l’ingestion accidentelle d’ALPHAGAN par des enfants ont été publiées ou rapportées. Les sujets ont présenté des symptômes de dépression du système nerveux central (SNC), typiquement coma temporaire ou faible niveau de conscience, léthargie, somnolence, hypotonie, bradycardie, hypothermie, pâleur, dépression respiratoire et apnée, ayant nécessité une admission en soins intensifs avec intubation si nécessaire. Un rétablissement complet a été rapporté chez tous les sujets, en général dans les 6 à 24 heures.

Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Sympathomimétiques antiglaucomateux, code ATC : S01EA 05

La brimonidine est un agoniste des récepteurs alpha-2 adrénergiques 1000 fois plus sélectif pour les récepteurs alpha-2 adrénergiques que pour les récepteurs alpha-1 adrénergiques.

Du fait de cette sélectivité, on observe aucune mydriase ni vasoconstriction des microvaisseaux, associée aux xénogreffes de rétine humaine.

Une administration locale de tartrate de brimonidine diminue la pression intra-oculaire (PIO) chez l'homme et n'affecte que de façon minime les paramètres cardio-vasculaires ou pulmonaires.

Des données restreintes sur des patients atteints d’asthme bronchique n’ont pas mis en évidence d’effet néfaste.

ALPHAGAN a un délai d'action rapide, l'effet hypotenseur oculaire maximum étant observé deux heures après l'administration. Dans 2 études d’un an, les diminutions moyennes de la PIO obtenues avec ALPHAGAN étaient approximativement comprises entre 4 et 6 mmHg.

Des études fluorophotométriques menées chez l’animal et chez l’homme suggèrent que le tartrate de brimonidine possède un double mécanisme d'action. On pense qu'ALPHAGAN diminue la PIO en réduisant la formation d'humeur aqueuse et en augmentant l'écoulement de l'humeur aqueuse par la voie uvéosclérale.

Des études cliniques montrent qu’ALPHAGAN est efficace en association aux bêtabloquants à usage local. Des études plus courtes suggèrent également qu’ALPHAGAN a un effet additionnel cliniquement significatif en association au travoprost (6 semaines) et au latanoprost (3 mois).

Recommandations internationales

Ne figure pas sur la liste OMS des médicaments essentiels 2025.

Classification ATC (OMS) : S01EA05